Informations générales
Événement : 89e Congrès de l'Acfas
Type : Colloque
Section : Section 600 - Colloques multisectoriels
Description :Dans l’écosystème international de la recherche, la communication et le transfert des connaissances très majoritairement en anglais influent sur l’éducation supérieure. Voulant démontrer que la construction d’une pensée scientifique solide et innovante se déploie sur plusieurs piliers, ce colloque vise à renouveler les perspectives d’analyse et d’action afin que l’édition scientifique francophone, au cœur même des institutions du savoir et des carrières universitaires, dispose des ressources essentielles à son développement national et international. Paradoxalement, alors que le français est la langue officielle au Québec et que le Canada a des obligations à son égard, les revues scientifiques francophones constituent l’angle mort du financement de la recherche alors que ces revues constituent un pilier fort de la diffusion de la pensée. Dans un monde de plus de 300 millions de francophones comptant en outre de très nombreux francophiles, il importe que les institutions gouvernementales et les agences subventionnaires s’appuient, par souci de cohérence, sur des réussites déjà enviables pour réviser sérieusement le dossier du financement des revues.
La perte de diversité linguistique, perte de cheminements d’idées, d’intuitions scientifiques et de connaissances collectives, transcende nos frontières. Or, comment répondre à l’ampleur, à la complexité et à l’urgence des enjeux mondiaux (environnementaux, sociaux, politiques, économiques) à travers le prisme d’une seule langue dominante? Nous avons réussi à éviter un tel écueil et à renverser la tendance avec brio et à notre avantage collectif, dans les domaines de la chanson et du cinéma. Ne peut-on déployer quelques ressources pour limiter, voire éviter, l’érosion de la transmission des savoirs scientifiques en français? Le Québec a joué ce rôle pionnier dans l’émergence de la francophonie du savoir. Or, l’excellence de ses productions scientifiques et de leur diffusion internationale en français, où elle dispose déjà d’atouts non négligeables, l’invite à assurer un financement de l’édition scientifique et notamment des revues, indispensable à la diversité de savoirs novateurs.
Remerciements :Nous remercions Liette Vasseur, Présidente de la Commission canadienne pour l’UNESCO d'avoir facilité la tenue de ce colloque sous les auspices de l'Unesco et d'avoir accepté de prononcer le mot d'ouverture de ce colloque autour d'une thématique chère à l'UNESCO. Nous remercions également la direction de l'ACFAS d'avoir facilité l'invitation virtuelle de trois invitées de l''étranger.
Date :- Nathalie Lewis (UQAR - Université du Québec à Rimouski)
- Louise Vandelac (UQAM - Université du Québec à Montréal)
- Nicolas Hubert (Université d’Ottawa)
Programme
Ouverture
Présentation du colloque
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Communication orale
Mot d'ouverture de Danielle McCann, ministre de l'Enseignement supérieur du QuébecDanielle Mc Cann (Gouvernement du Québec)
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Communication orale
Mot de la présidente d’honneure / parrainage UNESCO - Une science ouverte sur le monde francophoneLiette Vasseur (Brock University)
En novembre 2021, les parties membres de l’Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) adoptaient la Recommandation sur la science ouverte. Cette recommandation fait suite à la recommandation de 2017 concernant la science et les chercheurs scientifiques laquelle demandait que les résultats des recherches soient plus accessibles à toutes et tous. Pour que la science soit ouverte et accessible, les gens doivent être capables de l’entendre ou la lire. Le Canada est un pays bilingue et il sera donc important de trouver une balance pour s’assurer à ce que cela soit possible. Mais le français ne se limite pas à notre région. Le défi sera dans les pays en développement comme en Afrique de l’ouest où le français prime, mais l’accès reste limité. En tant que coéditrice en chef de Botanique au « Canadian Science Publishing », une organisation à but non-lucratif, je vois déjà les enjeux bien que nous continuons à publier les articles français. La majorité de ces articles viennent de l’Afrique. Quel sera le rôle de la francophonie canadienne et de ses maisons d’édition pour les appuyer dans leur démarche scientifique?
