Informations générales
Événement : 89e Congrès de l'Acfas
Type : Colloque
Section : Section 100 - Sciences de la santé
Description :L’augmentation de l’espérance de vie à l’échelle mondiale s’accompagne de la nécessité de vieillir en santé afin de pouvoir profiter des années supplémentaires. La notion de vieillissement « en santé » ou « réussi » fait référence à la santé et au bien-être physique, mais aussi au fonctionnement cognitif, y compris la mémoire, le langage et la résolution de problèmes, lesquels sont indispensables au bien-être et à la participation des aînés. Alors que les approches pharmacologiques sont prédominantes dans le domaine de la santé, des approches innovantes, non pharmacologiques, visant à maintenir la santé cognitive, l’autonomie et le bien-être des personnes âgées émergent de plusieurs disciplines (p. ex., arts visuels, réadaptation, psychologie, travail social, soins infirmiers, nutrition). Ces stratégies reposent sur la pratique d’activités artistiques, musicales ou sociales, comme la méditation, le bénévolat, l’utilisation de technologies, la stimulation cérébrale non invasive, une saine alimentation, l’exercice et plusieurs autres. Une mise en commun des connaissances générées dans ces différentes sphères est nécessaire pour évaluer l’incidence de ces approches et les optimiser. Beaucoup de stratégies sont commercialisées partout dans le monde alors que la démonstration scientifique de leur efficacité n’est pas établie. De nombreuses questions demeurent en suspens. L’incidence de ces différentes approches sur la santé cognitive est-elle comparable? Les bénéfices sont-ils fiables et généralisables? L’adhérence des aînés à ces pratiques est-elle bonne? En ressentent-ils les bénéfices? Les approches doivent-elles être individualisées à chaque personne? Afin d’optimiser ces pratiques et de développer un cadre de réflexion plus large sur celles-ci, il est nécessaire d’engager un dialogue interdisciplinaire.
L’objectif de ce colloque est d’engager les acteurs et actrices de la recherche dans le domaine du vieillissement cognitif dans un dialogue interdisciplinaire et de susciter le partage de connaissances au sujet des méthodes novatrices visant à optimiser le vieillissement cognitif. Ce colloque vise aussi à fournir des occasions de réseautage et de discussion par l’entremise des présentations de six chercheurs et chercheuses du domaine, une table ronde réunissant plusieurs experts et expertes, une séance de présentations par affiche par la relève scientifique et un cocktail en fin de journée. Des prix seront remis pour les meilleures communications par affiche.
Remerciements :The Centre for Research on Brain, Language and Music
Systematix
Date :- Pascale Tremblay (Université Laval)
- Marilyne Joyal (Centre de recherche CERVO)
Programme
Conférences courtes invitées
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Communication orale
Vieillir en pleine conscience : effets mesurables et expérience vécue par les personnes âgéesIsabelle F. Dufour (Université Laval), Sonia Goulet (Université Laval), Carol Hudon (Université Laval), Andréanne Simard (Université Laval)
Les interventions basées sur la pleine conscience (IBPC) sont en popularité croissante depuis plusieurs années, autant auprès de populations saines et cliniques. De nombreux auteurs et théories soutiennent que les pratiques méditatives ont le potentiel d’améliorer la cognition et possiblement de retarder le vieillissement cognitif. Dans cette présentation, l’approche de la pleine conscience sera décrite et son potentiel pour ralentir ou retarder le déclin cognitif des personnes âgées sera brièvement expliqué. Une analyse critique des données provenant de la littérature scientifique sur l’efficacité des IBPC pour améliorer le fonctionnement cognitif sera présentée. Nous discuterons ensuite d’autres implications de l’entraînement à la pleine conscience dans la vie des personnes vieillissantes, notamment sur l’humeur, le stress, les relations interpersonnelles et la qualité de vie. Ce résumé sera suivi des résultats récents observés dans notre laboratoire quant aux effets mesurables d’une IBPC et à l’expérience vécue par les participants durant l’intervention. La présentation sera conclue en discutant des bienfaits et de l’utilité probable de la pleine conscience dans un contexte de vieillissement cognitif.
