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Informations générales

Événement : 90e Congrès de l'Acfas

Type : Colloque

Section : Section 600 - Colloques multisectoriels

Description :

Nous vivons dans une société où l’apparence et l’alimentation occupent une place prépondérante. Bien qu’il y ait de plus en plus d’initiatives sociales visant à favoriser la diversité corporelle et les approches bienveillantes de l’alimentation, les normes sociétales en vigueur font en sorte que de très nombreuses personnes sont insatisfaites de leur image corporelle, souhaitent contrôler leur poids ou sont très préoccupées par ce qu’elles mangent. Le rapport que nous entretenons avec notre corps et avec la nourriture est lié à nos attitudes, émotions, croyances et comportements dans différentes sphères de la vie. Par exemple, notre façon de percevoir notre corps est inextricablement lié à notre rapport avec les aliments de même qu’à différents indicateurs de santé physique et psychologique. Nos comportements alimentaires et notre image corporelle influent également sur notre façon de percevoir les autres, notre envie (ou pas) d’entrer en relation avec eux et notre façon d’interagir avec eux. Or, de nombreuses personnes ont une perception négative de leur corps et un rapport conflictuel avec la nourriture. La récente pandémie de COVID-19 a d’ailleurs entraîné une exacerbation de la détresse liée à l’image corporelle et aux comportements alimentaires, notamment en raison de changements marqués dans la routine quotidienne des gens (ex. : confinement, accès constant à la nourriture, moins d’occasions d’activité physique, plus de temps passé sur les réseaux sociaux). C’est dans cette optique qu’il paraît important de poursuivre les recherches visant à mieux comprendre le rapport que les gens entretiennent avec leur corps et avec la nourriture.

Dans ce colloque, nous proposons donc de réunir des chercheurs et chercheuses qui travaillent à des problématiques liées au comportement alimentaire et/ou à l’image corporelle, et ce, dans l’objectif de : 1) faire émerger de nouvelles idées et collaborations de recherche; 2) informer les scientifiques et le grand public au sujet des dernières avancées dans le domaine; et 3) dégager des pistes d’intervention concrètes afin de mieux guider les intervenant·e·s qui travaillent auprès de personnes préoccupées par leur alimentation, leur poids et/ou leur image corporelle.

Remerciements :

Le colloque a été rendu possible grâce au financement du Fonds d'Animation et de diffusion de la Recherche (FAR) de l'UQTR, de la Chaire de recherche du Canada sur les déterminants psychologiques et sociaux des comportements alimentaires et de la Chaire d'excellence en enseignement UQTR sur la formation au traitement des troubles alimentaires.

Date :

Format : Sur place et en ligne

Responsables :

Programme

Communications orales

Conférences

Salle : Rimouski - Secteur Sud — Bâtiment : HEC Montréal - Decelles
  • Communication orale
    Relation avec le corps, l’alimentation et l’activité physique : comment se portent les Québécois.es?
    Andrée-Ann Dufour Bouchard (ÉquiLibre)

    Dans la société actuelle, la minceur est encore très valorisée, la culture des diètes est omniprésente, de même que les nombreux préjugés à l’égard du poids. Le poids est donc une source de préoccupation importante pour plusieurs personnes.

    Comment se porte l’image corporelle de la population québécoise? Comment influence-t-elle la relation que les gens entretiennent avec la nourriture et l’activité physique? Sommes-nous toujours influencés par les modèles irréalistes de « beauté » qui nous sont présentés? Certains groupes de la population sont-ils plus vulnérables à cette pression?

    Découvrez toutes les réponses à ces questions dans cette conférence d’Andrée-Ann Dufour Bouchard, nutritionniste et cheffe de projets pour l’organisme d’expertise sur l’image corporelle ÉquiLibre. Elle vous présentera les résultats du sondage Préoccupations envers le poids, l’alimentation et la pratique d’activité physique réalisé par Léger, pour ÉquiLibre, en août 2022 auprès de 1 808 Québécois.es âgé.e.s de 14 ans et plus.

