Aller au contenu principal
Il y a présentement des items dans votre panier d'achat.

Informations générales

Événement : 89e Congrès de l'Acfas

Type : Domaine

Section : Section 300 - Lettres, arts et sciences humaines

Description :

Vous trouverez ici les capsules des vidéos des communications libres orales du domaine Langues et langages. Les communications sont présentées par ordre alphabétique selon les noms des premier-ère-s auteur-e-s. Dès le 2 mai 2022, vous pourrez cliquer sur le bouton « Voir la contribution » afin de visionner les capsules de votre choix. Connectez-vous à votre compte utilisateur si vous souhaitez laisser un commentaire ou poser une question aux auteur-e-s.

Dates :
Responsable :
  • Julie-Anne Godin-Laverdière (Acfas)

Programme

Toute la semaine

Communications orales

Langues et langages

  • Communication orale
    Les SMS en français québécois sont-ils de l'oral transposé à l'écrit ? Une étude des phrases interrogatives dans le corpus Texto4Science.
    Anne-Sophie Bally (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

    Cette recherche consiste en un portrait qualitatif et quantitatif des phrases interrogatives en français québécois (FQ), sur la base de 1000 phrases interrogatives extraites du corpus Texto4Science (7274 messages recueillis en 2009-2010). La morphosyntaxe de l’interrogative en FQ est variée. Cinq procédés existent pour les interrogatives totales (intonation/ordre sujet-prédicat, marqueur est-ce que, marqueur postverbal -tu, inversion du pronom clitique et reprise pronominale). Pour les interrogatives partielles, on dénombre au moins sept procédés (intonation/ordre sujet-prédicat avec groupe interrogatif in situ ou en début de phrase, groupe interrogatif + est-ce que/est-ce qui ou c’est que/c’est qui ou que/ qui, inversion du pronom clitique et reprise pronominale). Il a été montré que le choix d’un de ces procédés à l’oral n’est pas aléatoire (des facteurs linguistiques et interactionnels inetrvinnent). La norme du français restreint le choix des procédés possibles dans l'écrit soigné. De nouvelles formes de l’écrit, plus spontanées et moins formelles, notamment les SMS, ont émergé dans l'histoire récente du français. On se demandera ici si cette nouvelle forme d'écrit est une transposition exacte de l'oral, libérée des codes de l'écrit normé. Grâce aux données extraites, nous présenterons la distribution des procédés interrogatifs et nous verrons que celle-ci n’est pas un calque de l’usage oral (on observe moins d'interrogatives en -tu dans les SMS qu'à l'oral, par exemple).

    ▶ Vidéo
  • Communication orale
    Influence de l’iconicité dans le lexique de l’astronomie de la LSQ
    Laurence Gagnon (UQAM - Université du Québec à Montréal)

    La modalité visuospatiale des langues des signes (LS) a pour effet que l’iconicité est présente à tous les niveaux de leur structure (Taub, 2001), particulièrement dans le lexique. La place de l’iconicité dans la structure des signes a mené à un débat concernant la nature des plus petites unités des LS, les unités sublexicales, à savoir s’il s’agit de morphèmes (Cuxac, 2000) ou de phonèmes (Sandler, 2012). Au regard de ce débat, cette recherche consiste en l’analyse de la structure sublexicale de 99 néologismes créés en langue des signes québécoise (LSQ) pour nommer 45 concepts de l’astronomie afin d’établir la relation entre les unités sublexicales et la construction du sens. La question de recherche posée est alors : est-ce que l’iconicité influence le choix des unités sublexicales des signes? Une grille de description a été créée pour analyser trois types d’unités sublexicales selon leurs traits de forme et l’information sémantique qu’ils portent ou non : le lieu d’articulation, la configuration manuelle et le mouvement. Les résultats montrent que l’iconicité est très présente dans la structure des signes de l’astronomie mais, comme on retrouve des unités sublexicales qui ne contribuent pas à la formation du sens, il est impossible d’affirmer qu’il s’agit essentiellement de morphèmes. Il apparait alors que les unités sublexicales des LS peuvent passer du niveau phonologique au niveau morphologique, tel que proposé par Millet (2019) et van der Hulst et van der Kooij (2021).