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Communication orale
Relations entre les troubles du sommeil, le déclin cognitif et le risque de maladie d’AlzheimerClaire André (UdeM - Université de Montréal)
Un grand nombre de recherches montrent que le sommeil est essentiel pour maintenir un bon fonctionnement cognitif, et joue un rôle crucial dans le processus de consolidation mnésique. Les études récentes suggèrent que chez les personnes âgées, un sommeil de mauvaise qualité est associé au déclin cognitif et à un risque accru de développer une démence, dont la maladie d’Alzheimer. Ainsi, dépister et traiter les troubles du sommeil chez les personnes âgées pourrait permettre de ralentir le déclin cognitif et retarder l’apparition de la démence. Au cours de cette présentation, nous décrirons les principales modifications du sommeil liées au déclin cognitif et au risque de démence. Nous accorderons un intérêt particulier à discuter des implications respectives du sommeil lent et du sommeil paradoxal, ainsi que du rôle de certains troubles du sommeil tels que le syndrome d’apnées obstructives du sommeil. Nous aborderons également les principaux mécanismes cérébraux pouvant sous-tendre les liens entre sommeil et déclin cognitif, en décrivant les liens émergents entre sommeil, neurodégénérescence et biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer.
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Communication orale
Les cétones améliorent la cognition dans le déclin cognitif léger: peuvent-elles retarder la maladie d’Alzheimer?Stephen Cunnane (UdeS - Université de Sherbrooke)
Malgré des efforts et investissements massifs, aucun nouveau traitement n’a été approuvé pour la maladie d’Alzheimer (MA) depuis 20 ans. Ces efforts ont surtout visé à ralentir la progression de la neuropathologie. Une attention croissante est toutefois accordée à un autre problème du cerveau vieillissant : l’écart entre ses besoins énergétiques et l’absorption de son principal carburant, le glucose. Cet écart s’accroît dans le trouble cognitif léger (TCL) et davantage dans la MA. En 2015, nous avons rapporté que la capacité du cerveau à utiliser le carburant alternatif au glucose, les cétones, est préservée dans la MA et liée à la présence de cétones dans le sang. Cette découverte a stimulé la poursuite d’études visant à utiliser les cétones pour améliorer le fonctionnement cognitif en fournissant une source d’énergie alternative. Pour réduire l’écart énergétique, le niveau de cétones doit être augmenté par un régime hypocalorique ou très faible en glucides, ou par un supplément cétogène. Dans un essai randomisé de 6 mois, nous avons testé cette dernière option auprès de patients avec TCL en utilisant un triglycéride à chaîne moyenne. Le groupe TCL a obtenu des résultats plus élevés dans cinq domaines cognitifs, liés à l’augmentation de cétones dans le plasma et le cerveau. L’approvisionnement énergétique du cerveau pourrait être un prérequis essentiel aux avancées dans le traitement de la MA, ce qui mérite d’être étudié dans le cadre d’un essai de prévention.
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Communication orale
Pratiquer la musique pour mieux vieillirClaude Alain (Baycrest Hospital)
Le déclin des fonctions perceptuelles et cognitives lié à l’âge est bien documenté. Au cours des deux dernières décennies, les recherches se sont multipliées pour trouver des moyens d’atténuer les changements cognitifs associés au vieillissement normal. Les recherches montrent qu’une alimentation saine, la pratique d’activités physiques, le bilinguisme et la pratique d’un instrument de musique contribuent à un vieillissement cognitif réussi. Parmi ces diverses activités, la pratique d’activités musicales est très prometteuse, car jouer d’un instrument de musique est une activité riche et complexe qui sollicite de nombreuses zones du cerveau impliquées dans les émotions, la mémoire et la coordination sensori-motrice. Dans cette présentation, nous considérons les travaux dans les domaines de la musique, du vieillissement et des neurosciences cognitives. Nous examinons comment les théories modernes du vieillissement cognitif expliquent les bienfaits de l’apprentissage de la musique sur le cerveau vieillissant. L’ensemble de ces études suggère que la musique constitue une activité probante, dont les bienfaits sur le vieillissement cognitif peuvent être expliqués par l’optimisation des ressources perceptuelles et cognitives. Ces recherches ouvrent également des perspectives intéressantes pour l’amélioration des programmes actuels et le développement de nouveaux programmes de remédiation cognitive visant à améliorer la qualité de vie des personnes âgées.
