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Informations générales

Événement : 84e Congrès de l'Acfas

Type : Colloque

Section : Section 600 - Colloques multisectoriels

Description :

La participation sociale est l’un des trois piliers du modèle de vieillissement actif mis de l’avant par l’Organisation mondiale de la santé (OMS, 2002). Cette participation n’est toutefois pas simple à exercer pour certains groupes d’aînés (handicapés, avec atteintes cognitives, souffrant de maladie mentale, etc.) qui souvent font face à de la stigmatisation (Goffman, 1975) pouvant limiter leur participation sociale. L'INSPQ précise que « la stigmatisation est un problème particulièrement aigu du fait qu’elle puisse renforcer des inégalités sociales et de santé déjà présentes » (Désy et Filiatraut, 2013, p. 2). Cette stigmatisation devient alors une forme sociétale de maltraitance. Ceci est préoccupant si l’on considère le rôle de la participation pour un vieillissement actif (OMS, 2002). En effet, le maintien d’une participation sociale est déterminant non seulement pour la qualité de vie, mais aussi pour la santé physique et mentale de ces aînés. Des équipes de recherche, dont plusieurs sont associées à l’axe Interaction et soutien social du Réseau québécois de recherche sur le vieillissement, se sont intéressées à cette question cruciale. Le présent colloque s’ouvrira par une réflexion sur la stigmatisation à laquelle peuvent faire face certains groupes d’aînés. Ensuite, le colloque proposera d’approfondir la compréhension des déterminants de la participation sociale des aînés à risque d’exclusion à travers les résultats de diverses études. Puis, les participants seront invités à explorer des avenues propices à optimiser un tel engagement chez cette population avec des présentations de chercheurs et de représentants des milieux de la pratique. Le dialogue de chercheurs et d’intervenants issus des milieux de la pratique permettra un échange de connaissances intéressant quant à la question de la participation sociale des aînés à risque d’exclusion et apportera un éclairage sur les pistes à approfondir pour la recherche.

Date :
Responsables :

Programme

Communications orales

Ouverture du colloque

Discutant·e·s : Véronique Provencher (Centre de recherche sur le vieillissement CIUSSS-Estrie-CHUS)
  • Mot de bienvenue
  • La stigmatisation des aînés : de l'âgisme? de la maltraitance sociale?
    Marie Beaulieu (UdeS - Université de Sherbrooke)

    Goffman, en 1963, définissait le stigmate, comme « un attribut qui jette un discrédit profond » (p.13) en insistant que l'attention devait moins être portée sur cet attribut que sur les relations qui s'instaurent avec les gens possédant cet attribut. L'âgisme ambient dans nos société a quelque chose qui se rapproche de cet arrêt sur l'attribut – ici être vieux, en avoir l'air, ou présenter des limitations cognitives ou fonctionnelles ayant apparu avec l'avance en âge – comme élément de base à l'établissement d'une relation. Le Québec a fait énormément de chemin en matière de lutte contre la maltraitance envers les aînés. Depuis la fin de 2015, une terminologie partagée par la Ligne Aide Abus Aînés, le Chaire de recherche sur la maltraitance et le Gouvernement du Québec, reconnaît l'âgisme comme un type de maltraitance. Cependant, la définition globale de la maltraitance retenue au Québec, soit celle de l'organisation mondiale de la santé, semble a priori s'inscrite dans un rapport interpersonnel strict, soit une relation de confiance entre personnes – ce qui ne se limite pas à la famille. En introduisant le concept de maltraitance sociale, pouvons-nous penser l'âgisme, donc la discrimination basée sur un ou des stigmates, comme une façon nouvelle de repenser les rapports non seulement entre individus, mais aussi entre individus et systèmes ? Qu'est-ce que cela peut impliquer pour les systèmes ?


