Informations générales
Événement : 91e Congrès de l'Acfas
Type : Colloque
Section : Section 400 - Sciences sociales
Description :Les interventions auprès des personnes en besoin de protection présentent une grande complexité. Elles impliquent souvent des principes et acteurs sociaux aux positions antithétiques et nécessitent une grande diligence dans les pratiques. Ces interventions touchent, par exemple, la protection de la jeunesse, les situations où l’état de santé mentale porte un risque pour soi-même ou pour autrui, celles où une évaluation de l’inaptitude est jugée nécessaire ou, encore, des situations d’intervention qui impliquent l’accompagnement dans un processus de plainte criminelle. Pour plusieurs, la tendance à la législation des marges de la pratique sociale requiert une réflexion de fond quant à la formation, aux enjeux pédagogiques qu’elle sous-tend et aux connaissances à développer (Bellot, 2020). En conséquence, les milieux de formation sont appelés à renouveler leurs pratiques pédagogiques afin de bien préparer les professionnel·le·s aux constantes mutations de ces réalités complexes et de contribuer aux réflexions éthiques, théoriques ainsi qu’au développement de connaissances entourant la judiciarisation des enjeux sociaux.
Au vu de l’évolution rapide des standards judiciaires de pratique, une discussion convergente réunissant diverses perspectives sur le sujet, dont celles des destinataires, des intervenant·e·s, des formateur·trice·s et des chercheur·e·s, s’avère nécessaire. En réponse à ce besoin, ce colloque porte sur les enjeux de la recherche et de l’enseignement liés à l’intervention sociale en contextes de protection et vise à répondre aux objectifs suivants :
- Réfléchir et débattre des enjeux éthiques, déontologiques et structuraux propres à l’intervention en contextes de protection et en situation de vulnérabilité;
- Partager et transmettre divers outils pédagogiques quant à l’acquisition d’habiletés propres à l’accompagnement des personnes et des familles touchées par une situation de prise en charge;
- Discuter des conséquences et des effets des discours légaux entourant les notions telles que protection, vulnérabilité et inaptitude;
- Se questionner sur l’effet, pour les populations en contexte de protection, de l’usage des vocables vulnérabilité, à risque, en perte de capacités, déclin, inapte, dépendance;
- Proposer les pistes de pratiques pédagogiques et de recherche les plus prometteuses en ce qui a trait à l’intervention en contexte de protection.
Le colloque porte sur les enjeux de la recherche et de l’enseignement liés à l’intervention sociale en contexte de protection. Ceux-ci pourront être abordés selon les deux volets suivants : 1) les enjeux éthiques, théoriques ainsi que les connaissances pertinentes à l’intervention en contexte de protection; et 2) les initiatives pédagogiques mises en place à la formation des candidats à la profession pour développer des interventions adaptées au contexte de protection.
Date :Format : Sur place et en ligne
Responsables :- Nathalie Plante (UQAM - Université du Québec à Montréal)
- Maude Lévesque (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Programme
Accueil
Bloc 1 : Les enjeux éthiques, théoriques et liés aux connaissances pertinentes à l’intervention en contexte de protection
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Communication orale
Vulnérabilisés et désaffiliés : Les parcours de rupture scolaire de jeunes ottaviens en situation d’itinéranceMathieu Samson-Savage (Université d’Ottawa)
Ma présentation portera sur les résultats d’une étude des processus de rupture scolaire de 14 jeunes ottaviens en situation d’itinérance sans diplôme d’études secondaires. Dans le cadre de cette étude, j’ai effectué des entretiens avec des utilisateurs/utilisatrices de services pour jeunes personnes sans-abris pour comprendre comment leurs trajectoires scolaires s'insèrent dans leurs parcours de vie. J'explique leurs expériences en analysant les manières dont les interactions entre les conditions sociales, la subjectivité, et l’adoption de stratégies s'insèrent dans l'espace social et dans le temps. Je conclus que leurs expériences s'inscrivent dans des processus de marginalisation des familles socioéconomiquement défavorisées qui ont contribué à leur désaffiliation sociale en accentuant notamment leurs difficultés d’intégration et d’insertion scolaires. Des processus ponctués par leur prise en charge par des organismes paragouvernementaux tels que l’Aide à l’enfance et les systèmes médical et carcéral.
