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Informations générales

Événement : 90e Congrès de l'Acfas

Type : Colloque

Section : Section 400 - Sciences sociales

Description :

La pandémie de COVID-19 a été le creuset d’une intense circulation d’images présentant des canapés, divans et autres fauteuils meublant nos séjours. Demeurer à la maison dans son canapé y devenait tantôt un geste héroïque, tantôt un indice d’une société toujours plus atomisée, voire d’un repli sur soi témoignant d’un monde égocentré et d’une consommation ostentatoire. Les images de divans abondent dans la culture populaire, alors que ceux-ci sont mobilisés dans les productions médiatiques et les discours populaires afin de résumer un ensemble de relations sociales et de rapports de pouvoir : du cabinet de psychanalyse au sous-sol de banlieue, des réceptions familiales, aux balcons, affiches et soirées télé, aux nuits à l’extérieur de chez soi, ils permettent d’évoquer la liberté, l’identité et l’assujettissement, notamment. Dans le monde de la recherche, les divans sont aussi évocateurs. Si plusieurs qualifient de armchair des méthodes éloignées des communautés et des enjeux quotidiens, d’autres soulignent leur importance dans la valorisation de l’intuition et de l’imagination, et suggèrent ainsi que l’image du divan est révélatrice de politiques du terrain singulières.

Ce colloque est donc une invitation à considérer divans et canapés en tant qu’ils meublent nos vies autant pour leurs significations, pour les discours, politiques et idéologies qu’ils incarnent et véhiculent, pour leurs circulations, pour les relations sociales qu’ils rendent possibles ou touchent, pour l’attachement que nous leur vouons, pour leur articulation à une société de consommation, etc. Bref, il s’agit de les appréhender en tant qu’objets et phénomènes culturels qui peuplent nos quotidiens et nos habitations, dans la foulée d’une tradition d’analyse de la culture matérielle qui s’est imposée dans les sciences sociales depuis la fin des années 1970.

Date :

Format : Sur place et en ligne

Responsables :

Programme

Communications orales

Des canapés au cœur de rapports de pouvoir

Gabrielle B. Fortier et Élisabeth Mercier nous proposent des présentations au format Critical karaoke alors que Line Grenier, Karine Bellerive et Mariana Villareal nous offrirons une performance. Toutes placent le divan au coeur de rapports de pouvoir particuliers.

Salle : Z-245 — Bâtiment : Université de Montréal - Claire McNicoll
  • Communication orale
    « The Fainting Bride » : Excaver la chaise longue victorienne pour une (re)mise en scène féministe de McLuhan
    Gabrielle Fortier (UdeM - Université de Montréal)

    Les imaginaires collectifs sont peuplés par des scènes de femmes victoriennes qui s’évanouissent (van Dijk & Wieling, 2009) et qui doivent s’étendre sur des divans éponymes (« fainting couch ») pour reprendre leurs esprits (BE AMAZED, 2021; Kniggendorf, s. d.; Lucy’s Corsetry, s. d., 2015). Ainsi, afin d’explorer les enchevêtrements matériels qui émergent autour de la figure du « divan d’évanouissement », je reprendrai la méthodologie féministe de Sarah Sharma et Rianka Singh proposée dans Re-Understanding Media : Feminist Extensions of Marshall McLuhan (2022) pour analyser le divan d’évanouissement comme médium. En reprenant McLuhan (McLuhan, 2001; McLuhan & Gordon, 2003), je chercherai à expliciter les manières qu’ont ces divans « to work us over completely » (McLuhan & Fiore, 2001) et ce, spécifiquement en ce qui concerne les rapports de genre.

    L'idée du « fainting couch » a des résonances contemporaines d’autant plus politisées (Illing, 2016). Il s’agit, pour certain.e.s, d’une manière de caractériser une forme de féminisme où les femmes se victimisent à outrance (Hoff Sommers, dans Illing, 2016). Il semble, donc que le divan d’évanouissement se soit inscrit dans les imaginaires collectifs de manière assez durable (Mendelsohn, 2022). À ce titre, de se pencher (voire de s’allonger) sur ce meuble peut permettre de rendre compte des rapports de pouvoir genrés qui participent à définir les géographies de nos intimités collectives.

