Informations générales
Événement : 90e Congrès de l'Acfas
Type : Colloque
Section : Section 600 - Colloques multisectoriels
Description :Les tiers-lieux se sont beaucoup multipliés au cours des dernières décennies, tant au Québec qu’au Canada et à l’échelle internationale. Dans nombre de pays industrialisés de longue date, mais aussi dans des pays émergents, notamment en Asie du Sud-Est, le coworking serait devenu, depuis ces dix dernières années, un nouveau mode d’organisation du travail basé sur un espace de travail partagé, mis en place dans le but de favoriser les échanges et l’émulation créative entre les coworkers, et ce, afin d’alimenter l’innovation. Le coworking s’est relancé depuis la pandémie, mais les autres tiers-lieux se sont aussi développés. Dans ce colloque, nous nous intéresserons surtout aux espaces de coworking. Les espaces de coworking sont apparus vers le milieu des années 2000, à San Francisco dans le contexte de la Silicon Valley, du logiciel libre et du Web 2.0. Le coworking renvoie à un type d’espace et d’organisation du travail particulier : il désigne à la fois le partage d’un espace de travail collectif (bien que les bureaux fermés et personnels se multiplient dans ces espaces récemment), mais aussi une forme de mise en réseau de travailleurs au sein du même espace favorisant l’échange, la collaboration, le réseautage dans un espace de travail donné (Fabbri, 2015). Le coworking s’inscrit dans le contexte plus large de l’émergence des « tiers-lieux » (Oldenburg, 1999; Scaillerez et Tremblay, 2016), soit des lieux qui se situent entre le lieu de résidence et le lieu de travail traditionnel.
Ce colloque réunira des communications visant à analyser le phénomène de coworking dans divers contextes, soit différents pays, des espaces urbains, périurbains et ruraux, etc. Les communications traiteront de divers aspects : les caractéristiques des espaces de coworking et des coworkers, les échanges et le réseautage dans les espaces; les comparaisons internationales entre les espaces européens et nord-américains notamment; l’apport des espaces à l’économie locale et urbaine; des analyses de cas, des analyses théoriques sur le coworking, le réseautage, la collaboration et l’innovation.
Remerciements :Les organisateurs du colloque tiennent à remercier le programme ANR en France, qui a soutenu les analyses qui seront présentées dans ce colloque. Pour le Québec, nous tenons à remercier le CRSH, l'université Téluq et la Chaire de recherche sur les enjeux socio-organisationnels de la société du savoir, qui ont soutenu les recherches et soutiennent l'organisation du colloque.
Dates :Format : Sur place et en ligne
Responsables :- Diane-Gabrielle Tremblay (TÉLUQ - Université du Québec)
- Gerhard Krauss (Université Rennes 2)
- Priscilla Ananian (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Programme
Nouvelles pratiques de travail et de vie dans les espaces de coworking
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Communication orale
Le coworking (cotravail) : enjeux et tendances - une introductionDiane-Gabrielle Tremblay (TÉLUQ - Université du Québec)
Dans le contexte actuel de travail hybride et de télétravail, plusieurs travailleurs autonomes mais aussi des salariés (télétravailleurs ou non) sont intéressés par les espaces de coworking. Ceux-ci ont réouvert post-pandémie et le mouvement du coworking suscite de plus en plus d’intérêt, et aussi se diversifie. La présentation exposera le contexte québécois du coworking, les enjeux et tendances des dernières années. Sur la base de recherches récentes, nous traiterons notamment des motifs de travail dans un espace de coworking, à la fois les motifs incitant les gens à y travailler et ceux posant parfois un frein. Nous traiterons aussi des niveaux d’interaction avec les collègues coworkers et aussi et des limites à ces interaction. La question des trajectoires socio-territoriales des coworkers sera évoquée également. Enfin, nous ferons ressortir quelques différences entre les espaces et les coworkers en région, dans des petites ou moyennes villes, et ceux dans les régions métropolitaines. Nous situerons aussi les diverses recherches qui seront présentées dans le cadre du colloque, ce qui permettra de cadrer la recherche sur le coworking au Québec et en France.