    ▶ Vidéo
  • Communication orale
    Traduire l’écriture migrante des écrivains d’origine ouest-africaine : le cas de Half of a Yellow Sun de Chimamanda Ngozi Adichie
    Kossivi Apelete Gninevi (Université Laval)

    La littérature migrante produite par les écrivains d’origine ouest-africaine est souvent marquée par une diversité linguistique et culturelle. À la différence de la littérature occidentale, elle se colore très souvent d’une altérité, mélangeant plusieurs codes et couches linguistiques, accueillant des inflexions, des tournures, des étrangetés syntaxiques, lexicales et des références à la culture ouest-africaine. Dans son roman Half of a Yellow Sun, Adichie joue, de manière pertinente, avec plusieurs couches linguistiques et crée un texte hybride qui traduit sa personnalité multilingue et multiculturelle. Si les textes littéraires ne doivent pas poser de difficultés au traducteur, c’est l’écriture migrante d’Adichie qui lui pose de sérieux problèmes en raison de son caractère hybride. La préoccupation principale de travail est de relever quelques créations linguistiques dans le roman d’Adichie et d’explorer les défis liés à leur traduction. Dans l’analyse, une approche contrastive sera appliquée à leur traduction afin d’évaluer les différentes stratégies de traduction adoptées par la traductrice pour faire face aux difficultés. Tout au long de cette étude, nous serons amener à souligner comment les choix de la traductrice peuvent affecter le rapport d’équivalence entre les textes source et cible. Nous proposerons également des solutions qui permettront de bien traduire les textes des auteurs d’origine ouest-africaine sans nuire à leur lisibilité dans le monde.

    ▶ Vidéo
  • Communication orale
    Stratégies spatiales et non manuelles d’expression de la relativisation en langue des signes québécoise (LSQ)
    Sarah Lafrenière (UQAM - Université du Québec à Montréal)

    Les subordonnées relatives ont fait l'objet de travaux dans plusieurs langues des signes (allemande, américaine, française, italienne...), mais à ce jour, rien n'a encore été publié sur l'expression de la relativisation en LSQ. Au cours de ma maitrise, je me suis donc penchée sur la description des subordonnées relatives dans cette langue. Dans cette présentation, j'exposerai mes premiers résultats de recherche : sachant que la localisation spatiale et l’utilisation de marqueurs non manuels sont définis comme des éléments formels du marquage des relations propositionnelles en LSQ (Parisot, 2020; Chénier et James, 2014), le focus sera mis sur les stratégies spatiales et non manuelles utilisées par les signeur·e·s pour exprimer des subordonnées relatives en LSQ. Dans un premier temps, j'effectuerai une synthèse des caractéristiques sémantiques et syntaxiques qui définissent la subordination relative dans différentes langues, puis je présenterai la définition retenue pour mon analyse de corpus. Dans un deuxième temps, je présenterai les stratégies spatiales et non manuelles typiquement employées pour exprimer les subordonnées relatives en LSQ dans un échantillon de mon corpus (productions de dix signeur·e·s natif·ive·s de la LSQ), que j'ai implanté dans le logiciel ELAN pour l'annotation et la transcription matricielle de données multicouches. Cette contribution brossera un premier portrait de l’expression de la relativisation en LSQ.

