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Informations générales

Événement : 80e Congrès de l’Acfas

Type : Colloque

Section : Section 300 - Lettres, arts et sciences humaines

Description :

Dès les premières traductions françaises des traités de Lavater à la fin du 18e siècle, la physiognomonie a pris une place prépondérante dans l’iconographie et la pensée de l’époque. Très tôt renforcée par la diffusion des traités de phrénologie de Gall, cette théorie paramédicale a suscité une émulation telle qu’elle a contribué à poser les bases de la morphopsychologie, qu’elle a participé au développement de l’anthropométrie et s’est ramifiée en d’innombrables branches parmi lesquelles figurent la physiognomonie zoologique, la physiognomonie ethnologique ou encore la « pathognomonie ». En outre, reposant sur la conviction qu’il est possible d’atteindre les profondeurs de l’intériorité humaine par l’observation d’éléments conçus comme autant de signes à déchiffrer, cette théorie relève du raisonnement par induction qui a pris, dans la fiction littéraire, la forme spécifique d’une recherche d’indices et a participé, dans les disciplines médicales, à la méthode diagnostique.

Le postulat selon lequel une connaissance de l’être humain est possible par l’observation minutieuse de ses traits extérieurs – conviction renforcée, à la moitié du siècle, par les possibilités techniques de la photographie – a contribué à enrichir la description, à affiner l’art du portrait et à aiguiser le trait incisif de la caricature. Ayant offert de riches moyens cognitifs et esthétiques d’exploration du monde social au peintre, à l’illustrateur, à l’homme de lettres et à l’historien, ces théories paramédicales ont durablement marqué l’histoire des conceptions et des représentations sociales.

Envisager l’influence de la physiognomonie en termes de diffusion d’un paradigme scientifique permettra de saisir les modalités et de mesurer les enjeux non seulement de la transposition de ce paradigme d’un médium à un autre, mais aussi de sa circulation entre différentes aires géographiques, disciplinaires ou sociales.

Date :
Responsables :
  • Érika Wicky (UQAM - Université du Québec à Montréal)
  • Valérie Stiénon (FNRS-Université de Liège et K.U.Leuven)

Programme

Communications orales

Mot de bienvenue et introduction du colloque

  • Introduction du colloque
    Valérie Stiénon (FNRS-Université de Liège et K.U.Leuven), Erika WICKY

Communications orales

Le visage d'une nation

  • L'Allemand en mots. Entre délires physiologiques et fantasmes romanesques
  • Bengough et Julien, visage et langage dans la satire visuelle canadienne, 1873-1899
    Dominic Hardy (UQAM - Université du Québec à Montréal)
  • Théories et pratiques racialistes de la physiognomonie appliquées au cinéma d'animation : archétypes, caricatures, stéréotypes des Afro-Américains (1928-1975)
    Pierre Cras (Université Sorbonne-Nouvelle (Paris 3))

Panel / Atelier

Présentation d'ouvrages sur la physiognomonie issus de la collection du service des livres rares et des collections spéciales de la bibliothèque de l'Université de Montréal

Participant·e·s : Normand Trudel (UdeM - Université de Montréal)

Communications orales

Fonder une science

Présidence : Érika Wicky (UQAM - Université du Québec à Montréal)
  • Physiognomonie, phrénologie et cognomologie dans La Comédie humaine : Balzac et le paradigme de l'indice
    Ada Smaniotto (Université Paris Ouest Nanterre La Défense (Paris 10))
  • La fondation du musée de la Société phrénologique de Paris
    Thierry Laugée (Université Paris-Sorbonne (Paris 4))

Communications orales

La physiognomonie en mouvement

Présidence : Valérie Stiénon (FNRS-Université de Liège et K.U.Leuven)
  • Le « devoir-lire d'identité » de l'image photographique : l'imaginaire du « portrait composite » chez Guy de Maupassant
    Andrea Schincariol (UdeM - Université de Montréal)
  • Le visage de l'au-delà