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Informations générales

Événement : 91e Congrès de l'Acfas

Type : Colloque

Section : Section 400 - Sciences sociales

Description :

Ce colloque a pour mission de réunir des personnes du milieu de la recherche, du milieu clinique et du grand public afin de cocréer une boîte à outils pour cultiver les dimensions relationnelles de la collaboration.

Quelles sont les dimensions relationnelles de la collaboration ? Comment mettre en pratique une telle collaboration ? Ce colloque cherche précisément à répondre à ces questions dans un format unique. Composé de présentations orales, d’activités remue-méninges, de tables rondes et de mises en scène pratiques, ce colloque propose une journée riche en partages et réflexions interdisciplinaires afin de répondre à l’un des enjeux majeurs depuis la pandémie de COVID-19 : l’affaiblissement des liens relationnels dans les équipes de travail en contexte de soins de santé et de services sociaux.

Date :

Format : Sur place et en ligne

Responsables :

Programme

Communications orales

Élaborer les dimensions relationnelles de la collaboration

Salle : VNR 2075 — Bâtiment : Pavillon Vanier (VNR)
  • Communication orale
    La collaboration interprofessionnelle au sein de la première ligne des soins et des services : expériences Belges et Québécoises
    Marlène Karam (UdeM - Université de Montréal)

    Renforcer la première ligne des soins et des services est indispensable pour un système de soins performant et capable de répondre aux besoins complexes d’une population. En Belgique comme au Québec, la première ligne fait face à de nombreux défis tels que les populations vieillissantes, les maladies chroniques comorbides et les ressources financières limitées. Raison pour laquelle l’intégration des soins et des services est devenue une nécessité pour les deux pays dans leur quête d’efficacité et d’efficience. Or l’intégration des soins fait appel à des stratégies telles que la collaboration interprofessionnelle (CIP) et entre les organisations des soins de santé et de services sociaux ainsi que la coordination. Cette présentation a pour objectif de mettre la lumière sur les forces et les défis de la CIP au sein des premières lignes Belge et Québécoise. Plus précisément, nous aborderons les composantes relationnelles de la CIP telles que la connaissance et la confiance mutuelles entre les professionnels, la prise de décision partagée, la présence d’occasions de rencontres formelles et informelles, et le partage de valeurs communes. Les résultats de deux études empiriques seront croisés : une recherche-action participative menée en Belgique et une étude qualitative menée au CISSS de Laval, au Québec. Pour conclure, nous identifierons les similitudes existantes entre les deux contextes et explorerons les pistes d’amélioration transversales qui pourraient être envisagées.

  • Communication orale
    Sens, résilience et courage en période de transformations systémiques : comprendre ce qui façonne nos relations pour mieux s’épauler
    Charles Baron (Université Laval), Emmanuelle Careau (Université Laval)

    L’importance de la collaboration en santé et services sociaux, ainsi que ses retombées positives, notamment sur la satisfaction du personnel soignant, sont reconnues depuis longtemps. Pourtant, malgré les multiples avancées dans ce domaine, et une volonté des établissements de soutenir des pratiques de collaboration efficaces et satisfaisantes, un constat subsiste: les conflits interpersonnels sont toujours présents, la souffrance des soignants et soignantes est en constante évolution. Malheureusement, il convient d’affirmer que les structures organisationnelles mises en place au gré des transformations, bien que nécessaires, sont mues par des besoins qui occultent souvent le bien-être, le développement et la cohésion humaine. Et si nous étions collectivement capables de faire mieux? Appuyée sur des fondements théoriques provenant de multiples domaines, cette conférence nous invite à plus de discernement pour cultiver le sens, la résilience et le courage au sein de nos dynamiques interprofessionnelles. Nous poserons ainsi un regard sur les cycles d’évolution des systèmes dans lesquels le réseau s’inscrit, ainsi que sur les modes d’action individuels et collectifs qui influencent nos relations aux autres. Une réflexion nécessaire pour surmonter les défis et pour assurer davantage de résonance au quotidien.

