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Informations générales

Événement : 84e Congrès de l'Acfas

Type : Colloque

Section : Section 100 - Sciences de la santé

Description :

Ce colloque est la suite, mais aussi l’extension, des quatre colloques Ferdinand Bonn organisés précédemment dans le cadre du Congrès de l’Acfas (colloque 626 en 2006, 620 en 2007, 616 en 2008 et 114 en 2014). Depuis 2007, il rend hommage au professeur Ferdinand Bonn décédé tragiquement en 2006, expert international et spécialiste en gestion de l’eau par bassin versant et en observation de la Terre par télédétection.

Cette année, nous aimerions ouvrir ce colloque à toutes les matrices de l’environnement (eau, air, sol, poussières…), toujours dans un cadre environnement-santé. Pour l’organisation de ce colloque, Estelle Baurès, ingénieure de recherche au LERES (Laboratoire d’étude et de recherche en environnement et santé) à l’EHESP (École des hautes études de la santé publique, Rennes, France), aura comme partenaire québécois Hubert Cabana (professeur à l’Université de Sherbrooke). C’est donc avec le concours de ces deux établissements que le contenu scientifique du colloque sera programmé. La problématique « gestion de notre environnement et risque pour notre santé » sera abordée avec la question « quelles actions pour réduire les risques? ». Il est important d’envisager ces actions en considérant l’accroissement des pressions environnementales liées aux activités humaines et les changements globaux en lien avec le climat et les territoires qui influent sur la qualité de notre environnement. Ces phénomènes nécessitent de mieux prendre en compte tous les impacts sur : 1) la qualité des eaux destinées à la consommation humaine telles que les eaux potables, de baignade, de loisirs; 2) la qualité de l’air ambiant en lien avec les activités humaines et l’urbanisation de nos territoires; 3) la qualité des sols et des sédiments; et enfin 4) celle de notre environnement intérieur (l’air et les poussières), puisque nous y passons 80 % de notre temps. L’influence de notre environnement sur notre santé ou sur la santé des populations les plus sensibles comme les enfants est connue; une partie de notre recherche est orientée sur les actions afin de réduire les risques.

Date :
Responsables :

Programme

Communications orales

Session Air (Partie 1)

Présidence : Estelle Baurès (EHESP - École des hautes études en santé publique)
  • Mot de bienvenue
  • Contamination biologique en environnement intérieur : un problème de santé publique?
    Jean Pierre GANGNEUX (Université de Rennes 1), Yanis GUENOUNE (LERES - EHESP), Pierre Le Cann (EHESP - École des hautes études en santé publique)
  • Risque environnemental domiciliaire et asthme : intérêt des mesures d'éviction globale
    Jean-Pierre Gangneux (Centre Hospitalier et Universitaire de rennes), Pierre LE CANN (LERES - EHESP)

    L'asthme est une maladie respiratoire chronique fréquente qui touche environ 300 millions de personnes dans le Monde. Malgré les nombreux progrès dans la prise en charge thérapeutique, le contrôle de l'asthme reste insuffisant chez un grand nombre de patients. L'amélioration de la prise en charge de l'asthme comprend l'éviction des différents facteurs favorisants, notamment l'éviction des allergènes domestiques.

    L'efficacité clinique de la mise en place de mesures d'éviction globale (allergènes domestiques et polluants intérieurs) reste encore peu évaluée. Une première étude de faisabilité a évalué une méthode d'éviction globale réalisée par un Conseiller en Environnement Intérieur (CEI) en Bretagne. Elle a mis en évidence la possibilité de modifier le niveau d'exposition aux allergènes (animaux de compagnie, acariens, produits ménagers toxiques etc…), et l'impact médical avec une amélioration clinique significative sur l'ensemble des critères cliniques évalués : épreuves fonctionnelles respiratoires et qualité de vie, consommation de corticoïdes et fréquence d'hospitalisation pour crise d'asthme.

    Cette étude pilote se poursuit par un protocole de recherche multicentrique national cofinancé par le Ministère de la Santé et le Ministère de l'Ecologie Français. L'objectif principal de l'étude ECENVIR est d'évaluer l'efficacité de l'intervention des CEI sur le contrôle de l'asthme à 12 mois en tenant compte de la pression thérapeutique avec analyse médico-économique des bénéfices.

  • Pause
  • Revue systématique et méta-analyse des études sur l'exposition aux émissions industrielles et la santé respiratoire chez l'enfant
    Xiaohui Geng (UdeM - Université de Montréal), Audrey SMARGIASSI (École de santé publique de l'Université de Montréal)

    Nous avons effectué une revue systématique pour établir l'association entre l'exposition aux émissions industrielles de polluants de l'air et la santé respiratoire des enfants de moins de 13 ans, en utilisant plusieurs bases de données et une combinaison de mots clés représentant les industries, les polluants de l'air, les effets respiratoires, et la population d'enfants. Une meta-analyse a été effectuée avec les études utilisant la distance à la source comme exposition et des symptômes d'asthme.