Communications orales

Partie 1 : enjeux de la participation sociale des aînés en situation de vulnérabilité

Discutant·e·s : Véronique Provencher (Centre de recherche sur le vieillissement CIUSSS-Estrie-CHUS)
  • Souffrances, enjeux d'exclusion et de participation sociale chez les hommes âgés atteints d'un cancer incurable : le point de vue des intervenants
    Rock-André BLONDIN (UQAM - Université du Québec à Montréal), Valerie Bourgeois-Guérin (UQAM - Université du Québec à Montréal), Patrick DURIVAGE (CIUSSS CODIM), Antonin MARQUIS (UQAM - Université du Québec à Montréal), Isabelle VAN PEVENAGE (UdeM - Université de Montréal)

    Des changements de rôles sociaux sont vécus par plusieurs hommes âgés lorsque l'expérience du vieillissement se conjugue à celle d'être atteint d'un cancer incurable. Même si peu de recherches portent sur cette réalité, des écrits de gérontologie et de psycho-oncologie laissent entrevoir que ces personnes peuvent vivre différentes formes d'exclusion sociale, telles que la mort sociale, l'infantilisation ou la conspiration du silence. Afin d'explorer cette éventualité, nous nous interrogerons sur le sens de diverses pertes à travers les prismes de l'exclusion et de la participation sociales. Cette présentation s'appuie sur les résultats d'une recherche qualitative. 4 focus groups furent réalisés avec 19 intervenants oeuvrant auprès d'hommes âgés atteints d'un cancer incurable.Les intervenants furent questionnés sur la nature des souffrances psychologiques vécues par ces hommes et sur les interventions réalisées auprès de ceux-ci. Une analyse thématique fut réalisée. Les résultats indiquent que l'une des sources importantes de souffrance psychologique que vivent ces hommes est l'appréhension ou l'expérience de ne plus pouvoir remplir certains rôles sociaux et de vivre des pertes au niveau identitaire. Ces souffrances les pousseraient à adopter différentes attitudes face à ces menaces et/ou expériences. Dans cette communication, nous explorerons les liens qui unissent ces souffrances aux expériences particulières d'exclusion sociale des personnes âgées atteintes de maladies incurables.

  • La participation dans les réseaux communautaires comme vecteur de l'identité et de l'agentivité des aînés gais et des aînées lesbiennes
    Laurent BREAULT (Fondation émergence), Julie Beauchamp (UQAM - Université du Québec à Montréal), Hélène CARBONNEAU (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Line CHAMBERLAND (UQAM - Université du Québec à Montréal)

    Pour les personnes homosexuelles vieillissantes, la perception et l'affirmation, ou non, de leur identité comme gai ou lesbienne se sont inscrites dans un contexte historique et social évolutif, et elles se sont transformées au cours de leur vie. Leur participation à des réseaux communautaires peut donc être influencée par les différents positionnements sociaux, dont l'âge et l'orientation sexuelle (Croning et King, 2014), ainsi que par des formes de discrimination et de stigmatisation, telles que l'âgisme ou l'hétérosexisme, lesquelles peuvent limiter les opportunités de participation. Les recherches suggèrent que la participation dans des réseaux communautaires LGBT permet aux aînés gais et lesbiennes de tisser des liens sociaux et d'être plus confortables avec leur orientation sexuelle (Fredriksen-Goldsen et Muraco, 2010; Grossman, D'Augelli et O'Connell, 2001). Mais qu'en est-il des facteurs favorisant la participation des aînés gais et lesbiennes dans les réseaux communautaires non spécifiquement LGBT? Notreproposition de communicationse penchera donc sur les facteurs relatifs à la participation sociale des aînés gais et lesbiennes et à ses répercussions sur leur agentivité.

