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Informations générales

Événement : 90e Congrès de l'Acfas

Type : Colloque

Section : Section 100 - Sciences de la santé

Description :

Les musées d’art, lieux clés de l’identité de nos centres urbains, se positionnent comme des lieux de culture, de rencontre, mais aussi, plus récemment, comme des lieux de bien-être. Dans un rapport datant de 2019, l’Organisation mondiale de la santé suggère que les activités artistiques et culturelles seraient associées à des réponses psychologiques et physiologiques favorables au bien-être et à la santé des individus. Ces activités seraient donc susceptibles de s’inscrire dans une démarche préventive, voire de soin.

L’expérience muséale et la confrontation aux arts visuels sont communément associées à de multiples bienfaits, mais qu’en est-il réellement? Quelles sont les connaissances dont nous disposons actuellement quant aux effets des arts visuels et des activités muséales sur notre santé? Par quels mécanismes opèrent-ils? Quelles sont les pratiques développées dans le domaine des arts visuels et que nous disent-elles du potentiel thérapeutique des activités muséales?

Ces cinq dernières années ont été marquées par un nombre grandissant de projets et d’initiatives à l’intersection entre les arts visuels et les sciences médicales. Ceux-ci sont susceptibles d’apporter des éléments de réponse à ces questions. C’est pourquoi ce colloque propose aux chercheurs, aux professionnels de la santé, aux experts en éducation muséale et aux art-thérapeutes de partager les conclusions de leur travail afin d’avancer ensemble dans ces questionnements. Les discussions s’articuleront autour des deux axes suivants : les sciences médicales et l’art-thérapie, pour les faire converger dans une exploration des enjeux futurs. Le Musée des beaux-arts de Montréal, acteur communautaire solidement engagé dans le domaine du bien-être, ouvrira les discussions en nous offrant un tour d’horizon de ses activités aux intentions thérapeutiques et de bien-être, et sur la façon dont les problématiques liées à la santé s’invitent actuellement entre ses murs.

Remerciements :

Les organisateurs du symposium et leur équipe remercient l'ensemble des intervenants, conférencières et conférenciers, ainsi que l'ACFAS, pour avoir contribué à faire vivre cet évènement.

Nous adressons un remerciement spécial aux équipes mieux-être du Musée des beaux-arts de Montréal pour leur partenariat et leur soutien.

Pour en savoir plus sur leurs activités : www.mbam.qc.ca/fr/education/

Date :

Format : Sur place et en ligne

Responsables : Partenaire :

Programme

Communications orales

Accueil des participants

Salle : Saine Marketing - Secteur Vert — Bâtiment : HEC Montréal - Côte-Sainte-Catherine
Discutant·e·s : Stephen Legari (Musée des beaux-arts de Montréal)
  • Communication orale
    L'art fait du bien au Musée des beaux-arts de Montréal : connexion, créativité, inclusion et innovation.
    Stephen Legari (Musée des beaux-arts de Montréal)

    Depuis plus de 20 ans, la Direction de l'éducation et du mieux-être du Musée des beaux-arts de Montréal a mis en œuvre d'innombrables activités visant le bien-être de ses participants, dont des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et physique. En plus d'offrir une définition du concept de mieux-être au MBAM, cette intervention présentera le développement de cette programmation à travers des collaborations cliniques, communautaires et de recherche. À ce jour, de nombreux professionnels de la santé, dont des psychologues, des ergothérapeutes, des médecins, des psychoéducateurs, des conseillers en soins spéciaux, des thérapeutes par l'art, des orthophonistes, des infirmières et leurs patients ont tous laissé leur empreinte sur notre programmation. Au cœur de ces programmes se trouve la conviction que l'accès à l'art et à l'activité créative a un impact positif sur la santé. La présentation fera état des diverses activités de groupe qui ont eu lieu et se poursuivent au MBAM, ainsi que d'un échantillon des recherches qui soutiennent nos pratiques.


