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Informations générales

Événement : 85e Congrès de l'Acfas

Type : Colloque

Section : Section 600 - Colloques multisectoriels

Description :

Ce colloque fait suite à l’atelier « Vision : l’agriculture en 2050 », où 40 participants ont croisé leur regard du futur. Des agriculteurs, des ingénieurs, des artistes, des conseillers agricoles, des chercheurs, des entrepreneurs en technologies, des gestionnaires et des étudiants ont participé.

Un premier scénario, l’optimisation par le numérique, se dégage de l’analyse et interroge l’identité du producteur, son travail et les impacts de l’interconnexion des données numériques. Que sera ce producteur? Un gestionnaire branché devant des écrans d’ordinateur, attentif aux moindres variations? À qui appartiendront les données de la production? Est-il prêt à les partager? Le second scénario pose la question du droit à l’alimentation pour tous : l’agriculture devrait-elle être considérée comme un bien collectif, au même titre que l’eau, la santé et l’éducation? Le dernier scénario, l’écoresponsabilité citoyenne, interroge la relation entre le citoyen et le producteur. Quel rôle le citoyen jouera-t-il dans l’ensemble du système alimentaire en lien au territoire? Quelles relations se construiront? Bref, par le numérique, la proximité sera-t-elle au rendez-vous? En contrepartie, les technologies semblent se déployer comme une solution sans que les enjeux sociaux soient pour autant débattus : sécurité alimentaire, démographie à la hausse, environnement, santé, enjeux de territoire et climat. Les participants à ce colloque discuteront des relations entre l’innovation sociale pour répondre aux besoins humains et le déploiement des technologies.

Ce colloque contribuera à livrer des résultats de recherche portant notamment sur les contributions de l’innovation sociale au développement technologique. Il permettra aussi d’aborder les enjeux sociaux, environnementaux et démographiques soulevés par le numérique dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Pour terminer, il contribuera à révéler les conditions qui prévalent à un monde numérique pour et par l’être humain.

Date :
Responsables :

Programme

Panel / Atelier

Ouverture du colloque

Salle : (MC) 13 — Bâtiment : (MC) MCCONNELL

Communications orales

Mise en situation des trois scénarios

Salle : (MC) 13 — Bâtiment : (MC) MCCONNELL
  • Communication orale
    Les données à la ferme : une récolte abondante, une culture à développer
    Daniel Lefebvre (Valacta)
  • Communication orale
    Le droit à l’alimentation pour tous : le rôle des autorités régionales et locales
    Geneviève Parent (Université Laval)

    Le droit à l'alimentation, tel qu'on le conçoit généralement, relève des droits économiques, sociaux et culturels. De par sa nature même, sa mise en oeuvre et son respect soulèvent de nombreux défis. Il n'en est pas moins au coeur de la démarche pour atteindre une plus grande sécurité alimentaire durable. Les dernières avancées en droit international ainsi que les travaux des grandes organisations internationales en matière de sécurité alimentaire durable se concentrent désormais sur le rôle central que peuvent jouer les autorités locales et régionales. En effet, il est désormais convenu que la reconstruction des systèmes alimentaires territorialisés est centrale pour l'atteinte d'une plus grande sécurité alimentaire mondiale durable et donc, pour la mise en oeuvre du droit à l'alimentation pour tous.

  • Communication orale
    L’écoresponsabilité, de la fourche à la fourchette en passant par la tablette
    Laure Waridel (Polytechnique Montréal)

    L’agronuméricus peut-il faciliter l’écoresponsabilité du champ à l’assiette et favoriser le droit à l’alimentation ? Ou au contraire risque-t-il d’élargir le clivage entre ceux qui ont accès à la technologie et ceux qui en sont dépourvus faute de moyen ? Après avoir présenté les grands principes de l’écoresponsabilité, des exemples de l’apport connus et potentiels des technologies numériques, mais aussi des risques qu’il peut représenter du micro au macro seront présentés.


Communications orales

Bloc 1 : Optimisation de l’agriculture par le numérique

Salle : (MC) 13 — Bâtiment : (MC) MCCONNELL
  • Communication orale
    Le bien-être animal
    Steve Adam (Valacta)

    Le bien-être animal est une préoccupation partagée des consommateurs et des acteurs du secteur laitier. Depuis plus de 50 ans, des données sont régulièrement recueillies auprès des fermes laitières et ce surtout pour faciliter la gestion des vaches et des troupeaux. Valacta, centre d’expertise en production laitière du Québec, travaille présentement au développement d’indicateurs et d’un indice de bien-être animal à l'aide de ces données. Ce projet a pour objectif d'établir les relations possibles entre les données collectées sur une base routinière et la réponse animale à l’environnement, exprimée notamment par la présence de blessures et de boiteries chez les vaches. Il est souhaité que cet indice et ses composants permettront aux producteurs laitiers de détecter plus précocement les problèmes liés au bien-être et au confort de leurs vaches et ainsi d'apporter les correctifs nécessaires. Cet indice servira également d’indicateur de performance pour monitorer l'impact des changements effectués à l'environnement de la ferme.