  • Communication orale
    Les effets d’une image corporelle négative sur l’ajustement scolaire d’enfants et d’adolescents : deux études longitudinales
    Fanny-Alexandra Guimond (Université d’Ottawa)

    Plus de la moitié des jeunes ont une image négative de leur corps, ce qui est susceptible d’affecter leur ajustement scolaire. Ainsi, cette présentation vise à mieux comprendre les rapports peu documentés entre l’image corporelle, l’engagement scolaire et la motivation à l’école d’enfants et d’adolescents. Une première étude longitudinale qui porte sur l’insatisfaction corporelle et l’engagement scolaire chez 353 enfants sera présentée, ainsi que l’effet modérateur de facteurs de risque. Les résultats montrent que les enfants qui présentent une plus grande insatisfaction corporelle étaient moins engagés en classe, et ce surtout s’ils vivaient du rejet par leurs pairs ou des difficultés intériorisées. Une seconde étude longitudinale qui porte sur les préoccupations par rapport à l’image corporelle et le sentiment d’appartenance et de compétence à l’école chez 1 296 enfants et 1 390 adolescents sera présentée. Des modérateurs sont aussi examinés. Les résultats révèlent que les élèves qui étaient plus préoccupés par leur image corporelle ressentaient moins que leurs besoins d’appartenance et de compétence étaient comblés à l’école, et ce surtout s’ils se faisaient taquiner par leurs pairs ou s’ils recevaient peu de soutien de la part de leurs enseignants. Des différences liées au genre et à l’âge seront discutées. Somme toute, ces deux études soulignent l’importance de considérer l’image corporelle, un facteur peu étudié pouvant affecter le parcours scolaire des jeunes.

  • Communication orale
    L’image corporelle des tout-petits : ce qu’en pense le personnel des services de garde en milieu éducatif
    Annie Aimé (UQO - Université du Québec en Outaouais), Mylène Dault (Les Ateliers Silhouette; Réseau santé Nouvelle-Écosse et Réseau santé Terre-Neuve-et-Labrador)

    Les préoccupations en lien avec l’image corporelle apparaissent dès l’âge de trois ans. Elles sont reliées à l’apparition de problèmes de santé mentale, incluant les troubles des conduites alimentaires. Dans une visée préventive, il importe d’intervenir tôt dans l’enfance et d’impliquer les membres du personnel des services de garde. Toutefois, rares sont les recherches portant sur la compréhension qu’ont ceux-ci de ce qu’est l’image corporelle des enfants et de leur rôle quant à son développement. Les membres du personnel de deux milieux de garde éducatif à la petite enfance des communautés acadienne et francophones en situation minoritaire (n = 41 ; 90,2% de femmes) ont répondu à des questions portant sur : (1) leurs connaissances par rapport à l’image corporelle des tout-petits; (2) les responsabilités qu’ils ont et les comportements qu’ils croient important d’adopter dans le contexte de leur travail pour favoriser une image corporelle positive et une saine estime de soi; (3) leur propre image corporelle. Les réponses des participants indiquent qu’ils considèrent savoir ce que signifie le terme image corporelle et connaître les facteurs qui l’influencent. Ils rapportent également se sentir aptes à aider les enfants à développer une image corporelle positive. Toutefois, certaines de leurs réponses suggèrent qu’il est important de mieux les informer quant aux effets potentiels de leurs croyances et comportements sur le développement de l’image corporelle des enfants.

  • Communication orale
    Comprendre la cooccurrence entre les attitudes et comportements alimentaires problématiques et l’anxiété chez les jeunes
    Isabelle Thibault (UdeS - Université de Sherbrooke)