Communications orales

Explorer le potentiel des pratiques muséales pour la santé : faisabilité et premières données issues d’essais cliniques

Salle : Saine Marketing - Secteur Vert — Bâtiment : HEC Montréal - Côte-Sainte-Catherine
Discutant·e·s : Olivier Beauchet (UdeM - Université de Montréal), Marie-Hélène Boudrias (Université McGill), Alexandra Plonka (Université Côté d'Azur)
  • Communication orale
    Bénéfices d'un cycle de visites virtuelles du musée des beaux-arts de Montréal : Résultats d'un essai clinique contrôlé randomisé
    Olivier Beauchet (UdeM - Université de Montréal), Kevin Galery (Centre de Recherche de l'Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal, Montréal, Canada), Linda Goossens (Département de l'éducation et du mieux-être, Musée des beaux-arts de Montréal, Montréal, Canada), Constance Lafontaine (Faculté des Arts et des Sciences, Université de Concordia, Montréal, Canada), Jacqueline Matskiv (Centre de Recherche de l'Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal, Montréal, Canada), Kim Sawchuk (Faculté des Arts et des Sciences, Université de Concordia, Montréal, Canada)

    Contexte. Les musées peuvent contribuer à favoriser l'inclusion sociale et une meilleure santé. De nombreuses personnes âgées ont souffert pendant la pandémie due à la COVID-19 d’isolement, ce qui a altéré leur santé mentale et physique. Cette étude avait pour objectif d’examiner si un cycle de trois mois de visites virtuelles hebdomadaires du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) pouvait améliorer l'inclusion sociale, le bien-être et la qualité de vie, et réduire la fragilité de personnes âgées vivant à Montréal.

    Méthodes. 106 personnes âgées ont été recrutées dans un essai clinique contrôlé et randomisé en deux groupes parallèles (53 dans chaque groupe) en 2022. L'intervention était un cycle de 3 mois de visites virtuelles hebdomadaires du MBAM. L'isolement social, le bien-être, la qualité de vie et la fragilité ont été évalués au départ (M0) et après 3 mois (M3). Les critères de jugement étaient les scores moyens à M0 et M3, et les changements dans les scores moyens entre M0 et M3.

    Résultats. Le groupe d'intervention a montré une amélioration significative de son isolement social, de son bien-être, de sa qualité de vie et de ses scores de fragilité par rapport au groupe de contrôle, les bénéfices les plus importants étant observés au niveau de la fragilité.

    Conclusion. Les résultats suggèrent que le cycle de trois mois de visites virtuelles hebdomadaires du MBAM peut améliorer l'inclusion sociale et la santé physique et mentale des personnes âgées vivant à Montréal.

  • Communication orale
    Des activités artistiques dans les musées pour rester jeune de coeur ? Résultats d'un essai contrôlé randomisé
    Olivier Beauchet (Centre de Recherche de l'Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal, Montréal, Canada), Margot Cami (Université Côté d'Azur, centre hospitalier universitaire de Nice, laboratoire CoBTeK, service clinique gériatrique du cerveau et du mouvement, Nice, France), Auriane Gros (Université Côté d'Azur, centre hospitalier universitaire de Nice, laboratoire CoBTeK, service clinique gériatrique du cerveau et du mouvement, Nice, France), Jacqueline Matskiv (Centre de Recherche de l'Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal, Montréal, Canada), Océane Planta (Université Côté d'Azur, centre hospitalier universitaire de Nice, laboratoire CoBTeK, service clinique gériatrique du cerveau et du mouvement, Nice, France), Alexandra Plonka (Université Côté d'Azur)

    Contexte. La fréquence cardiaque est un biomarqueur de l'état de santé. L'objectif de cet essai clinique contrôlé randomisé (ECCR) était de comparer les changements de la fréquence cardiaque sur une période de trois mois chez des personnes âgées participant à des activités artistiques au Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM, Québec, Canada) et chez leurs homologues témoins.

    Méthodes. Les participants étaient un sous-ensemble de personnes âgées recrutées dans un ECCR en deux groupes parallèles (n=28 dans le groupe d'intervention et n=25 dans le groupe contrôle) dont la fréquence cardiaque a été enregistrée. Ils ont participé à des ateliers hebdomadaires d’art plastique au MBAM pendant une période de 3 mois. La fréquence cardiaque a été recueillie via une montre intelligente Fitbit Alta HR au départ (M0) et après 3 mois (M3). Les résultats étaient la fréquence cardiaque moyenne par heure pour toute la journée, y compris les heures actives et inactives.

    Résultats. La fréquence cardiaque pour la journée complète (P=0.018) et les heures actives (P=0.028) étaient plus lentes dans le groupe d'intervention par rapport au groupe contrôle. La diminution de la fréquence cardiaque moyenne entre M0 et M3 dans le groupe d'intervention était plus élevée que dans le groupe contrôle (P=0.030).