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Communication orale
Motivations et évolution des pratiques des utilisateurs d'espaces de coworking : résultats d’une enquête quantitative en FranceAnne-Laure Le Nadant (Université Rennes 2)
Les espaces de coworking offrent des opportunités d'interactions sociales pouvant conduire à diverses formes de collaboration. L'objectif de la recherche est d'étudier les motivations internes (liées aux motivations individuelles) et externes (induites par l'atmosphère sociale du lieu et les relations avec les autres utilisateurs) des coworkers à collaborer en fonction de leurs motivations à travailler dans un espace de coworking (professionnelles ou qualité de vie au travail). Nous avons réalisé une enquête quantitative au printemps 2020 auprès des utilisateurs de ces espaces en France. Les résultats montrent des différences dans les motivations externes à participer à un projet commun entre les groupes de coworkers catégorisés selon leurs motivations à travailler dans un espace de coworking. En revanche, aucune différence entre les groupes n’apparaît dans les motivations internes à participer à un projet commun. Ces résultats soulignent l'importance des motivations collectives (liées à l'animation et l'atmosphère sociale) pour favoriser la collaboration dans les espaces de coworking. Des résultats complémentaires issus de l’enquête permettent, de plus, de dessiner des perspectives pour l’avenir du coworking. Cette organisation du travail devrait continuer à se développer sur tous les types de territoires après la crise de la COVID-19. De nouvelles pratiques devront toutefois être proposées par les espaces pour s’adapter aux contraintes sanitaires et au contexte économique.
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Communication orale
Comment travailler en espace ouvert? : apports de l’analyse ergonomique dans des espaces de coworkingMarlène Cheyrouze (TÉLUQ - Université du Québec)
Les espaces de coworking sont présentés comme des lieux d’interactions sociales. Celles-ci seraient favorisées par la coprésence des travailleurs en espace ouvert, mais aussi par leur localisation et celui du mobilier. Néanmoins, les interactions sociales peuvent interrompre le travail et réduire la concentration. Le bruit est la première contrainte d’un espace ouvert, et la parole issue des conversations téléphoniques ou en face à face en est la source principale. Cette étude vise à identifier les caractéristiques de l’espace de coworking ayant des effets sur les interactions sociales et sur la concentration perçue. Elle vise aussi à relever les stratégies des travailleurs qui modèrent ces effets. La méthodologie est fondée sur une analyse ergonomique du travail réel, avec trois outils de recueil déployés dans cinq espaces de coworking : une grille d’observation, un questionnaire et une grille d’entrevue. Selon les résultats préliminaires, des caractéristiques sociales et environnementales des espaces ont des effets sur les interactions sociales, la concentration et la productivité. Et loin de subir les aménagements organisationnels, architecturaux et matériels qui leur sont proposés, les travailleurs déploient des stratégies de d’occupation qui en modèrent les effets. Ainsi, cette étude peut contribuer à alimenter les réflexions sur la façon de concevoir, d’aménager et de réglementer les espaces de coworking existants et à créer.
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Communication orale
Changer de vie : le coworking rural au Canada-Atlantique, une solution postpandémique?Arnaud Scaillerez (Université de Moncton)
Depuis la pandémie (Covid-19), les pratiques et organisations de travail ont évolué (Tokarchuk et al., 2021) et semble se construire un futur du travail situé hors des locaux professionnels en totalité ou en partie, tout en dessinant de nouveaux contours en matière managériale (Scaillerez, 2022), de fixation des horaires de travail comme dans l'équilibre entre vie privée et professionnelle (Pennequin, 2020). À ce phénomène s’ajoute la volonté, chez certaines personnes, de changer de vie en quittant le milieu urbain au profit de régions rurales (Statistique Canada, 2022). Le Canada Atlantique (Ile-du-Prince-Édouard, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve et Labrador) bénéficie de ces transformations et voit, depuis l’été 2020, sa population croître un peu plus chaque année. L’arrivée de ces « réfugiés pandémiques » se manifeste aussi par un accroissement de la fréquentation dans les espaces de coworking situés en régions rurales qui, jusqu’alors, étaient quelque peu désertées, à l’exception de la période estivale (Scaillerez, 2023). Le coworking peut-il être une alternative au travail à la maison ? Le coworking rural contribue-t-il à une meilleure qualité de vie ? Nous tenterons de répondre à ces deux questions lors de cette présentation.