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Communication orale
Science francophone, publique, inclusive, diversifiée, intersectorielle : enjeux et défis de l’édition scientifiqueNathalie Lewis (UQAR - Université du Québec à Rimouski)
Si la complexité commence à avoir un sens dans un monde qui prétendait vouloir tout saisir, l’importance d’une science ouverte, inclusive, diversifiée et intersectorielle se confirme. Dans cette quête de connaissance, rien ne se crée ex nihilo et c’est, entre autres, le croisement des regards disciplinaires, des cultures qui aideront à lever un pan de ce voile d’ignorance. Attentive aux enjeux environnementaux, c’est par ce prisme que s’affiche mes questionnements sur ce partage des savoirs et les moyens permettant de rendre tangible cette intersectorialité. L’enjeu est immense, il touche la recherche publique, il touche la culture et l’identité linguistique ; il touche par ailleurs la mise en dialogue de cette science. L’édition scientifique et au premier chef la fabrication – concrète – de celle-ci, permet d’aborder ces enjeux. Une entrée dans un champ spécialisé certes, mais qui gagne en savoir quand elle se croise à la diversité (culturelle, sectorielle, disciplinaire...). Ce colloque veut croiser ces enjeux, souligner les freins à ceux-ci et surtout voir comment rapidement permettre à une édition francophone publique de sauvegarder sa pertinence. Il s’agit d’ouvrir nos œillères au risque, paradoxalement, de nous éloigner d’une connaissance ouverte, inclusive et partagée !
Thème 1. Francophonie et science : enjeux et responsabilités
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Communication orale
Actions du scientifique en chef et des Fonds de recherche du QuébecRémi Quirion (Scientifique en chef du Québec)
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Communication orale
Les revues scientifiques : prendre soin d’un organe majeur de la rechercheFrancoise Thibault (France universités)
L’informatisation du document et des données scientifiques a profondément transformé les façons de « faire science » et de communiquer sur la science. Plus que d’autres secteurs d’activité, celui des revues scientifiques a connu et continue de connaître des transformations qui, pour bon nombre d’entre elles, ont, dans un premier temps, échappé aux communautés de recherche.
Dès le début des années 2000, des chercheurs, des ingénieurs et des personnels de bibliothèques universitaires se sont mobilisés pour conserver la maîtrise de la communication et ont conçu et déployé des dispositifs sociotechniques d’accès ouvert à la science. Plus que d’autres domaines scientifiques, les SHS ont été le terreau de telles initiatives qui ont su s’imposer nationalement et internationalement (Érudit, revues.org…). Dans cet environnement, la question de la langue scientifique est restée, fort heureusement, une question vive alors qu’elle semblait hors de propos dans la plupart des autres domaines de recherche.
L’organisation de la conférence sur le multilinguisme, organisée en mai prochain dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne pourra-t-elle favoriser une véritable prise en compte de ce sujet ? À quelles conditions peut-on réellement « prendre soin » du développement des revues scientifiques ? -
Communication orale
Revues scientifiques francophones internationales en accès libre : le cœur menacé de l’écosystème université-recherche-diffusion-société. Responsabilités publiques et perspectivesLouise Vandelac (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Si la première revue scientifique internationale en importance de la francophonie, tant en termes de lectorat que d’articles publiés – pionnière, depuis l'an 2000, de l'édition électronique ouverte (publication et lecture) –, dans le créneau particulièrement porteur des sciences de l’environnement est désormais, en dépit de ses succès, prisonnière de modèles de financements publics dépassés. Financements qui, paradoxalement, en compromettent l’évolution, le rayonnement international, voire la pérennité ne mettent-ils pas en lumière un symptôme inquiétant appelant à revoir d’urgence les modèles et les financements? Dans un contexte d’anglicisation marquée des savoirs et de leur transmission, au profit des géants de l’édition commerciale anglophone, y compris en sciences humaines, et là où le français est la langue commune et officielle, le travail des directions de revues face à la hausse du lectorat, des articles publiés et du rayonnement international en combinant leurs missions universitaires respectives, méritent d’être solidement soutenus tout comme l’indispensable professionnalisation du travail d’édition et de communication. Face à l’avenir qui se dessine avec les nombreuses déclarations sur l’édition ouverte, le plan S, la déclaration de San Francisco et les projets des plateformes d’édition interpellant les responsables publics des milieux de la recherche, de l’université et de la francophonie, une représentation forte des revues internationales francophones s’impose.