    35 articles ont été sélectionnés. La majorité ont utilisé un devis épidémiologique transversal et ont évalué l'effet de l'exposition prolongée aux émissions d'industries. La distance à la source industrielle a été utilisée le plus fréquemment pour représenter l'exposition aux émissions industrielles de polluants de l'air. Les effets respiratoires ont été étudiés grâce à l'utilisation de services de santé, des mesures de fonctions respiratoires et des questionnaires. Selon la majorité des études, l'exposition aux émissions de sources industrielles variées est associée à des effets respiratoires chez les enfants. La méta-analyse a été conduite avec six études et elle suggère un rapport de cote de 2.76 (intervalle de confiance à 95%: 1.78- 4.28) et un biais de publication.

    Les émissions industrielles semblent associées à des effets respiratoires chez l'enfant mais des études utilisant des méthodes avancées sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

  • Actions mises en œuvre pour limiter l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique
    Magali Corron (AIR BREIZH)

    Air Breizh est l'organisme agréé par le Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie, pour la surveillance de la qualité de l'air en Bretagne.

    Depuis 30 ans, Air Breizh s'est développé afin de répondre au mieux aux besoins de la population bretonne et à l'évolution des exigences réglementaires, en termes de suivi de la pollution atmosphérique.

    Ses missions sont :

    •Surveilleren continu l'évolution de la qualité de l'air en Bretagne.

    •Informerles services de l'Etat, les élus, les industriels et le public, notamment en cas de pic de pollution.

    Les données de pollution de chacune des stations du réseau de mesure breton sont disponibles en continu sur le site internet d'Air Breizh. Chaque habitant des villes surveillées peut donc être informé en temps réel de la qualité de l'air qu'il respire.

    •Etudierles problématiques locales (pollution agricole, impact d'un site industriel ou d'une infrastructure routière, …) et l'évolution de la qualité de l'air au cours du temps.

    Le dépassement des seuils réglementaires annuels et/ou journaliers ces dernières années, a entraîné une prise de conscience par la population du risque lié à la pollution de l'air, et s'en est suivie la mise en oeuvre d'actions, afin de réduire les émissions et donc les impacts sanitaires via notamment la diffusion au grand public, de messages sanitaires et de recommandations d'actions applicables dans chacune des régions françaises.


Communications par affiches

Session d'affiches (en journée)

  • Optimisation de l'abattement de la pollution carbonée d'effluent papetier par bioaugmentation fongique
    Hayet Djelal (EME - École des métier de l'environnement), Nabila KHELLAF (Université d'Annaba, Algérie), Yvane LELIEVRE

    La transformation du bois en papier, consomme de grands volumes d'eau et le composé le plus polluant est la lignine qui est un composé phénolique. Le traitement des effluents papetiers par Boues Activées n'est pas toujours concluant au regard de la réglementation. Or les champignons de la pourriture blanche possèdent le matériel enzymatique nécessaire à la dégradation des composés issus de la lignine. Ainsi l'utilisation d'une biomasse spécifique, couplée au système de traitement déjà existant, permettrait de réduire la pollution carbonée des effluents de l'industrie papetière.

    Les premiers résultats montrent un abattement de la DCO de 47 %, qui correspond à un gain de 10% par rapport au témoin. L'ajout de microorganismes spécifiques aux boues activées, permet d'améliorer significativement le processus de dégradation de la pollution carbonée, avec un rendement de 63%. L'amplification du consortium fongique a été réalisée sur l'effluent industriel avant inoculation couplée à une injection de nutriments (Azote et phosphore). Nous obtenons, dans ces conditions expérimentales, un abattement de 70% de la DCO.

  • Identification des substances dangereuses dans les effluents hospitaliers, recherche des sources et élaboration d'un plan d'action
    Anne CIKANKOWITZ, Garance FAGE, Massiri GUEYE, Aude-Valérie Jung (EME - École des métier de l'environnement), Céline LEPROVOST, Jean-Melaine SION, Maude VISSET

    Depuis 2009, plus de 5000 sites industriels français ont fait l'objet d'une expertise de la part de l'Inspection des installations classées dans le cadre de la deuxième phase de l'action nationale de recherche de substances dangereuses dans l'eau (RSDE).