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Communication orale
Thérapie par le chant pour les troubles du langage et de la parole dans les pathologies liées au vieillissementAnna Zumbansen (Université d’Ottawa)
Beaucoup d’adultes qui pratiquent régulièrement le chant trouvent dans cette activité des bénéfices variés pour leur santé et leur bien-être. Le chant est aussi envisagé comme thérapie par les spécialistes des pathologies cognitives liées au vieillissement (accidents vasculaires cérébraux et maladies neurodégénératives telles que les maladies de Parkinson et d’Alzheimer). Dans cette présentation, j’expliquerai pourquoi le chant est une approche thérapeutique particulièrement intéressante en orthophonie pour les troubles acquis du langage (aphasie) et de la parole (dysarthrie). Je présenterai des données de recherches cliniques correspondantes et des pistes de recherche qui en découlent, notamment pour l’étude du chant choral dans ces populations.
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Communication orale
La passion au cœur de l’action bénévole des aînés en culture et loisir culturelJulie Fortier (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Marie-Claude Lapointe (Université du Québec à Trois-Rivières), Aude Porcedda (Université du Québec à Trois-Rivières)
Plusieurs études confirment la pertinence de la participation sociale pour la santé physique et mentale des aînés contribuant ainsi à leur qualité de vie (Malouert, 2013; Stephens et coll. 2014; Marchand, 2018). La politique « Vieillir et vivre ensemble » du gouvernement du Québec précise que la participation sociale se réalise à travers diverses activités (vie sociale, loisirs, travail, bénévolat) qui amènent les individus à prendre activement part à la vie de leur communauté. C’est d’ailleurs l’action bénévole des aînés qui nous intéresse ici. Selon plusieurs enquêtes, les aînés de 65 ans et plus effectuent le plus grand nombre d’heures de bénévolat (Statistique Canada, 2018; Réseau de l’action bénévole du Québec, 2018). Les secteurs du loisir et de la culture figurent parmi les domaines privilégiés pour effectuer cette action bénévole.
Une étude visant à réaliser un portrait du bénévolat dans les secteurs culturel et loisir culturel québécois nous a permis de rencontrer de nombreux bénévoles lors de six entretiens de groupe menés en 2021. Ces derniers ont été invités à discuter de leur histoire en tant que bénévole, de ce qui les intéresse dans leur action bénévole et des bénéfices recherchés. Les résultats nous informent notamment que ces bénévoles sont guidés par une passion qui les anime depuis leur premier engagement. Ils nous permettent de saisir en quoi la passion pour la culture, le loisir culturel et l’engagement bénévole contribuent au mieux-être des aînés.
Pause midi
Séance de présentations par affiche (partie A) sur Fourwaves - https://event.fourwaves.com/fr/acfas-89
Pour participer à la séance d'affiches :
- Inscrivez-vous gratuitement sur la plateforme Fourwaves à partir du lien suivant (en utilisant la même adresse courriel que celle utilisée lors de votre inscription à l'ACFAS) : https://event.fourwaves.com/fr/acfas-89/inscription
- Vous recevrez un courriel de confirmation. Un lien au bas de celui-ci vous permettra d’activer votre compte.
- Une fois connecté, cliquez sur l’onglet Présentations, puis sur la présentation de votre choix.
- Cliquez sur Entrer dans la salle de conversation.
