Informations générales
Événement : 89e Congrès de l'Acfas
Type : Colloque
Section : Section 500 - Éducation
Description :Le présent colloque aborde le développement d’interventions et de pratiques professionnelles en déficience intellectuelle (DI) ou en trouble du spectre de l’autisme (TSA). Dans les dernières années, une amélioration de l’offre de services pour les personnes présentant une DI ou ayant un TSA est notée. De plus en plus d’interventions et de pratiques professionnelles implantées sont fondées sur des preuves (Wong et al., 2021). Certaines problématiques ont fait l’objet de nombreuses études (p. ex., Gover et al., 2019; MacNaul et Neely, 2018) permettant ainsi aux cliniciens d’adopter de bonnes pratiques. Malgré cette amélioration, des défis persistent. Plusieurs problématiques ou besoins émergents sont sous-étudiés. Il devient primordial que les chercheurs et les intervenants collaborent dans l’identification des besoins, le développement, l’implantation et l’évaluation de pratiques novatrices. De ce fait, ce colloque constitue un moment de partage entre les chercheurs, les étudiants et les intervenants afin d’illustrer certains processus d’identification de besoins, de développement, d’implantation et d’évaluation de pratiques. Cet événement permettra de promouvoir la recherche et l’innovation ainsi que la culture scientifique. Par ailleurs, ce colloque sera l’occasion pour les chercheurs, les étudiants et les intervenants de discuter de l’apport de la recherche dans le développement de ces pratiques.
Les présentations traiteront de pratiques, c’est-à-dire d’un ensemble diversifié d’interventions planifiées, organisées et évaluables, propres à la clientèle présentant un DI ou ayant un TSA. Ces pratiques sont également innovantes, donc se caractérisent par une valeur ajoutée aux pratiques courantes (Déry, 2013). Elles sont aussi nouvelles pour le secteur des services et viennent créer un apport pour la clientèle ou leur entourage. Enfin, elles sont mesurables dans leur succès et transférables (Conseil québécois d’agrément, 2014).
Les pratiques présentées dans le cadre du colloque sont destinées aux jeunes enfants, aux enfants, aux adolescents et aux adultes. Elles abordent des thématiques telles que : le dépistage, l’utilisation de la technologie en intervention, les fonctions exécutives, la gestion du stress ainsi que la participation sociale des personnes présentant une DI ou ayant un TSA.
Pour conclure le colloque, une session d’affiches mettra en valeur les travaux des étudiants réalisés dans le domaine de la déficience intellectuelle ou du trouble du spectre de l’autisme cadrant dans la thématique du colloque.
Remerciements :Nous remercions l’Institut universitaire en déficience intellectuelle et en trouble du spectre de l’autisme, rattaché au CIUSSS MCQ, pour le soutien à la réalisation de ce colloque. Nous tenons aussi à remercier les enfants, adolescents et adultes ayant un TSA ou présentant une DI, leurs parents et les intervenants pour leur contribution inestimée à l’avancement des connaissances en DI ou en TSA.
Date :- Myriam Rousseau (CIUSSS MCQ)
- Suzie Mckinnon (CIUSSS Saguenay-Lac-St-Jean, CISSS Bas-St-Laurent et CISSS Côte-Nord)
- Stéphanie-M. Fecteau (UQO - Université du Québec en Outaouais)
- Jacinthe Bourassa (CIUSSS MCQ - Institut universitaire en DI et en TSA)
Programme
Mot de bienvenue et conférence d’ouverture
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Communication orale
L’interinfluence de la recherche et du milieu clinique : l'exemple de l'IU DI-TSAAlexandra Bernier (CIUSSS MCQ), Jessyca Pitt (CIUSSS MCQ)
À travers des expériences concrètes réalisées au coeur même du CIUSSS MCQ, l'IU DI-TSA ancre une culture de recherche basée sur le maillage recherche-clinique. Par une restructuration de ses services, la coresponsabilité de la direction et des opérations, un plan stratégique misant sur le dynamisme entre cliniciens et chercheurs et des développements de pratiques qui combinent ces expertises, l'IU DI-TSA démontre l'importance de l'interinfluence de ces deux réalités dans l'amélioration des services aux usagers.