    La cooccurrence entre les attitudes et comportements alimentaires problématiques (ACAP) et l’anxiété à l’adolescence est bien démontrée. Pour l’expliquer, certains chercheurs posent l’hypothèse que les ACAP sont une réponse adaptative à l’anxiété, mais cela ne permet pas de comprendre pourquoi certains jeunes présentent seulement l’une ou l’autre des problématiques. Cette étude vise donc à distinguer les facteurs de risque liés à la cooccurrence ACAP — anxiété, de ceux liés aux ACAP ou à l’anxiété uniquement, et ce, à une période sensible pour le développement socio émotionnel, c’est-à-dire le début de l’adolescence. Méthode : L’échantillon est composé de 1492 élèves (49.9 % de filles) de 1er et 2e secondaires âgés en moyenne de 12.59 ans (é.-t. = 0.69). Inspiré des théories de l’adversité, quatre sous-groupes ont été créés sur s’appuyant sur les variables du SCARED et du ChEAT. Des régressions logistiques multinomiales ont été menées afin d’identifier les facteurs permettant de prédire l’appartenance à ces groupes. Résultats : Les facteurs de risque qui augmentent la probabilité de présenter une comorbidité ACAP - anxiété sont le perfectionnisme, la faible estime de soi, la peur du jugement, l’attitude envers les problèmes et l’évitement cognitif. Conclusions : Les résultats de l’étude ciblent donc des facteurs de risque qui devraient faire l’objet d’intervention pour prévenir l’apparition de symptômes anxieux, de DE, mais surtout de la comorbidité DE – anxiété.


Communications orales

Flashtalks – Présentations étudiantes

Salle : Rimouski - Secteur Sud — Bâtiment : HEC Montréal - Decelles
  • Communication orale
    Étude d’adaptation et de validation de la version française du questionnaire UMB-FAT
    Kathy Belanger (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Noémie Carbonneau (Université du Québec à Trois-Rivières), Ariane Cassista (Université du Québec à Trois-Rivières), Marie-Pierre Gagnon-Girouard (Université du Québec à Trois-Rivières)

    Objectif : Le but de l’étude est l’adaptation et la validation d’une version francophone de l’Universal Measure of Bias- fat version (UMB-FAT) dans un échantillon de Canadien.nes habitant dans la province de Québec. Cette échelle permet de mesurer les préjugés envers les personnes obèses. Méthode : Au total 204 personnes francophones (âge moyen = 41,1 ans, ET= 12,1) ont répondu au questionnaire en ligne. La validité de l’UMB-FAT en français a été explorée à l’aide d’une analyse factorielle confirmatoire, du calcul des coefficients alpha et d’un test de fiabilité test-retest . Résultats : La structure factorielle de cette traduction est comparable à celle proposée dans la version originale. La version en français du UMB-FAT présente une bonne cohérence interne, avec un alpha de Cronbach de 0,89. Le test-retest montre une excellente stabilité temporelle avec un coefficient de corrélation intraclasse de 0,95 dans un intervalle de confiance à 95% de 0,92 à 0,97. La validité convergente analysée par la corrélation avec les scores totaux de l’Antifat Attitudes scale (AFA, Crandall, 1994) et du Attitudes Towards Obese Persons scale (ATOP, Allison et al., 1991) est bonne. Le score total de préjugés n’est pas significativement relié à la désirabilité sociale. Conclusion : La version française du UMB-Fat présente des qualités psychométriques satisfaisantes et constitue un outil valide afin d’examiner les préjugés envers le poids.

  • Communication orale
    L’EFFET ÉQUILIBRE : Une étude randomisée pour évaluer une campagne de l’organisme ÉquiLibre sur l’image corporelle
    Ariane Cassista (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Claude Chagnon (Université du Québec à Trois-Rivières), Andrée-Ann Dufour-Bouchard (Groupe ÉquiLibre), Marie-Pierre Gagnon-Girouard (Université du Québec à Trois-Rivières)

    Le projet porte sur l’évaluation randomisée de l’impact de la campagne de sensibilisation La semaine Le poids? Sans commentaire! réalisée par l’OBNL ÉquiLibre, qui œuvre pour promouvoir une image corporelle positive et une plus grande place à la diversité corporelle dans la société québécoise. ÉquiLibre a mis en place cette campagne pour sensibiliser la population aux commentaires liés aux poids. Qu’ils soient positifs ou négatifs, les commentaires sur le poids ont tous un impact sur l’image corporelle des personnes qui les reçoivent. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de la campagne en observant l’évolution de l’image corporelle et des préjugés corporels avant et après l’exposition en ligne. Les 203 participant.e.s recruté.e.s sur les réseaux sociaux ont été séparé.e.s en deux groupes (contrôle et expérimental) pour répondre aux questionnaires en ligne (pré et post exposition).L’image corporelle en lien avec le poids des participant.e.s s’améliore significativement suite à la campagne, mais c’est aussi le cas des participant.e.s du groupe contrôle (p = 0,008). Les participant.e.s du groupe expérimental montrent une plus grande diminution des préjugés corporels que les participant.e.s du groupe contrôle, mais cette différence est marginalement significative (p=0,054). Cette étude est la première au Québec à évaluer l'impact positif d’une campagne en ligne sur l'image corporelle en plus de permettre à l'organisme ÉquiLibre de documenter l'impact de ses actions.

