Aller au contenu principal
Il y a présentement des items dans votre panier d'achat.

Informations générales

Événement : 80e Congrès de l’Acfas

Type : Colloque

Section : Section 500 - Éducation

Description :

À l’occasion des sept derniers congrès de l’ACFAS, des chercheurs se sont réunis dans un colloque consacré au français oral et à la didactique de l’oral. Au fil des ans, ils ont fait un tour d’horizon des acquis et des innovations en didactique de l’oral, traité de la place des savoirs oraux et de leurs liens avec l’identité culturelle, mené une réflexion métalinguistique sur l’articulation oral-écrit, fait un premier bilan de la réforme en enseignement de l’oral et réfléchi sur les méthodes de recherches en didactique de l'oral. Il y a deux ans, ils se sont penchés plus particulièrement sur les discours oraux des élèves et des enseignants. L’an dernier, la question de la formation en français oral et en didactique de l'oral a fait l’objet des communications présentées dans le colloque.

Cette année, la question des pratiques d’enseignement de l’oral est au cœur des communications du colloque. La question des pratiques d'évaluation de l'oral sera également abordée.

Jusqu’à présent, quatre ouvrages collectifs ont résulté de ces colloques. Un cinquième ouvrage sera lancé cette année.

Date :
Responsables :

Programme

Communications orales

Ouverture du colloque

  • Mot de bienvenue

Communications orales

Communications orales

  • La figure du « natif » dans les pratiques d'enseignement et d'évaluation de l'oral en français langue seconde
    Simon Collin (UQAM - Université du Québec à Montréal)

    Cette communication traite de la figure du « natif » et de sa pertinence pour l'enseignement du français langue seconde (FLS), et plus particulièrement pour l'enseignement et l'évaluation de l'oral. Pour poser le cadre de notre réflexion, nous commençons par rappeler les grandes lignes de l'évolution des courants méthodologiques en didactique des langues et la place variable qu'ils ont accordée à la compétence orale. En effet, négligée sous la méthode traditionnelle, la compétence à communiquer oralement a progressivement pris une place de choix dans les contenus d'enseignement-apprentissage en FLS. Se pose alors la question de savoir quel modèle langagier viser dans le développement de la compétence orale. À ce chapitre, nous avançons que la figure du locuteur natif unilingue a longtemps été privilégiée comme finalité d'une compétence orale « aboutie », alors qu'elle présente plusieurs limites pour la didactique des langues secondes. Nous en discutons en présentant la position de plusieurs auteurs à cet égard (Cook, 1996 ; Tarone, 2005). Ce constat nous amène à envisager, en guise de conclusion, des moyens, des finalités et des approches renouvelées de la compétence orale en FLS, lesquelles sont susceptibles de prendre en compte plus adéquatement les caractéristiques langagières des locuteurs de langue seconde.

  • L'oral au cours de l'activité d'écriture d'une justification chez des élèves plurilingues : une « ontométhode »?
    Marie-Hélène Forget (UdeS - Université de Sherbrooke)

    Cette contribution présente des résultats partiels d'une étape exploratoire de recherche doctorale, recherche qui s'intéresse au passage de l'oral à l'écrit de la conduite langagière de justification chez des élèves du 1er cycle secondaire québécois fréquentant la classe de français, langue d'enseignement. Pour faire suite à la présentation de l'an dernier qui portait sur la même conduite à l'oral lors d'interaction chez des élèves du secondaire, il s'agit de présenter cette année des résultats portant sur la place et le(s) rôle(s) de l'oral au cours d'une activité d'écriture chez ces mêmes élèves. L'analyse des données issues de leurs témoignages a révélé l'omniprésence d'un dialogue « intérieur » au cours de l'activité scripturale. Ce dialogue leur servirait entre autres à concevoir leur propos, à le formuler et à le clarifier, un peu comme le font de réels interlocuteurs, en plus de réguler l'activité de rédaction. L'oral semble ainsi constituer une sorte d'« ontométhode » qui s'opère spontanément au cours d'une activité d'écriture de justification. Les résultats nous permettent de dégager des pistes d'investigation et d'analyse pour la recherche doctorale en cours, ainsi que des propositions d'interventions didactiques favorisant un enseignement – apprentissage du passage à l'écrit de la conduite de justification, en appui sur des aptitudes orales « déjà là ».

