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Informations générales

Événement : 80e Congrès de l’Acfas

Type : Colloque

Section : Section 400 - Sciences sociales

Description :

Le thème porte sur l’enjeu stratégique de l’engagement et de la contribution des personnes au succès des entreprises collectives que sont les entreprises publiques et d’économie sociale (coopératives, associations, OBNL, mutuelles), et ce, dans tous les rôles que les personnes occupent : travailleurs, gestionnaires, administrateurs, bénévoles, consommateurs, militants, sympathisants, etc.

La première session porte sur la définition du concept de succès ou de performance au sein des entreprises collectives, en lien avec la contribution des personnes. Doit-on simplement adapter à ces entreprises la conception traditionnelle de performance qui s’appuie sur la théorie néoclassique financière et qui limite le succès à la seule création de valeur pour les actionnaires? Ou, favoriser plutôt une définition qui allie performance financière et excellence organisationnelle, tenant ainsi compte de l’intérêt des autres collaborateurs au sein de l’entreprise, voire de la société en général? La deuxième session porte sur les théories et moyens qui en découlent pour favoriser l’engagement et la contribution des personnes au succès des entreprises collectives. Nous examinerons la capacité des entreprises collectives de susciter chez les personnes le désir de s’engager et de participer à la réussite de l’entreprise. Doit-on, comme le laisse entendre la théorie de l’agence, considérer que la seule façon d’obtenir l’engagement des personnes est de répondre à leurs intérêts particuliers (égoïstes)? Ou, à l’instar de plusieurs écrits, soutenir que les personnes peuvent être motivées par le bien public? La troisième session porte sur les méthodes d’évaluation et les formes de reconnaissance des personnes dans les entreprises collectives. Comment favoriser la mobilisation et la motivation des personnes par diverses techniques, entre autres, celles ayant trait à la reconnaissance? Au-delà des primes et des récompenses, quelles sont les nouvelles approches en matière de reconnaissance?

Date :
Responsables :

Programme

Communications orales

Mot de bienvenue et conférence d'ouverture


Communications orales

Définir le succès au sein des entreprises d'économie sociale et publiques

Présidence : Claude Carbonneau (MCE Conseils)
  • La performance des organisations d'économie sociale vue sous l'angle de la gouvernance
    Marie J. Bouchard (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM), Tassadit ZERDANI (UQAM - Université du Québec à Montréal)

    Les organisations d'économie sociale (OES) combinent une mission sociale à une activité économique. Elles conjuguent des objectifs d'intérêt particulier à des objectifs d'intérêt collectif ou général. Elles mobilisent des ressources marchandes, non marchandes et non monétaires et elles sont gouvernées par leurs parties prenantes (usagers, membres, citoyens). En ce sens, ce sont des organisations pluralistes et complexes (Denis, Langley et Rouleau, 2004). Évaluer leur performance est en conséquence aussi une question plurielle et complexe et il n'y a pas de consensus sur ce que constituent les meilleures méthodes ou indicateurs (Bouchard, 2004 et 2009 ; Kaplan, 2001; Sowa et al. 2004). Néanmoins, l'évaluation est un enjeu important en matière de rapports aux parties prenantes externes et internes de l'organisation. En ce sens, l'évaluation peut être vue comme une convention de gouvernance (Perret, 2009). Notre communication vise à exposer une grille d'analyse de l'évaluation des OES qui repose sur une approche de la gouvernance. Cinq études de cas permettent d'illustrer et de typifier le rôle de la gouvernance dans l'établissement des objectifs poursuivis par les organisations, le choix des indicateurs d'atteinte de ces objectifs et la construction du modèle logique à la clé de cette évaluation. Nous faisons valoir que la gouvernance peut influencer la manière de concevoir les dimensions organisationnelles, d'utilité sociale et institutionnelle de l'évaluation.

  • La nature coopérative selon les membres des Caisses Desjardins
    Michel Séguin (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM)

    La performance des organisations ne doit-elle pas tenir compte du respect des valeurs qui la constituent? Parmi les éléments qui définissent les Caisses Desjardins, leur nature coopérative est sans contredit le plus important. Au cours de leur histoire, les dirigeants et gestionnaires des caisses ont toujours eu comme préoccupation d'intégrer cette nature coopérative dans leurs pratiques de gestion ainsi que dans leur offre de service. C'est pour eux un moyen efficace de se distinguer positivement de leurs concurrents. C'est dans ce contexte que s'est inscrit ce projet de recherche. Le mandat était d'identifier les manifestations (pratiques, comportements, politiques, etc.) à même de convaincre les membres que leur caisse Desjardins respecte sa nature coopérative. Plus de 1 500 membres ont participé à cette étude. L'objet de la communication sera de présenter les principaux constats que l'on a pu tirer de l'analyse des données recueillies.