  • Portrait d'une association d'aînés : regards croisés sur une réalité d'inclusion
    Nadine LACROIX (Université Laval), Membres du comité de pilotage RAP-VAD, Emilie Raymond (Université Laval)

    Des recherches montrent que d'avoir des incapacités peut moduler l'implication dans des milieux « réguliers » de participation. Considérant les bénéfices de la participation sociale pour la santé, il importe que tous les aînés aient un accès égal ou équivalent aux espaces participatifs. Les membres de la Compagnie des jeunes retraités du Plateau de Charlesbourg ont décidé de réfléchir à cette question. Afin d'accompagner l'implantation et l'évaluation d'une politique d'inclusion, ils ont entrepris une recherche-action participative. La première phase visait à faire un portrait de la situtation relative à la participation de personnes ayant des incapacités. Les données issues d'entretiens individuels et de groupes de discussion ont permis de constater qu'il existe des situations d'exclusion à la CJR liées aux capacités réelles ou perçues de certains membres. Trois points de vue seront explorés : celui d'une personne ayant des incapacités qui souhaite participer; celui d'un membre n'ayant pas d'incapacités dont l'activité serait modifiée par la politique d'inclusion; et celui d'un responsable d'activité. L'analyse des résultats éclaire les défis posés par l'intention de mieux inclure les personnes ayant des incapacités, notamment par rapport à la méconnaissance de leur réalité et à la rhétorique du fardeau associée au projet d'inclusion. Si incapacités et participation ne sont pas jugées antagoniques, elles apparaissent difficilement conciliables sur le plan symbolique comme matériel.

  • Participation aux loisirs pour maintenir sa vitalité cognitive après l'accident vasculaire cérébral
    Hélène CARBONNEAU (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Dominique GIROUX (UdeM - Université de Montréal), Véronique PROVENCHER (UdeS - Université de Sherbrooke), Valérie Poulin (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Annie ROCHETTE (UdeM - Université de Montréal)

    La participation des aînés ayant subi un accident vasculaire cérébral (AVC) à des activités physiques et de loisirs étant favorable au maintien de leur vitalité cognitive, il importe de les outiller pour s'engager dans ces activités. Cette étude vise à 1) identifier les besoins d'information et de formation des aînés ayant subi un AVC pour soutenir leur engagement dans des activités favorisant leur vitalité cognitive; 2) explorer leurs préférences (contenu et format d'outils) répondant à ces besoins. Un devis qualitatif descriptif a été utilisé. Des entrevues semi-structurées ont été réalisées auprès de 20 personnes de 60 ans et plus ayant subi un AVC et vivant à domicile. Le guide d'entrevue fut validé auprès de 5 experts de disciplines différentes et pré-testé auprès d'une personne ayant subi un AVC. Les entrevues ont été transcrites puis analysées suivant une approche d'analyse thématique de contenu. Les participants connaissent certaines activités pour se garder alerte en vieillissant. Des suggestions sont dégagées pour favoriser leur ajustement après l'AVC et la reprise d'activités physiques et de loisirs stimulantes tenant compte des facilitateurs et des obstacles perçus. Les outils et méthodes d'information permettant une implication active et des interactions sont préférés. Cette étude permettra de guider l'élaboration d'outils et de ressources pour soutenir l'engagement dans des activités favorisant la vitalité cognitive chez cette population à haut risque de déclin cognitif.

  • Discussion
  • Pause
  • Quels sont les bénéfices perçus de la participation sociale chez des personnes âgées ayant des incapacités de naissance ou acquises avant l'âge adulte?
    Karyne BETTENCOURT (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Hélène CARBONNEAU (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Mélanie Couture (CSSS - Centre de santé et des services sociaux Cavendish), Émilie RAYMOND (Université Laval)