  • Communication orale
    L’image corporelle selon l’identité de genre
    Annie Aimé (Université du Québec en Outaouais), Marie-Ève Blackburn (ECOBES-Recherche et Transfert), Martin Blais (Université du Québec à Montréal), Jacinthe Dion (Université du Québec à Chicoutimi), Christophe Maïano (Université du Québec en Outaouais), Rose Poirier (UQO - Université du Québec en Outaouais), membres de l' (International Academy of Body Image)

    Cette étude vise à déterminer si l'image corporelle positive (appréciation corporelle) et l’image corporelle négative (insatisfaction corporelle, préoccupation à l’égard du poids/de la silhouette, internalisation des idéaux de minceurs/muscles, biais cognitifs à l’égard du poids et stratégies comportementales pour modifier le poids/les muscles) diffèrent chez des adultes émergents selon l'expérience interne d’être une personne cisgenre ou d’être une personne transgenre (incluant non-binaire, agenre et bigenre). L’étude s’inscrit dans une collecte de données conduite à l’international entre juillet 2018 et décembre 2019. Au total, 6272 adultes émergents âgés de 18 à 30 ans (M=21.54 ; ÉT= 3.13) provenant de la Chine, du Canada, des États-Unis, de l’Espagne, de la Belgique, de l’Italie, du Japon et de l’Australie ont rempli un questionnaire en ligne. Les personnes transgenres présentent une image corporelle plus négative et une image corporelle positive moins élevée que les personnes cisgenres. Ainsi, la population trans présente non seulement des insatisfactions corporelles plus importantes, mais elle bénéficie également moins du facteur de protection que représente l’image corporelle positive. Comme l’image corporelle positive est liée à une meilleure santé mentale et un plus grand bien-être psychologique, il y a lieu de se questionner sur la manière de soutenir le développement de celle-ci chez les personnes de la diversité de genre.


Dîner

Dîner libre

Salle : Rimouski - Secteur Sud — Bâtiment : HEC Montréal - Decelles

Communications orales

Conférence d’honneur – Mickaël Bergeron

Salle : Rimouski - Secteur Sud — Bâtiment : HEC Montréal - Decelles
  • Communication orale
    Pour ne pas mourir de honte
    Mickaël Bergeron

    La honte n’a jamais permis à quelqu’un d’être en santé. Pourtant, plusieurs entreprises qui prétendent vouloir le bienêtre de sa clientèle et même des gens qui ont étudié en santé utilisent une forme ou l’autre de dévalorisation quand vient le temps d’aborder le poids, l’image corporelle ou l’alimentation.

    Comment les normes sociales influencent-elles la santé de la population? Quel impact la honte peut-elle avoir sur la santé des personnes grosses? Pourquoi certaines personnes développent une méfiance envers le système de santé?

    À partir de son propre vécu, mais aussi de plusieurs années de collecte de témoignages et de recherche sur la grossophobie, Mickaël Bergeron propose que pour aider une personne qui consulte ou pour améliorer la santé publique, il faut inévitablement briser ce cercle vicieux de dévalorisation et de stigmatisation.