  • Pause
  • Caractéristiques du français oral parlé en classe de stage par de futurs enseignants au primaire
    Ophélie Tremblay (UQAM - Université du Québec à Montréal)

    On connait les difficultés qu'éprouvent les futurs enseignants à s'exprimer dans un français oral standard (Gervais, Ostiguy, Hopper, Lebrun et Préfontaine, 2001 ; Ostiguy, Champagne, Gervais et Préfontaine, 2005). Les recherches ayant mené à ce constat reposent sur l'analyse du français parlé par des étudiants dans différentes situations, par exemple une discussion de groupe, l'enseignement d'une leçon à des pairs, un exposé oral, etc. Mais qu'en est-il de la qualité du français parlé par les futurs enseignants en situation réelle d'enseignement, soit en contexte de stage? Cette communication apporte un éclairage sur cette question. Nous y présentons les caractéristiques du français oral parlé en classe de stage par 16 étudiants de troisième et de quatrième année au baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire, provenant de quatre universités québécoises. Notre analyse montre que selon le type d'intervention pédagogique (consignes ou explications données au groupe classe, interventions individuelles, gestion de classe, etc.) le registre de langue employé par les étudiants tend à varier. Nous présentons des exemples de chacun des types de variation rencontrés (lexicale, syntaxique, morphologique, phonologique), pour ensuite en tirer des pistes pour la formation des futurs enseignants en français oral, notamment en ce qui a trait aux caractéristiques du français oral standard.

  • Stratégies argumentatives et enseignement : petit traité de manipulation à l'usage des élèves
    Roxane GAGNON (UNIGE - Université de Genève), Marc Surian (UNIGE - Université de Genève)

    L'usage des stratégies argumentatives est-il à la portée de débatteurs novices, comme le sont les élèves du secondaire obligatoire? Du point de vue des attentes formulées dans les instructions officielles, les élèves devraient être en mesure à la fin du secondaire d'analyser les caractéristiques de la situation de communication; d'élaborer, de regrouper et d'utiliser les différents types de procédés pour argumenter; d'organiser leur propos en fonction du but visé par la situation, de saisir les dimensions dialogiques de l'argumentation (MEQ, 1995; PER, 2011). Comment concrètement répondre à ces attentes?
    Cette communication vise à comprendre les stratégies argumentatives convoquées lors d'un débat par des apprentis débatteurs, élèves du secondaire obligatoire en Suisse romande, âgés entre 13 et 16 ans. L'analyse permet de cerner, d'une part, les différents types d'arguments, leur structure et leur mise en relation dans un débat. Au passage, nous nous arrêtons aux moyens langagiers et prosodiques pour formuler les arguments. Ces assemblages divers relèvent de la ou des stratégies argumentatives (Dolz & Schneuwly, 1998). D'autre part, il s'agit de porter attention à la situation de communication du débat pour déterminer de la force relative de ces stratégies. L'analyse nous permet, enfin, de pointer les principales difficultés rencontrées par les débatteurs et de dégager des pistes didactiques en vue d'améliorer la maitrise des capacités argumentatives orales des élèves.

  • Plénière
  • Dîner

Communications orales

Communications orales

  • Le traitement de la communication orale dans les moyens d'enseignement du secondaire québécois
    Kathleen Sénéchal (Université du Québec à Montréal)

    Les enseignants de français du secondaire doivent mettre en place des activités de communication orale afin de développer et d'évaluer cette compétence langagière et de faire de leurs élèves des auditeurs avisés et des locuteurs efficaces. Cependant, à la suite de l'analyse des données de la recherche État des lieux de l'enseignement du français au secondaire (ÉLEF) présentée à l'Acfas en 2011, nous avons fait le constat suivant : selon les enseignants et les élèves d'aujourd'hui, les activités de communication orale sont peu présentes dans la classe de français au secondaire québécois (c'est aussi ce que montre Lafontaine (2011)). Étant donné que les moyens d'enseignement sont une variable non négligeable dans les pratiques enseignantes (Plane & Schneuwly, 2000; Gagnon, 2005), nous avons considéré important de nous y intéresser. Est-ce que les enseignants et les élèves disposent d'outils pour l'enseignement et l'évaluation de l'oral et pour son apprentissage?

    Nous présenterons une analyse, réalisée dans le cadre de notre maitrise, des informations et activités contenues dans une sélection de manuels de français destinées aux élèves de la deuxième année du 1er (2e secondaire) et du 2e cycle (4esecondaire) pour outiller l'enseignement et l'apprentissage de l'oral dans la classe de français au secondaire québécois. Les points forts et les lacunes de ces moyens d'enseignement seront présentés, selon les catégories de notre grille d'observation.