  • Communication orale
    En temps de crise, quelle place pour la souffrance des soignants? Quelles alternatives y apporter?
    Jean-Pierre Béland (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Louise Carignan (Université du Québec à Chicoutimi)

    Comment la souffrance des soignants est-elle prise en compte en période de crise au Québec? Cette crise souligne le besoin d'une réflexion approfondie sur la manière dont notre gouvernement prend en compte le bien-être émotionnel et éthique des professionnels de la santé et des services sociaux face aux défis posés par les réformes successives et par la pandémie de Covid-19. La souffrance des soignants est une problématique taboue qui émerge suite aux conditions de travail engendrées par les réformes successives au sein du système de santé et des services sociaux, et à cela s’est ajouté la crise de la Covid-19. Notre communication vise à susciter une réflexion approfondie, en utilisant une « approche de dialogue », concernant la manière dont les soignants et les gestionnaires peuvent aborder une question éthique essentielle liée à l’attention portée à chaque individu dans le processus de prise en charge. Les résultats de notre réflexion cherchent à fournir des perspectives utiles et des pistes de solution concrètes pour améliorer la prise en compte de la souffrance des soignants. Nous commencerons par dresser un état de la situation dans lequel a émergé un dialogue de groupe visant à atténuer la souffrance des soignants. Cette analyse de la situation avant et pendant la crise mondiale de la Covid-19 sera bénéfique pour les participants qui cherchent à comprendre les racines de la souffrance des soignants ainsi que les défis professionnels auxquels ils sont confrontés.

  • Communication orale
    Réhumaniser l’hôpital avec les arts vivants
    Adrien Evin (Nantes Université), Charlotte Lafaure (Danseuse professionnelle indépendante), Céline Legrand (Audencia), Kirstie McAllum (Université de Montréal)

    Dans le contexte actuel, la réhumanisation des hôpitaux est devenue une préoccupation majeure. Les avancées technologiques et la spécialisation croissante ont parfois conduit à une déshumanisation, où les patients sont traités davantage comme des cas que comme des individus, et où le personnel soignant souffre d’une rationalisation des soins, où qualité, efficacité et rapidité des soins priment sur relation, écoute et compréhension. Cependant, l'intégration des arts vivants dans les environnements hospitaliers offre une approche novatrice pour restaurer l'humanité et améliorer l'expérience de tous. Plusieurs études montrent que les arts vivants ont des effets bénéfiques à la fois sur le personnel soignant et sur les patients. Une étude menée auprès d’infirmières (voir Yilmazer and al., 2020) a révélé que la danse et la thérapie par le mouvement amélioraient un ressenti de gratification, ainsi que la baisse des symptômes de fatigue et d’épuisement. D’autres études montrent par exemple les effets positifs de la musicothérapie sur les manifestations physiologiques et psychologiques liées au stress chez les patients (voir Witte et al.,2022). Afin de diffuser ces pratiques réhumanisantes, cette communication explore les différentes façons dont l'art vivant peut contribuer à réhumaniser les contextes hospitaliers, en mettant en lumière des pratiques innovantes à partir d’une revue de la littérature associée à des études terrain.


Panel / Atelier

Activité remue-méninges : Définir les dimensions relationnelles de la collaboration

Lors de cet atelier, les personnes participantes seront réparties en trois groupes. Chaque groupe devra identifier sur des affiches les dimensions relationnelles de la collaboration en fonction de trois thématiques : relations avec les collègues, relations avec les personnes patientes, relations avec soi-même. Après 30 minutes de discussion en groupe, les personnes présenteront leurs réflexions en plénière.

Salle : VNR 2075 — Bâtiment : Pavillon Vanier (VNR)

Panel / Atelier

La collaboration IPS-médecin : comment repenser le travail d’équipe

Salle : VNR 2075 — Bâtiment : Pavillon Vanier (VNR)
  • Communication orale
    La collaboration IPS-médecin : comment repenser le travail d’équipe
    Emmanuelle Careau (Université Laval), Patrick Garceau (UdeM - Université de Montréal), Claudie Roussy (Institut de cardiologie de Montréal)

