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Informations générales

Événement : 90e Congrès de l'Acfas

Type : Colloque

Section : Section 500 - Éducation

Description :

Bien que la formation professionnelle initiale et continue soit essentielle pour la croissance et la pérennité de l’entreprise, la littérature relève plusieurs enjeux associés à un faible transfert des apprentissages entre le contexte de formation et le milieu de travail (Joyce et al., 2022; Roussel, 2016). Pour favoriser le transfert, les responsables de formation mettent en place différentes mesures, par exemple : lors de la conception, ils adaptent les objectifs d’apprentissage (Rivard et Lauzier, 2013); durant la formation, ils organisent les premières mises en pratique des contenus enseignés (Blume et al., 2019); et après la formation, ils mesurent les comportements des apprenants à leur retour sur leur place de travail (Schoeb et al., 2020). Le présent colloque s’intéresse à ces trois temps et aborde notamment les questions suivantes : comment prendre en compte l’activité réelle de travail et sa complexité dans les démarches de conception de formation? Comment les premières tentatives de transfert se déroulent-elles? Quelles pratiques andragogiques favorisent le transfert (p. ex., offrir une rétroaction automatisée)? Par quels moyens les compétences transférées peuvent-elles être évaluées (p. ex., à partir d’une table de spécification)? Comment considérer les caractéristiques individuelles de l’apprenant·e pour maximiser le transfert? Les participant·es au colloque tenteront de répondre à ces questions en partageant les résultats qui découlent de leur recherche.

Date :

Format : Sur place et en ligne

Responsables :

Programme

Communications orales

Soutenir le transfert en formation en alternance

Salle : B-2325 — Bâtiment : Université de Montréal - Jean-Brillant
  • Communication orale
    Facilitateurs au transfert des apprentissages en formation continue
    Catherine Tardif (Université de Montréal), Valérie Thomas (Cégep régional de Lanaudière, Université de Montréal), Geneviève Carpentier (UdeM - Université de Montréal), Anick Sirard (CSS des Samares et Université de Sherbrooke)

    Un projet de recherche en cours portant sur les apprentissages durables place le changement initié par le développement professionnel des personnes enseignantes au cœur de ses préoccupations. Le transfert des apprentissages est envisagé ici comme la capacité d’utiliser des connaissances déjà apprises dans un nouveau contexte, nécessitant ainsi une généralisation des apprentissages et une adaptation consciente à la situation. Mené dans des écoles primaires du Québec et d’une durée de trois ans, ce projet réunit une équipe interprofessionnelle autour de savoirs liés à l’apprentissage durable. La présente communication veut mettre en lumière la façon dont les modalités de formation proposées à l’équipe interprofessionnelle ont favorisé l’instauration d’un espace de développement professionnel et un transfert des apprentissages. Elle présentera le point de vue de treize personnes enseignantes participantes, grâce à des entretiens semi-dirigés. Rencontrées durant la première année de la recherche, elles étaient invitées à témoigner de la façon dont ces modalités les soutenaient dans le transfert des apprentissages. Les résultats font ressortir trois principaux facilitateurs au transfert des apprentissages en contexte d’accompagnement professionnel.

  • Communication orale
    Le modèle pédagogique « DUAL » à l’UQTR : des formations se déroulant de façon partagée à l’université aussi bien qu’en entreprise
    Guillermo Gamboa (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Audrey Groleau (Université du Québec à Trois-Rivières)

    Depuis 2019, l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) offre un baccalauréat en génie mécanique adoptant le modèle pédagogique « DUAL ». Selon celui-ci, la formation a lieu à la fois à l’université, pour les cours théoriques, et en entreprise, pour le développement des compétences pratiques. À la lumière du succès que ce récent programme a connu, nous avons analysé sa conception et sa mise en place afin d’adapter quelques formations existantes au modèle « DUAL », notamment les baccalauréats fortement demandés par notre société, comme des programmes en génie et en informatique. Afin de conseiller le milieu universitaire dans la création et le déploiement des formations caractérisées par l’harmonisation des transferts de connaissances entre le binôme université-milieu de travail, notre recherche vise à identifier et décrire les défis éducatifs surmontés lors de la création du programme dual en génie mécanique. En plus, nous cherchons à caractériser les aspects de ce programme conçus en fonction des besoins d’acteurs du milieu universitaire et des entreprises. En suivant une méthodologie d’étude de cas, choisie en fonction du contexte particulier de la recherche, nous sommes en train de réaliser des entretiens auprès de professeurs et d'étudiants du programme dual de génie, de mener des observations et d’analyser de documents. Les données recueillies sont analysées par questionnement analytique. Dans cette communication, nous présenterons les résultats de la recherche.