    ▶ Vidéo
  • Communication orale
    L'apprentissage des langues dans les écoles du Québec selon 44 parents de la loi 101
    Andréanne Langevin (Université McGill)

    La Charte de la langue française reflète un désir québécois d’assurer la pérennité du français en tant que langue de cohésion sociale (CSLF, 2008). Le processus décisionnel ayant trait aux politiques linguistiques favorise un droit collectif au maintien de la langue officielle plutôt qu’un droit linguistique et de langue de scolarisation individuel (Rousseau & Côté, 2017). Les politiques linguistiques québécoises sont un sujet abondamment discuté dans la littérature académique, tant pour les risques que pose le déclin du français (Castonguay, 2002; Poirier, 2016; Termote, 2017), que pour les contraintes qu'elles imposent (Bourhis, 2019, 2020; Gérin-Lajoie, 2021; Lamarre, 2007). Cependant, l’opinion des parents québécois quant à ces politiques et l’impact qu’elles ont sur l’expérience scolaire de leurs enfants est un enjeu peu étudié (Kircher, 2019; Surrain, 2018).

    Cette présentation des résultats finaux d'une étude menée auprès de parents québécois (n=44) ayant des enfants d'âge scolaire met en lumière leurs opinions et expériences en ce qui concerne les politiques linguistiques en milieu scolaire et leur effet sur l’apprentissage des langues chez leurs enfants. Des données générées lors de 13 groupes de discussion sont examinées thématiquement et font l’objet d’une analyse de 3 variables – le lieu de résidence, le profil culturel et le statut d’admissibilité à l'éducation en anglais – susceptibles d’influencer le type et la qualité de l’enseignement reçu par les élèves.

    ▶ Vidéo
  • Communication orale
    Croyances et pratiques des enseignants concernant la rétroaction corrective écrite : Étude de cas dans un programme de français langue étrangère
    Khaled Barkaoui (York University), Maria Lourdes Lira Gonzales (UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Antonella Valeo (York University)

    Malgré de nombreuses recherches portant sur la rétroaction des enseignants de langue seconde (ex., Li et Vuono, 2019 ; Lyster et al., 2013 ; Nassaji et Kartchava, 2017), les recherches menées dans des contextes de français langue étrangère (FLÉ) sont peu abondantes. C’est le cas, notamment, des études qui examinent les croyances et les pratiques de la rétroaction corrective écrite (RCÉ) chez les enseignants de FLÉ. La présente étude cherche à combler cette lacune en étudiant les croyances et les pratiques en RCÉ des enseignants de FLÉ dans un programme de premier cycle au Costa Rica. Les participants à cette étude étaient cinq enseignants d’un programme de FLÉ dans une université publique au Costa Rica. Les données ont été recueillies au moyen d’un questionnaire en ligne, d’une entrevue semi-structurée et d’échantillons de rédactions des élèves. Les résultats ont révélé que les participants partageaient des croyances communes concernant la rédaction de textes, la didactique de la rédaction de textes, les attitudes vers la RCÉ dans une langue étrangère et la relation interdépendante entre l’enseignement, l’apprentissage et la rétroaction dans un cours de rédaction en FLÉ. Les résultats ont également montré que les croyances et les pratiques des participants concernant divers aspects de la RCÉ avaient tendance à être harmonisées, particulièrement en ce qui a trait à l’emploi d’une RCÉ comportant des codes et à l’utilisation de grilles d’évaluation.

    ▶ Vidéo
  • Communication orale
    L’insécurité linguistique : une affaire des communautés ayant le français comme langue d’usage social ou d’héritage historique ?
    Janaína Nazzari Gomes (Université de Saint-Boniface)

    En Amérique latine, où le français est considéré une langue étrangère, à dépit des 2,3 millions de locuteurs et apprenants de la langue (Rivard, 2016) et des nombreux cursus en Lettres françaises (40 seulement au Brésil), l’insécurité linguistique en français ne s’avère pas un objet d'intérêt de la Didactique et de la Sociolinguistique. Est-ce qu'il faut pour autant conclure sur l'inexistence d'un tel sentiment et ce, quoique l’idiome n'y soit pas une langue d’usage social ou d’héritage historique? Afin de vérifier la pertinence de l’interrogation formulée, nous avons examiné 40 questionnaires issus d’un projet de conversation en français tenu au Brésil, à deux reprises, en 2020 et en 2021. Âgés entre 20 et 40 ans, les participants étaient capables de communiquer en français, ayant au moins le niveau B1 du Cadre Européen Commun de Référence. Dû au manque de littérature sur la thématique, nos analyses se sont basées sur la typologie proposée par Bretegnier (1999). Les résultats suggèrent que l'insécurité linguistique est provoquée par la perception d'une expression non conforme au français « correct », mettant en évidence l'insécurité normative. Cette étude exploratoire nous fournit des pistes pour une recherche plus ample visant à identifier les nuances du phénomène en Amérique latine ainsi qu'à établir les similitudes et différences par rapport aux pays/régions des Amériques ayant le français comme langue d'usage social et/ou d'héritage historique.