Communications orales

Conférences

Salle : Rimouski - Secteur Sud — Bâtiment : HEC Montréal - Decelles
  • Communication orale
    Sommes-nous des "mangeurs compétents"? Examen des liens entre les compétences alimentaires, l'alimentation intuitive et l'estime corporelle dans la population québécoise
    Elise Carbonneau (Université Laval), Noémie Carbonneau (Université du Québec à Trois-Rivières), Sophie Drouin-Rousseau (Université du Québec à Trois-Rivières), Audrée-Anne Dumas (Centre Nutrition, Santé et Société (NUTRISS), Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (INAF), Geneviève Lavigne (Université du Québec à Trois-Rivières)

    Selon le modèle ecSatter (Satter, 2007) le principe de compétence alimentaire est au cœur d’une relation saine avec la nourriture. Ce modèle postule que les mangeurs compétents ont 1) des attitudes positives à l’égard de la nourriture, 2) des compétences d'acceptation des aliments, 3) des compétences de régulation interne, et 4) des compétences et des ressources pour gérer le contexte alimentaire et planifier les repas. Le modèle dépeint les mangeurs compétents comme positifs, détendus et flexibles lorsqu’ils mangent. Cette présentation portera sur un projet visant à documenter, pour une première fois auprès d’adultes québécois, les compétences alimentaires selon le modèle ecSatter. À la suite d’un processus de traduction et de validation, un questionnaire adapté à la population québécoise a été utilisé pour caractériser les mangeurs compétents en termes de caractéristiques sociodémographiques, d’image corporelle ainsi que d’attitudes et comportements alimentaires. Nos analyses suggèrent que les mangeurs compétents ont un plus faible poids corporel, une meilleure estime corporelle (indépendamment du poids corporel), une alimentation plus intuitive, ainsi qu’une plus grande motivation autodéterminée à l’égard de l’alimentation. La suite des travaux visera à étudier le modèle de compétences alimentaires chez des individus en situation de vulnérabilité socioéconomique.


Communications orales

Flashtalks– Présentations étudiantes

Salle : Rimouski - Secteur Sud — Bâtiment : HEC Montréal - Decelles
  • Communication orale
    Image corporelle, poids et alimentation : portrait des préoccupations des femmes enceintes
    Julie Achim (Université de Sherbrooke), Audrey Brassard (Université de Sherbrooke), Tania Fruchier (Université de Sherbrooke), Anne-Laurence Gagné (UdeS - Université de Sherbrooke), Dominique Meilleur (Université de Montréal), Valérie Simard (Université de Sherbrooke)

    La transition à la maternité représente une période d’importants changements pour les femmes qui se confrontent à des transformations psychiques et corporelles mettant à l’épreuve leurs capacités d’adaptation. Ce contexte représente une période propice au développement de préoccupations, notamment à l’égard de l’image corporelle, du poids et de l’alimentation. L’objectif de cette étude est d’évaluer la présence et l’intensité des attitudes et comportements à l’égard de l’image corporelle, du poids et de l’alimentation (ACIA) chez un groupe de femmes enceintes et à identifier des caractéristiques qui y sont liées. Pour ce faire, 103 femmes enceintes ont rempli un questionnaire portant sur leurs ACIA au cours des derniers mois. La majorité des femmes interrogées rapportent des préoccupations à l’égard de la nourriture, de la silhouette ou du poids et 4 à 10 % d’entre elles atteignent un seuil clinique quant à l’une de ces thématiques. L’indice de masse corporelle pré-grossesse et la prise de poids au cours de la grossesse sont liés à ces préoccupations. La présence simultanée de nausées et de vomissements, les antécédents personnels d’anxiété, les troubles du sommeil et les fringales nocturnes constituent les caractéristiques des femmes les plus préoccupées. Ces résultats soulignent l’importance de demeurer attentif aux préoccupations que peuvent vivre les femmes enceintes lors de leur grossesse afin de leur offrir le soutien nécessaire.

  • Communication orale
    Un pré-pilotage d’une activité observationnelle des pratiques parentales liées à l’image corporelle et l’alimentation
    Olivia Gardam (Université d’Ottawa), Fanny-Alexandra Guimond (Université d'Ottawa), Karen Martinez Zarate (Université d'Ottawa)