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Communication par affiche
Mise en place d’un laboratoire vivant dans les Groupes de médecine de famille (GMF) pour améliorer la pharmacothérapie des aînés ayant des troubles neurocognitifs.Dylan Bonnan (Université Laval), Laurianne Bélanger (CR CHU de Québec), Mylène Chartrand (CR CHU de Québec), Yves Couturier (Université de Sherbrooke), Étienne Durand (Université Laval), Line Guénette (Université Laval), Edeltraut Kröger (Université Laval), Anne Maheu (CIUSSS NIM), Michèle Morin (Université Laval), Lise Poisblaud (CR CHU de Québec), Caroline Sirois (Université Laval), Nadia Sourial (Université de Montréal), Isabelle Vedel (McGill University), Machelle Wilchesky (McGill University)
Contexte. Au Québec, des GMF incluent souvent des pharmaciens dans leurs équipes multidisciplinaires. Le Plan Alzheimer recommande de les impliquer dans l’évaluation des aînés à risque de trouble neurocognitif.
Objectif. Évaluer l’impact des activités des pharmaciens en GMF sur la pharmacothérapie et le bien-être des aînés atteints de TNC.
Méthode. Cette étude pragmatique contrôlée évalue une intervention de type laboratoire vivant dans deux régions du Québec. Les aînés en évaluation cognitive ou récemment diagnostiqués pour TNC sont recrutés dans des GMF. Dans le groupe intervention, un pharmacien est impliqué dans la trajectoire de soins de ces patients et des formations et du mentorat sont offerts. Le groupe contrôle, sans pharmacien, offre les soins usuels. L’utilisation des médicaments, la satisfaction et la qualité de vie sont évaluées au départ et après 6 mois. L’expérience des équipes est aussi évaluée.
Résultats. Malgré les défis reliés à la pandémie, des outils de formation et de recrutement ont été développés avec des cliniciens et proches aidants. À ce jour, l’intervention est déployée dans 7 GMF et prévue dans un autre ; 19 patients ont accepté de participer et ont complété les premiers questionnaires.
Discussion. Le laboratoire vivant et la motivation des équipes permettent le déploiement du projet et l’obtention d’informations pour améliorer les soins aux aînés atteints de TNC, malgré les difficultés rencontrées par les GMF et les patients durant la pandémie.
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Communication par affiche
La stimulation non-invasive du cerveau comme stratégie pour réduire les difficultés de communication chez les aînésValérie Brisson (Université Laval), Camille Fuduche (Université de Strasbourg), Sabrina Juhasz (Université Laval), Alexandre Sicard (Université Laval), Pascale Tremblay (Université Laval)
Le vieillissement normal s’accompagne de difficultés à suivre les conversations en présence de bruit, ce qui nuit aux interactions sociales. Ces difficultés pourraient être liées à des changements dans les réseaux cérébraux langagiers [1]. Ce projet vise à déterminer s’il est possible d’améliorer la perception de la parole en augmentant l’excitabilité de trois régions du cerveau impliquées dans le traitement de la parole à l’aide de la stimulation magnétique transcrânienne (TMS) excitatrice, ainsi que d’explorer les facteurs qui influencent l’amélioration post-TMS. Méthode. 30 adultes âgés de 20 à 80 ans seront recrutés (collecte en cours). Pour chaque personne, des images de l’anatomie et de l’activité cérébrale sont d’abord acquises par IRM afin de personnaliser la sélection des cibles pour la TMS (gyrus temporal supérieur, sulcus temporal supérieur et cortex prémoteur). Chaque stimulation est suivie d’une tâche de discrimination de syllabes dans le bruit. Des modèles linéaires mixtes permettront de déterminer si la région stimulée, l’âge, le niveau de performance initial, l’épaisseur corticale et/ou l’activité cérébrale dans les régions stimulées peuvent prédire l’amélioration post-TMS (taux de bonnes réponses, temps de réaction). Retombées. Ce projet contribuera à étendre les résultats d’études antérieures et à paver la voie à l’utilisation de la TMS comme stratégie pour maintenir la communication chez les aînés. [1] Tremblay, Brisson & Deschamps (2021). Neuroimage.