Conférence internationale
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Communication orale
Satisfaction de parents français ayant participé en télésanté au programme « Au-delà du TSA, des compétences parentales à ma portée ! »Marie Boutteau (Université de Paris), Emilie Cappe (Université de Paris), Catherine Doyen (Hôpital Sainte-Anne GHU paris Psychiatrie & neurosciences), Aude de Gaulmyn (Hôpital Sainte-Anne GHU Paris Psychiatrie & Neurosciences)
Contexte : Afin d’éviter l’épuisement des parents d’enfants autistes, la Haute Autorité de Santé recommande « des séances d’information ou de guidance parentale sous forme de programme de psychoéducation ». Plusieurs études ont montré l’efficacité de tels programmes qui ont été récemment adaptés pour être délivrés en télésanté.
Objectif : L’objectif était d’évaluer la satisfaction de parents d’enfants autistes ayant participé au programme « Au-delà du TSA, des compétences parentales à ma portée ! » en télésanté.
Méthode : Actuellement huit parents sont inclus dans la recherche. Avant leur participation au programme, ils ont complété un questionnaire permettant d’évaluer des informations socio-démographiques et leur niveau d’aisance avec la modalité distancielle. Après chaque atelier, ils ont renseigné une grille afin d’évaluer le contenu, les moyens utilisés, l’animation, le climat, l’incidence et la satisfaction globale, ainsi que leur expérience avec la modalité distancielle (connexion, prise de parole, concentration, suivi des échanges et s’ils auraient préféré participer à l’atelier en présentiel). À la fin du programme, les participants ont rempli le Parent Evaluation Inventory afin d’évaluer leur sentiment de progrès et l’acceptabilité du programme.
Résultats : Les résultats préliminaires témoignent de la satisfaction des parents suite à leur participation au programme en télésanté.
Conclusion : Cette étude encourage la poursuite du programme en télésanté.
Pause
Petite enfance
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Communication orale
Les relations humain-robot et le TSA : comportement socio-communicatif et langagier des enfants dans deux contextes de langues différentsStéphanie Walsh Matthews (Ryerson University)
Afin de mieux comprendre les enjeux des interactions entre les enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) et le robot, des observations ont été menées dans deux contextes langagiers : en anglais à Toronto et en français à Trois-Rivières. Deux objectifs ont guidé les interactions entre les enfants et les robots : 1) observer les interactions humain-robot d’un enfant en interaction avec NAO, 2) effectuer une évaluation (Échelle de vocabulaire en images Peabody (ÉVIP)), transformée en échange ludique avec le robot à l’aide d’un jeu de carte. Développé à Toronto au Meaning Lab, le jeu de carte comporte quatre catégories, tel le ÉVIP, et les questions sont posées par NAO. L’observation dure entre 30 et 45 minutes. L’enfant aura à compléter trois versions différentes du test sur trois visites séparées. L’ordre des cartes et les renforcements positifs du robot sont aléatoires assurant un test différent. Les résultats des études de cas ont été analysés selon les participants et de façon globale selon le contexte langagier. Dans les deux contextes langagiers, les enfants en interaction avec NAO produisent des résultats semblables aux résultats du ÉVIP non-robotisé, souvent avec une amélioration progressive sur les réponses affirmatives et une augmentation positive de reconnaissance dans une des catégories. Durant la présentation, en plus de vérifier l’ensemble des données dans chaque contexte langagier, nous discuterons de ces études de cas dans un ordre comparatif.
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Communication orale
Comment développer les capacités des éducateurs en services éducatifs à la petite enfance à soutenir la participation de l’enfant autiste?Myriam Chrétien-Vincent (Université Laval), Chantal Desmarais (Université Laval), Marie Grandisson (Université de Laval), Élise Milot (Université Laval)
La participation des tout-petits dans les services éducatifs à la petite enfance joue un rôle clé dans leur développement et il en est de même pour l’enfant autiste. Les éducateurs accueillant ces enfants dans leur groupe n’ont pas toujours accès à de la formation spécifique et du soutien supplémentaire. Le premier objectif de cette présentation est d’introduire une intervention développée pour accompagner les éducateurs dans l’implantation de stratégies qui favorisent la participation de l’enfant autiste avec des particularités sur le plan sensoriel (hyperréactivité, hyporéactivité ou recherche de stimulations). Cette intervention comprend cinq capsules vidéo disponibles en ligne et trois à cinq rencontres de coaching avec un ergothérapeute. Le deuxième objectif de la présentation est de partager les résultats de l’évaluation de cette intervention mise en place dans le cadre d’une étude de cas multiples. À cette fin, les perspectives des éducateurs seront partagées quant à la faisabilité et à l’acceptabilité de l’intervention. Finalement, les retombées de l’intervention sur le sentiment de compétence de l’éducateur, sur les stratégies mises en place dans le milieu et sur la participation de l’enfant autiste seront mises de l’avant. Cette présentation permettra à l’auditoire de se questionner sur la manière de soutenir les milieux éducatifs de manière efficace et efficiente pour les rendre plus inclusifs.