  • Quels sont les impacts de l'utilisation de l'exposé oral comme principale stratégie d'évaluation des élèves de 2e cycle du secondaire?
    Marie-Josée M.-Harnois (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

    Quels sont les impacts de l'utilisation de l'exposé oral comme principale stratégie d'évaluation des élèves de 2e cycle du secondaire? La chercheuse, elle-même longtemps enseignante au secondaire et maintenant conseillère pédagogique, se questionne sur l'utilisation de ce genre formel comme outil majeur d'évaluation du français parlé des élèves du secondaire (Sénéchal & Chartrand, 2011). La présente communication porte sur l'élaboration du projet de recherche issu de son expérience, de sa recension des écrits et de sa réflexion.

  • Pause
  • L'enseignement de l'oral réflexif dans les cercles littéraires entre pairs. Volet 1 : expérimentation
    Manon HÉBERT (UdeM - Université de Montréal), Lizanne Lafontaine (UQO - Université du Québec en Outaouais)

    Nous avons encore fort peu de traces des pratiques linguistiques effectives en salle de classe, tout comme des pratiques d'enseignement effectives en oral. Par exemple, on sait très peu de choses sur la particularité des savoirs langagiers et métalangagiers mobilisés dans les cercles de lecture entre pairs, un genre oral « réflexif » informel où conversation, dialogue et controverse se mêlent pendant la co-construction des interprétations (Jacques, 1988). Un de nos objectifs de recherche est d'élaborer des ateliers formatifs portant sur certains aspects spécifiques à l'oral réflexif dans quatre classes de 6e année et quatre classes de troisième secondaire. Les écoles sont situées dans la région de Montréal et des Laurentides et présentent des milieux linguistiques différents : multiethnique en région montréalaise et unilingue francophone dans la région laurentienne.

    À partir des vidéos de productions initiales de cercles de lecture entre pairs réalisées à l'automne 2011 dans ces classes, nous ferons état des premiers résultats de notre expérimentation en présentant, d'une part, les fondements théoriques des ateliers et, d'autre part, lesdits ateliers qui ont été élaborés avec les enseignants, ce qui nous permettra d'expliquer les choix pédagogiques qu'ils ont faits.

  • L'enseignement de l'oral réflexif dans les cercles littéraires entre pairs. Volet 2 : méthodologie et perspectives
    Manon Hébert (UdeM - Université de Montréal), Lizanne LAFONTAINE (UQO - Université du Québec en Outaouais)

    Notre communication fait suite à celle de Lafontaine et Hébert intitulée: L'enseignement de l'oral réflexif dans les cercles littéraires entre pairs : expérimentation. Nous expliquerons la méthodologie qui a guidé notre expérimentation dans les classes ainsi que la réalisation de nos analyses de données. Cela nous amènera à présenter brièvement notre troisième objectif de recherche, en cours, soit le développement d'outils d'évaluation adaptés à l'oral réflexif dans le cadre des cercles littéraires entre pairs. Nous terminerons par les perspectives à venir pour la prochaine année 2012-2013.

  • La pratique de l'oral réflexif entre pairs: quels aspects à considérer pour son évaluation?
    Myriam Vega (UdeM - Université de Montréal)

    Des études récentes indiquent que l'oral est très peu enseigné dans les classes de français langue d'enseignement et que son évaluation est une grande source d'inconfort pour les enseignants (Lafontaine et Messier, 2009). Bien que recommandées par le programme de formation actuel, les activités d'oral en interaction, telles que les cercles littéraires, sont peu pratiquées en classe et les enseignants ignorent les caractéristiques propres au genre dont on doit tenir compte pour évaluer la progression des élèves à l'oral. (Hébert, 2010)

    Dans le cadre d'une recherche exploratoire portant sur la lecture littéraire et l'oral réflexif (Hébert et Lafontaine, FQRSC-MELS, 2009-2013), nous avons suivi deux enseignants de français de troisième secondaire afin de documenter leurs pratiques d'évaluation de l'oral au sein de cercles littéraires, en nous intéressant particulièrement à la question du jugement professionnel, jugement qui, dans une approche par compétences, repose sur l'observation qualitative (Scallon, 2004). Nous croyons ainsi être mieux en mesure de comprendre les croyances, questionnements et difficultés des enseignants en lien avec l'évaluation de l'oral réflexif.

    Dans le cadre de cette communication, nous décrirons le processus d'évaluation de l'oral réflexif en contexte de cercles littéraires entre pairs, tel que vécu par les enseignants participant au projet mené par Hébert et Lafontaine, ainsi que quelques outils de jugement (grilles d'évaluation et portfolio).

  • Plénière

Cocktail

Lancement