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Communication orale
Intervention en contexte de protection marqué par la pauvreté : l’agir-en-contexte (AEC) comme cadre d’analyse afin de développer des interventions plus efficacesCaroline Adam (Cégep du Vieux Montréal), Sylvie Gendron (Université de Montréal), Louise Potvin (Université de Montréal)
La protection de la jeunesse intervient deux fois plus auprès des enfants en contexte de pauvreté (Esposito et coll., 2023). Toutefois, les interventions de protection ciblent davantage le renforcement des capacités individuelles et prennent peu en compte les contextes de pauvreté. Ainsi, il est impératif que les intervenants puissent avoir des clés conceptuelles pour tenir compte de la pauvreté en intervention. C’est dans cette optique que l’AEC a été développé sur la base d’une recherche qualitative utilisant des récits de vie récoltés auprès d’individus vivant dans un contexte de pauvreté. L’AEC conçoit que l’action des individus se déploie selon la configuration de cinq éléments : leur agentivité, leurs ressources, leurs capacités, les menaces (ex. : insécurité alimentaire) et les opportunités (ex. : obtenir un diplôme). Les contextes de pauvreté favorisent l’apparition des menaces; l’action des individus est de ce fait essentiellement destinée à leur gestion, laissant peu de place pour saisir des opportunités ou encore vivre du bien-être. Les résultats de l’étude suggèrent que de tenter de travailler les capacités sans intervenir sur les menaces s’avère peu efficace et peut mener à une interprétation négative de la motivation des individus. L’AEC est donc un cadre d’analyse prometteur pour accompagner les intervenants en protection de la jeunesse à développer des interventions plus efficaces qui prennent en compte l’effet des contextes de pauvreté.
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Communication orale
La Loi de la protection sociale atikamekw d'Opitciwan: Miro nakatawer ma tanak awacak mamo/ Prendre soin de nos enfants ensembleNadia Petiquay (Services sociaux d'Opiticiwan), Sarah Stewart (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Il y a deux ans Opitciwan est devenue la première communauté au Québec à voir le plein contrôle de ses services de protection de l’enfance. Le Conseil des Atikamekw d’Opitciwan a adopté sa propre loi pour s’affranchir de la Direction de la protection de la jeunesse. Cette possibilité d’autodétermination a été rendu possible grâce à la loi fédérale C-92 qui reconnaît les compétences des Premières Nations en matière de services à l’enfant et à la famille. La présentation proposée porterait sur l’importance d’une loi culturellement approprié, adéquate et culturellement sécuritaire en matière de protection de la jeunesse en contexte autochtone. Cette présentation serait donnée par Nadia Petiquay, directrice de la loi et Sarah Stewart, évaluatrice pour la LPSAO. Cette présentation permet de réfléchir aux alternatives aux systèmes en place au Québec. Ayant déjà présenté à quelques reprises notre loi, l’organisation de la présentation irait comme suit: les objectifs de la loi, pourquoi avoir adopté la LPSAO, les demandes de services et les signalement la différence entre la prévention et la protection, la LPJ versus la LPSAO, les facteurs de réussites avec des statistiques pour appuyer les arguments (par exemple 52% des signalements sont transférés en prévention et un suivi est effectuer par les intervenants en prévention), le conseil d’arbitrage (la fin du recours au Tribunal de la jeunesse du Québec), les objectifs du conseil d’arbitrage qui œuvre à titre d’instance juridique.
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Communication orale
L’habitat individuel des personnes avec déficience intellectuelle sous le prisme des ressources de l’environnementChloé Souesme (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Les personnes avec déficience intellectuelle sont considérées comme des personnes vulnérables dont l’accompagnement par les professionnel∙le∙s navigue entre l’autodétermination, l’indépendance et l’autonomie, face au risque et à la protection. Le contexte suisse de l’habitat des personnes en situation de handicap illustre cette tension. Malgré des politiques favorisant la diversité d’offre de logement, les personnes avec déficience intellectuelle restent très représentées dans les institutions. L’accès au logement individuel est complexe et seuls les facteurs propres à la personne ne suffisent pas à l’expliquer. Une hypothèse réside dans la représentation que ces personnes ne sont pas aptes à vivre seules et qu’il s’agit d’un risque trop important.