Communications orales

Modéliser le transfert des apprentissages

Salle : B-2325 — Bâtiment : Université de Montréal - Jean-Brillant
  • Communication orale
    Transfert des apprentissages dans un dispositif de e-Formation aux compétences managériales : stratégies pédagogiques des prestataires et dynamiques de transfert des apprenant-es
    Léa Coucourde (Université de Genève), Nathalie Delobbe (Université de Genève)

    À l’heure où le covid-19 a accéléré le développement de dispositifs de e-Formation, cette étude exploratoire analyse un parcours de formation à distance aux compétences managériales à travers les travaux récents portant sur le transfert des apprentissages. Elle met en perspective les stratégies pédagogiques mobilisées par le prestataire et les dynamiques de transfert observables chez les apprenant-es. La méthodologie, inductive et compréhensive, est basée sur deux entretiens semi-directifs avec les deux ingénieur-es pédagogiques du dispositif étudié et deux entretiens selon la technique des incidents critiques avec deux apprenant-es. Les données ont fait l’objet d’une analyse thématique qui fait ressortir plusieurs résultats. Il apparait que le prestataire s’inscrit dans une approche hybride du transfert, visant tantôt un transfert proximal basé sur l’application de l’expertise acquise, tantôt un transfert distal visant l’adaptation créative à des situations incertaines. La structuration du dispositif et le choix des contenus/modalités pédagogiques/technologies fait ressortir une combinaison de stratégies pédagogiques particulièrement propice aux premières tentatives de transfert, à savoir celle qui allie réflexivité, mise en pratique et échange au sein de la communauté d’apprenant-es. L’analyse de ces tentatives confirme le bien-fondé du Dynamic Transfer Model et montre un transfert plus ou moins distal selon les profils individuels. Cette étude met en évidence les opportunités nouvelles offertes par la e-Formation pour faciliter le transfert des apprentissages.

  • Communication orale
    Effet de l’attention portée aux activités d’apprentissage dans une formation en ligne asynchrone sur le transfert des apprentissages en milieu de travail
    Sophie Lanoix (UQAM - Université du Québec à Montréal)

    Le succès d’une organisation dépend de la vitesse à laquelle son personnel acquiert des compétences et transfère ses apprentissages dans de nouveaux contextes. En conséquence, les organisations mettent en place des initiatives de formation dont le but est d’améliorer la performance de leurs employés en développant des connaissances et habiletés contextualisées à leur travail. Mais le transfert des apprentissages du milieu de formation vers le milieu de travail n’est pas automatique et encore moins le transfert éloigné. En 2020 aux É.-U., 34 % des heures de formation ont été dispensées par formation asynchrone et 91 % des organisations ont utilisé cette modalité pour diffuser leur formation obligatoire et de conformité. Toutefois, les praticiens et les chercheurs tiennent pour acquis que les apprenants sont attentifs envers les contenus en ligne, ce qui serait loin d’être toujours le cas. Cette communication présentera un projet de recherche doctorale visant à évaluer les effets de l’attention envers les différentes activités dans le cadre d’une formation en ligne sur le transfert des apprentissages et se centrant sur l’étude des principes d’apprentissage qui favorisent le transfert. La communication se terminera sur une discussion portant sur la méthodologie prévue pour l’évaluation du transfert dans ce projet.

  • Communication orale
    Lien entre la durée de la formation et le transfert des apprentissages : un modèle à double médiation
    Anne-Michèle Delobbe (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Chantale Jeanrie (Université Laval (Québec, Canada)), Martin Lauzier (Université du Québec en Outaouais (Québec, Canada))