Dîner libre
Enfance et adolescence
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Communication orale
Équilibre entre fidélité de l’implantation et adaptations : croisement des savoirs expérientiels et scientifiques dans le cadre de l’étude « Apprendre à déstresser »Alex Bernard-Rivard (École secondaire de la Courvilloise), Stéphanie-M. Fecteau (UQO - Université du Québec en Outaouais)
En collaboration avec les milieux scolaires et les élèves, le programme Dé-stresse et progresse© (Lupien et al., 2013), sera adapté afin de mieux répondre aux besoins et spécificités de l’élève autiste. Ce programme comporte cinq courts ateliers, chacun abordant un thème sur le stress humain. Sept écoles secondaires ont pris part à l’étude visant à documenter les effets potentiels du programme et perfectionner les techniques d’intervention. Psychoéducatrices.teurs, enseignant.e.s, éducatrices.teurs et professionnelles en adaptation scolaire ont participé aux rencontres pré et post-implantation des comités aviseur de chacune des écoles secondaires. Ces rencontres ont permis d’envisager les adaptations à anticiper à l’animation du programme et à en confirmer leur pertinence. L’équipe de recherche a assuré la fidélité de l’implantation de plus 80% des ateliers en s’inspirant des principes proposés par Powers et al. (2005) : adhérence, dosage, participation et qualité. À l’aide d’une grille d’observation, les actions liées au cadre, à la structure et au contenu du programme sont notées selon leur correspondance à la planification de l’animation (Stipanicic et al., 2018). Les écarts notés sont examinés avec les membres des comités aviseurs afin de déterminer les ajustements à apporter à l’animation. Cette approche collaborative a permis d’assurer l’acceptabilité du programme ainsi que sa pérennité une fois l’équipe de recherche retiré du milieu.
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Communication orale
Croiser les savoirs expérientiels, professionnels et académiques pour développer et documenter un partenariat intersectoriel soutenant la scolarisation des élèves autistesValérie Assaf (IPLSSS), Audrée Jeanne Beaudoin (CIUSSS de l'Estrie - CHUS), Germain Couture (CIUSSS MCQ), Marie Hélène Gervais (UdeS - Université de Sherbrooke), Myriam Rousseau (CIUSSS MCQ), Anne-Marie Tougas (Université de Sherbrooke)
Les élèves autistes sont de 2 à 6 fois plus à risque d’exclusion scolaire que leurs pairs neurotypiques. Afin de favoriser la pleine participation des jeunes autistes et de leur inclusion en milieu scolaire, deux centres de services scolaires estriens, le CIUSSS de l’Estrie – CHUS et un organisme communautaire mettent en place un projet intersectoriel de soutien à la scolarisation des élèves autistes sur leur territoire. En l’absence de lignes directrices claires pour développer une telle pratique novatrice, il est crucial de mettre à profit la pluralité des savoirs dans le développement et l’ajustement de ce programme intersectoriel. Des entrevues ont été effectuées auprès des différents acteurs impliqués auprès des élèves autistes (famille, milieu scolaire, organisme communautaire et milieu de la santé et des services sociaux) afin de documenter les différents besoins pour soutenir adéquatement la scolarisation des élèves autistes. Au-delà des besoins du jeune, des pairs, de la famille, du milieu scolaire, de l’organisme communautaire et du réseau de la santé, ces 14 entrevues ont surtout mis en lumière les importants besoins au niveau de la collaboration intersectorielle (ex. : planification concertée, continuité des interventions, reconnaissance de l’apport de tous les partenaires, mécanismes de communication intersectorielle). En se basant sur ces besoins, un comité intersectoriel de travail codéveloppera des pistes d’amélioration à apporter au projet intersectoriel.