    Conclusion. Les activités artistiques du MBAM ont réduit de manière significative la fréquence cardiaque, ce qui suggère un bénéfice pour la santé des personnes âgées qui ont participé à l'ECR.

  • Communication orale
    L’art-thérapie à la phase chronique d’un accident vasculaire cérébral : étude pilote de faisabilité
    Hala Alharbi (Centre de Recherche Interdisciplinaire en Réadaptation du Montréal Métropolitain (CRIR), Montréal, Canada), Patrick Boissy (Centre de recherche sur le vieillissement du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Canada), Marie-Hélène Boudrias (Université McGill), Johanne Higgins (Centre de Recherche Interdisciplinaire en Réadaptation du Montréal Métropolitain (CRIR), Montréal, Canada), Josée Leclerc (Département de thérapies par les arts, Université de Concordia, Montréal, Canada), Guillaume Léonard (Centre de recherche sur le vieillissement du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Canada), Marie-Hélène Milot (Centre de recherche sur le vieillissement du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Canada)

    But. Cette étude visait à évaluer la faisabilité et l'acceptabilité d’un programme d'art-thérapie (ATP) chez les personnes post-AVC en phase chronique et à explorer l'effet de l'ATP sur l’humeur, l'image corporelle, l'estime de soi et l'engagement social.

    Méthodes. Neuf participants (âge: 68±7 ans, temps post-AVC: 159±88 mois) ont été recrutés pour participer à l'ATP qui consistait en une visite de 3 heures au Musée des beaux-arts de Montréal (MBA), deux fois par mois, sur une période de quatre mois (total=7 visites). Avant et après le programme ATP, les participants ont répondu à divers questionnaires portant sur des aspects psychosociaux. Après l'ATP des entretiens individuels semi-dirigés ont été menés ainsi qu'un groupe de discussion. Un devis de méthodes mixtes a été utilisé. La faisabilité a été évaluée par la rétention des participants à l'étude et l'adhérence à l'ATP.

    Résultats. 7/9 participants ont terminé l'ATP (rétention=77%, adhérence 84%). Tous les participants (100%) ont senti des effets positifs de l'ATP sur leur humeur. De plus, les participants ont signalé un effet positif de l'ATP sur l'estime de soi et l’image corporelle et une appréciation de l'expérience de l’ATP en groupe.

    Conclusion. Cette étude pilote démontre la faisabilité et les avantages potentiels de l'ATP pour améliorer l'humeur, l'estime de soi, l'image corporelle et l'engagement social chez des individus post-AVC. D'autres études sont nécessaires pour explorer ces résultats à plus grande échelle.


Communications orales

Examiner l’expérience muséale pour mieux en comprendre ses bienfaits

Salle : Saine Marketing - Secteur Vert — Bâtiment : HEC Montréal - Côte-Sainte-Catherine
Discutant·e·s : Cyril Duclos, Emma Dupuy (UdeM - Université de Montréal), Frédérique Poncet (CIUSSS Centre Ouest de l'île de Montréal), Roua Walha (UdeM - Université de Montréal)
  • Communication orale
    Neurocognition de la visite muséale et son effet sur le bien-être : une investigation en fNIRS.
    Valérie Angenot (CRIHN – Centre de recherche interuniversitaire sur les humanités numériques, Montréal, Canada), Olivier Beauchet (Centre de Recherche de l’Institut de Gériatrie de Montréal, Montréal, Canada.), Louis Bherer (Centre ÉPIC et Centre de Recherche, Institut de Cardiologie de Montréal, Montréal, Canada), Annabelle Boisvert (Centre ÉPIC et Centre de Recherche, Institut de Cardiologie de Montréal, Montréal, Canada), Marie-Pierre Dubé (Centre de Recherche, Institut de Cardiologie de Montréal, Montréal, Canada), Emma Dupuy (UdeM - Université de Montréal), Annie Gérin (Faculté des Beaux-arts, Université Concordia, Montréal, Canada), Catia Lecchino (Centre ÉPIC et Centre de Recherche, Institut de Cardiologie de Montréal, Montréal, Canada), Frédéric Lesage (Centre de Recherche, Institut de Cardiologie de Montréal, Montréal, Canada), Sonia Lupien (Département de Psychiatrie et d’addiction, Université de Montréal, Montréal, Canada), Denis Roy (Centre de Recherche, Institut de Cardiologie de Montréal, Montréal, Canada), Arnaud Saj (CRIR – Institut Nazareth et Louis-Braille du CISSS de la Montérégie-Centre, Longueuil, Canada), Jean-Claude Tardif (Centre de Recherche, Institut de Cardiologie de Montréal, Montréal, Canada), Thomas Vincent (Centre ÉPIC et Centre de Recherche, Institut de Cardiologie de Montréal, Montréal, Canada), Elaine de Guise (Centre de Recherche Interdisciplinaire en Réadaptation du Montréal Métropolitain (CRIR), Montréal, Canada)