Peu de données rendent compte de la manière dont ces personnes habitent, lorsqu’elles disposent d’un logement. Cette thèse s’intéresse à la façon dont elles investissent leur logement et leur quartier, en portant un intérêt particulier aux facteurs environnementaux qui en facilitent ou freinent l’appropriation. Adoptant une approche ethnographique qui mobilise la géophotographie, la recherche invite à s’intéresser plutôt aux ressources de l’environnement mobilisées par les personnes, qu’aux facteurs personnels considérés comme constitutifs de la vulnérabilité.
La communication présente le projet de thèse et entend offrir des pistes de réflexion sur les effets des représentations des personnes considérées comme vulnérables.
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Communication orale
Appréhender de façon transversale le vécu de personnes déclarées inaptes présentant divers profils cognitifs : une avenue de recherche novatriceGaël Royer-Tremblay (UdeM - Université de Montréal), Maryse Soulière (Université de Montréal)
Cette communication s’appuie sur le projet de thèse de Royer-Tremblay, qui s’intéresse au vécu des personnes majeures déclarées inaptes sur les prises de décision les concernant. La réflexion s’articule autour d’un constat central : le fait que les études sur l’inaptitude s’intéressent habituellement soit aux personnes aînées, soit à celles qui présentent une déficience ou un problème de santé mentale, etc. Il en est de même pour l’intervention, structurée autour des diagnostics principaux, les « usagers » étant « catégorisés » pour avoir accès aux services. Ce constat soulève une question fondamentale : Comment aborder la recherche en contexte d’inaptitude sans appréhender en « silo » la réalité des majeurs inaptes?
La communication permettra d’aborder l’impact sur les plans théorique et conceptuel de cette construction compartimentée des connaissances sur l’inaptitude. Elle présentera aussi l’orientation envisagée pour la thèse, soit d’appréhender le vécu de l’inaptitude de façon transversale en incluant la « voix » de personnes déclarées inaptes présentant divers profils diagnostiques. Cette avenue de recherche novatrice apparaît porteuse dans le développement de connaissances sur la perspective subjective de populations marginalisées sur de multiples plans. Une prise de position qui réaffirme, de façon engagée, l’importance de faire entendre les « missing voices, silenced voices, and misunderstood voices » (Snyder 2005: 131) dans la recherche et l’intervention.
Dîner
Bloc 2 : Initiatives pédagogiques pour la formation à l’intervention en contexte de protection
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Communication orale
Se former en intervention avec les enfants, leur famille et leurs réseaux : vers un groupe d’analyse de la pratique pour relier prévention et protection?Catherine Bélanger Sabourin (UQAM - Université du Québec à Montréal), Christelle Michel (Répit Providence organisme communautaire)
Cette communication propose une réflexion autour du potentiel de la formation continue pour relier prévention et protection. Elle revient sur une démarche de recherche collaborative qui a notamment mené à la coconstruction d’un dispositif d’analyse de la pratique en groupe. Plus spécifiquement, elle porte sur la poursuite du projet de formation continue ancré sur le territoire d’Hochelaga-Maisonneuve et de Centre-Sud à Montréal à travers un groupe dit « mixte » regroupant des intervenant.es du milieu communautaire et de la pédiatrie sociale en communauté. Ce groupe à visées réflexive et formative s’adosse à un paradigme de complexité cohérent avec le développement d’une posture collaborative en intervention avec les enfants, leur famille et leurs réseaux. Une disposition originale, les « voix absentes », favorise la décentration des participant.es, la conduite éthique du groupe et la prise en compte de la multidimensionnalité des besoins dans l’analyse de situations complexes.
Alors que les modes de financement favorisent la concurrence entre les organismes d’un même territoire, la démarche collaborative (recherche-formation) a contribué au réseautage et à l'élaboration collective de la pratique de proximité des intervenant.es et des partenaires. Maintenant, dans une optique de rapprocher les mondes de la prévention et de la protection, peut-on envisager le partage de cet espace réflexif et formatif avec des intervenant.es en protection de la jeunesse?