Pause
Adultes
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Communication orale
Soutien aux Comportements Positifs en milieu résidentiel (SCP-RA) pour adulte ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA)Malena Argumedes (Université de Sherbrooke), Marie-Michèle Dufour (Université de Montréal), Melissa Hogan (UdeS - Université de Sherbrooke), Valérie Martin (UQAM), Isabelle Préfontaine (Université de Montréal)
La recherche démontre la complexité du portrait clinique des adultes ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Plusieurs requièrent un hébergement approprié à leurs nombreux besoins en soutien. La formation du personnel qui œuvre dans une ressource d’hébergement est essentielle, car la recherche montre que le personnel non formé est plus susceptible d’utiliser des pratiques restrictives ou punitives. À ce jour, aucun programme de formation spécifique n’est destiné au personnel œuvrant en milieu résidentiel auprès des adultes autistes. Notre projet vise à développer et à implanter un programme de soutien au comportement positif spécifique à un milieu résidentiel (SCP-RA) pour adultes ayant un TSA. Le SCP est une approche d’intervention visant l’amélioration de la qualité de vie par la diminution des comportements problématiques d’un individu. Le modèle est coconstruit par le biais de rencontres régulières entre un comité d’intervenants du milieu et des chercheurs du projet qui assurent l’implantation du modèle, l’adaptation des composantes SCP et le déploiement de formations basées sur les meilleures pratiques en matière d’intervention auprès d’adultes autistes. Les analyses statistiques des questionnaires de notre premier temps de mesure, ainsi que les données qualitatives tirées des questions ouvertes, des observations et des notes de recherche faites par l’équipe feront état du degré de mise en œuvre du modèle et des facteurs influençant son implantation.
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Communication orale
Autisme et dépendances : pour des services concertésGermain Couture (CIUSSS MCQ), Marisa Fisher (Michigan State University), Grace Simon Fraser Iarocci (University Burnaby, Colombie-Britannique), Nadia L'Espérance (CIUSSS MCQ), Myriam Laventure (Université de Sherbrooke), Claude Normand (UQO), Marie-Hélène Poulin (UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Madelaine Ressel (SFU), Kelly Tremblay (UQAT)
La légalisation du cannabis au Canada soulève des préoccupations quant à l’accompagnement des jeunes adultes autistes considérant les vulnérabilités inhérentes à cette condition. Une revue systématique a relevé différents taux de prévalence du trouble de l’usage des substances chez les personnes ayant des traits autistiques (entre 1 et 36%; Ressel et al., 2020). Aucune donnée canadienne n’a été répertoriée et l’écart justifiait la nécessité de mener une étude afin de décrire les habitudes de consommation des autistes âgés de 16 à 30 ans. Une enquête électronique a été diffusée sur les réseaux sociaux ainsi que par le biais d’affiches. Soixante-neuf personnes autistes ont rempli le questionnaire (30 hommes, 32 femmes, 7 autres) âgés en moyenne de 23,4 ans (ÉT 4,32). La consommation de substances a été sondée selon la fréquence, la quantité et les conséquences liées. De plus, une communauté de pratique a examiné les résultats de trois groupes de discussions menées avec des intervenants des secteurs publics en autisme et en dépendances. Des recommandations concernant l’organisation des services et un guide pratique a été publié par la Fédération québécoise de l’autisme pour aider les intervenants et les proches qui accompagnent une personnes autiste ayant une consommation problématique. Les résultats sont discutés en lien avec les services offerts et les besoins des personnes autistes.