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Communication par affiche
COMPAs : une application pour soutenir l’engagement social des personnes atteintes de troubles neurocognitifs et leurs soignants en soins de longue durée (SLD)Ana Inés Ansaldo (Université de Montréal), B Delacourt (Université de Montréal), Catherine Dubé (UdeM - Université de Montréal), M Masson-Trottier (Université de Montréal)
Problématique
Chez les personnes atteintes de troubles neurocognitifs (PAC), les difficultés de communication empêchent les échanges entre elle et son entourage ; l’isolement social accélère le processus de détérioration chez la PAC, augmente le fardeau des aidants et diminue la qualité de vie de tous. COMPAs est une application axée sur le concept de communication émotionnelle ; son contenu audiovisuel personnalisé favorise le partage d’émotions positives entre les partenaires de communication.
Objectif
Évaluer l’impact de COMPAs sur la communication entre des PAC et leurs aidants en SLD, sur leur qualité de vie et sur le fardeau des aidants.
Méthodologie
Étude de groupes à mesures répétées — avant et après 8 semaines d’intervention avec COMPAs- à raison de minimum 2 fois/semaine/15 minutes, auprès de 17 résidents et 24 aidants en SLD. Analyses qualitatives (entretiens semi-structurés) et quantitatives (questionnaires, échelles).
Résultats
Amélioration de la communication avec la PAC, permettant de briser leur isolement, tout en favorisant un lien centré sur la personne. Diminution du fardeau des aidants, augmentation du sentiment d’accomplissement professionnel et la qualité de vie chez tous.
Conclusion
COMPAs favorise l’engagement social en SLD grâce au partage d’émotions positives. La diminution du fardeau des aidants et l’augmentation du sentiment d’accomplissement professionnel sont des éléments clés pour des soins de qualité et contribuent à la qualité de vie de tous.
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Communication par affiche
Effets d’une alternative aux appareils auditifs sur la capacité d’écoute des adultes âgés : protocole et faisabilitéClaude Alain (University of Toronto), Maxime Perron (University of Toronto)
La perte auditive liée à l’âge s’accompagne de difficultés de perception de la parole dans le bruit (PPb) qui nuisent à la communication. Toutefois, les troubles de la perception auditive restent largement sous-traités, en partie à cause du coût élevé des appareils auditifs. L’utilisation de produits d’amplification du son personnels (PSAPs), des appareils moins coûteux, pourrait être une solution alternative. Ce projet vise à étudier les effets immédiats de l’utilisation des PSAPs sur la PPb. L’audition, la cognition et la PPb seront évaluées chez 100 adultes âgés vivant avec une perte auditive, avec et sans l’utilisation de PSAPs (deux sessions). L’activité cérébrale sera enregistrée par électroencéphalographie. Il est attendu à ce que l’utilisation de PSAPs améliore la PPb via une augmentation de la connectivité entre les régions du traitement auditif et du traitement de la parole. Une étude pilote (N=3) montre des résultats encourageants et la faisabilité de l’étude. Tous les participants ont rapporté une amélioration de la PPb lorsque les PSAPs sont utilisés. Les analyses montrent une interaction significative entre la session et le niveau de bruit pour le pourcentage de bonnes réponses, révélant que le bénéfice comportemental associé aux PSAPs est plus important dans les conditions où le niveau de bruit est plus élevé. Ce projet révélera l’efficacité d’un moyen plus largement accessible pour traiter les difficultés de communication liées au vieillissement auditif.
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Communication par affiche
L’assistance canine à domicile pour les aidants et leur proche aux prises avec des troubles cognitifs légers ou modérésBertrand Achou (HEC Montréal), Cary Brown (University of Calgary), Suzette Brémault-Phillips (University of Calgary), Frédéric Dumont (CIRRIS), Annette Rivard (University of Alberta), Bernie Travis (Early Onset Dementia Alberta Foundation), Claude Vincent (Université Laval)
Contexte : Pour évaluer l’efficacité des chiens de soutien pour les troubles cognitifs (TC) à domicile, notre étude avait pour objectifs 1) d’examiner les impacts de l’assistance canine sur la personne atteinte de TC et son aidant ; 2) de quantifier l’activité physique et le sommeil ; et 3) de mener une analyse coût-efficacité.