Thème 2. L’édition scientifique internationale francophone ouverte
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Communication orale
L'avenir numérique des revues savantes: modèles économiques dans un nouvel écosystème se structurant autour de plateforme nationale et internationale et des politiques d'accèsEric Duchemin (Laboratoire sur l'agriculture urbaine)
Dans le cadre de cette présentation, Éric Duchemin partagera ses réflexions sur son expérience en tant que fondateur et co-rédacteur en chef de VertigO – la revue en sciences de l’environnement. Au cours des 23 ans d’existence de VertigO, il a pu voir l’évolution de l’écosystème des revues scientifiques, dont l’apparition des plateformes. Il a aussi testé quelques avenues pour le développement des revues scientifiques. Dans cette présentation, il jumellera ses réflexions aux résultats d’une recherche qu’il a coordonnée, voici quelques années, dans le cadre d’un programme de recherche-action sur l'édition scientifique.
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Communication orale
Libre accès et diffusion des connaissances en français à l’ère numériqueVincent Larivière (UdeM - Université de Montréal)
L’anglicisation des échanges scientifiques est une tendance lourde qui, jusqu’à récemment, épargnait les sciences sociales et humaines. Toutefois, la diffusion numérique, l’internationalisation de la recherche, et les évaluations bibliométriques incitent maintenant les chercheurs de ces domaines à publier en anglais. Cet exposé dressera le portrait de la place du français dans la diffusion des connaissances, discutera des causes et conséquences du phénomène, et explorera certaines solutions.
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Communication orale
OpenEdition Journals : bibliodiversité et science ouverteMarie Pellen (OpenEdition)
OpenEdition Journals est une plateforme de revues en sciences humaines et sociales. Créée en 1999, la plateforme est un projet issu de la communauté de scientifique. Initialement portée par quelques jeunes chercheurs et chercheuses qui ont souhaité se saisir des opportunités offertes par le numérique pour diffuser plus largement le savoir, le projet a pris de l’ampleur et est maintenant reconnu infrastructure nationale de recherche.
OpenEdition est une infrastructure soucieuse d’accompagner les revues vers l’accès ouvert, de leur permettre de s’approprier les enjeux de l’édition numérique tout en veillant à respecter la ligne éditoriale de chacune de ses revues adhérentes. L’infrastructure soutient la bibliodiversité et inscrit l’ensemble de ses activités dans une démarche de science ouverte.
Cette présentation sera l’occasion de revenir sur cette expérience de plus de 20 ans, de dresser un portrait de la plateforme en 2022 et de présenter les perspectives et les enjeux pour les années à venir.
Thème 3. Portrait de la situation (et de l’urgence) dans un environnement mondialisé : concentration linguistique et édition scientifique
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Communication orale
Défis et contraintes de l’édition scientifique francophoneChristian Agbobli (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Le monde de l’édition est marqué par des enjeux financiers majeurs et est caractérisé par la notion de pouvoir. Concept philosophique appliqué et développé dans plusieurs disciplines (communication, droit, histoire, sociologie, etc.), le pouvoir peut être protéiforme et peut s’appliquer dans diverses circonstances. Dans certains cas, certaines maisons d’édition internationales tirent profit du travail réalisé par les chercheuses et chercheurs. Dans d’autres situations, certaines maisons d’édition, notamment en français, peinent à équilibrer leurs budgets. Conscients des défis de l’édition scientifique, l’UNESCO, tout comme certains organismes subventionnaires promeuvent la science ouverte. Dans ce contexte, comment valoriser la science en français ? Comment soutenir les publications en français? Après avoir présenté les défis associés aux publications en français, nous aborderons les contraintes relatives à la diffusion des contenus scientifiques en français.