  • Communication orale
    Imaginaire du divan et sexualité adolescente
    Élisabeth Mercier (Université Laval)

    Dans les années 2000, au plus fort de la panique morale entourant l’hypersexualisation
    des filles, les divans, sofas et autres chaises longues étaient le théâtre de bon nombre
    d’inquiétudes exprimées par les adultes quant à l’autonomie sexuelle des jeunes. Parmi
    celles-là, le « sofa party » que le quotidien Le Devoir présentait comme une activité
    populaire au cours de laquelle des filles faisaient supposément des fellations à des
    garçons assis en rangée « sur le sofa usé » (Chouinard, 2005). Si le divan symbolisait
    encore récemment le lieu de la débauche adolescente, il cristallise aujourd’hui les craintes
    quant à la soi-disant asexualité des jeunes qui seraient désormais à la recherche de
    confort et de bien-être, plus intéressés par Netflix que par la sexualité. Dans tous les cas,
    on estime que les jeunes ne vont pas bien et leur sexualité inquiète.
    Dans une présentation au format critical karaoke, j’explorerai les enjeux
    d’hétéronormativité et le double standard qui informent les discours publics et les
    représentations de la sexualité adolescente, à partir de la place qui occupe le divan. Plus
    précisément, je soulignerai l’injonction paradoxale avec laquelle les filles doivent sans
    cesse composer, à savoir être sexuelle (ne pas se contenter d’écouter des séries sur leur
    divan) mais pas trop (ne pas participer à un sofa party).

  • Communication orale
    Quand elles font aujourd’hui leur vieux divan : vieillissements pluriels et pratiques endurantes
    Karine Bellerine (UQAM), Line Grenier (UdeM - Université de Montréal), Mariana Villarreal Herrera (UdeM - Université de Montréal)

    Fabriquer son divan, c’est « faire vieux », « faire avec du vieux », « faire du vieux »? Nous souhaitons interroger les passés, présents et futurs du divan comme scène hybride de repos, de création, de production et d’oisiveté pour des femmes en contextes domestiques. À l’aune des vieillissements pluriels (Charpentier, et. al. 2010), humains comme autres/+ humains (Katz, 2005), il s’agira de soulever les enjeux entrecroisés de classe, d’âge et de genre, notamment, qui sous-tendent cette scène, ainsi que les rapports de pouvoir et les inégalités qui participent à l’émergence et l’endurance de certaines pratiques et tendances contemporaines (cottage- et grandma core, handmaking, cocooning, etc.) devenues particulièrement saillantes depuis le début de la pandémie (Brand, 2021; Waller, 2022; Johnston, 2022). Nous proposons de mettre le divan en action dans le cadre d’une performance in situ et d’une création audiovisuelle incluant, entre autres, un braconnage d’images qui circulent sur les réseaux sociaux, un montage d’extraits de chansons populaires et un collage de photos et d’extraits de textes, tant académiques que littéraires.


Communications orales

Des sofas qui font faire

Eli Marcelli nous présente une conférence-performance alors que Charlet Brethomet performera une prosoposée. Albertine Thunier animera un atelier ludique. Tou.te.s nous inviterons à réfléchir les affordances des sofas: que peuvent-ils? que nous font-ils faire?

Salle : Z-245 — Bâtiment : Université de Montréal - Claire McNicoll
  • Communication orale
    Une réflexion critique sur les institutions du savoir à partir des potentialités relationnelles du divan.
    Eli Marcelli (UdeM - Université de Montréal)