Méthode : L’étude comprend 3 cas de dyades aidant/personne atteinte avec soit : un chien de soutien certifié (Gr1), un chien de compagnie (Gr2) ou aucun chien (Gr3). Des analyses qualitatives (entrevues) et quantitatives (actimétrie et questionnaires standardisés) permettent les comparaisons entre les cas.
Résultats : Nous avons 57 dyades (Gr1=5, Gr2=28 et Gr3=24), dont 80 % étaient des couples, 50/50 TC légers/modérés et 26 % avec Alzheimer. Il y a des différences qualitatives entre les groupes (sur 28 thèmes), en faveur de l’assistance canine. Aucune différence n’a été observée sur le sommeil (n=36). Les personnes sans chien font plus d’activité physique légère (38 % vs 29 %, p=0.009). Les questionnaires révèlent que les gens avec chien sont plus optimistes par rapport à l’avenir (p=0.006).
Conclusion :
Cette étude met en valeur l’efficacité pour les rôles du chien (ex. engagement et sens de la vie, présence, aller marcher, ramasser des objets), les avantages (p. ex. joie, sociabilité, donner à l’aidant un répit), les désavantages (p. ex. risque de chute, corvée pour l’aidant) et les pistes de solution pour les écoles de chien.
Séance de présentations par affiche (partie B) sur Fourwaves - https://event.fourwaves.com/fr/acfas-89
Pour participer à la séance d'affiches :
- Inscrivez-vous gratuitement sur la plateforme Fourwaves à partir du lien suivant (en utilisant la même adresse courriel que celle utilisée lors de votre inscription à l'ACFAS) : https://event.fourwaves.com/fr/acfas-89/inscription
- Vous recevrez un courriel de confirmation. Un lien au bas de celui-ci vous permettra d’activer votre compte.
- Une fois connecté, cliquez sur l’onglet Présentations, puis sur la présentation de votre choix.
- Cliquez sur Entrer dans la salle de conversation.
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Communication par affiche
Quelles sont les données probantes sur le soutien à domicile assisté par la technologie chez les personnes âgées vivant dans la communauté et leurs proches aidants?Kelly Acevedo (York University), Lise Boudreault (Polytechnique Montréal), Alexander Moreno (Université de Montréal), Hua Sun (Université de Montréal)
Pendant la pandémie, l’utilisation de la technologie pour le soutien à domicile des aînés est devenue incontournable. L’objectif principal de cette revue systématique de la littérature est d’identifier les technologies pour le soutien à domicile des personnes âgées vivant dans la communauté (PAVC) et leurs proches aidants au cours des cinq dernières années (2017-2021). Nous avons identifié 2120 références sur les bases de données (CINAHL, Medline, PsycINFO, AgeLine et Web of Science). Nous avons retenu des études disponibles en quatre langues (anglais, français, mandarin et espagnol), avec des PAVC de 65 ans et plus, sans troubles neurocognitifs et testés avec la participation des proches aidants. Le triage a été réalisé par trois réviseures indépendantes (psychologie et génie) sur la base des critères d’inclusion énoncés avec le logiciel COVIDENCE. Le processus d’analyse rigoureuse des critères d’inclusion et d’exclusion a mené à l’exclusion de 679 doublons, 1329 références non pertinentes, à la révision du texte intégral de 112 articles et aux 16 articles finaux. La description des données probantes de ces technologies permet d’établir un portrait des avantages, des possibilités et des défis quant à leur utilisation par les PAVC et leurs proches aidants. Nous présenterons les résultats préliminaires de ces technologies avec les implications de ces innovations pour un vieillissement cognitif réussi.