    Malgré les travaux démontrant que la formation peut être bénéfique pour les organisations, il y a peu d’études qui reconnaissent son efficacité à l’échelle individuelle. Cela s’explique en partie par une faible transposition des contenus de formation au milieu de travail, aussi appelé le problème de transfert des apprentissages. L’un des indicateurs concerne le nombre d’heures de formation suivies. Ce dernier a d’ailleurs déjà été mis en relation avec la performance organisationnelle donnant lieu à des effets partagés. Peu d’études toutefois ont mis celui-ci en relation avec le transfert des apprentissages. Cette étude innove en vérifiant l’effet de la durée de la formation sur le transfert des apprentissages. Pour ce faire, le nombre de jours de formation tel qu’évalué par les apprenants (n = 78) est d’abord rapporté. Ensuite, le lien entre le nombre de jours de formation suivi et l’évaluation du transfert réalisé chez des enseignants québécois du secondaire ayant suivi une formation en gestion de classe est étudié. Enfin, cette étude analyse deux mécanismes sous-jacents à la relation entre le nombre de jours de formation et le transfert : l’utilité perçue de la formation et le sentiment d’efficacité personnelle. Les analyses de régression en mode bootstrap s’organisent autour d’un modèle à double médiation qui reconnaît l’apport significatif des deux mécanismes proposés. Les applications pratiques de cette étude sont discutées en guise de conclusion.


Dîner

Dîner libre

Salle : B-2325 — Bâtiment : Université de Montréal - Jean-Brillant

Communications orales

Mesurer le transfert de formation

Salle : B-2325 — Bâtiment : Université de Montréal - Jean-Brillant
  • Communication orale
    Vers une évaluation source d’apprentissage et d’émancipation?
    Christophe Gremion (HEFP), Laurent Perriard (Ecole Supérieure d'Ambulancier et Soins d'Urgence Romande)

    L’école supérieure d’ambulancier et de soins d’urgence romande (ES ASUR) forme les ambulanciers en Suisse romande. Dans une volonté de professionnalisation de l’activité, une nouvelle formation, qui s’appuie sur la didactique par alternance et situation DPAS ainsi que sur le concept d’évaluation formatrice, vise de permettre aux personnes en formation (PeF) de s’approprier les normes du métier et de questionner leur style professionnel. Baser la formation sur l’autoévaluation, c’est faire le pari d’un changement total de paradigme. Alors que les formateurs et concepteurs de formation de cette institution avaient pour mission de favoriser et contrôler le transfert, d’organiser des mises en situation et d’analyser les pratiques, ils se retrouvent dans un nouveau rôle, celui d’accompagnateur et facilitateur de l’autoévaluation, oeuvrant à outiller les PeF pour qu’elles soient à même d’analyser leur pratique et celle de leurs pairs. La création des liens nécessaires entre le lieu de formation et le terrain est également déléguée en grande partie aux PeF, ce travail étant étayé par une grille d’autoévaluation unique. Cette démarche doit favoriser le transfert entre terrain et école ainsi que la renormalisation par les PeF du métier d’ambulancier. Ce travail de traduction, d’appropriation, sera analysé dans les propos des étudiant-es et des formateur·trices. Le dispositif et les résultats des analyses seront présentés à l’occasion de cette communication.

  • Communication orale
    Pistes d’exploitation de rapports d’évaluation N1-N2-N3 en vue d’améliorer le transfert des acquis d’une formation initiale en soins palliatifs
    Jean-Luc Gilles (Haute École pédagogique du canton de Vaud (HEP Vaud), Suisse), Melisa Shehu (Haute école pédagogique du canton de Vaud)

    Étape incontournable dans le monde de la formation, l’évaluation de la formation est souvent réalisée en se référant au modèle à 4 niveaux de Kirkpatrick. Des cycles de construction et de gestion de la qualité des évaluations ont été développés pour ces niveaux. Cependant, la fréquence des évaluations des derniers niveaux est faible et il s’avère utile d’accompagner les organisations. La HEP Vaud et l’association palliative vaud collaborent à la réalisation d’évaluations avec une approche qualité pour le niveau 3 (transfert) depuis 2018 et plus récemment (2021) pour les niveaux 1 (satisfaction) et 2 (apprentissage) dans le contexte de formations initiales en soins palliatifs. Actuellement, les données sont récoltées par les formateurs et envoyées aux auteurs qui ont conçu les rapports N1-N2-N3 en collaboration avec palliative vaud. Ils procèdent ensuite aux traitements avec l’aide d’étudiants formés à l’approche et aux cycles qualité. À la fin du processus, une version « exhaustive » du rapport N1-N2-N3 est transmise aux formateurs et une autre version «participants » à l’institution qui a commandité la formation. Cette communication a pour but de partager les premières réflexions quant à l’exploitation de ces rapports qualité N1-N2-N3 pour soutenir l’amélioration du transfert des acquis.