  • Vers des systèmes de mesures des performances sociétales
    Marc Bollecker (Université de Haute Alsace)
  • Période de questions
  • Pause

Communications orales

Favoriser l'engagement et la contribution des personnes au sein des entreprises d'économie sociale et publiques

  • Motivation au travail : mythes et réalités
    Jacques Forest (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM)
  • La reconnaissance, un droit civique
    Peter Hart (Solutions de reconnaissance Rideau inc)
  • Les jeunes adultes et la motivation de poursuivre leur bénévolat : étude des étudiants de l'UQAM
    Caroline Dumulon (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM)
  • Période de questions
  • Dîner

Communications orales

La capacité des entreprises d'économie sociale et publiques à favoriser l'engagement et la contribution des personnes

  • La participation à l'entreprise : instaurer des pratiques respectueuses des personnes et de leur environnement. L'expérience de Fondaction.
    Claude Normandin (Fondaction)

    Il existe divers modes de participation à l'entreprise. La participation à la propriété, aux résultats, à la gouvernance, à la gestion ou aux opérations. Opérant dans un univers en perpétuel changement, l'entreprise est connue comme un système ouvert comprenant des fonctions en interaction entre elles et l'environnement de celle-ci. La gestion participative s'appuie sur la conviction partagée par tous les acteurs de l'entreprise (dirigeants, gestionnaires, syndicat, salariés) à l'effet qu'il ne peut y avoir de réussite durable sans la réalisation des conditions nécessaires au développement harmonieux des personnes. La gestion participative s'appuie sur des valeurs d'autonomie, de liberté, de complémentarité, de responsabilité et de solidarité.La responsabilité sociétale doit s'exercer à tous les niveaux de l'organisation, peu importe la nature de l'entreprise ou son secteur d'activité. C'est d'abord dans ses activités internes que Fondaction agit à cet égard. Dans la gestion des immeubles, dans ses achats, dans ses activités, dans ses relations avec ses clientèles, les dirigeants et les salariés doivent avoir le souci des impacts de leurs pratiques, les questionner et établir de nouveaux standards de qualité. La gestion participative se concrétise dans un développement organisationnel qui favorise la participation des salariés entre autres au processus de fixation des objectifs, à l'organisation de leur travail et à l'amélioration de la performance globale de Fondaction.

  • La participation des élus à la gouvernance des banques coopératives : entre enracinement et engagement
    Christine Marsal (PRES Bourgogne Franche Comté)

    La gouvernance des banques du secteur mutualiste et coopératif (désormais banques coopératives) fait débat. La taille des établissements accroît la distance qui existe entre dirigeants et élus bénévoles. C'est particulièrement le cas des élus de caisse locale dont les préoccupations sont très liées au contexte socio économique de leur territoire. Dans le même temps, les dirigeants de ces conglomérats sont soumis à la pression des marchés financiers, au poids de la réglementation prudentielle ce qui contribue, encore plus, à reléguer au second plan les revendications des élus.Dans ce contexte, on peut se demander comment se maintient l'engagement des élus. Dans les caisses locales, ils semblent n'avoir qu'un pouvoir limité. Pourquoi continuent-ils d'exercer leur mandat ? Quels sont les dispositifs internes qui permettent de motiver et de les « conserver » ? Quelle est la nature de leur engagement?Ces questions sont d'autant plus importantes, que l'on assiste en parallèle à un vieillissement des conseils et donc à un risque certain d'enracinement des élus.Pour répondre à ces questions, nous étudions les dispositifs en œuvre dans une banque coopérative française. Le cadre d'analyse est celui de Simons (1995) décrivant les différents leviers de contrôle existant dans les organisations. Notre enquête auprès de plus de 280 personnes (élus et dirigeants) montre qu'il existe une combinaison originale de ces leviers associant régulièrement les élus.

  • La capacité d'attraction des caisses Desjardins
    Marie-Claude Beaudin (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM)

    La qualité des ressources humaines est un facteur clé de la performance des entreprises. L'attraction de talents prometteurs représente donc un enjeu de taille, en particulier pour les entreprises qui œuvrent dans le secteur des services. Un recrutement réussi est en partie tributaire de la capacité des organisations d'attirer un nombre suffisant de ces talents. Plus il y aura de bons candidats, plus l'entreprise aura de chances de recruter celui qui convient le mieux. Comme les candidats ont peu d¹information leur permettant de comparer les emplois d'une entreprise à l'autre, ils se baseront sur les caractéristiques générales de l'entreprise. Également, les études démontrent que les candidats sont influencés par des entreprises qui affichent des valeurs auxquelles ils adhèrent. Les organisations auront donc tout intérêt à présenter des caractéristiques et des valeurs qui seront attirantes pour le type de candidat qu'elles convoitent. Dans un tel contexte, la présente recherche s'intéresse à l'impact de la mission poursuivit par les coopératives financières sur l¹attraction organisationnelle. La communication aura pour objectif de présenter les résultats préliminaires d'une étude réalisée auprès d'étudiants inscrits dans des programmes de baccalauréat en administration.

  • Période de questions

Communications orales

Synthèse


Panel / Atelier

Mise en commun des connaissances : le point de vue de vue des acteurs (session conjointe CIRIEC et CRISES)

Participant·e·s : Jean-François Aubin (Réseau québécois de revitalisation intégrée (RQRI)), Léopold Beaulieu (Fondaction CSN et CIRIEC-Canada), Jean-Marc Chouinard (Fondation Lucie et André Chagnon), Vivian Labrie (Chercheure indépendante), Sylvain Laroche (Le P'tit Bonheur (Village Saint-Camille)), Marc St-Pierre (CSRDN - Commission scolaire de la Rivière-du-Nord)

Communications orales

Mot de clôture suivi de l'Assemblée annuelle du CIRIEC-Canada