  • Communication orale
    Contribution de l’innovation sociale à l’élaboration d’un véhicule agricole autonome
    Vincent Bordeleau (Institut du véhicule innovant (CCTT pour le CEGEP de Saint-Jérôme)), Sandrine Ducruc (Centre d'innovation sociale en agriculture)

    Ce projet d'élaboration d’un tracteur agricole autonome est mené conjointement par l’Institut du véhicule innovant (IVI) et le Centre d’innovation sociale en agriculture (CISA). Ce partenariat unique met à profit le croisement d’expertises entre les innovations sociales et technologiques. Cette recherche propose une méthodologie de recherche-action participative pour mettre à contribution, dès le début du processus de conception du véhicule, les compétences, les connaissances et les savoir-faire des producteurs agricoles, soit les usagers finaux de la technologie. Des rencontres individuelles, réalisées auprès de neuf agriculteurs, ont permis de saisir les attitudes et les perceptions des agriculteurs face à l’utilisation d’un tracteur autonome, les conditions de production actuelles et les fonctionnalités d’usage envisagées. Par la suite, des ateliers de travail collaboratif, regroupant des producteurs agricoles, des ingénieurs d’IVI et des chercheurs du CISA, ont permis de co-définir les critères techniques du véhicule et d’évaluer les prototypes développés. Les résultats obtenus guident la conception technique et l'élaboration du cahier de charge fonctionnel du tracteur autonome vers un concept répondant aux besoins et aux attentes des utilisateurs finaux tout en respectant les contraintes technologiques.

  • Communication orale
    Impacts du numérique sur les producteurs agricoles laitiers
    Marie-Joëlle Brassard (Cégep de Victoriaville), Élaine Cloutier (Valacta)

    L’utilisation du numérique semble être une voie prometteuse pour accroître l’autonomie d’action des producteurs agricoles laitiers. En ce sens, Valacta, une entreprise qui procède à l’analyse des données laitières pour l’ensemble des troupeaux du Québec, souhaite mettre en œuvre une plateforme numérique « libre-service » pour que les producteurs consultent eux-mêmes leurs données en temps voulu, identifient les indicateurs jugés pertinents, ceci dans un format convivial. Or, une autonomie plus grande des producteurs agricoles, en plus d’être susceptible de changer la nature de leur travail, pourrait également modifier la nature des relations entre les différents acteurs qui les appuient. Cette présentation repose sur une recherche exploratoire auprès d’acteurs diversifiés du monde agricole : producteurs, conseillers et techniciens, gestionnaires, vétérinaires. Les auteurs se posent deux questions : 1) Quelles conditions feront en sorte que les acteurs mobilisent leurs compétences, savoir-faire et expertises pour assurer ce changement de plateforme numérique? 2) Comment se redessineront les relations entre les différents partenaires qui appuient les producteurs laitiers dans leur travail? C’est par le prisme de la notion de « compétences » telle que l’a définie le chercheur Le Boterf (2002) que cette recherche est conduite. Pour Le Boterf, être compétent se définit aujourd’hui comme « un savoir agir et interagir », ce qui induit qu’on ne peut plus être compétent tout seul.

  • Communication orale
    Les champs de la géomatique et de la télédétection : pour ne pas perdre la carte en agriculture
    Aubert Michaud (Institut de recherche et de développement en agroenvironnement)

Dîner

Dîner


Communications orales

Bloc 2 : Le droit à l’alimentation pour tous

Salle : (MC) 13 — Bâtiment : (MC) MCCONNELL
  • Communication orale
    Corrélation entre le numérique et la qualité de l’alimentation chez les autochtones
    Émilie Parent (Cégep de Victoriaville)

    Les nouvelles technologies nous ont amenés à révolutionner notre façon de nous informer et d’apprendre. Des tonnes d’information sont maintenant disponibles avec un seul clic, sur tous les sujets possibles. Cette disponibilité de l’information permet d’envisager la santé publique sous un nouvel angle, particulièrement en ce qui a trait à l’alimentation. Jeunes et vieux puisent maintenant une grande partie de leur information en ligne. L’accès au numérique et au digital n’est pas réservé à une certaine tranche de la population, puisque le web s’est démocratisé. Les technologies de l'information, dont l'Internet, peuvent donc constituer un format efficace pour la présentation d'informations pédagogiques sur la nutrition, et cela selon les différentes populations visées. Puisque même les populations les plus éloignées sont branchées sur le web, serait-ce possible de créer dans le cadre de projets de recherche, et en collaboration avec les partenaires, des outils web et des applications capables d’influencer l’alimentation et les habitudes de vie? Quels outils sont le mieux adaptés pour une telle démarche? Quels sont les avantages et les défis de se lancer dans le technologique lorsque l’on met en place des projets participatifs?

