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Informations générales

Événement : 91e Congrès de l'Acfas

Type : Colloque

Section : Section 300 - Lettres, arts et sciences humaines

Description :

Apparus en Angleterre au tournant des années 1960, grâce à l’initiative de Cicely Saunders, les soins palliatifs ont modifié la pratique médicale en fin de vie. Comment accompagner humainement et dignement les patients au moment même où le soin curatif s’essoufle ? Telle était la question au cœur de la démarche de Mme Saunders. De débuts modestes au sein du St. Christopher’s Hospice en banlieue de Londres, l’approche palliative s’est répandue un peu partout dans le monde au point de s’ériger en culture. À ce titre, le rayonnement de l’accompagnement palliatif s’est ancré en se forgeant une identité propre. Cela a permis l’essor d’une expertise singulière alliant des compétences variées et tablant sur la multidisciplinarité.

À l’origine, le mouvement se voulait très innovant. Il s’agissait de réagir à l’apathie d’un système médical résolument technocentrique. Au fil du temps, l’accompagnement palliatif a atteint une maturité avérée. Il se présente fort d’une expertise sans précédent dans le monde médical. Il exerce une influence positive sur la manière d’envisager nos liens humains et concitoyens au cœur de nos communautés politiques contemporaines.

Or les changements législatifs, opérés dans moult sociétés occidentales, dont le Québec et le Canada, chamboulent la pratique du soin palliatif. En effet, la dépénalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté sous forme d’octroi à différentes formes d’aides actives à mourir menace tant l’intégrité que la préservation de ce type de soins. Cette situation pose un problème quant à la transmission de la culture palliative originelle. Comment assurer sa pérennité ? Comment s’adapter aux nouveaux cadres juridiques sans perdre son identité ? Quelles seront les prospectives à considérer pour discerner les conditions d’un avenir épanouissant pour cette médecine digne et humaine ?

Telles sont les interrogations phares dont notre colloque permettra de débattre.

Date :

Format : Sur place et en ligne

Responsables :

Programme

Communications orales

Accueil et présentation

Salle : FSS 1006 — Bâtiment : Pavillon des Sciences sociales (FSS)

Communications orales

Perspective et transmission de la culture palliative

Salle : FSS 1006 — Bâtiment : Pavillon des Sciences sociales (FSS)
  • Communication orale
    Les soins palliatifs, à l’agonie au Québec?
    Justine Farley (Travailleur Autonome)

    Au contraire, l’histoire et l’évolution des soins palliatifs devraient nous convaincre qu’ils sont essentiels!

    Les pionniers nous ont transmis les messages fondateurs à l’origine des soins palliatifs modernes, soit la notion de douleur totale, la notion que les personnes vivantes jusqu’au bout présentent des besoins qui leurs sont propres, enseignement toujours d’actualité.

    Des compétences en communication, l’approche interdisciplinaire et l’approche individualisée des personnes arrivée au terme de leur vie sont les éléments essentiels de soins palliatifs de qualité.

    Les années 70 ont vu naître des connaissances précise reliées à la fin de vie dans tous les domaines intéressés : la médecine, les sciences infirmières, la pharmacie, la psychologie, le travail social, l’accompagnement spirituels et autres. Des normes de pratique ont été établies. L’enseignement universitaire s’est développé dans certaines facultés et des centres de recherches et des chaires universitaires ont été créés.

    L’intégration dans le système de santé a évolué au fil du temps. D’abord réservé aux personnes atteintes de cancer en phase terminale, elle a évolué vers l’approche palliative intégrée, approche précoce afin de répondre aux besoins de toutes personnes atteintes d’une maladie grave avec pronostic limité, que ce soit un adulte ou un enfant. L’attention aux besoins des proches pendant la maladie et pendant la période de deuil concernent également les soins palliatifs.

  • Communication orale
    Soins palliatifs : engagement singulier et humaniste
    Louise La Fontaine (Association québécoise de soins palliatifs + U de S)

    Depuis ses débuts au Québec, les soins palliatifs ont vécu une période d’essor remarquable. Ils répondaient définitivement à un besoin social qui faisait écho à une situation jugée injuste par la société: l’abandon des plus vulnérables, ceux qui entrevoyaient la mort à court terme. Aujourd’hui, les soins palliatifs peinent à se faire reconnaitre…les besoins des personnes en situation palliative ne semblent pas aisément trouver réponses au sein de notre société…

    Je vous proposons une exploration singulière, à titre de clinicienne, et une invitation à réfléchir et partager sur les enjeux perçus au cœur de ma pratique réflexive.