    Comme une invitation à réfléchir ensemble autour du et sur le divan, cette «conférence-performance» cherche à interroger les potentialités que le divan déploie au sein d’un espace donné. À travers la performativité même de sa présence et de son utilisation lors de cette journée de colloque d’où je présenterais ma conférence-performance, je propose de transcender l’idée du divan comme seulement mobilier ou support, en avançant l’idée que le divan est aussi medium. En examinant des pratiques relationnelles d’artistes montréalais-es, tel-les que celles de Devora Neumark et Map, je mettrai en évidence les manières dont ces artistes révèlent que le divan est un medium relationnel qui fonctionnent à partir de son effacement. Ainsi, en utilisant le divan comme mobilier, support et medium au sein de cette conférence-performance, je cherche à interroger à la fois les possibilités offertes par sa présence au sein des institutions du savoir, tout comme ce qu’il révèle de nos interactions sociales au sein de ces institutions. En déplaçant la performance artistique sur le terrain des formes de l'énonciation scientifique, je cherche à remettre en question les normes sociales sur lesquelles s'appuient les institutions du savoir pour transmettre et asseoir leur légitimité à travers des formes hégémoniques, telles que celle de la conférence; et ce, en expérimentant directement les potentialités transformatrices de ce que le divan comme medium a à nous offrir dans nos pratiques sociales.

  • Communication orale
    Phénoménologie du divan ou l’itinéraire d’un divan en détresse
    Charlet Brethome (UQAM - Université du Québec à Montréal)

    Le récit débute au croisement de deux rues montréalaises où je (le divan) suis laissé à l’abandon depuis plusieurs heures. Mes anciens propriétaires ont laissé une signalisation « divan gratuit, pas de puce de lit ». Laissé là, je représente la vie privée, l’intimité et le risque de contagion d’une intimité à une autre, entre inconnu.es. Depuis mon premier achat, j’ai archivé sur mes coussins une multitude de configurations. J’ai d’abord été utilisé comme dispositif psychanalytique (Roussillon, 2005). Ensuite, je fus placé au centre d’une pièce construite pour moi, face à une télévision et devant une table basse (Granier, 2003). Mon itinéraire se termine dans des salles proches des pistes de dance pour que les participant.es d’évènements festifs puissent se reposer, se réfugier, se sentir en sécurité (Brethomé, 2021).


Dîner

Dîner

Salle : Z-245 — Bâtiment : Université de Montréal - Claire McNicoll

Communications orales

Des divans qui organisent

Fannie Valois-Nadeau nous propose une exploration d'éléments visuels et discursif d'un terrain de recherche en construction. Martin Lussier offrira une performance sous la forme d'un collage de textes tirés de biographies d'artistes commenté. Dans un format de communication classique, David Grondin clôturera ce panel qui révèle et explore le divan en tant qu'il s'intègre comme élément organisant au sein d'(infra)structures sociomatérielles singulières.

Salle : Z-245 — Bâtiment : Université de Montréal - Claire McNicoll
  • Communication orale
    Que la Force soit avec nous : Regards sur le spectacle sportif féminin consommé depuis le divan
    Fannie Valois-Nadeau (UQO - Université du Québec en Outaouais)

    Cette présentation vise à explorer les formes télévisuelles du spectacle sportif féminin, et plus particulièrement celles qui ont trait à la nouvelle équipe de hockey féminin professionnelle, la Force de Montréal. Élément central d’une culture du divan, le sport est depuis le début de la télévision un élément phare de la programmation télévisuelle, nécessaire au développement des chaînes câblées. Historiquement, une relation d’interdépendance s’est dessinée entre les sports et les médias, où d’une part le spectacle sportif génère une grande part des côtes d’écoute et où d’autre part, les médias (notamment télévisés) sont essentiels à l’essor et à la popularité du sport professionnel. Ce que plusieurs auront nommé le « sport/media complex » s’est alors développé à travers la diffusion d’un contenu sportif essentiellement masculin, conçu et destiné à un sportif de salon imaginé comme étant d’emblée masculin. Après avoir assisté à une invisibilisation du public féminin, mais aussi à une marginalisation des sportives et des journalistes sportives, on assiste à une incursion de plus en plus grande des femmes dans cet univers. Dans cette optique, la Force de Montréal devient, en 2022, une des premières équipes de hockey professionnel à Montréal, télédiffusée sur la chaîne TVA Sport.