    ▶ Vidéo
  • Communication orale
    Étude interactionniste de quelques disfluences typiques de la langue parlée en contexte spontané : amorce de mots, amorce de syntagmes et répétition
    Dorothée Niquette (UdeS - Université de Sherbrooke)

    Une écoute attentive de conversations à bâtons rompus montre que celles-ci sont parsemées d’hésitations, de pauses dites remplies comme euh, de répétitions, d’autocorrections, de lapsus, etc. Notre recherche porte sur ces imperfections que l’on qualifie habituellement de ratés. Le but est double. Il s’agit 1) de déterminer les mécanismes d'interrelation qui sous-tendent la production de deux paires de ratés (amorce de mot et répétition ainsi qu'amorce de syntagme et répétition) et 2) de vérifier si ces deux paires de ratés exercent une pression l'une sur l'autre dans le tour de parole.

    À cette fin deux corpus multimodaux de conversations authentiques sont exploités : le Corpus de langue parlée en interaction (CLAPI) de l’Université de Lyon 2 et le Corpus de français parlé au Québec (CFPQ) de l’Université de Sherbrooke. Un premier coup de sonde dans ces corpus démontre l'existence d'interrelations entre les deux paires de ratés étudiées, mais leur mécanisme et leur influence mutuelle reste à déterminer.

    La recherche s’inscrit dans le champ des études interactionnistes qui focalisent l’attention sur le fait que le locuteur engagé dans une conversation à bâtons rompus construit son discours au coup par coup, en s’ajustant constamment aux réactions de l’interlocuteur produites de manière vocale et mimogestuelle. La recherche permet de mieux cerner le fonctionnement de l'oral spontané en approfondissant les connaissances sur les ratés de l’oral dans une perspective interactive.

    ▶ Vidéo
  • Communication orale
    Participation et attitudes des élèves de français langue seconde dans les écoles secondaires de l’Ontario : un regard exploratoire
    Alain F Takam (University of Lethbridge)

    Cet article vise à étudier les perceptions et les attitudes des élèves dans les programmes de français langue seconde (FLS) de l'Ontario, et les impacts potentiels que ces attitudes pourraient avoir sur la participation future à l’apprentissage du FLS dans les écoles secondaires de la province. Plus précisément, cette article tente de répondre à la triple question suivante : Comment le programme actuel de FLS de l’Ontario est-il perçu par les élèves, qu’est-ce qui peut influencer ces perceptions, et quelles sont certaines des implications possibles pour l’avenir du FLS en Ontario, surtout en ce qui concerne la participation ? Les données analysées dans cette article ont été obtenues dans six écoles secondaires de trois conseils scolaires de l’Ontario, dont deux catholiques et le troisième public. Ces données étant essentiellement quantitatives, les calculs ont été effectués à l’aide du logiciel Statistical Package for the Social Sciences (SPSS), version n° 26, dans le but d’analyser les observations et les relations pertinentes au sein des données recueillies. Les pourcentages ont été calculés à partir du nombre total de réponses données à chaque question spécifique. L’une des conclusions auxquelles cette étude est parvenue est que, pour davantage développer le programme de FLS en Ontario et promouvoir la participation des élèves à l’apprentissage de cette langue, les aptitudes à l’expression orale des élèves devront faire l’objet d’un intérêt tout particulier.

    ▶ Vidéo