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Communication orale
La pédagogie universitaire dans les programmes d'intervention psychosocial : Quelle place pour l'empowerment des étudiant·e·s et des familles ?Carolane Coulombe (Université du Québec à Trois-Rivières), Olivier Laau-Laurin (Université du Québec en Outaouais), Vicky Lafantaisie (Université du Québec en Outaouais), Sarah Tourigny (Université du Québec à Trois-Rivières)
Le rapport préliminaire de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse (CSDEPJ, 2020) souligne que les interventions psychosociales sont insuffisamment axées sur la participation et la collaboration avec les jeunes et les parents et, qu'en ce sens, la formation initiale des intervenant·e·s mérite d'être revue. Les travaux en pédagogie critique révèlent aussi que les pratiques d'enseignement dominantes nuisent au développement des habiletés nécessaires à la mise en place d’interventions soutenant la participation et l’empowerment des familles. L'étude à la base de cette proposition avait pour objectif de représenter la place de l'empowerment dans les cursus en travail social, psychoéducation, criminologie et
psychologie (Lafantaisie et al., [accepté]). Dans cette présentation, nous explorons plus particulièrement le point de vue des étudiant·e·s rencontré·e·s en entretiens individuels et collectifs (N =14) et présenterons les principaux postulats de notre analyse
phénoménologique : 1) un manque de stratégies pédagogiques axées sur l'empowerment (SPE) des étudiant·e·s et des familles; 2) l’influence des SPE sur l'expérience étudiante et la pratique professionnelle future; 3) la discordance entre la pédagogie traditionnelle universitaire et les besoins des étudiant·e·s. Ces témoignages inspirent une transformation holistique de la pédagogie universitaire en regard aux dynamiques de pouvoir, aux stratégies pédagogiques et aux évaluations. -
Communication orale
Former les futures intervenants.es à l’exigence de l’intervention en contexte suicidaire.Sébastien Simard (UdeM - Université de Montréal)
Le travail social procède d’une longue tradition en intervention de crise (Simard, 2017). Il demeure toutefois peu loquace en ce qui concerne son accompagnement pédagogique des étudiants.es dans ce contexte d’intervention. Ils ou elles sont habituellement bien informés.ées des pratiques dans ce champ d’intervention. Toutefois, le transfert de connaissances aux compétences demeure souvent lacunaire. Certains défis se présentent lorsqu’il s’agit de mettre en application les stratégies d’intervention auprès d’une personne en détresse. Il appert donc primordial de développer une approche pédagogique structurée, dynamique et expérientielle pour l’intervention en contexte de crise suicidaire, homicidaire ou hétéroagressive en santé mentale.
Afin d’enrichir la réflexion sur l’interface théorie-pratique de la formation, je propose de présenter un modèle pédagogique utilisé à l’École de travail social de l’UdeM. Ce modèle présente plusieurs éléments novateurs pour la formation à l’évaluation du risque suicidaire (voir Simard, 2023). Appuyé d’une simulation par les pairs, il cible des connaissances (éthiques, déontologiques et pratiques), des compétences (évaluation, intervention et filet de sécurité), ainsi que la régulation de soi devant la détresse suicidaire (résonance et réflexivité). Certaines considérations éthiques quant aux enjeux spécifiques de cette pédagogie seront soulevées (encadrement des étudiants.es; sécurité affective envers leurs vulnérabilités personnelles; etc.).