  • Communication orale
    Du tabouret au canapé en cuir italien. Les conditions matérielles des espaces de répétition et les trajectoires d’artistes en musique
    Martin Lussier (UQAM - Université du Québec à Montréal)

    Les études en musique populaire ont souligné depuis longtemps l’importance des concerts dans la légitimation des artistes de musique rock. La trajectoire valorisée va généralement des petites salles ou bars, aux grandes scènes et arénas du monde. Celle-ci permet tant de témoigner des efforts mis par les artistes que de la reconnaissance grandissante dont elles et ils sont l’objet. Cependant, de nombreuses biographies de musiciennes et musiciens témoignent également d’autres facettes de cette lente course vers les sommets des palmarès, alors que les conditions matérielles dans lesquelles elles et ils répètent y sont également prises à témoins de cette progression. Quels récits sont construits sur les conditions matérielles des espaces de répétition ? Partant de la proposition que ces descriptions des conditions matérielles des artistes sont des énoncés qui produisent la trajectoire du rock au même titre que les concerts, cette contribution vise à explorer des biographies d’artistes et des reportages dans les médias afin de mieux comprendre les imaginaires auxquelles elles participent. M’appuyant sur les descriptions des canapés, meubles et autres meubles peuplant les espaces de répétition, je reviendrai sur ces représentations, leur récurrence ainsi que leur rôle dans la construction des trajectoires de carrières musicales.

  • Communication orale
    « Home Sweet Home »? Faire la guerre de son divan, ou comment la domestication de la guerre reconfigure l'espace
    David Grondin (UdeM - Université de Montréal)

    Ce texte proposera une réflexion sur la guerre domestiquée faite à partir de son divan qui en vient à resignifier l’adage connu du « Home Sweet Home ». Comment la guerre vécue depuis la douceur du foyer, de la maison, voire du confort protecteur du divan en vient-elle à être domestiquée? Comment cette domestication de la guerre en vient-elle à reconfigurer l’espace de la demeure? Quand la guerre est perpétrée via les plateformes numériques de communication bien au-delà du champ de bataille, qu’en est-il de la perception de la guerre comme entreprise de production de violence de masse ? Surtout, que peut bien signifier « faire la guerre de son divan » (Shatilov 2014)? Suivant l’esprit de la critique de Ben O’Loughlin pour rendre compte de l’importance centrale de l’infrastructure qui permet la guerre et lui donne sens, ce texte explore de façon plus approfondie les paramètres qui renvoient à une conception de la guerre du divan et qui permettent de mieux comprendre la logistique des opérations militaires d’aujourd’hui. Quelles infrastructures qui permettent à la guerre de se faire, d’être représentée et surtout à de nouvelles formes de participation à la guerre de se manifester en pensant la guerre effectuée à partir du divan? Cela permet justement de mêler le numérique, l’infrastructure et la matérialité culturelle de la guerre ainsi domestiquée lorsque l’on s’arrête aux nouvelles affordances de participation à la guerre qui redéfinissent l’espace du citoyen(-soldat ?).


Communications orales

Des divans d’où l’on regarde, des divans que l’on regarde

Elsa Pallin, dans le cadre d'une présentation participative, puis Lucile Ouriou et Anouk Bélanger, sous un format conférence classique, nous convient sur les divans d'où l'on regarde pour discuter de la télévision. Dans une présentation de type Critical karaoke, Pierre Lavoie renverse la logique et nous transporte au théâtre, alors que le divan prend place sur les scènes du théâtre populaire québécois.

Salle : Z-245 — Bâtiment : Université de Montréal - Claire McNicoll
  • Communication orale
    Le canapé et la télévision : un couple heureux ?
    Elsa Pallin (Université Paul-Valéry Montpellier 3)