Pause dîner
La dimension territoriale du coworking
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Communication orale
Les espaces de coworking et l’ancrage territorial : quels rapports à la proximité dans le Grand Montréal?Priscilla Ananian (UQAM - Université du Québec à Montréal), Florence Pauilhac (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Les espaces de coworking (ECW) sont les avatars de lieux alternatifs de travail, voire de tiers-lieux situés entre le bureau conventionnel et le logement, souvent associés à une certaine « proximité », mais de quelle proximité(s) s’agit-il ? Basé sur le cas du Grand Montréal et des données qualitatives récoltées à partir de 50 entrevues semi-dirigées (20 entrevues auprès des gestionnaires des ECW et 30 entrevues auprès des coworkers), cette communication a comme objectif de mettre en lumière la nature des rapports de proximité qu’entretiennent les coworkers à l’ECW et d’interroger comment la pandémie de Covid-19 les a influencés. Les rapports à la proximité s’incarnent principalement dans trois sphères de la vie quotidienne : les pratiques de mobilité, les pratiques de travail et les pratiques du quartier. Les résultats pointent vers la complexité des rapports à la proximité qu’entretiennent les usagers avec l’ECW et leur quartier. Nous sommes, par conséquent, loin des modèles classiques de localisation des lieux de travail qui pouvaient être accompagnés par des politiques publiques de planification urbaine de type centralisées. Si l’accessibilité demeure un critère déterminant, il n’en est pas le seul et doit être pris en compte avec d’autres logiques d’ancrage territorial et de vitalité des quartiers.
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Communication orale
La diffusion spatiale des NETC dans les régions non-métropolitaines en France : analyse critique des processus en jeuGuy Baudelle (Université Rennes 2), Christine Liefooghe (Université de Lille (France))
De nouveaux espaces de travail collaboratif (NETC) ont émergé depuis plus de dix ans dans les grandes villes du monde. Espaces de coworking, makerspaces et autres formes se créent désormais dans tous types de villes et même dans des territoires ruraux. Dans le cadre du projet de recherche Péri#Work (ANR), la dynamique spatiale des NETC vers les territoires non-métropolitains a été analysée dans trois régions françaises : la Bretagne, la Nouvelle Aquitaine et les Hauts-de-France. En suivant les travaux de T. Hägerstrand, le parti-pris théorique est de considérer la création des NETC comme le fruit de la diffusion spatiale d’une innovation, en l’occurrence le NETC comme innovation organisationnelle (le travail collaboratif dans des espaces partagés) déployée par vagues depuis les plus grandes métropoles. L’objectif de la communication est d’explorer les atouts et les limites de cette approche. En France, un inventaire national des tiers-lieux (dont les NETC) suggère un mouvement de desserrement spatial hiérarchique. Une analyse qualitative auprès de 36 NETC (66 fondateurs ou usagers) a permis d’appréhender les vecteurs et canaux de cette diffusion spatiale. Si les modalités de diffusion varient selon la structure démographique et économique des trois régions étudiées, le rôle pionnier des acteurs privés et la diversité des canaux de diffusion du coworking sont primordiaux, contrairement au rôle des politiques publiques, même dans des territoires fragiles loin des métropoles.