    Les personnes ayant des incapacités de naissance ou acquise avant l'âge adulte voient leur situation se complexifier davantage avec l'âge. La participation sociale est reconnue comme un facteur déterminant pour un vieillissement en santé des personnes avec une déficience, mais peu d'études se sont attardées à ce sujet. Il est nécessaire de mieux décrire l'importance et les impacts de la participation sociale dans la vie des personnes devant conjuguer des incapacités pré-existantes et vieillissement afin de comprendre comment la participation sociale s'inscrit dans une expérience positive de vieillissement. Un devis qualitatif exploratoire a permis d'approfondir la question suivante : Quels sont les bénéfices de participer socialement en vieillissant selon des personnes ayant des incapacités de naissance ou acquise avant l'âge adulte? Cinq groupe focalisés ont été effectués auprès de 31 personnes 50 ans et plus ayant une déficience de naissance ou acquise avant l'âge adulte. L'analyse thématique a été utilisée. Les résultats ont démontré que les 4 principaux bénéfices perçus réfèrent à l'accomplissement personnel, le sens à la vie, le bien-être et l'appartenance. La participation sociale s'exprime par la mise en œuvre de projets significatifs, en aidant les autres et en développant des relations avec diverses personnes. La participation sociale est cruciale pour les personnes vieillissante ayant des incapacités de naissance afin de combler des besoins psychologiques fondamentaux.

  • Participation sociale en centre de loisirs communautaire
    Karyne BETTENCOURT (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Hélène CARBONNEAU (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Sophie Ethier (Université Laval), Karine VERREAULT (FQCCL)

    Avec le vieillissement de la population, on fait face à une augmentation du nombre de personnes atteintes de trouble de mémoire. Le maintien de la participation sociale de ces personnes joue un rôle prépondérant dans le maintien de leur identité et de leur autonomie tout en favorisant un sentiment d'appartenance. Toutefois, la stigmatisation reliée aux problèmes de mémoire provoque souvent l'exclusion sociale. Qu'est-ce qui contraint réellement cette participation? L'étude visait à documenter la perception des intervenants, des bénévoles et des usagers quant à la place des personnes atteintes de troubles de mémoire en centre communautaire de loisir afin d'identifier des pistes d'action pour soutenir leur participation. Sept rencontres de groupes de discussion focalisées dans trois régions du Québec (Montréal, Québec et Drummondville) réunissant 44 personnes ont permis de comprendre les enjeux autour de cette question. Bien que d'emblée favorables à une société solidaire au sein de laquelle coexistent des personnes ayant des fragilités multiples, les participants ne sont pas tous convaincus de la possibilité, voire de la nécessité de recruter, d'inclure ou de garder celles dont la mémoire défaille. L'intégration de ces personnes dans les centres communautaires comporte de nombreux défis tant au plan relationnel qu'organisationnel. Cette intégration questionne notamment notre rapport au vieillissement cognitif et aux valeurs de performance dans un milieu pourtant inclusif.

  • Communication orale
    Quand l'expérience des aidants éclaire la face cachée des formes de participation sociale en contexte de démence de type Alzheimer
    Nancy Couture (Université Laval), Sophie ÉTHIER (Université Laval)

    La maladie d'Alzheimer (MA) est une des maladies les plus susceptibles de se répercuter sur la participation sociale des personnes qui en sont atteintes et sur celle de leur aidant. Pourtant, ces personnes possèdent des compétences qu'elles peuvent partager, conservent des besoins de se lier aux autres et, par conséquent, elles peuvent bénéficier d'une participation sociale et en faire profiter la communauté. Mais que signifie la participation sociale en contexte de démence? Quels sont les lieux et la nature de la participation sociale des personnes atteintes de la MA? Quels défis et limites rencontrent-elles? Le rôle d'aidant peut-il être considéré comme une participation sociale? Autant de questions auxquelles nous proposons quelques éléments de réponse suite à une recherche exploratoire. Dans le cadre de 6 groupes de discussions focalisées (n=20 aidants), des échanges ont permis de documenter les modalités de la participation sociale en contexte de MA. On constate que les aidants définissent la participation sociale de leur proche en termes d'activités quotidiennes, d'implication et d'intégration dans la famille et l'entourage, d'interactions sociales et, dans certains cas, de bénévolat. Les aidants nous révèlent que malgré l'existence de facteurs facilitant la participation sociale de leur proche, plusieurs obstacles liés à la maladie ou à l'environnement la restreignent. La pertinence de percevoir le rôle d'aidant comme une participation sociale a été abordée avec les répondants.