    Dans le cadre d’une thèse sur la réception des séries quotidiennes françaises produites en Occitanie (Demain Nous Appartient, Un Si Grand Soleil et Ici Tout Commence), nous nous intéressons aux « lieux d’expérience » mis à disposition des publics (par les instances de production, de diffusion ou les spectateurs eux-mêmes) ainsi qu’aux pratiques en découlant (interactions, montages vidéo, etc.). Pour ce travail, nous avons rencontré des fans - « public expert, acculturé aux nouvelles technologies, producteurs de sens et de contenus, participant à une communauté de pratiques » (Bourdaa, 2021) – et des téléspectateurs ayant participés aux visites guidées autour des séries concernées. Nous appuyant sur la méthodologie d’Hervé Glevarec et Clément Combes, mobilisée pour étudier les pratiques et les goûts des français des séries télévisées (Combes & Glevarec, 2021), nous avons invité nos interrogés à réaliser une photographie de leur espace principal de visionnage, accompagné d’un texte explicatif. Nous aborderons ainsi la relation entre la télévision et le canapé dans un contexte où d’autres « configurations matérielles particulièrement intimes » (Eloy, François & Mille, 2021) ont fait leur apparition. Ce faisant, nous questionnerons le «modèle webcasting» - diffusion via Internet et visionnage de contenus à la demande - (Le Champion, 2019) et la « télévision sociale » - interactions sur les réseaux socionumeriques lors du visionnage - (Jost, 2019), appliqués aux séries étudiées.

  • Communication orale
    Comprendre la télévision au prisme du divan : Symboliques du canapé dans les sitcoms et talk-shows en Amérique du Nord
    Anouk Bélanger (UQAM), Lucile Ouriou (UQAM - Université du Québec à Montréal)

    Qu’il soit mis en scène dans les Tonight Show de Jimmy Fallon ou qu’il fasse l’objet d’une lutte tout au long de la sitcom The Big Bang Theory, le divan offre un espace et une signification spécifique. Pourquoi les divans, sofas et autres canapés sont-ils si centraux (au propre comme au figuré) ? Comment cristallisent-ils l’identité des sitcoms et des talk-shows ? Finalement, que nous dit le canapé sur la télévision ?

    Inspirées des travaux sur les parcours sociaux des objets (Appadurai,1988) et sur les icônes culturelles (Meyer, 2011), nous mettons en lumière la contribution des divans à l’esthétique des genres et la symbolique qu’ils incarnent à la fois dans ces shows et dans la culture populaire. Ainsi, cette contribution vise à comprendre le rituel des célébrités qui viennent se confier à des animateur. trices vedettes sur un divan, au croisement entre la télévision compassionnelle (Mehl, 2004) et une certaine « celebrity confessional carnality » (Redmond, 2008), et la manière dont les divans contribuent à l’esthétique et à la symbolique des séries situationnelles (Dalton et Linder, 2005).

  • Communication orale
    Le divan dans le théâtre populaire québécois : de l’appareil scénique au symbole culturel
    Pierre Lavoie (Université Laval)

    Dans le cadre de cette présentation, je proposerai une courte réflexion sur la place prise par
    le divan dans l’histoire récente du théâtre populaire au Québec, de la période de
    revitalisation du théâtre burlesque à la télévision dans les années 1960 et 1970 aux
    exemples récents du théâtre d’été. Sur un montage d’une durée d’environ trois (3) minutes
    d’images tirées du documentaire Le siècle de la Poune (Madore 1997), du film Les voisins
    (Radio-Québec, 1987) et de publicités de pièces de Gilles Latulippe, je décrirai d’abord la
    façon dont les artistes de théâtre populaire mettent en scène et mobilisent le mobilier pour
    situer leurs pièces dans un contexte domestique et quotidien depuis les origines de la forme
    au lendemain de la Première Guerre mondiale. Lors du passage de la scène à la télévision,
    le remplacement progressif de la table à manger par le divan dans la scénographie marque
    un changement d’ordre culturel qui sera souligné à grands traits par le théâtre absurde de
    Meunier dans les années 1980. À travers ces différents exemples, il sera aussi montré que
    le divan permet de nouvelles possibilités de chorégraphies et d’acrobaties pour les artistes,
    qui demeurent avant tout dédiés à un art corporel et démocratique.


Panel / Atelier

Discussion de clôture

Salle : Z-245 — Bâtiment : Université de Montréal - Claire McNicoll