    Pour le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Rennes, un arrêté préfectoral de 2010 prescrivait une campagne de surveillance initiale de 22 substances pour tous les points de rejets des effluents hospitaliers dans le réseau. En 2013, la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) demandait au CHU de prendre toutes les mesures adéquates afin que les émissions de certaines substances dangereuses prioritaires (nonylphénols, anthracène, mercure et dérivés du tributyl étain) soient réduites de 50% d'ici 2015 et supprimées en 2026.

    Malgré les études déjà réalisés au CHU concernant la typologie et l'utilisation des produits chimiques, un certain nombre de questions restent en suspens quant à l'identification des sources précises des polluants. Une combinaison entre l'analyse des produits utilisés et les pratiques dans les services, permettant une étude à la fois environnementale et en santé au travail, a été réalisée. Une méthodologie de recensement des produits et des pratiques a été testée sur un groupe de travail (démarche participative). Suite à cette analyse, trois détergents ont été déterminés comme potentiellement sources d'une des substances dangereuses recherchée, le nonylphénol.

  • Étude de la qualité de l'air intérieur (QAI) dans les logements : répercussions du système de ventilation et prise en compte de l'efficience énergétique du logement
    Doris DORIN, Mathias GASQUET, Pauline GOLHEN, Dany HULOT, Abdoulaye Kane (Ecole des Métiers de l'Environnement), Anne Laure SIMON (Aiguillon Construction), Pierre TERRAZ

Assemblée générale

Pause dîner


Communications orales

Session Air (Partie 2)

  • Inégalités socioéconomiques liées à l'exposition aux émissions industrielles de polluants de l'air au Québec (Canada)
    J. BAUMGARTNER (UdeM - Université de Montréal), Emmanuelle Batisse (UdeM - Université de Montréal), A. SMARGIASSI (UdeM - Université de Montréal)

    Chez les enfants, des effets notamment respiratoires ont été associés à l'exposition à court et long terme aux
    particules fines (PM2.5), dioxyde de souffre (SO2) et aux oxydes d'azote (NOx), dont les industries sont une source
    d'émission majeure. Le statut socioéconomique peut influencer l'exposition à la pollution de l'air et mener à des
    injustices environnementales et sanitaires. Cette problématique a reçu peu d'attention au Canada. D'autre part, les
    enfants passent une partie non négligeable de leur journée à l'école mais leur exposition y a été peu étudiée. Nous
    avons exploré la relation entre le niveau de défaveur des écoles publiques québécoises et les émissions
    industrielles de PM2.5, SO2 et NOx en 2013. L'indice du Seuil de Faible Revenu (SFR), l'Indice de Milieu
    Socioéconomique (IMSE) de l'année 2013 et les indices de défaveur matériel et social de Pampalon de 2006 ont
    été utilisés comme indicateurs de défaveur. L'exposition des écoles a été estimée sur la base de l'Inventaire
    national des rejets de polluants de 2013 en utilisant des rayons de 2,5, 5 et 7,5km autour des écoles. Des
    corrélations positives ont été notées entre l'indice de défaveur social de Pampalon, le SFR, et l'IMSE et les tonnes
    d'émissions industrielles (r : 0,10-0,42). Bien que les émissions industrielles soient des indicateurs incertains de
    l'exposition des enfants, cette étude suggère que les écoles québécoises situées à proximité d'industries,
    accueillent des enfants de familles plus défavorisées.

  • QAIHOSP (qualité de l'air intérieur dans les établissements hospitaliers) : premières campagnes d'ampleur pour l'analyse physicochimique et microbiologique de l'air en milieu hospitalier
    Olivier BLANCHARD (DSETGS - EHESP), Estelle Baurès (EHESP - École des hautes études en santé publique), Arnaud FLORENTIN (UL - Université de Lorraine), Jean-Pierre GANGNEUX (Université de Rennes 1), Pierre LE CANN (LERES - EHESP), Fabien MERCIER (LERES - EHESP), Emilie SURGET (LERES - EHESP)
  • Pause

Communications orales

Session Eaux

  • Analyse dynamique de la gestion des eaux usées dans l'industrie minière : une étude préliminaire
    Mathias GLAUSS (ÉTS - École de technologie supérieure), Robert HAUSLER (ÉTS - École de technologie supérieure), Mondoukpè Lagnika (ÉTS - École de technologie supérieure)