  • Communication orale
    La fixation de seuils d’interprétation pour accompagner le transfert des apprentissages à l’hôpital
    Soraya Bieri (Centre hospitalier universitaire vaudois), Yves Chochard (Université du Québec à Montréal), Julie Zuppiger (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois)

    Le Centre des formations (CeFOR) du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois à la volonté d’harmoniser ses pratiques d’évaluation du transfert et d’identifier des interventions pour pérenniser les effets de la formation. Chaque année, plus de 6’500 professionnels de la santé sont formés dans 15 domaines de compétences à travers 125 cours. Plusieurs de ces formations font l’objet d’une évaluation (1) de la fréquence d’application des bonnes pratiques et (2) des facteurs qui favorisent ou freinent le transfert. L'influence de dix facteurs, tels que le sentiment d’efficacité personnelle des apprenant·es ou le soutien de leurs collègues, est mesurée sur une échelle de Likert à 5 degrés d’accord. La présente étude s’intéresse aux seuils d’interprétation à associer à la mesure. Elle décrit la méthode suivie pour (a) fixer les seuils d’interprétation (p. ex., une valeur minimale de 4,3 est attendue pour le soutien des collègues) et (b) lister les interventions possibles pour chacun des seuils et des facteurs (p. ex., en dessous de la valeur minimale, organiser une rencontre d’information). D’abord la méthode intègre une revue de littérature sur l’établissement de seuils et sur les interventions liées aux différents facteurs. Ensuite elle intègre des analyses statistiques des données issues des formations afin de fixer les seuils. Enfin les interventions sont identifiées à l’aide d'un agent conversationnel (p. ex., ChatGPT) puis évaluées et validées par un panel d’experts.

  • Communication orale
    L’évaluation du transfert des apprentissages dans le cadre du programme suisse « Business Team Academy »
    Bertrand Audrin (EHL Hospitality Business School), Yves Chochard (UQAM - Université du Québec à Montréal), Xavier Salamin (Haute Ecole de Gestion du Valais)

    Le programme Business Team Academy (BTA) permet aux étudiant·e·s d’obtenir un Bachelor HÉS en Économie d’Entreprise. La formation, qui est une offre complémentaire aux parcours plus « classiques », s’inspire de la méthodologie finlandaise de formation « Tiimiakatemia ». Cette dernière s’appuie sur un modèle pédagogique basé sur l’apprentissage collectif par l’action dans le cadre d’un projet d’entreprise initié par les étudiant·e·s. Ces derniers acquièrent ainsi 21 compétences générales (p. ex., autoleadership, auto-initiative) et techniques (p. ex., gestion de projet, finance) qui sont évaluées tout au long de la vie du projet au moyen d’évaluations 360 degrés et de portfolios. Depuis le lancement du BTA en 2017, 35 personnes diplômées ont intégré le marché du travail. L’étude consiste à évaluer le transfert des apprentissages réalisé par les diplômé·es de BTA dans le cadre de leur emploi actuel. À partir d’entretiens semi-dirigés, elle adapte la méthode proposée par Morrow, Jarrett et Rupinski en 1997 pour mesurer trois dimensions du transfert : l’application au travail des nouveaux apprentissages, l’efficacité dans l’application et l’impact sur la performance. Les résultats mettent en lumière l’impact de plusieurs compétences générales et techniques sur le travail actuel des diplômé·es ainsi que l’utilité perçue de ces compétences par rapport à de futurs projets professionnels.


Communications orales

Analyser les conditions de transfert des apprentissages

Salle : B-2325 — Bâtiment : Université de Montréal - Jean-Brillant
  • Communication orale
    Analyse des besoins de formation et transfert des apprentissages : apport de l’analyse de l’activité de travail
    Francis Marier (Université du Québec à Montréal), Jihène Hichri (Université du Québec à Montréal), Sylvie Ouellet (UQAM - Université du Québec à Montréal)