    But. Le contact avec les objets d’art aurait des vertus relaxantes. Toutefois, l’effet de la visite muséale sur le bien-être du visiteur apparait variable d’une étude à l’autre. L’étude des mécanismes cérébraux engagés dans le traitement de l’œuvre au cours de la visite et associés à ses effets sur le bien-être est susceptible d’aboutir à une meilleure compréhension des modalités de visite favorisant son effet relaxant.

    Méthodes. 40 adultes (≥ 60 ans) avec et sans fibrillation auriculaire ont effectué deux visites au Musée des beaux-arts de Montréal, munis d’un système de spectroscopie proche infrarouge mesurant l’activité du cortex préfrontal. Le parcours muséal était réalisé en condition « bien-être », avec un guidage auditif visant à renforcer la focalisation sur l’œuvre et la relaxation, ou en condition « classique » avec un guidage similaire à celui des visites muséales courantes. Le stress, l'anxiété et le bien-être ont été évalués pré/post visite.

    Résultats. Une investigation des mécanismes associés à l’analyse de l’œuvre, sans guidage, montre qu'elle engage les régions ventrolatérales connues pour être associées aux processus attentionnels. Le niveau d'engagement de ces régions prédit la diminution de l'anxiété perçue après la visite.

    Conclusion. Ces résultats suggèrent que l'engagement des processus attentionnels associés à focalisation sur l'œuvre, et au traitement de sa forme et de sa signification, serait essentiel pour que la visite muséale améliore le bien-être.

  • Communication orale
    Peut-on améliorer l’exploration visuelle d’un tableau dans un musée en vibrant les muscles du cou ? Étude pilote
    Isabelle Bonan (Service de médecine physique et de réadaptation, CHU de Rennes, France), Cyril Duclos (Université de Montréal, Institut Universitaire sur la Réadaptation en Déficience Physique de Montréal (IURDPM), Montréal, Canada), Noémie C. Duclos (Université de Bordeaux, INSERM, BPH, U1219, "Handicap, Activity, Cognition & Health" Team, F-33000, Bordeaux, France), Youssef El Khamlichi (Université de Montréal, Institut Universitaire sur la Réadaptation en Déficience Physique de Montréal (IURDPM), Montréal, Canada), Karim Jamal (Université de Montréal, Institut Universitaire sur la Réadaptation en Déficience Physique de Montréal (IURDPM), Montréal, Canada), Frédérique Poncet (CIUSSS Centre Ouest de l'île de Montréal)

    Contexte. Les personnes ayant des troubles de l’attention visuelle peuvent rencontrer des difficultés pour observer les œuvres d’art lors de leur visite au musée. Des études montrent que les vibrations appliquées sur les muscles du cou peuvent amener ces personnes à explorer l’ensemble d’une page de type Lettre.

    Qu’en est-il d’une peinture observée dans un environnement écologique comme le musée des Beaux-Arts de Montréal ?

    Objectif. Déterminer si l’application d’une vibration des muscles d’un côté du cou modifie l’exploration visuelle d’une peinture.

    Méthodes. Lors d’une visite au musée des Beaux-Arts de Montréal, 17 personnes, en bonne santé et sans trouble visuel, portaient des lunettes avec un système oculométrique de suivi du regard qui enregistre l’exploration visuelle. Positionnés devant trois tableaux différents, les participants devaient chercher et pointer des éléments prédéfinis dans chaque tableau. Le test de recherche a été effectué de manière aléatoire sans ou avec des vibrations des muscles du cou (droite ou gauche).