    L'exploitation des énergies fossiles et des ressources naturelles est source de déséquilibres
    écologiques. Ceux-ci font l'objet de rencontres internationales (Rio en 1992, Paris en 2015) et ont
    entraîné le renforcement des législations. Cependant, l'exposition des individus aux risques due
    aux industries comme les mines perdure. Nous distinguons: la pollution des eaux, de l'air, des
    sols / sous-sols; l'exposition aux radiations; la dégradation des sols et de la géomorphologie; etc.
    Cette analyse préliminaire a pour but de montrer avec la simulation dynamique (SD) que ces
    éléments s'inscrivent dans la synergie d'un même système. Ce travail se base donc sur des
    données publiées sur les systèmes de gestion environnementale (GE) et de la SD de 2004 à 2015.
    Cependant, une attention est portée aux critiques et limites de ces contributions documentées sur
    les eaux usées. Ainsi, un modèle de diagramme en boucle grâce à un logiciel de SD est mis au
    point. Les résultats indiquent que les impacts de certains paramètres dynamiques (extraction,
    enrichissement, concassage, etc.) expliquent jusqu'à 90% des incidences environnementales
    recensées et des incertitudes relevées. Un exemple pour expliciter le potentiel des analyses issues
    de la SD sur la base d'un modèle en fonction du mode de gestion des eaux usées utilisé. Les
    recommandations ici vont englober en plus des paramètres environnementaux liés à la gestion des
    digues de rétention, la procédure de GE utilisée pour réduire les impacts encourus.

  • Estrogénicité des eaux usées : analyse chimique et bioessai
    R. BENOIT (Université McGill), A.R. PETOSA (Université McGill), Viviane Yargeau (Université McGill)

    Les stations d'épuration d'eaux usées constituent des sources ponctuelles de contamination et règlementer leurs rejets par des analyses chimiques présente de nombreux défis. L'utilisation de tests biologiques in vitro (bioessais) est donc proposée comme méthode complémentaire afin d'évaluer des risques potentiels la qualité des eaux usées traitées. Le ERa-CALUX® (BDS, Amsterdam) a été utilisé comme bioessai in vitro pour évaluer l'estrogénicité d'eaux environnementales : influents et effluents recueillis à trois stations d'épuration et eaux de surface. Les échantillons ont été préparés par extraction en phase solide (cartouches Waters® MCX et MAX) et analysés par chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse haute résolution (LC-HRMS) pour quantifier 18 composés indicateurs. Les résultats indiquent que les effluents des stations ont une activité estrogénique (de 1,1 à 13,7 ng E2 EQ/L) nettement inférieure à celle des échantillons d'influents correspondants (26,6 - 173 ng E2 EQ/L). Les concentrations de 17α-éthinylestradiol (EE2) étaient généralement en dessous de la limite de détection. Cela suggère que la présence d'autres composés contribuant à l'activité estrogénique. Ces résultats soulignent l'importance de l'utilisation des essais biologiques en complément aux analyses chimiques lors de l'évaluation de la qualité des eaux usées traitées et de l'impact potentiel des rejets d'eaux usées sur les écosystèmes récepteurs.

  • Système d'aide à la décision pour la conception et l'optimisation des stratégies de suivi de la qualité des eaux de surface basé sur une approche participative
    Sonja Behmel (Université Laval), Mathieu DAMOURS (Datalea), Ralf LUDWIG (Ludwig Maximilian Universitaet), Manuel J. RODRIGUEZ (Université Laval)
  • Optimisation de la surveillance de la qualité de l'eau potable par la valorisation de données spatio-temporelles à haute fréquence
    Ianis Delpla (Université Laval), Mihai FLOREA (Université Laval), Simon HALLÉ (Université Laval), Geneviève PELLETIER (Université Laval), Simon ROCHETTE (Université Laval), Manuel J. RODRIGUEZ (Université Laval)

    Pour des raisons de coûts en personnel et en analyse, les gestionnaires municipaux ne peuvent mesurer la qualité de leur eau distribuée en tout temps et en tout lieu. Il est donc essentiel d'identifier des points et des périodes qui représentent le mieux les patrons de variabilité espace-temps.

    Parmi les contaminants règlementés, les sous-produits de désinfection (SPD), soit les trihalométhanes et les acides haloacétiques, représentent une classe de polluants importante du point de vue sanitaire (cancers de la vessie et colorectal, effets sur la reproduction).

    Un suivi optimal de la qualité de l'eau doit ainsi viser prioritairement à assurer une protection de la santé des consommateurs en tout lieu et en tout temps. Plusieurs études ont été conduites afin d'identifier les points optimaux pour la surveillance de la qualité de l'eau, cependant, très peu de recherches ont été conduites pour optimiser la surveillance des SPD et de leurs précurseurs en réseau.

    Dans le cadre de ce projet, un modèle décisionnel est développé en utilisant des techniques d'analyses de données et de groupement pour identifier les périodes (temporel) et les points de surveillance (spatial) représentatifs de la qualité de l'eau en réseau d'aqueduc . L'ensemble des informations sur l'hydraulique, la demande en eau, les variables sociodémographiques, et la qualité de l'eau est utilisé. Ce modèle est ensuite testé et validé sur un quartier faisant partie du réseau de distribution de la Ville de Québec.

  • Mot de clôture