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Alice Collignon

Université de Liège, Belgique

Ciblage de la voie HER2 dans le cancer du sein

 
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Très curieuse à la base et fortement intéressée par les sciences dès mon plus jeune âge, j’ai quitté ma campagne natale et commencé des études de technologue de laboratoire à Liège en 2010. À la suite de ce diplôme très technique, j’avais envie d’approfondir mes connaissances en réalisant une maîtrise en biochimie, biologie moléculaire et cellulaire à la Faculté des sciences à Liège. Attirée dès lors par le milieu de la recherche scientifique, j’ai obtenu une bourse de doctorat me permettant d’allier techniques et connaissances, mais aussi de rencontrer une multitude de personnes présentant un lien proche ou lointain avec la cancérologie. Je fais également partie d’une troupe de théâtre depuis 5 ans et j’ai participé plusieurs fois au tournoi d’improvisation théâtrale des Universités francophones de Belgique, ce qui démontre mon attirance pour l’art du spectacle.

  • Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?

Bien sûr! On me demande encore maintenant ce que je fais concrètement en recherche scientifique. Je me suis rendu compte que des mots tels que « protéine », « biomarqueur » ou même simplement « gène » sont vraiment peu connus du grand public. Beaucoup pensent que je suis une sorte de médecin-oncologue, et j’ai déjà eu droit à plusieurs étalages de généalogie sans pour autant connaître le sujet! J’ai souvent entendu des phrases telles que « Tu vas nous sauver du cancer », « Alors, tu as trouvé un remède? », mais évidemment, c’est bien plus subtil en réalité. Dans ces cas, je prends toujours le temps d’expliquer en quoi mon travail actuel sera utile plus tard pour nos médecins.

  • Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc. ?

Mon travail en tant que doctorante combine tout ce que j’ai aimé durant mes études : l’aspect technique des expériences que je conçois, réalise et analyse moi-même au sein de mon laboratoire. J’aime beaucoup être en contact direct avec la biologie. Voir les cellules et connaître les moyens d’obtenir un résultat fiable, c’est absolument nécessaire pour moi. Mais j’aime aussi l’aspect réflexion lié à l’étude continue. Je dis souvent qu’un-e doctorant-e est un éternel-le étudiant-e. Il est important de lire beaucoup afin de ne pas passer à côté d’une information capitale, mais aussi pour interpréter plus facilement nos résultats. Il y a également en recherche une combinaison parfaite entre travail autonome et travail d’équipe qui me permet de développer un large éventail de compétences pour mes projets futurs.

  • Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant-e chercheur-euse? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur-euse?

Accompagnée de mon promoteur, et selon les objectifs de mon projet, nos hypothèses et les résultats précédents, je réalise des expériences très diverses en laboratoire. Ces dernières peuvent parfois prendre plusieurs jours, voire des semaines. J’analyse ensuite mes résultats, que je présente lors de réunions de laboratoire ou de séminaires. C’est très enrichissant et motivant lorsqu’un résultat confirme une hypothèse et nous permet d’avancer! En résumé, j’applique au quotidien la méthode scientifique…

  • Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?

J’ai appris l’existence de ce concours lors de mon mémoire de maîtrise. En rêvant un peu, je me disais que si un jour j’avais la chance de faire un doctorat, je tenterais l’expérience! Au doctorat, l’Université de Liège nous permet de suivre des formations. Grâce à celles-ci, j’ai découvert une grande attirance pour la vulgarisation et tout ce qui a trait à la communication. J’aime beaucoup me mettre au défi et voir jusqu’où je peux aller.