    Les parents exercent une influence importante sur le développement de l’image corporelle chez leurs enfants, mais la majorité des études antérieures se sont centrées sur les pratiques parentales problématiques qui renforcent la transmission parent-enfant de l’insatisfaction corporelle. Il est alors essentiel d’identifier des pratiques parentales aidantes, ainsi que leurs effets sur le développement de l’image corporelle chez les jeunes, étant donné que les parents rapportent ne pas savoir comment favoriser une image corporelle saine chez leurs enfants. Ainsi, le but de notre étude était de développer une activité observationnelle pour des dyades parent-enfant qui mesure les pratiques parentales générées spontanément en présence de l’enfant. Dans ce pré-pilotage, 10 dyades parent-enfant ont discuté de vignettes dans lesquelles des familles font face à des dilemmes fictifs liés à l’image corporelle et à l’alimentation. Ensuite, une entrevue avec les parents a été effectuée afin de recevoir leur rétroaction quant au format et au contenu de l’activité. Les conversations lors de l’activité observationnelle et de l’entrevue seront analysées qualitativement afin de savoir quelles modifications doivent être apportées à l’activité avant de débuter sa validation et de documenter la variété de thèmes (c.à.d. pratiques parentales) abordés par les parents pour chaque vignette. Les thèmes centraux abordés par les parents, ainsi que les pratiques aidantes qui ressortent seront présentés.

  • Communication orale
    Le plaisir alimentaire comme levier potentiel dans la promotion d'une alimentation saine chez les adultes ayant un poids élevé : le point de vue des nutritionnistes
    Alexandra Bédard (Centre Nutrition, santé et société (NUTRISS), INAF, Université Laval), Simone Lemieux (Centre Nutrition, santé et société (NUTRISS), INAF, Université Laval), Julia Lévy-Ndejuru (Université Laval)

    De nombreuses personnes ayant un poids élevé sont préoccupées par leur poids et leur alimentation. Cela peut les mener, entre autres, à consulter des nutritionnistes afin de changer leurs habitudes alimentaires. Le plaisir alimentaire est un levier potentiel dans la promotion d’une alimentation saine et d’une relation à la nourriture positive. Nous nous sommes intéressées à la place du plaisir dans les interventions cliniques de 19 nutritionnistes québécoises qui travaillent auprès de personnes ayant un poids élevé et œuvrent dans divers milieux de pratique. Nos analyses préliminaires indiquent qu’elles perçoivent généralement le plaisir comme un levier important dans leurs interventions en saine alimentation et qu’elles ont recours à une variété d’interventions pour le favoriser. En plus de travailler diverses dimensions du plaisir alimentaire avec cette clientèle (p.ex. plaisir gustatif, découverte de nouveaux aliments), elles interviennent également sur des facteurs pouvant faire entrave au plaisir, tel que les fausses croyances en lien avec l’alimentation et le poids.


Communications orales

Conférence et mot de la fin

Salle : Rimouski - Secteur Sud — Bâtiment : HEC Montréal - Decelles
  • Communication orale
    Intégrer le plaisir de manger dans nos interventions visant à favoriser la saine alimentation : comment s’y prendre?
    Simone Lemieux (Université Laval)

    Les liens qui relient la qualité de l’alimentation à la santé ont été bien documentés. Malgré ces connaissances, les habitudes alimentaires de la population ne sont pas optimales et semblent difficiles à améliorer. Par ailleurs, le fait de focaliser sur les attributs « santé » des aliments pour favoriser de meilleures habitudes alimentaires peut présenter certains écueils. À cet effet, certaines études ont suggéré qu'il existe une perception assez forte selon laquelle les aliments qui sont "bons" pour la santé sont nécessairement moins savoureux et moins gratifiants que les aliments "moins bons pour la santé". Cette perception pourrait compromettre les efforts visant à adhérer à de saines habitudes alimentaires compte tenu de l'importance du goût et du plaisir de manger dans les choix alimentaires quotidiens. Dans ce contexte, des interventions qui utiliseraient le plaisir de manger comme un allié plutôt que comme un adversaire à une alimentation saine pourraient être pertinentes. Ainsi, l’élaboration d’une intervention qui intègre le plaisir de manger pour promouvoir la saine alimentation est l’objet principal de notre programmation actuelle de recherche. La présentation portera principalement sur les étapes nécessaires à la mise en place d’une telle intervention. Notamment, les travaux effectués visant à établir comment le concept de plaisir alimentaire est défini dans la littérature scientifique et dans notre population seront présentés.