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Communication orale
Le coworking dans les petites et moyennes villes du Bade-Wurtemberg : phénomène marginal ou cible des pouvoirs publics?Gerhard Krauss (Université Rennes 2)
Si le coworking a gagné en popularité au cours des quinze dernières années et s’est diffusé à l’échelle mondiale, cette progression recouvre une réalité protéiforme, notamment à l’intérieur d’un même pays. Le cas de la région du Bade-Wurtemberg illustre bien cette inégale diffusion, très différenciée selon les zones géographiques, les pays et les régions. Il s’agit ici d’un cas très spécifique d’une région prospère et hautement développée. Plusieurs observations par rapport au coworking rendent cette région particulière : le caractère marginal et le démarrage tardif de ce mouvement dans le sud-ouest de l’Allemagne (Krauss, 2019 ; 2022), le soutien à la fois limité et ciblé des pouvoirs publics apporté aux espaces de coworking, ainsi qu’un environnement institutionnel très développé mais adapté aux besoins des secteurs industriels et technologiques au cœur de l’économie régionale. Les espaces de coworking peinent à trouver une place dans ce régime de production et d’innovation régional et d’y bénéficier d’une légitimité incontestée comme acteurs socioéconomiques utiles. Soit les espaces de coworking apparaissent assez déconnectés du cœur de l’économie régionale, n’attirant pas l’intérêt des pouvoirs publics, soit au contraire, elles font l’objet de politiques ciblées vers des domaines très précis, comme l’innovation technologique, notamment dans le numérique.
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Communication orale
Qui travaille à partir de quel type d'espace? : cowork, cafés et micro-travailRichard Shearmur (Université McGill)
Alors qu'il devient de plus en plus évident que le travail s'effectue à partir de beaucoup d'endroits différents, nous en savons peu sur les différences et ressemblances entre divers types de tiers-lieu (c'est à dire des lieux autres que la maison et le lieu de travail habituel à partir desquels l'on travail). En exploitant une enquête représentative des travailleurs montréalais pré-COVID (Février 2020), nous dressons un portrait de qui travaillait à partir de quel type de lieu. Nonobstant le choc créée par COVID, beaucoup de recherches tendent à montrer que ce choc a accéléré des tendances existantes. Il est donc utile de bien comprendre quels étaient ces tendances avant COVID: les études quantitatives du type présenté étaient encore peu fréquentes avant 2020.
Tiers-lieux dans divers milieux
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Communication orale
Travailler et se déplacer à la marge? : l'influence des tiers‐lieux sur la structuration des mobilités quotidiennes dans les espaces périurbains - une étude de cas françaiseBenoit Feildel (Université Rennes 2)
L’intérêt croissant pour les nouveaux espaces de travail collaboratif à la marge des métropoles nous invite à nous interroger sur les externalités positives supposées de ces lieux largement plébiscités par les pouvoirs publics, en particulier leur contribution à la transition vers des mobilités plus durables dans un système territorial rééquilibré à la faveur des espaces de faible densité. La mobilité dans ces espaces manifestement peu denses, situés en discontinuité par rapport aux agglomérations urbaines, très largement dépendants de l’automobile, constitue en effet un enjeu majeur de la transition écologique et sociale. En ayant recours à deux dispositifs d’enquête complémentaires, un questionnaire en ligne et des relevés GPS, nous interrogeons dans une visée principalement exploratoire les mobilités des usagers des nouveaux espaces de travail collaboratif à la marge des métropoles. Cette première approche nous permet de révéler l’effet des logiques d’inscription territoriale et d’encastrement des relations sociales sur la structuration des mobilités de leurs usagers, et ainsi d’entrevoir certains enjeux pour une transition vers des modes d’habiter plus durables dans les espaces de faible densité.