  • Discussion

Assemblée générale

Dîner


Communications orales

Partie 2 : avenues propices au soutien de la participation sociale des aînés

  • Participation en loisirs : quand stratégies compensatoires riment avec espoir
    Hélène CARBONNEAU (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Johanne FILLIATRAULT (UdeM - Université de Montréal), Maude FILLION TRUDEAU (CISSS Nord-de-l'île-de-Montréal), Mélanie LEVASSEUR (UdeS - Université de Sherbrooke), Valérie Poulin (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Véronique Provencher (Centre de recherche sur le vieillissement CIUSSS-Estrie-CHUS)

    Introduction: Différentes stratégies compensatoires permettent aux aînés fragiles de poursuivre leurs activités de loisir, malgré leurs incapacités. Pourtant, plusieurs d'entre elles seraient sous-utilisées. Nous avons développé une intervention afin d'aider les aînés fragiles à mieux connaître et utiliser les stratégies compensatoires pour leurs loisirs. Cette étude pilote vise à explorer les effets de cette intervention sur : 1-les connaissances des aînés fragiles à l'égard des stratégies compensatoires; 2-la réduction des obstacles ayant mené à l'abandon de ces ALS; 3-la reprise d'ALS; 4-leur bien-être. Méthodologie: Dix aînés (≥ 80 ans), sans déficit cognitif important, vivant dans la communauté et répondant à des critères de fragilité reconnus furent recrutés. Ils ont bénéficé de l'intervention. Les effets de l'intervention furent mesurés au moyen de questionnaires. Chaque participant a été évalué une semaine (T1) pré-intervention, ainsi qu'un (T2) et trois mois (T3) post-intervention. Résultats: Les résultats révèlent un effet positif de l'intervention sur l'amélioration des connaissances (p=0.04), la réduction d'obstacles (p=0.63) et la reprise d'activités de loisir (p=0.08). Une diminution du sentiment de bien-être (p<0.01) a par ailleurs été notée. Conclusion: Ce projet pilote a contribué au développement d'une intervention novatrice, applicable et adaptée aux besoins de ces aînés. Les résultats obtenus soutiendront la réalisation d'un projet à plus large échelle.

  • En route vers une vie plus heureuse : un programme d'intervention de groupe pour favoriser la participation sociale des aînés dépressifs
    Richard BOYER (UdeM - Université de Montréal), Michael CANTINOTTI (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Sophie DESJARDINS (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Micheline DUBÉ (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Sylvie LAPIERRE (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Lyson Marcoux (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

    La dépression est un problème de santé mentale fréquent chez les personnes de 65 ans et plus. Ceci ne serait pas dû à l'âge comme tel, mais à une plus grande exposition à des facteurs de risque au cours de la vieillesse (maladies, veuvage, etc.). Ces événements ne pouvant être évités, le développement d'intervention favorisant l'adaptation et le bien-être psychologique prend toute son importance. Les bénéfices générés par la réalisation de buts personnels significatifs sont largement démontrés. Le programme En route vers une vie plus heureuse, axé sur la réalisation de projets personnels, a été offert à des aînés dépressifs. En plus de briser l'isolement, les rencontres se voulaient une occasion pour les participants de réfléchir à leurs valeurs, de travailler leur motivation à passer à l'action et d'être soutenus dans la réalisation de projets qui leur tiennent à cœur. L'échantillon était composé de 42 personnes. Les analyses de variances (prétest/post-test) ont démontré que, comparativement aux aînés du groupe contrôle, les participants à l'intervention ont eu une amélioration significative de la capacité à réaliser des projets personnels (p < 0.001), du niveau d'espoir (p < 0.001), de sérénité (p < 0.01), du sens à la vie (p < 0.001), ainsi qu'une diminution significative du niveau de dépression (p < 0.001). Le programme En route vers une vie plus heureuse semble donc une approche innovatrice et pertinente à utiliser auprès des aînés dépressifs.