    La formation en entreprise est un enjeu pour les gestionnaires qui souhaitent, par ailleurs, voir des retombées positives au regard du transfert des apprentissages. Or, des études montrent un faible taux de transfert et des auteurs soulignent l’existence de programmes de formation qui ne tiennent pas compte des besoins des employé·es et des objectifs stratégiques de l’entreprise. Il existe diverses méthodes pour identifier les besoins de formation, mais leur apport respectif au regard du type d’informations obtenues et les coûts entraînés par leur réalisation n’ont pas encore été étudiés. Dans cette perspective, un projet de recherche a été réalisé dans le secteur des télécommunications afin de vérifier l’apport de différentes méthodes de collecte de données pour analyser les besoins de formation dans un contexte de prévention des accidents. L’étude a été réalisée à l’aide d’une analyse de documents, de rencontres individuelles avec des gestionnaires d’équipes, de la santé-sécurité et de la formation (n : 11), de trois rencontres de groupe avec des techniciens (n : 28), d’une analyse de l’activité de travail de cinq techniciens et enfin, de l’administration d’un questionnaire en ligne. Une analyse comparative des méthodes a été effectuée relativement à la nature des informations obtenues et des coûts entraînés par chacune d’elles. Cette communication rend compte de l’apport de l’analyse de l’activité de travail pour l’analyse des besoins et le transfert des apprentissages.

  • Communication orale
    Analyse des démarches de conceptions de formation dans une entreprise du secteur de la santé au regard de la réalité du travail et des modèles de transfert des apprentissages
    Céline Chatigny (Université du Québec à Montréal), Jihène Hichri (UQAM - Université du Québec à Montréal), Sylvie Ouellet (Université du Québec à Montréal)

    Le transfert des apprentissages est souvent considéré comme un indicateur d’efficacité de la formation. On s’attend à ce que les apprenant·es mobilisent en milieu de travail ce qu’ils/elles ont appris et que cela ait des impacts économiques positifs. Cependant, la mobilisation des nouveaux acquis n’est pas facile à réaliser. Les dirigeants et les gestionnaires de formation sont alors amenés à mettre en avant des objectifs visant l’amélioration du transfert, et ce, à différentes étapes de conception de la formation. À cet effet, on peut se demander si les démarches de conception de formation prennent en compte la complexité du travail à réaliser. Cette communication rend compte de constats faits dans le cadre d’une recherche doctorale exploratoire visant l’analyse des démarches de conception au regard du travail réel et des modèles de transfert des apprentissages dans une entreprise du secteur de la santé. Les méthodes retenues sont: une analyse documentaire; des entrevues individuelles (n=14) concernant l’expérience des personnes formées, de formateurs, de concepteurs de formation et des chefs d’équipe; des observations du travail (n=7, durée=24 heures) et de trois formations (durée = 12 heures); de deux rencontres de groupe (n=5); et d’un questionnaire en ligne. Nous discuterons de certains défis liés notamment aux conditions de travail et au design de la formation des répartiteurs médicaux d’urgence à prendre en considération par le concepteur pour favoriser le transfert.

  • Communication orale
    Francisation en entreprise : perceptions d’apprenant·es et d’enseignant·es
    Marilou Jette (UQAM - Université du Québec à Montréal)

    Notre étude prend pour appui l’importance du monde du travail comme un lieu déterminant d'intégration linguistique. Le Québec offre des cours de francisation en entreprise pour les travailleur·euses désirant se franciser, ainsi qu’en réponse à une tenace pénurie de main-d’œuvre. Or, il existe peu d’évaluations des programmes de francisation au Québec. En nous basant sur les étapes de l'ingénierie de formation et les principes andragogiques, nous avons recueilli les perceptions d’apprenant·es et d’enseignant.e.s en ce qui a trait à l'analyse des besoins, aux perceptions d'utilité de ces cours sur l'intégration linguistique et aux conditions d'enseignement-apprentissage. Cette recherche de type exploratoire met de l’avant une méthodologie mixte à deux volets : les apprenant·es (n = 70) ont répondu à un questionnaire en ligne, alors que les enseignant·es (n = 5) ont participé à des entrevues semi-dirigées. Les résultats nous indiquent que les perceptions sont positives à l’égard de la francisation en entreprise bien qu’il existe des défis notables. Par exemple, les enseignant·es ont relevé des enjeux quant à la langue de travail, la charge de travail et l’analyse des besoins pour pouvoir créer du matériel sur mesure. Du côté des apprenant·es, le cours est surtout perçu comme utile en vue d’emplois futurs. Cette étude offre aussi des suggestions d’amélioration.


Réseautage

Cocktail

Salle : 1175 — Bâtiment : Université de Montréal - André-Aisenstadt - 572 A