Informations générales
Événement : 89e Congrès de l'Acfas
Type : Colloque
Section : Section 600 - Colloques multisectoriels
Description :Devant l’urgence d’intervenir afin de contrer la crise écologique, il ne fait aucun doute qu’il faudra mobiliser des moyens draconiens permettant de transformer radicalement les institutions, les infrastructures et l’organisation de la production, lesquelles reposent encore sur la consommation massive d’énergies fossiles. Or, là où l’atteinte d’objectifs tels que la carboneutralité pour 2050 nécessitera la mise en place, dès à présent, d’actions concrètes permettant de réduire de 5 à 10 % par année nos émissions de gaz à effet de serre (GES), c’est pourtant l’inertie qu’on constate au sein des secteurs économiques les plus polluants, ceux-ci reposant toujours sur la consommation massive d’énergies fossiles (Seto et al., 2016). Il est ainsi possible de constater deux paradoxes. D’une part, alors que la société capitaliste avancée est caractérisée par la révolution permanente, entre autres, de l’organisation de la production, elle se démarque autrement par l’inertie, nos secteurs économiques les plus polluants peinant à sortir des énergies fossiles. D’autre part, alors que les gouvernements s’engagent de plus en plus dans d’importants objectifs de transition écologique, ces mesures servent pour la plupart de moteurs accroissant encore plus la crise écologique, notamment par l’accès facilité à une grande quantité d’énergie à coûts abordables (Seto et al., 2016). Il importe de mieux comprendre ces paradoxes afin d’accroître notre capacité à effectuer une transition socioécologique à la hauteur des problèmes auxquels nous devons présentement faire face.
Comment sortir de l’inertie? Comment fonder les actions qui nous permettront de contrer cette force et bousculer un statu quo encore satisfait de la trajectoire pourtant suicidaire dans laquelle nous sommes présentement lancés?
Dates :- Éric Pineault (UQAM - Université du Québec à Montréal)
- Joanie Ouellette (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Programme
Conférence d’ouverture
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Communication orale
La médiation géologique du cycle du capital comme vecteur d’inertie climatique: une perspective d’écologie socialeÉric Pineault (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Discours, récits et institutions
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Communication orale
La mise en récits, une mise en mouvement politique ?Nicolas Barennes
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Communication orale
Québécor et les écologistes: polémique, polarisation et pistes de dépolarisationMarouane Joundi (UdeM - Université de Montréal)
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Communication orale
À la marge des pratiques formelles d’adaptation aux changements climatiques : s’attaquer aux processus générateurs de vulnérabilités à la chaleurAnne-Marie D'amours (INRS - Institut national de la recherche scientifique), Sophie L. Van Neste (Institut national de la recherche scientifique)
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Communication orale
Le déni climatique comme expression d’une vision du monde individualisteClément Mangin (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Conférence principale
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Communication orale
Stockage géologique de carbone: instabilité des coalitions et des discours autour d'une technologie d'émission négative de carboneSébastien Chailleux (Sciences Po Bordeaux)
Quelles transformations sociales pour rompre avec l’inertie climatique?
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Communication orale
De la crise écologique au bien commun : Concevoir une transition vers un espace sécuritaire et florissant à l’intérieur des limites sociales et environnementalesAntoine Marleau (York University)
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Communication orale
Comprendre les modes de vie écoresponsables grâce aux initiatives collectives québécoisesSophie Aubé (Université du Québec à Montréal), Marie-Anne Bleau (Université du Québec à Montréal), Laurie Patterson (UQAM - Université du Québec à Montréal), Gabriel Vallières (Université du Québec à Montréal)
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Communication orale
Fondations philanthropiques et action climatique urbaineHélène Madénian (INRS - Institut national de la recherche scientifique)
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Communication orale
Revisiter la philosophie utopiste de Marcuse pour penser les transformations sociales à venirNadia Lemieux (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Conférence principale
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Communication orale
La rupture écologique comme décrochage historico-temporelFranck Fischbach (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Financiarisation, extractivisme et inertie climatique
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Communication orale
Du business as usual à l’inertie climatique. L’impact du secteur financier sur les politiques environnementalesJoanie Ouellette (UQAM - Université du Québec à Montréal)
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Communication orale
La mise en oeuvre des paiements pour services écosystémiques à Amanalco au Mexique : entre la néo-libéralisation des politiques environnementales et la protection des communsAlejandra Zaga Mendez (UQO - Université du Québec en Outaouais)
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Communication orale
Jusqu’au dernier baril : Relier les réseaux de l’industrie des énergies fossiles et l’inaction climatique au Canada, 1990-2019Nicolas Viens
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Communication orale
Le gaz naturel au Québec et le verrouillage carbone : analyse de cas à partir du principal distributeur de gaz naturel au QuébecColin Pratte (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Conférence principale
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Communication orale
Prendre l'éthique au sérieux. Un renouveau écologisteAlain Deneault (Université de Moncton)
L’inertie matérielle de nos économies : représenter l’écologie sociale par l’approche métabolique
Panel spécial de l'Atelier d'écologie sociale du capitalisme avancé (Esca)
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Communication orale
L'inertie matérielle de nos économies. Représenter de l'écologie sociale par l'approche métaboliqueKrystof Beaucaire (UQAM - Université du Québec à Montréal), Marc Dionne (Université du Québec à Montréal), Clara Vivin (Université du Québec à Montréal)