  • Communication orale
    La culture palliative, la situation française
    Claire Fourcade (SFAP)

    En France la culture palliative est solidement ancrée au sein du monde de la santé. Comme au Québec, elle a évolué et a bénéficié des avantages d'un raffinement des soins acquis au fil du temps. Ainsi, la médecine palliative ne s’attache pas à la pathologie, mais à la personne. Elle n’est pas une spécialité technique, mais un ensemble de pratiques et de rencontres, médicales, paramédicales et extra-médicales, organisées avec pour seule finalité d’offrir au patient et à son entourage un maximum de bien-être et un minimum de souffrance à l’approche de la mort. La médecine palliative est une révolution d’humilité pour le monde médical et pour notre société. Tel est le fruit de notre expérience.

    À la différence du Québec, et au moment d'écrire ces lignes, les choix politiques concernant la fin de vie et une éventuelle légalisation de l'euthanasie ou du suicide assisté ne sont pas encore arrêtés. Comment se présente cette situation ? Comment l'aborder ? Comment assurer le meilleur, en songeant au bien des patients et de leur entourage, tel est le défi auquel il faut se mesurer.


Panel / Atelier

Échange et discussion avec les participants

Salle : FSS 1006 — Bâtiment : Pavillon des Sciences sociales (FSS)

Dîner

Dîner libre

Salle : FSS 1006 — Bâtiment : Pavillon des Sciences sociales (FSS)

Communications orales

Mot de présentation

Salle : FSS 1006 — Bâtiment : Pavillon des Sciences sociales (FSS)

Communications orales

La culture palliative : prospectives et défis

Salle : FSS 1006 — Bâtiment : Pavillon des Sciences sociales (FSS)
  • Communication orale
    La pertinence des soins palliatifs dans un contexte d’aide médicale à mourir
    Pierre Deschamps (Université McGill)

    Les personnes qui font une demande d’aide médicale à mourir le font très souvent après avoir subi de multiples interventions afin de guérir : chirurgie, chimiothérapie, immunothérapie, radiothérapie, etc. en ce qui concerne les personnes atteintes de cancer. Ce n’est souvent qu’après que ces traitements n’aient pas apporté les résultats escomptés que la personne, en raison d’une perte de qualité de vie et de souffrances persistantes, intolérables, inapaisables, se tourne vers l’aide médicale à mourir. Entre le moment où elle fait sa demande et le moment où l’aide médicale lui est administrée, il s’écoule des jours, des semaines, voire des mois, où il importe de la rendre la plus confortable possible, de l’accompagner avec tout ce que les soins palliatifs peuvent apporter en termes de soulagement de la douleur et d’accompagnement. Il s'agit d'un constat après avoir analysé des milliers de déclarations d’aide médicale à mourir au sein de la Commission sur les soins de fin de vie.

  • Communication orale
    Est-il encore possible d’accompagner? Esquisse d’une ontologie de l’accompagnement
    Réjean Boivin (AQSP)

    La présentation a pour objectif de tenter une définition de l’accompagnement. Le contexte canadien actuel met à mal la possibilité même de déployer un accompagnement. En plus de cerner l’essence de l’accompagnement, il importe de débusquer les fausses croyances véhiculées à son endroit. Il s’agit d’élaborer une ontologie de l’accompagnement avec le secours de l’anthropologie philosophique de Paul Tillich (1886-1965). Par-delà toute forme d’intervention ou de relation d’aide, il importe de dégager la spécificité de l’accompagnement. Dans la mesure où l’accompagnement se préoccupe ultimement de l’affirmation de l’être en dépit de l’angoisse du non-être, il s’agit de montrer que la posture de l’accompagnement peut permettre d’assumer le doute et le désespoir.

  • Communication orale
    Propos sur la culture palliative ou comment absorber le choc du futur ?
    Louis-André Richard (Cégep de Sainte-Foy)

    Presque 55 ans après le succès phénoménal de l'essai d'Alvin Toffler, Le choc du futur , nous proposons de faire le point sur les enjeux sociaux et politiques permettant le maintien et l'épanouissement de la culture palliative. En 1970, Toffler posait que : "Les sociétés stagnantes ont un immense besoin psychologique de nouveauté et de stimulation. Mais les sociétés en pleine évolution, en revanche, ont peut-être bien besoin de préserver une certaine continuité." Il semble que la communauté palliative en interaction avec la société civile se trouve au carrefour entre stimulation et continuité. En effet les récents changements des cadres légaux bousculent et appellent au renouveau. Cependant, le risque de perdre les ancrages assurant la pérennité du meilleur de l’accompagnement palliatif est bien réel. Face à cela, comment s’adapter tout en préservant l’essentiel ? Telle est la question, tel est le défi.


Panel / Atelier

Échange et discussion avec les participants

Salle : FSS 1006 — Bâtiment : Pavillon des Sciences sociales (FSS)

Communications orales

Synthèse et conclusion

Salle : FSS 1006 — Bâtiment : Pavillon des Sciences sociales (FSS)