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Communication orale
Les espaces de travail collaboratif en milieu rural : l'hypothèse des points d'adhérence territorialeGuy Baudelle (Université Rennes 2), Sébastien Le Gall (Université Bretagne Sud), Clement Marinos (Université Bretagne Sud), Anne-Laure Peyrou (Université Rennes 2 - Laboratoire ESO)
La communication vise à éclairer la mobilité résidentielle des néo-ruraux usagers d’espaces de travail collaboratif (ETC) dans des campagnes reculées et fragiles. Au-delà des facteurs généraux d’installation des citadins en zone rurale, nous précisons le rôle des ETC dans cette mobilité, souvent associée à un projet de vie professionnelle et personnelle plus large. Nous cherchons à caractériser la territorialité de ces usagers d’ETC en introduisant en guise d’hypothèse le concept d’adhérence, plus adéquat que les figures de l’enracinement ou de l’ancrage pour appréhender les spécificités de ce type de migration résidentielle. Nous montrons plus précisément que l’adhérence au territoire passe par trois étapes :
- la mobilité géographique, qui apparaît spécifique sur ces territoires périphériques ;
- la fréquentation de l’ETC, qui modifie la nature du rapport au territoire de ses usagers ;
- l’activation de ressources latentes, qui se traduit par la capacité de l’ETC à rendre visible les ressources présentes.
Nous soulignons le caractère néanmoins réversible de l’installation, proposant ainsi une lecture dynamique de la contribution des ETC au développement local. Nous nous appuyons pour ce faire sur des enquêtes approfondies menées auprès d’usagers d’ETC en Bretagne et Nouvelle Aquitaine (France).
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Communication orale
Tiers-lieux de l'ESS pour répondre aux défis des transitions?Valérie Billaudeau (Polytech Angers), Pascal Glémain (Université Rennes 2 - ESO UMR6590 CNRS)
Présents sur l’ensemble du territoire Français, sept tiers-lieux sur dix font partie de l’Economie Sociale et Solidaire-ESS. Ils sont le résultat de dynamiques collaboratives avec une gouvernance partagée et sont des éléments structurants au niveau local, des accélérateurs d’initiatives par leur fonction d’animation du territoire, la mise en réseau des personnes et l’hybridation des compétences. En partenariat avec le Collège des Transitions Sociétale et dans le cadre de l’ANR Periwork, nous avons conçu un transitio-mètre et expérimenté cet outil auprès de 3 tiers-lieux en milieu rural pour interroger leur contribution à la transition sociétale. Nous les qualifions d’espaces de transitions sociétales (Glémain 2021) « territorialisées » du fait qu’ils répondent à une approche solidaire de transformation sociétale. L’objet de leur existence et de leurs activités ne sont pas formulés en termes de transition et pourtant ils s’inscrivent directement dans les changements en train de s’opérer. Nous avons vu qu’ils sous estiment leur démarche de transition et que l’accompagnement réalisé dans le cadre de ce travail permet de révéler leur implication. Porter une dimension politique n’est pas exclue même si cet objectif n’est pas spontané dans les trois cas étudiés.
Mots Clés : gestion des tiers-lieux, transition, transitio-mètre, France.
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Communication orale
L’innovation organisationnelle dans les tiers-lieux en Allemagne orientale : quelles stratégies vers un avenir durable?Eve Ross (UTC, ESO-Rennes)
Pour pallier la désindustrialisation et la désertification dans les zones rurales, l’Allemagne orientale a créé des tiers-lieux en s’appuyant sur les intérêts des entreprises, la promotion du développement durable, le besoin de nouvelles compétences et sur un accompagnement.
A partir d’enquêtes menées sur le terrain avant et après la pandémie dans 8 tiers-lieux auprès de 20 personnes, nous montrerons quelles stratégies ont été mises en place par le maillage des acteurs du territoire et le territoire frontalier.