  • Je m'engage dans ma communauté! Une expérience innovante en soutien communautaire auprès des aînés
    Jean Ouellet (Projet Changement - Centre communautaire pour aînés)

    Soucieux de contribuer au mieux-être des aînés vivant en situation de vulnérabilité, nous avons réalisé l'importance de nous donner des moyens structurants et des façons de faire différentes pour que notre travail de milieu soit davantage porteur de sens. Depuis 5 ans, nous implantons une démarche dans l'arrondissement du Plateau Mont-Royal. Je m'engage dans ma communauté! propose une démarche novatrice soutenant la formation de groupes de personnes, principalement de 50 ans et plus, qui vont développer entre elles des liens d'entraide. L'approche met de l'avant le bénévolat de proximité et offre une structure qui encourage les résidents d'un quartier ou habitant dans un immeuble collectif à s'ouvrir sur leur communauté immédiate. L'enjeu est de prioriser la participation des aînés à l'amélioration de leur qualité de vie, misant ainsi sur leur pouvoir d'agir. Ils peuvent ainsi créer des liens sociaux et briser leur isolement. Les intervenants et bénévoles bénéficient d'outils adaptés. Ils sont soutenus par une communauté d'apprentissage permettant le transfert des connaissances. Cette approche dynamise les micros communautés en favorisant la participation citoyenne des aînés et leur maintien à domicile. À l'instar de ces groupes d'entraide, nous découvrons que nous devons aussi, en tant qu'organisme, traverser le même continuum d'intervention que nous proposons à savoir, sortir de notre isolement, nous joindre à un groupe afin de développer ensemble notre pouvoir d'agir communautaire.

  • Participe-présent : développement d'un programme visant à promouvoir la participation communautaire d'aînés vivant avec un problème de santé mentale
    Ginette Aubin (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Anne-Marie BELLEY (CREGÉS - Centre de recherche et d'expertise en gérontologie sociale), Véronique BILLETTE (CREGÉS - Centre de recherche et d'expertise en gérontologie sociale), Kareen NOUR (Direction de santé publique de la Montérégie), Manon PARISIEN (CREGÉS - Centre de recherche et d'expertise en gérontologie sociale), Alan REGENSTREIF (CSSS Cavendish,)

    Les aînés qui vivent avec un problème de santé mentale (PSM) sont moins enclines à utiliser les ressources de la communauté telles que les centres de loisirs ou les organismes communautaires. Les conditions de santé mentale jumelées aux défis inhérents au vieillissement, de même qu'un inconfort du milieu communautaire à l'égard de cette population, résultent en un cumul de barrières à leur participation sociale. Partager les connaissances… c'est aussi habiliter les personnes qui vivent avec des PMS et sensibiliser leur communauté pour faciliter la participation sociale. Participe-présent est un programme de promotion qui vise à renforcer les compétences personnelles et à créer des conditions favorables afin de favoriser la participation communautaire. Il est destiné aux aînés vivant avec des PSM et comporte quatre volets: 1) une rencontre individuelle inspirée de l'entretien motivationnel, 2) un atelier de groupe de type psycho-éducatif (7 rencontres); 3) un projet collectif de communication médiatique et 4) des visites de ressources communautaires. Une démarche collaborative est en cours sur ce programme : formation d'un comité consultatif, étude des besoins, recension d'écrits, élaboration du modèle logique, conception des outils du programme, validation des outils et mise à l'essai auprès de la population cible (à venir). Participe-présent pourra éventuellement être diffusé afin de mieux outiller les intervenants pour souternir la participation sociale des aînés avec un PSM.