Conférence de fermeture
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Communication orale
Trajectoires de déploiement de l’intervention technoclinique au sein de programmes-services en DI-TSA de CISSS et CIUSSS québécois : une innovation pour les parties prenantesValérie Godin-Tremblay (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
L’omniprésence des technologies dans la société affecte la vie des personnes présentant une déficience intellectuelle (DI) ou un trouble du spectre de l’autisme (TSA). En plus d’être désormais nécessaires pour une participation sociale optimale, elles peuvent être utilisées comme outils d’intervention clinique. Toutefois, le déploiement des technologies dans les organisations du réseau de la santé et des services sociaux représente un changement d’envergure. La recherche visait à décrire le processus d’adaptation organisationnelle lors du déploiement de l’intervention technoclinique dans certains programmes-services en DI-TSA québécois tel que vécu par les acteurs clés. C’est à travers une recherche qualitative, utilisant une approche collaborative que deux collectes des données ont été réalisées. Elles visaient à : 1) décrire les facteurs impliqués lors de l’émergence du technoclinique au sein de CRDITED du Québec (2012 à 2015); 2) décrire la trajectoire de déploiement de l’intervention technoclinique au sein de programmes-services en DI-TSA de CISSS et CIUSSS du Québec (2018). Les connaissances propres à la psychoéducation concernant le déséquilibre et la sensibilité pour le vécu partagé ont représenté des incontournables dans le cadre de cette étude. La prise en compte des perceptions des acteurs qui vivent le changement a favorisé une description riche et approfondie du déséquilibre vécu par l’ensemble des parties prenantes.
Pause
Communications par affiche
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Communication par affiche
Prévenir les risques associés à l’utilisation d’internet et des médias sociaux par des adultes qui présentent une déficience intellectuelleGermain Couture (CIUSSS MCQ), Suzie McKinnon (CIUSSS SLSJ), Claude Louise Normand (UQO - Université du Québec en Outaouais), Isabelle Simonato (UQTR)
Comme l’ont démontré le confinement et les mesures de distanciation imposés par la pandémie de COVID-19, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) s’avère de plus en plus incontournable pour quiconque veut maintenir des contacts sociaux ou recevoir des services. Mais l’utilisation des TIC pose certains défis aux personnes qui présentent une déficience intellectuelle et qui disposent de ces outils. Outre les défis techniques, certaines caractéristiques associées aux limitations intellectuelles ou des capacités adaptatives placent ces personnes à risque de victimisation ou de judiciarisation, sur les réseaux sociaux en particulier. Cette présentation se divise en trois parties. En première partie, les résultats d’une recension systématique des risques associés à l’utilisation d’internet et des médias sociaux seront décrits. Ensuite, un survol de programmes et outils visant à prévenir ces risques sera offert. Une analyse critique et des suggestions d’adaptation et de développement de programme viendront clôturer le tout.
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Communication par affiche
Stratégies d’adaptation des parents d’enfants présentant une déficience intellectuelle au temps de la pandémie de la COVID-19 : résultats préliminairesDiane Morin (UQAM), Frédérika P. Bélec (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Durant la pandémie de la COVID-19, les parents d’enfants présentant une déficience intellectuelle (DI) présentent un risque accru d’atteinte à leur bien-être, car ils sont notamment plus à risque d’être confronté à des perturbations liées à l’insécurité financière (Eshraghi et al., 2020) ainsi qu’au fardeau de la prestation des soins (p.ex. réduction des services) (Neece et al., 2020). L’objectif de l’étude est d’examiner la relation entre les types de stratégies d’adaptation, le contrôle perçu et la détresse psychologique des parents d’enfants présentant une DI dans le contexte de la pandémie. Un devis mixte est utilisé à l’aide d’un questionnaire en ligne via Qualtrics qui comprend les questionnaires standardisés. À ce jour, 21 parents québécois ont participé à l’étude (mères = 66,7%, pères = 33,3%). Les résultats préliminaires démontrent une corrélation significative entre les stratégies d’adaptation axées sur les problèmes et le contrôle perçu (r = ,441, p = ,045) ainsi qu’un lien significatif entre les stratégies d’adaptation axées sur les émotions et la détresse psychologique (r = ,762, p = ,039). Les résultats de cette étude devraient permettre de mettre en évidence les facteurs qui favorisent l’adaptation face à l’adversité chez les parents dans un contexte particulier.