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Communication par affiche
Une intervention de groupe visant à augmenter le sentiment d’efficacité personnelle chez les chanteurs amateurs aînés souffrant d’inconfort respiratoireMatthew Cohen (University of Delaware), Maude Desjardins (Université Laval), Katherine Verdolini Abbott (University of Delaware), Ingrid Verduyckt (Université de Montréal)
Plusieurs études suggèrent que la participation à des activités de chant amateur comporte des effets bénéfiques sur le bien-être et sur le vieillissement cognitif. Le chant choral représente une modalité de choix pour la pratique du chant amateur, mais ses effets bénéfiques reposent sur un entraînement fréquent. Or, les changements survenant dans le système respiratoire avec l’âge diminuent le contrôle de la respiration et entravent la participation fréquente aux chorales. Les comportements d’évitement qui en découlent entraînent un cercle vicieux dans lequel l’abandon d’activités vocales favorise le déconditionnement des structures physiologiques impliquées dans le chant. Afin de briser ce cercle vicieux, une intervention de groupe visant à augmenter l’efficacité personnelle des chanteurs amateurs aînés a été développée. Sa faisabilité et son acceptabilité ont été testées sur 20 participants, et des données préliminaires sur l’effet de ses deux composantes — le partage d’expériences et les exercices d’attention aux sensations respiratoires — sur le sentiment d’efficacité personnelle ont été amassées. Des analyses secondaires permettront d’évaluer les effets de l’entraînement sensoriel sur les mécanismes de contrôle de la respiration. Dans le contexte actuel, où les activités de chorale ont dû être suspendues, les données préliminaires indiquent qu’une telle intervention contribuerait à restaurer la participation des chanteurs aînés lors de la reprise des activités.
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Communication par affiche
Le déclin cognitif associé à la prise de retraite : résultats de l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement. Quelle est l'influence de la réserve cognitive?Benjamin Boller (Université du Québec à Trois-Rivières), Meghan Désilets-Jutras (Université du Québec à Trois-Rivières), Catherine Gosselin (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), David Proteau (Université du Québec à Trois-Rivières)Affiche
Plusieurs études transversales ont rapporté un déclin cognitif associé à la prise de retraite. Or, d’autres études révèlentque certains retraités ont des performances cognitives comparables à celles des travailleurs de mêmes âges. Laréserve cognitive pourrait expliquer ces différences. Déterminée par des facteurs tels que le niveau d’éducation et lemétier exercé, elle favorise le maintien du fonctionnement malgré les modifications cérébrales liées à l’âge. De façonintéressante, les données de l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement offre la possibilité: 1) d’explorer l’effet de la prise de retraite sur le déclin cognitif et 2) d’examiner le rôle de la réserve cognitive dans ce déclin.Travailleurs au premier temps de mesure, les participants (n = 1442) ont été regroupés en fonction du statut de retraite au second temps (retraité/non-retraité). L’appariement par score de propension a permis de créer deuxgroupes de participants avec des caractéristiques sociodémographiques comparables. Les résultats des analyses de lavariance mettent en évidence un effet d’interaction du statut de retraite et du temps de mesure au test d’alternancementale ainsi qu’à deux épreuves de la tâche de STROOP, dans le sens d’un déclin des capacités cognitives plus prononcé chez les retraités que chez les non-retraités du premier au deuxième temps de mesure. Des analyses en coursvont préciser le rôle de la réserve cognitive dans le déclin cognitif associé à la prise de retraite.
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Communication par affiche
L’effet de la pratique du chant et d’un instrument de musique sur l’attention sélective et soutenue dans le vieillissement normalMarilyne Joyal (Centre de recherche CERVO), Sabrina Juhasz (Université Laval), Alexandre Sicard (Université Laval), Pascale Tremblay (Université Laval)
Les capacités cognitives, incluant les capacités attentionnelles, déclinent avec l’âge. Certaines activités, dont le chant et la musique, pourraient atténuer les effets du vieillissement sur le fonctionnement cognitif, mais les données sont insuffisantes et hétérogènes. L’objectif de ce projet est d’examiner les effets de la pratique d’activités musicales à un niveau amateur sur les capacités attentionnelles au cours du vieillissement. Trois groupes de participants âgés de 20 à 88 ans (n = 110), en bonne santé, appariés pour l’âge, la scolarité, et le fonctionnement cognitif général, ont été recrutés : (a) 37 chanteurs amateurs, (b) 35 instrumentistes amateurs, et (c) 38 personnes pratiquant une activité psychomotrice non musicale. Les participants ont effectué deux tests d’attention. Le premier est le Test of Attention in Listening (TAIL), un test évaluant l’attention auditive sélective et la résolution de conflit en modalité auditive. Le second est le Integrated Visual and Auditory Continuous Performance Test (IVA-CPT), un test évaluant l’attention soutenue auditive et visuelle. L’hypothèse générale est que la pratique d’un instrument de musique, et, dans une moindre mesure, la pratique du chant seront associées à de meilleures capacités attentionnelles, surtout dans la modalité auditive, chez les personnes âgées. Enfin, ce projet de recherche permettra de mieux comprendre l’effet de la pratique d’activités musicales sur les fonctions cognitives chez les adultes.