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Communication orale
Ressources et Sciences ouvertes : quel plan de mise en œuvre pour l’Egypte ?Ghada El Khayat (Université d'Alexandrie)
Le mouvement des ressources et sciences ouvertes « Open » vise à construire un écosystème dans lequel la science sera plus cumulative, plus fortement étayée par des données, plus transparente, plus rapide et d’accès universel. Cela implique le développement de nouvelles pratiques quotidiennes pour les enseignants et les chercheurs, la définition de nouvelles compétences, le développement de nouvelles formations et l’adoption de nouveaux services. Notre ambition est de faire en sorte que les résultats de la recherche soient progressivement structurés conformément aux principes FAIR, préservés et, si possible, ouverts. On veut faire de même pour les ressources éducatives, les scénarios d’apprentissage et les logiciels, parmi d’autres ressources et pratiques. Cette communication montrera comment les mouvements des sciences et des ressources libres et ouvertes soutiennent les objectifs d’internationalisation pour les universités du sud et contribuent à la formation des populations avec des compétences favorisant une employabilité rapide et permettant la contribution à l’économie mondiale. Mais cela demande un investissement et un coût à assumer. De même, il nous faut des mesures garantissant la pérennité de ces mouvements dans les pays du sud. Comment l’Égypte peut réussir un projet de sciences et de ressources éducatives libres ? Cette communication donne quelques pistes pour réussir un plan de mise en œuvre des ressources éducatives libres et des sciences ouvertes en Égypte.
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Communication orale
Pourquoi publier en français? : « Big Deal! »François Rocher (Université d’Ottawa)
Les raisons pour choisir de publier dans une langue ou une autre sont multiples, mais elles ne relèvent pas uniquement des choix individuels faits par les personnes qui veulent diffuser les résultats de leurs recherches. Cette communication met l’accent sur les facteurs qui peuvent expliquer ces choix et qui s’inscrivent dans une rationalité « de marché » renforcée par l’environnement institutionnel qui fait peu ou prou pour encourager et valoriser les publications dans une autre langue que l’anglais. Pour contrer cette tendance lourde, la présentation va invoquer deux types de facteurs : ceux qui sont de nature exogène et structurelle sur lesquels les scientifiques ont peu d’emprise individuellement et qui renvoient à l’environnement de la diffusion de la recherche; ceux qui sont de nature endogène qui renvoie à la culture scientifique et institutionnelle liée à la reconnaissance de la valeur des langues de publication autres que l’anglais.
Pistes de solution pour des modèles viables
Table ronde des revues : Éducation relative à l’environnement, Téoros, VertigO - la revue électronique en sciences de l'environnement, Le Naturaliste canadien, Tangence.
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Communication orale
Attractivité et pérennité, les défis d’une revue francophone ouverte en études touristiquesDominic Lapointe (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Doyenne des revues scientifiques francophones en études touristiques, Téoros n’est plus à présenter dans le champ de la publication en tourisme. Toutefois, celle-ci fait toujours face à des enjeux de diversification de source de revenu et d’attractivité des auteurs et autrices dans un univers scientifique de plus en plus compétitif et anglophone.
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Communication orale
Le Naturaliste canadienDenise Tousignant (Société Provancher)
Fondé en 1868 par l’abbé Léon Provancher, Le Naturaliste canadien est la plus vieille — et actuellement, la seule — revue scientifique exclusivement francophone consacrée aux sciences naturelles en Amérique du Nord. Ses articles comportent toutefois des résumés en anglais. La revue est diffusée sur la plateforme Érudit depuis 2012 et est produite uniquement en format numérique depuis 2020. Son contenu (2 numéros par année) est offert en libre accès après un an de parution. À l’heure actuelle, elle est entièrement financée par la Société Provancher d’Histoire naturelle du Canada et par les redevances que verse Érudit à celle-ci pour les abonnements institutionnels. Elle doit son succès à l’implication majoritairement bénévole d’une trentaine de personnes (bureau de direction, équipe de rédaction, vérification technique, révision linguistique, marketing, etc.).