  • Programme d'éducation au loisir pour soutenir la participation sociale des aidants et de leur proche atteint de troubles de mémoire
    Ginette Aubin (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Hélène Carbonneau (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Julie FORTIER (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

    La participation sociale des aidants et de leur proche atteint de troubles de mémoire est souvent limitée. Pourtant la présence de moments plaisants partagés dans leur quotidien est importante pour leur qualité de vie. Un programme d'éducation au loisir a été développé et implanté dans divers contextes afin de favoriser la participation des aidants et de leur proche à des activités de loisirs et de soutenir les aidants dans le rehaussement de telles activités dans leur quotidien avec leur proche. Cette présentation propose un sommaire des impacts observé dans diverses études ayant impliqué la mise en place d'une telle approche auprès d'aidants et de leur proche. Non seulement cette approche apporte une opportunité de sortie hebdomadaire commune pour l'aidant avec son proche, elle contribue aussi à augmenter la perception d'événements positifs dans leur quotidien contribuant ainsi au rehaussement de leur qualité de vie. L'éducation au loisir est une avenue pour permettre aux aînés de prendre conscience de l'importance du loisir dans leur vie et des opportunités pour en maximiser les impacts. En somme, le programme de rehaussement de la qualité de vie des aidants et de leur proche atteint de troubles de mémoire représente un vecteur de mieux être en brisant leur isolement et permettant le maintien de leur participation sociale dans des activités de loisirs significatives.

  • Discussion
  • Pause
  • Réponse du droit face aux déficits cognitifs liés au vieillissement : les régimes de protection entravent-ils la participation sociale des aînés?
    Hélène Guay (Hélène Guay, avocate)

    Avec la dégénérescence qui s'installe, les déficits cognitifs croissent inévitablement. Dans sa politique Vieillir et vivre ensemble, rendue publique en 2011, le gouvernement du Québec a adopté un plan d'action comportant comme objectif de « mettre en oeuvre des mesures d'évaluation et de traitement pour les personnes ayant des déficits cognitifs liés au vieillissement ». La participation des aînés contribue à leur bien-être et contribue à l'épanouissement de notre société. La réponse du droit aux pertes de capacités cognitives mérite qu'on s'y attarde. Le droit considère la personne âgée d'abord comme un être capable. Lorsque survient une maladie, une déficience ou un affaiblissement dû à l'âge, qui altère ses facultés mentales ou son aptitude physique à exprimer sa volonté, il prévoit la possibilité de mettre en place un régime de protection. Ce régime vise à la fois à protéger la personne et à sauvegarder son autonomie. Les aînés sous régime de protection conservent généralement des capacités leur permettent de participer socialement. Nous proposons d'élaborer une communication portant sur la mise en place d'un régime de protection à l'égard des aînés. Nous tenterons de cerner les impacts de cette instauration sur la participation sociale des aînés. Nous identifierons des pistes de réflexion et rechercherons des solutions respectueuses des aînés qui seraient marginalisés par la mise en place d'un régime de protection.

  • Applicabilité du Lifestyle Redesign® auprès d'ergothérapeutes œuvrant en milieu communautaire québécois
    Mélanie LEVASSEUR (UdeS - Université de Sherbrooke), Marie-Hélène Lévesque (UdeS - Université de Sherbrooke), Marie-Josée SIROIS (Université Laval)

    Les activités de promotion de la santé constituent une pratique pour laquelle les ergothérapeutes sont invités à faire valoir leurs compétences. Développé en Californie, le Lifestyle Redesign® (LR) est une intervention innovante qui vise à soutenir, à travers l'élaboration de routines occupationnelles saines et significatives, la santé, le fonctionnement et la qualité de vie des aînés. Cependant, les données concernant son efficacité et son applicabilité clinique en milieu communautaire sont éparses. Cette étude vise à identifier les données probantes relatives aux effets cliniques et économiques du LR et à documenter son applicabilité en milieu communautaire. Une recension systématique des écrits réalisée à l'aide de 4 bases de données a permis de repérer les articles traitant directement du LR et ceux s'en inspirant. Un groupe de discussion focalisée a ensuite été conduit auprès de 4 ergothérapeutes afin d'explorer l'applicabilité du LR. Les évidences découlant de 8 articles scientifiques utilisant des devis expérimentaux (6 essais cliniques randomisés et 2 groupes uniques avec mesures pré-post) indiquent des bénéfices plus importants au plan de la santé mentale que physique. L'intervention est jugée rentable en raison de son faible rapport coûts-bénéfices. Selon les ergothérapeutes rencontrés, il est pertinent d'intégrer le LR à leur pratique bien que cela comporte des défis (ex. ressources). Le LR pourrait étendre l'impact de l'ergothérapie auprès d'aînés dans la communauté.