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Communication par affiche
Les apports et limites d’une évaluation dynamique de la compréhension en lecture auprès d’élèves ayant un trouble du développement.Rebeca Aldama (UQAM - Université du Québec à Montréal), Céline Chatenoud (Unige), Catherine Turcotte (UQAM)
Cette présentation permettra de discuter des limites d'instruments conçus pour évaluer la compréhension en lecture, notamment auprès d’élèves à besoins particuliers, comme ceux présentant un trouble du développement (TD). Elle permettra d’aborder des critères importants à tenir compte en ce qui a trait aux propriétés des mesures d’évaluation en compréhension en lecture auprès de ces élèves : validité de construit, sensibilité aux changements dans les apprentissages et validité sociale. Puis, la pertinence de recourir aux évaluations dynamiques auprès d’élèves présentant un TD, comme la déficience intellectuelle, sera mise de l’avant en vue de répondre aux deux finalités de l’évaluation, soit (1) le soutien à l’apprentissage et (2) la vérification des acquis des élèves. Cette méthode permet également de tenir compte des trois critères mentionnés plus haut afin d’assurer la qualité et la validité des évaluations ainsi que leur pertinence dans le contexte des classes. Dans ce contexte, la perception de quatre enseignantes ayant participé à une expérimentation permettra de mieux saisir la valeur pédagogique et le potentiel d’une telle approche pour arrimer leur pratique d’enseignement-apprentissage-évaluation en compréhension en lecture auprès de leurs élèves ayant notamment une DI. Les limites de l’approche d’évaluation dynamique seront discutées d’après les propos recueillis et les données d’écrits antérieurs. Des prospectives pour d’éventuelles recherches seront présentées.
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Communication par affiche
Actualisation d’une stratégie de communication complexe auprès d’élèves ayant un TSA : évaluation des besoins et adaptation du niveau de compétence à communiquerFrancine Brabant (UQO - Université du Québec en Outaouais), André Moreau (UQO)Affiche
L’apprentissage de la compétence à communiquer oralement (écoute et expression) se veut un fondement de la réussite scolaire pour les élèves ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) et en particulier ceux ayant une déficience intellectuelle. Des intervenants scolaires et des parents d’élèves d’une école spécialisée actualisent une stratégie de communication complexe novatrice depuis une dizaine d’années : le Langage Saccade ConceptuelMC (LSC) (Harrisson, 2010[1]). L’objectif de la présente communication est d’exposer les résultats d’une recherche interprétative ayant mobilisé des méthodes de collecte de données que sont l’entretien individuel, de groupe ainsi que des observations combinées à l’analyse de matériels pédagogiques. Pour les participants (intervenants scolaires et parents), observer les progrès dans le développement de la compétence transversale à communiquer les motive à persévérer dans l’actualisation de cette stratégie de communication complexe. Le LSC combine un système organisé d’illustrations visuelles à des gestes et à des actes de parole, donnant un sens à cette stratégie. L’évaluation des besoins de ces élèves est au cœur de l’utilisation de cette stratégie. L’un des défis que relèvent les intervenantes scolaires par le biais de l’actualisation du LSC est la gestion de l’anxiété de ces élèves. Les résultats de cette étude de cas feront l’objet d’illustration de l’approche par palier recommandée dans le cadre de la communication en LSC.
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Communication par affiche
Examen de portée des interventions pour modifier les attitudes ambivalentes ou négatives face aux personnes présentant une déficience intellectuelle, analyse et recommandationsMarpessa Gibus (UQAM - Université du Québec à Montréal), Diane Morin (UQAM), Stéphanie Morin (UQAM)
En apparences globalement positives, les attitudes vis-à-vis des personnes présentant une DI sont encore ambivalentes, et parfois négatives (Scior et coll., 2013). Cela a pour effet de stigmatiser cette population, pour laquelle il devient difficile de bénéficier d’une réelle inclusion au sein de la société et ainsi, d’accéder à l'égalité sociale (Cobigo et coll., 2012). Ces attitudes sont également responsables de l’échec de la participation et de l’intégration tangibles des personnes présentant une DI (Fisher et Purcal, 2017). Actuellement, l’exclusion est considérée comme l’obstacle le plus important à la participation sociale de ces personnes (Gombert et Roussey, 2014). Pourtant, la persistance d’attitudes ambivalentes ou négatives, parfois véhiculées par des croyances stigmatisantes, un manque d’information ou de contact, est très préoccupante car elle pourrait mener à la banalisation du stigma d’exclusion des personnes présentant une DI (Morin et al., 2013). La démarche de recherche vise dans premièrement la recension et l’analyse des interventions réalisées pour modifier les attitudes de différents groupes de populations vis-à-vis cette population. Ensuite, des recommandations claires et pratiques, appuyées par l’analyse de cette recension, seront proposées pour la mise en place d’interventions efficaces. Afin de répondre à la question de recension des interventions, un examen de la portée (EP) sera effectué (Peters et coll. 2017).