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Communication orale
Enseigner la décentration en travail social; une initiative visant le développement des habiletés d'analyse en contexte de protectionMaude Lévesque (Université du Québec à Montréal), Nathalie Plante (UQAM - Université du Québec à Montréal), Stéphanie Éthier (Université du Québec à Montréal)
Les interventions en contexte de protection réfèrent à des contextes marqués par la complexité, d’une part, et un encadrement légal strict répondant, entre autres, aux risques qu’elles représentent pour les destinataires. Aussi, l’exploration des enjeux propres à ces contextes d’intervention représente un défi pédagogique de taille. Souvent abordée sous l’angle de la déontologie et du processus décisionnel, celle-ci est dès lors marquée par des perspectives ciblant le domaine cognitif qui s’avèrent toutefois insuffisantes pour le développement d’une compétence éthique propre à une pédagogie expérientielle. Cette conférence a pour but de présenter une activité développée dans le cadre de la formation au baccalauréat en travail social à l’UQAM visant à pallier à cette lacune pédagogique. S’appuyant sur les notions de décentration (Institut Mines-Telecom, 2022), d’intelligence émotionnelle (Idem) et de compétence éthique (Bégin, 2014), cette activité vise à initier les participant.e s à la déconstruction des enjeux éthiques propres à l’intervention en contexte de protection. En plus de décrire le déroulement de l’activité, la conférence aborde les rétroactions des participant.es et les éléments significatifs d’auto-observation. Des pistes de réflexion sur l’importance des apprentissages expérientiels faisant référence aux champs des émotions, en particulier des émotions morales, dans le cadre du renouvellement des formations professionnelles en intervention seront abordées.
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Communication orale
Le Laboratoire immersif en protection de la jeunesse : une méthode pédagogique innovanteSastal Castro Zavala (Université du Québec à Rimouski), Marie-Hélène Lebel (CISSS du Bas St-Laurent et Université du Québec à Rimouski), Catherine Turbide (Université Laval)
L’intervention en protection de la jeunesse représente un contexte de pratique dont les particularités et défis ont largement été documentés, notamment dans le rapport de la Commission Laurent (CSDEPJ, 2021). Il souligne en effet la complexité des situations rencontrées par les intervenant.es du DPJ et l’importance d’améliorer la formation des travailleurs sociaux afin de mieux les préparer aux réalités qu’ils pourraient rencontrer dans leur pratique. Né d’une collaboration entre des services de la protection de la jeunesse et des professeures en travail social, le Laboratoire immersif s’inscrit dans cette volonté d’améliorer les connaissances des étudiant.e.s sur le DPJ et de favoriser un meilleur arrimage entre les savoirs théoriques et les réalités de la pratique. Cette méthode pédagogique, où l’on simule une intervention en contexte de protection de la jeunesse, permet aux étudiants d’endosser le rôle du DPJ l’espace de quelques heures, dans une situation où un comédien joue le rôle d’un parent. Tout au long du processus, les étudiant.es sont accompagné.es dans leur analyse et leurs réflexions par des intervenant.es du DPJ d’expérience. L’objectif de cette présentation est de décrire cette initiative pédagogique innovante et son déploiement au sein du programme de travail social de l’UQAR en 2023- 2024. Elle visera aussi à offrir des pistes de réflexions sur les éléments incontournables dans le développement de ce genre d’initiatives pédagogiques.
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Communication orale
Enseigner l’intervention sociale en contexte de protection de la jeunesse à l’aide de l’approche du récit : une initiative pédagogique mise en place à l’UQACEve Pouliot (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
Dans le cadre d’un programme de premier cycle offert à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), nous avons déployé une formule pédagogique innovante dans l’enseignement d’un cours en travail social abordant l’intervention en contexte de protection de la jeunesse. Cette activité universitaire, dispensée en formule hybride alternant des cours en classe et des cours en ligne, est diffusée à la manière d’un scénario de téléséries, en utilisant l’approche du récit (Storytelling). Elle situe le développement des connaissances et des compétences dans un milieu de vie fictif, servant de cadre à des histoires impliquant des jeunes et des familles aux prises avec des difficultés psychosociales nécessitant l’engagement collectif des personnes étudiantes pour les résoudre. Cette proposition de communication vise à décrire l’approche du récit et l’application particulière que nous en avons faite dans le cadre d’un cours lié à la protection de la jeunesse, et ce, à l’aide d’exemples concrets. À la lumière de nos expériences, cette formule semble particulièrement prometteuse afin de favoriser les apprentissages et de soutenir la motivation des personnes étudiantes dans leurs études universitaires. En effet, celles-ci apprécient le fait que les cours abordent des situations concrètes d’intervention, ce qui leur permet de développer des outils et des stratégies qui leur seront utiles dans leur future profession.