    Résultats. Les participants ont montré une déviation dans la recherche visuelle sous vibration. Cette déviation était de faible amplitude et sans direction spécifique.

    Conclusion. Les résultats de cette étude, bien que réalisée avec un nombre limité de participants, sont encourageants. Les vibrations des muscles du cou devraient être testées en milieu écologique chez une population présentant des troubles de l’attention visuelle.

  • Communication orale
    À quoi ressemble une visite typique d'un musée en termes d'activité physique chez les personnes âgées ?
    Patrick Boissy (Faculté de médecine, Centre de recherche sur le vieillissement, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Canada), Karina Lebel (Faculté de génie, Centre de recherche sur le vieillissement, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Canada), Guillaume Léonard (Faculté de médecine, Centre de recherche sur le vieillissement, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Canada), Marie-Hélène Milot (Faculté de médecine, Centre de recherche sur le vieillissement, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Canada), Roua Walha (UdeM - Université de Montréal)

    Introduction. Les musées sont des environnements uniques qui peuvent être utilisés pour inciter les personnes âgées à pratiquer une activité physique tout en participant à des activités signifiantes.

    Objectif. Explorer la faisabilité d’utiliser une montre intelligente (MI) pour capturer et caractériser les comportements physiques (CP) des personnes âgées pendant une visite de musée.

    Méthodes. 18 participants en bonne santé (3M, 15F, âgés de 68,8 ± 7,01 ans) ont effectué une visite non scénarisée du Musée des beaux-arts de Montréal. Les CP (le temps passé assis, debout et à marcher) et la cadence de marche ont été extraits d'une MI portée à la cuisse. L'effort et la fatigue auto-rapportés ont été évalués à la fin de la visite.

    Résultats. La durée moyenne de la visite au musée était de 128±44 min, avec 23±13% du temps passé en position assise, 46±15% en position debout et 31±14% en marche, ce qui correspond à 40 minutes de marche lente discontinue (cadence <60 pas/min). Des corrélations modérées entre l'effort et le temps total de visite (r=0,5, p<0,05) ont été démontrées contrairement à la fatigue qui n'était pas corrélée avec les CP ou le temps de visite.

    Conclusion. L'utilisation de la MI pour caractériser les CP pendant une visite de musée chez les personnes âgées est faisable. Une visite typique au musée est caractérisée par un temps élevé en position debout et en marche, et pourrait être une occasion pour les personnes âgées d'être physiquement et socialement actives.


Dîner

Dîner

Salle : Saine Marketing - Secteur Vert — Bâtiment : HEC Montréal - Côte-Sainte-Catherine

Panel / Atelier

L’art de se détendre

Immersion muséale avec les experts bien-être du Musée des beaux-arts de Montréal
Sur inscription uniquement (max. 20 pers)

Salle : Béton Grilli - Secteur Bleu — Bâtiment : HEC Montréal - Côte-Sainte-Catherine
Discutant·e·s : Stephen Legari (Musée des beaux-arts de Montréal)

Communications orales

L’art visuel au service de la santé et du bien-être : regard sur le développement de nouvelles pratiques thérapeutiques et éducatives

Salle : Saine Marketing - Secteur Vert — Bâtiment : HEC Montréal - Côte-Sainte-Catherine
Présidence : Frédérique Poncet (CIUSSS Centre Ouest de l'île de Montréal)
  • Communication orale
    Évaluation d’un outil d’accompagnement destiné aux visiteurs neurodivergents du Musée des beaux-arts de Montréal
    Louise Giroux (Département de l'éducation et du mieux-être, Musée des beaux-arts de Montréal, Montréal, Canada), Mylène Landry (Faculté des Arts, Université du Québec à Montréal, Montréal, Canada), Anik Meunier (UQAM - Université du Québec à Montréal), Sarah Turcotte (Faculté des Arts, Université du Québec à Montréal, Montréal, Canada)