Pause dîner
La pratique du coworking : l’expérience de cas québécois
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Communication orale
Le Coworking Pop-up Lab : le futur du télétravailPhi Nguyen (Pop-up Lab Espace collaboratif)
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Communication orale
Le Coworking sur la Rive-Sud : les expériences et transformations au fil du tempsIan-Patrick Thibault (UQAM - Université du Québec à Montréal)
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Communication orale
Montréal CoWork : L’authenticité au cœur du coworkingFrancis Talbot (TÉLUQ - Université du Québec)
Montréal CoWork est un espace de coworking de taille moyenne créé en tant qu’entreprise familiale il y a maintenant 5 ans. Montréal CoWork s’est donné la mission d'accueillir les entrepreneurs immigrants et de leurs fournir des outils concrets et abordables dans le but de mettre toutes les chances de leur côté pour réussir une installation solide à Montréal pour eux, leur famille et leur entreprise. L’importance de créer un lieu où les gens se sentent bien accueillis et là où ils peuvent être eux-mêmes est donc au cœur de notre mission. Nous avons basé notre approche sur trois piliers importants pour arriver à cette fin, soit le bonheur au travail, l’entrepreneuriat et la réalité de l’immigration. Nous avons découvert à travers nos efforts qu’une racine unit ces trois grands piliers : l’authenticité. Qu’est-ce qui bloque les gens à être authentiques et qu’est-ce qui les encourage à l’être ? Nous nous demandons comment est-ce possible que l’humain passe plus de la moitié de son temps éveillé dans un endroit qui ne contribue pas à son bonheur ou son bien-être ? En effet, pour créer un lieu de communauté, l’authenticité et le bien-être sont nécessaires pour créer des liens entre les gens. Comment est-ce que nous avons réussi à créer un sentiment d’appartenance à un espace de communauté ? Ma présentation vous expliquera donc ce que nous avons distingué comme étant les sources du succès de notre belle communauté qui augmente les connections entre membres.
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Communication orale
Le Tiers Lieu, plus qu’un coworking : un commun de solidaritéMarie-Anne Perreault (USP - Université Saint-Paul)
Incorporé comme coopérative de solidarité en 2016, Le Tiers Lieu a vu le jour avec l’objectif de créer une communauté entrepreneuriale solidaire à Laval (Québec). Ayant vu son membership passé de 5 membres à plus d’une centaine depuis son ouverture, la pertinence du Tiers Lieu n’est plus à démontrer. Parce qu'il utilise l'intelligence collective et la solidarité comme liant entre ses membres, Le Tiers Lieu utilise des pratiques de communing qui en font un système social, dépassant ainsi le simple concept de coworking (De Angelis, 2017). En nous référant au concept de commun (Ostrom, E., 0990), nous vous illustrerons comment le caractère distinctif du Tiers Lieu s'opère et ce qui en fait un safe space propice à la création de synergies et au développement de projets.
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Communication orale
Coworking familial @Workbase : plus qu’un espace de travail au cœur de la villeLaura Barranco (@WORKBASE)
@Worbase est un coworking familial créé en 2019 par une famille Québécoise, dont les espaces de travail sont basés dans une ancienne usine de textile en plein cœur du centre ville de Montréal : Rue St Catherine Ouest.
Ce lieu a été créé pour satisfaire les besoins des entreprises de toutes tailles désirant oeuvrer dans un environnement créatif et interactif. Notre objectif est de participer à la création d’une communauté, où chaque membre a l’opportunité d’échanger et de transmettre ses connaissances en tant qu’entreprises ou startups.
Nous proposons des abonnements flexibles dans des espaces de travail ouverts partagés ou des bureaux privés, un accès 24/7 sécurisé, des imprimantes professionnelles, Internet haut débit, du café/thé/bière, un portail communautaire pour tous les résidents, un service de réception et divers événements de réseautage. Nos espaces communs encouragent à rassembler les membres plutôt qu’à les séparer. C’est un excellent moyen de partager les expériences et d’avoir des conversations constructives en face à face. Nous offrons également de belles salles de conférence connectées avec différentes ambiances, idéal pour le travail d’équipe ou pour d’importantes rencontres avec des clients et investisseurs.
Enfin, nous mettons à disposition des cabines téléphoniques insonorisées pour vos appels ainsi que plusieurs espaces détentes. @Workbase est un espace de coworking où il fait bon travailler, échanger et passer du temps.