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Junias Sey

Université Jean Lorougnon Guedé de Daloa (UJLoG), Côte d'Ivoire

Conception et évaluation d'un système agroforestier innovant hévéa-igname de sous-bois pour la sécurité alimentaire

 
Votre profil en bref...

Je suis en deuxième année de doctorat en agroforesterie, à l’Université Jean Lorougnon GUÉDÉ de Daloa (Côte d’Ivoire). Je suis chercheuse au laboratoire Amélioration de la production agricole, et spécialiste en agrophysiologie. Je suis vice-présidente de l’association Femme et technologie au féminin (STF), section Daloa, et aussi trésorière du Groupe des élèves et étudiants des assemblées de Dieu (GEEAD) Daloa. Je suis une Ébriée originaire d’Elokaté (Bingerville). Je parle parfaitement l’ébrié, le français et un peu l’anglais. Issue d’une famille de 5 enfants, je suis mariée et mère d’un garçon. J’adore chanter. J’aime aussi jouer au hand-ball. Je suis passionnée de lecture et de musique. Ma nourriture favorite est le foufou banane à la sauce claire, appelé « kokotcha » en ébrié. Je suis une femme charismatique, travailleuse, ambitieuse, sympathique et amoureuse de la recherche. Je n’aime pas les partisans du moindre effort.

  • Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?

Ma thèse est un sujet scientifique de grande portée. Les membres de ma famille étant profanes vis-à-vis de mon domaine, mon premier défi est de leur faire comprendre mon travail en utilisant des mots très simples, parfois même en langue maternelle. En clair, montrer l’importance de l’association hévéa-igname afin de résoudre le problème d’insécurité alimentaire. Quelle n’a pas été ma surprise de les voir ricaner chacun leur tour en essayant de me persuader de l’impossibilité de réaliser un tel projet!

  • Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc. ?

Ma recherche représente un choix de carrière bien réfléchi. Je veux trouver des solutions à un problème que j’ai constaté : depuis l’avènement de l’hévéa en Côte d’Ivoire, nous avons assisté à d’importantes transformations de tout ordre. Il faut reconnaître que l’hévéa nous a beaucoup apporté de bienfaits. Cependant, force est de constater que la majorité des cultivateurs ont dû consentir à de nombreux sacrifices, entre autres l’abandon de plusieurs cultures vivrières et la déforestation. Aujourd’hui, la population souffre de l’insécurité alimentaire.

  • Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant-e chercheur-euse? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur-euse?

Être étudiante en doctorat est un privilège. Ma vie d’étudiante-chercheuse ressemble à la vie d’un être humain lambda qui se rend au travail tous les jours et qui adore accomplir les tâches qui lui incombent. La recherche me passionne! Travailler pour trouver des solutions innovantes est une réelle satisfaction et un défi personnel. Mon expérience la plus enrichissante : pendant les voyages de mission sur le terrain, je suis partie à la découverte des diversités d’igname de sous-bois.

  • Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?

Ce qui m’a motivée à participer à MT180, c’est, d’une part, l’esprit du concours : le fait de parler de ses travaux de recherche à un large public et d’arriver à se faire comprendre. D’autre part, c’est la recherche de l’excellence, c’est-à-dire le fait de mettre en compétition de jeunes chercheurs et chercheuses de différentes spécialités et de divers horizons en vue de trouver les meilleurs talents. Cela me passionne énormément, et, au-delà de l’esprit du concours, l’important pour moi, c’est avant tout le sens de la formation et le fait d’apprendre des autres.