  • Communication orale
    Existe-t-il un bien commun en alimentation : l’enjeu de la démocratisation par le numérique
    Frédéric Paré (Regroupement des cuisines collectives du Québec)
  • Communication orale
    Récupération et transposition des savoirs en contexte de transition : apport des technologies de l’information et expériences pratiques du Groupe de recherches écologiques de La Baie (GREB)
    Pierre Gilbert (GREB Groupe de recherches écologiques de La Baie)

    Le déclin des ressources qui s’amorce annonce des mutations profondes du système agroalimentaire mondial comparables dans son ampleur à celles qu’a engendrées l’ère industrielle. À la rapidité avec laquelle les changements se sont opérés dans la manière de produire et d’acheminer la nourriture au vingtième siècle va succéder une autre accélération, celle des adaptations à une société conjuguant sobriété et efficacité face au défi de nourrir une humanité plongée dans un contexte de bouleversements majeurs.

    Dans un monde où l’information n’a jamais circulé aussi rapidement, il est crucial d’opérer une récupération, une transposition et une diffusion des savoirs et des savoir-faire dans un contexte d’anticipation des changements sociaux et structurels. Les technologies de l’information permettent à la communication de s’intensifier, mais elles donnent aussi l’occasion de construire une intelligence collective autour des solutions pour recadrer la production agricole au sein de circuits de production-consommation courts et optimisés sur le territoire.

    À partir des recherches pratiques menées au GREB depuis plus de 25 ans, cette communication démontrera comment l’utilisation de ces technologies augmente notre capacité à surmonter les obstacles technologiques, sanitaires et agronomiques vers ce qu’Ignacy Sachs, théoricien de l'éco-développement, appelle une bio civilisation.


Communications orales

Bloc 3 : Écoresponsabilité citoyenne

Salle : (MC) 13 — Bâtiment : (MC) MCCONNELL
  • Communication orale
    Quelques précisions conceptuelles sur l’écoresponsabilité : le cas des néonicotinoïdes
    Charles Belhumeur-Roberge (Cégep de Victoriaville), Anthony Voisard (Université de Sherbrooke)

    Que veut-on dire exactement par écoresponsabilité? Y a-t-il un consensus clair sur la définition de cette notion? Sinon quelles sont les différentes acceptions dans les discours? Celles-ci sont-elles en tension, voire en contradiction? Nous souhaitons explorer les contenus conceptuels du terme « écoresponsabilité » qui possèdent selon nous des frontières sémantiques floues, nuisant ainsi aux dialogues entre les divers intervenants issus, par exemple, du système agroalimentaire. Pour illustrer ce problème, l’écoresponsabilité sera abordée par le biais de l’évaluation de l’état du milieu apicole et les conséquences néfastes sur le plan socio-environnemental de l’utilisation des néonicotinoïdes : l’exposition des pollinisateurs domestiques à cette classe d'insecticides cause leur déclin quand ceux-ci jouent un rôle essentiel non seulement dans la production agroalimentaire, mais aussi plus généralement dans la régulation des écosystèmes naturels. À la lumière de ce cas précis, la pertinence du comportement, ou de l’action écoresponsable pourra sans doute aller de soi pour certains, mais il n’en demeure pas moins que l’écoresponsabilité est une valeur éducative à cultiver par tous, pour tous, afin d’assurer un avenir soutenable pour l’agriculture de demain.

  • Communication orale
    Être un citoyen écoresponsable à l’ère du numérique
    Annick Girard (Équiterre)

    Soyez des consommateurs avertis au quotidien et découvrez comment et pourquoi devenir un « citoyen écoresponsable ». Cette conférence propose plusieurs idées d'actions simples et pratiques pouvant être posées à l'échelle individuelle et collective, afin de favoriser le développement d'une économie plus respectueuse des écosystèmes et des citoyen-nes. Une belle façon de découvrir la richesse infinie des solutions pour changer le monde, un geste à la fois!

  • Communication orale
    La CAPE, créatrice de communauté
    Christine Gingras (CAPÉ)

    La Coopérative pour l’agriculture de proximité écologique – CAPÉ – regroupe près de 200 membres, dont plus de 120 fermes disséminées sur le territoire québécois. Ces entreprises ont l’agriculture certifiée biologique et la mise en marché en circuit court au cœur de leurs préoccupations. De plus, elles oeuvrent dans des secteurs variés, du maraîchage à l'élevage, en passant par l'apiculture et la production fruitière. Plusieurs d'entre elles sont diversifiées. La CAPÉ, fondée en 2013, offre de nombreux services (mise en marché coopérative, achat collectivisé d'intrants, formation et réseautage, représentation politique et publique, design et auto-construction d'outillage, etc.) PAR et POUR ses membres. Les grandes distances séparant les producteurs et productrices agricoles peuvent contribuer au sentiment d'isolement, surtout dans des secteurs de production émergents. L'isolement, en plus de limiter les possibilités de collaboration et d'échange sur le plan humain, peut ralentir l'innovation, le partage d'expériences et le développement des entreprises. Comment les outils numériques peuvent-ils contribuer à créer un sentiment de communauté, permettre le partage d'expertise et le développement des compétences? Comment opérer efficacement et collaborativement une coopérative dont les 10 administrateurs et administratrices habitent 6 régions administratives différentes?


Panel / Atelier

Synthèse du colloque : cohérence et perspectives futures

Salle : (MC) 13 — Bâtiment : (MC) MCCONNELL

Cocktail

Connecter les savoirs et les savoir-faire