    Le care – aussi traduit en français par sollicitude – est de plus en plus rencontré dans le milieu muséal. Le terme Caring Museum, employé dès 2015 (Robertson, 2015) et un peu plus tard (Rispal, 2021) est défini par Zeo (2022) dans une perspective d’inclusion sociale et consisterait en « un espace inclusif où sont développées des médiations adéquates (adaptées aux réels besoins des publics), voire thérapeutiques, visant le mieux-être des usagers (appréhendés de façon holistique) ». C’est dans ce contexte que les musées proposent des médiations spécifiques pour des publics jusque-là, parfois ignorés. Le Musée des beaux-arts de Montréal a développé, en collaboration avec le gouvernement du Québec, le Sac Sensationnel, un outil d’accompagnement destiné aux visiteurs neurodivergents, spécialement ceux atteints du spectre du trouble de l’autisme et a souhaité évaluer les retombées d’une visite à l’aide de cet outil d’accompagnement. Nous rendrons compte des premiers résultats de cette évaluation à la lumière des liens entre le concept de care et les potentialités de l’utilisation du musée par les professionnels de la santé. À partir des quatre étapes du modèle de Tronto (2009) : le caring about, le taking care of, le care giving et le care-receiving et, une revue des écrits, des indicateurs de réussite ont été identifiés et permettent de cerner les bienfaits générés par le Sac Sensationnel auprès des utilisateurs, à chacune des étapes de ce modèle.

  • Communication orale
    Découverte de l’art par des personnes étudiantes de disciplines non artistiques et contribution à la construction identitaire et au mieux-être : le musée acadien un lieu privilégié
    Selma Zaiane-Ghalia (Université de Moncton)

    Les expositions d’art et les musées représentent sans conteste des catalyseurs de conversation. Le terme muséothérapie ou encore thérapie muséale est de plus en plus utilisé. Il est défini en tant que méthode thérapeutique individuelle ou collective qui consiste en l’exploitation de l’environnement muséal à des fins de bien-être physique, psychologique et social. Nous sommes partis du fait que l’humain a besoin de l’art pour son épanouissement et son mieux-être pour introduire les étudiant.e.s à la culture, sachant que notre campus est riche en œuvres d’art, et abrite un musée universitaire, une galerie d’art et une exposition unique d’art Inuit. L’idée était d’offrir aux jeunes l’opportunité de retrouver des liens avec leur culture d’origine et les problématiques sociétales contemporaines à travers une lecture guidée d’œuvres d’art rencontrées. Nous présentons un exercice expérimental dit « Ma rencontre avec une œuvre d’art » développé dans le cours « Loisir et culture » ouvert à toute la communauté universitaire. Le nombre de personnes qui sollicitent l’inscription à ce cours augmente chaque année, ce qui a permis d’effectuer une évaluation des bienfaits de cet exercice. Nous adoptons une approche pédagogique immersive et transdisciplinaire et nous faisons référence aux bienfaits thérapeutiques de l’activité. Le projet analyse la rencontre individuelle des personnes étudiantes avec une œuvre d’art, d’une approche qualitative descriptive vers une posture interprétativiste.

  • Communication orale
    Ma vie, un livre d’art : Le récit de vie visuel portant sur l'ensemble de la trajectoire de vie des personnes immigrantes, un outil de transformation et de bien-être
    Vera Heller (UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue)

    Cette présentation porte sur une recherche qualitative en art-thérapie muséale auprès d’un groupe de personnes immigrantes de différentes origines. Présentement en cours de réalisation, ce projet conçu en partenariat avec le Musée des Beaux-arts de Montréal vise l'exploration de l’impact thérapeutique du récit de vie. D’abord élaborée verbalement durant des entretiens individuels semi-structurés, l’histoire personnelle prend forme à travers la création d’une série d’images. La présentation hebdomadaire d’œuvres d’art de la collection virtuelle du MBAM et des échanges de groupe stimulants enrichissent l’imaginaire et conséquemment, le processus créatif. Le projet s’appuie sur l’idée que le récit de vie est la meilleure manière de répondre à la question Qui suis-je? (Ricoeur, 1983-85). Les recherches sur l’art-thérapie muséale suggèrent que cette approche permet aux personnes participantes d’aborder leurs difficultés personnelles de manière constructive tout en leur inspirant le désir de partager leur expérience, et ce, autant par l’art que par la parole (Holttum, 2020). À l’instar du récit de vie dont la fonction est de réunir les deux pôles de l’existence humaine dans une identité narrative cohérente (Ricoeur, 1983-85), la création artistique a la capacité de concilier l’ici et là-bas, la différence et l’universel. Il est proposé que l’effet transformateur de l’utilisation conjointe de ces deux approches permettrait aux personnes participantes d'améliorer leur bien-être.