    Afin d’assurer la réussite de l’intégration du rôle de l’infirmière praticienne spécialisée (IPS) au sein des équipes interprofessionnelles, il s’avère essentiel de repenser le travail d’équipe. Le CIHC (2010) a identifié six domaines de compétence nécessaires pour une collaboration optimale : pratique centrée sur la personne, communication, clarification des rôles, résolution de conflits, leadership collaboratif et travail d’équipe. Ce dernier domaine réfère à la connaissance des dynamiques de groupe qui influencent l’équipe et correspond à un facteur essentiel identifié par Côté et al. (2018) pour l’intégration des IPS en première ligne. Une brève présentation théorique de la dynamique du travail d’équipe sera suivie d’un atelier articulé autour de quelques vignettes cliniques illustrant les principaux enjeux vécus quotidiennement par une IPS et son médecin collaborateur. Une discussion sera animée pour explorer les enjeux et pistes de solution par une chercheure renommée dans le domaine de l’interprofessionnalisme, ainsi que par une IPS et un médecin travaillant en modèle collaboratif. Au terme de cet atelier, le participant sera en mesure de reconnaître les enjeux en lien avec la collaboration interprofessionnelle et d’appliquer des pistes de solution afin d’optimiser le travail d’équipe impliquant les IPS. Les participants auront aussi accès à une liste de ressources pour poursuivre leur réflexion.


Dîner

Pause dîner

Salle : VNR 2075 — Bâtiment : Pavillon Vanier (VNR)

Communications orales

Table ronde : Ouvrir les horizons pour de nouveaux regards sur les dimensions relationnelles de la collaboration

Salle : VNR 2075 — Bâtiment : Pavillon Vanier (VNR)
  • Communication orale
    L’élasticité identitaire des psychiatres et ses implications sur la collaboration interprofessionnelle
    Mathieu Bouchard (Université d'Ottawa), Mariline Comeau-Vallée (Université du Québec à Montréal)

    La profession psychiatrique, de ses débuts au 19e siècle jusqu’à aujourd’hui, est l’objet de controverses persistantes. Les psychiatres font face à des discours contradictoires quant à leurs rôles et leurs pratiques. Afin de comprendre la gestion quotidienne de ces contradictions, nous étudions l'(in)élasticité identitaire des psychiatres, c'est-à-dire leur capacité relative à élargir ou à contracter leur identité professionnelle en réponse à ces discours. Les discours, circulant à travers les équipes, les organisations et les professions, façonnent l'identité professionnelle en construisant le contenu des rôles. Sur la base de deux études de cas d’équipes interprofessionnelles en santé mentale, nous examinons l’(in)élasticité identitaire des psychiatres et ses implications sur la collaboration. Nos résultats préliminaires suggèrent que les psychiatres qui démontrent une élasticité identitaire sont mieux acceptés et développent une autorité relationnelle au sein des équipes interprofessionnelles. A l’inverse, les psychiatres qui adoptent une identité inélastique exercent une autorité formelle fondée sur leur statut, ce qui provoque de la résistance chez les autres professionnels de l’équipe. En plus de documenter la dynamique relationnelle entre les psychiatres et les autres professionnels, notre étude propose un modèle inter-niveau de l’élasticité identitaire.

  • Communication orale
    Les dynamiques relationnelles : au coeur des enjeux et des leviers de la collaboration intersectorielle
    Annie Fontaine (Université Laval)

    La complexification des situations associées à l’itinérance rend désormais indispensable le travail collaboratif pour déployer des réponses adaptées aux besoins multidimensionnels des personnes. Ainsi, on reconnait de plus en plus comment les expertises des secteurs public et communautaire dans le domaine de la santé et des services sociaux sont nécessaires et complémentaires pour couvrir l’ensemble des besoins. Or, la collaboration intersectorielle comporte de nombreux défis, dont ceux de converger vers une vision et des visées partagées, d’ajuster mutuellement des cultures organisationnelles et professionnelles distinctes ainsi que de trouver un équilibre dans des rapports de pouvoir asymétriques. Si ces enjeux structurels pèsent sur les rapports entre partenaires, le facteur humain reste au coeur des dynamiques de collaboration. Prenant appui sur les résultats d’une recherche-action portant sur la collaboration entre les acteurs du réseau public et des organismes communautaires oeuvrant à Québec dans l’intervention auprès des personnes marginalisées, cette communication mettra en lumière comment l’intrication des dimensions interpersonnelles au sein des relations professionnelles et institutionnelles imprègne en profondeur les défis et enjeux de la collaboration intersectorielle. Elle mettra aussi en relief combien les relations et la communication humaines constituent un pilier et un levier incontournables dans l’amélioration des pratiques collaboratives.