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Communication par affiche
Les effets de l’exercice physique à domicile sur l’aphasie primaire progressive : un étude piloteLouis Bherer (Université de Montréal), Marianne Lévesque (UdeM - Université de Montréal), Paolo Vitali (Université de Montréal)
Introduction : L’activité physique aurait un effet protecteur contre le déclin cognitif chez les populations vieillissantes. Les bénéfices induits par l’exercice au cours de processus neurodégénératifs atypiques, comme l’aphasie primaire progressive (APP), n’ont pas encore été étudiés.
Objectifs : Cette étude pilote vise à évaluer la faisabilité d’un programme d’intervention d’exercice multimodal à domicile chez les adultes diagnostiqués avec l’une des trois principales variantes de l’APP (sémantique, agrammatique ou logopénique). Nous évaluerons : 1) le recrutement, 2) la capacité à s’entraîner sans ou avec la présence du proche aidant, et 3) l’adhésion au programme d’exercice.
Méthodes : Les participants seront assignés au hasard à un programme d’exercices de six mois ou à un groupe contrôle. Les participants réaliseront leurs exercices trois fois par semaine via visioconférence. Pour évaluer les changements cognitifs, physiques et psychologiques, les participants effectueront des évaluations neuropsychologiques et fonctionnelles au début de leur implication, ainsi qu’à trois et six mois après le début de l’intervention.
Conclusion : Les connaissances acquises grâce à ce projet pilote seront utilisées pour évaluer la faisabilité d’une étude clinique visant à évaluer les effets spécifiques de l’exercice multimodal chez les APP. Une meilleure compréhension de l’impact de l’exercice physique auprès de cette population permettra des approches plus adaptées dans leurs soins.
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Communication par affiche
Améliorer les performances de production de la parole de personnes âgées à l’aide de la stimulation magnétique transcrâniennePascale Tremblay (Université Laval), Marjorie Villeneuve (Université Laval)
PROBLÉMATIQUE. La production de la parole requiert le maintien de sons dans la mémoire de travail phonologique et la sélection des programmes moteurs nécessaires à l’articulation. Ces fonctions, occupées par les régions reliées par le faisceau oblique (FO), peuvent être altérées par l’âge ou un trouble de la parole. Peu de stratégies existent pour freiner ce déclin, mais la stimulation magnétique transcrânienne (TMS), qui module temporairement l’excitabilité de régions du cortex, pourrait améliorer la performance. OBJECTIF.L’objectif de ce projet est d’améliorer la production de la parole de personnes âgées en santé et de personnes atteintes d’un trouble de la parole à l’aide de la TMS appliquée aux régions reliées par le FO. Trois études seront menées. MÉTHODES. L’étude 1 vise à développer un protocole expérimental ciblant la mémoire de travail phonologique et la sélection durant la production de la parole. 60 participants en santé seront recrutés (20-80 ans, 50% F). L’étude 2 vise à tester les effets de la TMS sur ces fonctions auprès de personnes âgées de 55 à 80 ans. L’étude 3 vise à tester le protocole auprès de personnes ayant un trouble de la parole. Des images IRM seront utilisées dans les études 2 et 3 pour cibler précisément les régions à stimuler. RÉSULTATS. L’étude 1 est en cours.CONCLUSION. Ce projet fera avancer les connaissances sur l’efficacité de la TMS pour améliorer la production de la parole de personnes âgées en santé ou avec un trouble de la parole.