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Communication orale
Une trajectoire de résilience : récit d’expérience d’une revue de recherche internationale francophoneLucie Sauvé (UQAM - Université du Québec à Montréal)
La dimension socio-culturelle de la recherche doit être reconnue et valorisée comme facteur de richesse et de fécondité de celle-ci. Contribuer à un domaine de recherche en français par exemple, implique de mobiliser des concepts, des représentations, des fenêtres d’interprétation et la référence à des travaux développés dans le creuset de cette langue, ajoutant ainsi à la compréhension des phénomènes. Face à l’attraction de la langue anglaise dans le contexte mondialisation-globalisation actuel et alors qu’on observe une prise de conscience grandissante pour la diversité épistémologique (voire pour la justice épistémique), il importe de soutenir le déploiement de la recherche conçue, menée et rédigée en français, langue de portée internationale. C’est mu par cette préoccupation, que nous avons développé il y a déjà bientôt 25 ans, la revue Éducation relative à l’environnement – Regards, Recherches, Réflexions, seule revue de recherche francophone dans ce domaine. Un tel choix apparaît d’autant plus pertinent que le rapport à l’environnement, tout comme l’acte éducatif, est étroitement marqué par la culture de référence. Toute la trajectoire de cette publication a nécessité le déploiement de stratégies de « survie » dans un contexte où le soutien à la publication de recherche en français est trop rare. De telles stratégies seront décrites et commentées, dans une perspective de transférabilté.
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Communication orale
Tangence : bilan de 40 ans d’existenceRoxanne Roy (UQAR - Université du Québec à Rimouski)
Fondée en 1981, la revue Tangence se propose d’interroger la littérature à la tangence des autres savoirs. Alors que la revue vient de célébrer ses 40 ans d’existence et qu’elle compte à son actif 127 numéros parus, le moment est propice à la réflexion. D’abord, il convient de se demander quelles sont les raisons qui ont permis à la revue de durer et d’afficher le bilan reluisant qu’on lui connaît. Ensuite, on se demandera quel avenir se dessine pour une revue francophone qui se spécialise dans les liens unissant la littérature aux autres savoirs en ayant l’exigence d’interdisciplinarité comme axe fondateur. Au fil des décennies, nous verrons quels ont été les principaux défis imposés par le virage numérique et les stratégies de diffusion mise de l’avant pour accroître le rayonnement de la revue. Au terme de ce parcours, une constante semble se dégager : le financement est crucial et essentiel à la survie de la revue Tangence. À l’heure où la pression pour la publication en libre accès se fait de plus en forte, le modèle de financement des revues savantes doit être repensé en profondeur.
Thème 4. Se donner les moyens : une édition scientifique inclusive pour l’excellence!
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Communication orale
Soutenir les savoirs scientifiques et la science ouverte par le financement de revues savantesTed Hewitt (Conseil de recherches en sciences humaines du Canada)
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Communication orale
Des approches diverses et inclusives de publication en libre accèsMona Nemer
Que ce soit pour lutter contre les changements climatiques ou les pandémies nos gouvernements et nos concitoyens utilisent les produits d’une science connectée à l’échelle de la planète. Reconnaissant la valeur de la diversité des cultures et des systèmes de connaissances du monde entier, la recommandation de l’UNESCO sur une science ouverte, adoptée en novembre 2021, invite les États à encourager le multilinguisme dans la pratique de la science, dans les publications scientifiques et dans les communications universitaires [Article 16 d].
La question de la langue de publication n’est pas traitée explicitement dans La Feuille de route pour la science ouverte publiée en 2020. Or, l’un des principes de la Feuille de route, l’inclusivité, propose que des approches diverses et inclusives soient utilisées, reflétant l’étendue des conceptions des communautés scientifiques et des systèmes de connaissance. Cette inclusivité peut très bien s’appliquer à la langue de publication.
Les moyens dont dispose la communauté scientifique pour mettre en œuvre des approches diversifiées, incluant d’un point de vue linguistique, s’enrichissent de la transformation des modes de publication, des nouveaux modèles de financement des journaux, etc. Les incitatifs en place pour valoriser la publication en français, comme les modes d’évaluation des chercheurs, doivent aussi faire partie des moyens à considérer.
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Communication orale
Diffuser nos savoirs en français : raisonnable, illusoire ou nécessaire !Jean-Pierre Perreault (UdeS - Université de Sherbrooke)
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Communication orale
Les Fonds de recherche du QuébecRémi Quirion (Scientifique en chef du Québec)