  • L'accompagnement citoyen en soutien à la participation sociale des aînés
    Marie Josée Levert (UdeM - Université de Montréal)

    L'accompagnement vise soutenir la participation sociale par une assistance humaine pour pallier aux limitations de la personne. Souvent centrée sur les difficultés et les incapacités, les ressources existantes ne visent pas prioritairement la promotion des forces, le développement des compétences ou l'autodétermination. Une vaste programmation de recherche a permis de développer, implanter et évaluer un programme d'Accompagnement-citoyen personnalisé à l'intégration communautaire (APIC) auprès de populations en perte d'autonomie et à risque d'exclusion. L'APIC vise à amener la personne à jeter un regard réflexif sur sa participation, à se fixer des buts et à se mettre en action pour réaliser des activités significatives. Ce qui fait la force de l'APIC est l'engagement d'un citoyen vis-à-vis d'un autre citoyen pour optimiser son inclusion et sa participation. Une récente étude a évalué les effets de l'APIC auprès de 12 aînés ayant subi un traumatisme craniocérébral léger. Un devis d'étude de cas multiples a permis de documenter leur parcours de participation sur 12 mois. Les résultats indiquent que l'APIC a un effet positif tant sur la réalisation d'activités significatives, le développement des capacités à réaliser ces activités, la confiance en soi et la motivation que sur la création de liens significatifs avec la communauté. Axé sur le développement des compétences et l'autodétermination, l'APIC contribue à développer l'autonomie des aînés et à améliorer leur participation.

  • L'accompagnement personnalisé, une approche citoyenne pour l'intégration dans la communauté des aînés vivant avec un trouble mental
    Ginette Aubin (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Pierre-Yves Therriault (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

    Problématique : Les aînés vivant avec un trouble mental ou des difficultés psychosociales (ADP) vivent souvent de l'isolement, de la marginalisation et de l'exclusion, conséquences d'une double stigmatisation. Une approche d'accompagnement citoyen personnalisé d'intégration communautaire (APIC), expérimentée avec succès auprès d'aînés en perte d'autonomie physique, a été proposée auprès d'aînés ADP. Objectifs : Le but de cette étude pilote était de s'assurer de l'acceptabilité et de la faisabilité de cette approche auprès d'aînés ADP et de mieux en comprendre les effets de l'APIC auprès des accompagnés. Méthode : Pour cette étude exploratoire sous forme d'études de cas multiples a été menée auprès de participantes accompagnées (n= 4) et d'accompagnatrices (n= 3). Des méthodes mixtes incluant des questionnaires et des entrevues ont été utilisées. Résultats : Trois des quatre accompagnées ont terminé le processus d'accompagnement d'une durée variant entre 14 et 17 semaines. Chacune avait des besoins différents et provenait de contextes variés. Elles ont rapporté avoir de nouveaux intérêts, être mieux entourées, trouver davantage de sens dans leurs activités. Discussion : Cette approche a été appréciée des participantes de cette étude. Toutefois, une évaluation approfondie des besoins et attentes paraît essentielle pour une participation optimale à l'APIC, qui pourrait constituer une mesure alternative intéressante pour répondre aux besoins de socialisation et d'inclusion d'aînés ADP.

  • Discussion
  • Mot de clôture

Cocktail

Cocktail de réseautage