  • Communication orale
    L’affect comme levier de collaboration en contexte de soin et services sociaux
    Thomas Maxwell (UQAM - Université du Québec à Montréal)

    Les exigences de performance et d’efficacité propres aux préceptes du nouveau management se sont successivement traduites par le virage ambulatoire (années 1990), la réingénierie de l’État (années 2000), l’austérité́ et la réforme Barrette (années 2010) et ont eu pour effets délétères « d’avoir instillé l’injonction d’en faire plus avec moins (doing more with less) » (Benoît et al., 2022 : 68). Dès le début, ces effets se sont accompagnés d’une détérioration des relations entre gestionnaires et employé.es (Richard et al, 2007). Opérationnalisé sur le terrain par le modèle d’amélioration continue Lean Santé, le réseau de la santé et des services sociaux a insidieusement intégré cette injonction de performance et d’efficacité à l’éthique organisationnelle c’est-à-dire, à la mise en pratique de cette injonction déguisée en valeur. Or, quand on analyse de près « ce qui fait la valeur » et « ce sur quoi elles reposent », il est possible de faire émerger une dimension sensible et affective de ces dernières (Maxwell, 2023) qui questionnent et refaçonnent les relations interpersonnelles entre les membres d’une même organisation. Notre proposition de communication vise à montrer, à travers des récits autoethnographiques de nos rencontres avec des employé.es d’un Centre intégré de santé et services sociaux (ibid.), comment se matérialise un affect capable de redynamiser, remobiliser, rediriger et ré-énergiser la collaboration en contexte de soin et services sociaux.

  • Communication orale
    La communication au service des dimensions relationnelles de la collaboration
    Stephanie Fox (UdeM - Université de Montréal), Kirstie McAllum (Université de Montréal)

    Dans la pratique, les dimensions de la communication liées aux tâches et aux relations sont étroitement liées et essentielles aux interactions qui constituent la collaboration. Alors, analytiquement, la littérature les distingue souvent comme des orientations distinctes à la collaboration : une orientation vers la tâche et une vers la relation, visant des fins différentes. L'orientation vers la tâche incite les collaborateurs à se concentrer sur le maintien de relations collégiales pour accomplir efficacement le travail de collaboration. Une orientation relationnelle les encourage à se concentrer sur l'établissement et la consolidation de relations interpersonnelles positives afin d'améliorer le bien-être individuel et collectif au travail. Notre présentation s'appuie sur cette distinction analytique pour examiner les expériences des soignants rémunérés dans la prestation collaborative de soins aux personnes âgées dans les établissements de soins résidentiels au Québec pendant les premières vagues de la pandémie de Covid-19. Nos résultats démontrent que, bien que l'exécution des tâches régulières ait été très difficile dans ce contexte, ce sont les dimensions relationnelles de la collaboration, en particulier les pratiques spécifiques de communication soutenante, qui ont favorisé ou compromis la résilience des collaborateurs à continuer à travailler. Nous discutons des implications pour la pratique.


Panel / Atelier

Atelier : Identifier les besoins et les défis communicationnels des relations collaboratives

Lors de cet atelier, les personnes participantes seront réparties en cinq groupes.

Chaque groupe disposera d’un paquet de cartes. Ce paquet comprend des questions pour identifier les besoins et les défis communicationnels des relations collaboratives à quatre niveaux: interpersonnel, en équipe, organisationnel, et en réseau (inter-organisationnel). Le paquet de cartes contient également des cartes vierges (blanches). Les groupes devront écrire sur les cartes vierges des réponses aux questions.

Nous reviendrons ensuite en plénière pour faire un compte rendu des réflexions et pour catégoriser les défis et les besoins communicationnels identifiés lors de l’atelier. Ces catégories seront ensuite utilisées pour l’atelier suivant.

Salle : VNR 2075 — Bâtiment : Pavillon Vanier (VNR)

Panel / Atelier

Atelier : Développer des stratégies pour cultiver les dimensions relationnelles de la collaboration

Lors de cet atelier, les personnes participantes seront réparties en quatre groupes. Une catégorie de besoins/défis relationnels sera attribuée à chaque groupe qui devra réfléchir à des stratégies pour répondre à ce besoin/défi selon les différents niveaux (interpersonnel, équipe, organisationnel, réseau).

Pour développer ces stratégies, chaque groupe devra identifier un exemple concret de ce défi/besoin et penser aux solutions envisageables/souhaitables pour chaque niveau.

Nous ferons ensuite un retour en plénière pour discuter et voter les stratégies identifiées.

Salle : VNR 2075 — Bâtiment : Pavillon Vanier (VNR)