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Informations générales

Événement : 81e Congrès de l'Acfas

Type : Colloque

Section : Enjeux de la recherche

Description :

La science ouverte (open science) recouvre au moins quatre grands aspects de la pratique scientifique : 1. l'accès libre pour tous les internautes à toutes les publications scientifiques arbitrées par les pairs (le libre accès), 2. le partage en ligne des données de recherche (la science en ligne), 3. la science collaborative (ou citoyenne) qui inclut des chercheurs non professionnels dans les projets de recherche et, 4. la science 2.0 qui regroupe les réseaux sociaux et blogs où s'expriment de plus en plus les chercheurs, y compris pour présenter et mettre en débat leurs hypothèses. L'existence même de ces nouvelles pratiques est une révolution par rapport aux pratiques conventionnelles de la science : articles publiés dans des revues payantes, données protégées ou secrètes, exclusion des non-pairs, confinement à la parole scientifique institutionnelle (dans les revues ou les livres). Selon les pays, les universités et les disciplines, cette révolution s'effectue à des vitesses différentes. Où en sont les chercheurs et les universités francophones?

Afin d'éclairer les chercheurs et les administrateurs universitaires sur les avantages et les conséquences des différentes pratiques de la science ouverte, ce colloque rassemble des spécialistes de différents pays qui feront un état des lieux et des débats sur trois de ces thèmes. Cet état des lieux permettra aussi de débattre de la façon dont ces pratiques devraient être considérées dans les programmes de recherche et de formation des universités québécoises et dans la future politique nationale de recherche et d'innovation du Québec. Une table ronde sur les dépôts institutionnels en accès libre rassemblera d'ailleurs des représentants de la plupart des universités québécoises.

Ce colloque sera aussi l'occasion de présenter une nouvelle revue, Sciences, éthique et sociétés, et de tenir l'assemblée générale annuelle de l'Association science et bien commun.

Dates :
Responsable :

Programme

Communications orales

Le libre accès aux publications scientifiques

Présidence : Jean Bernatchez (UQAR - Université du Québec à Rimouski)
  • Mot de bienvenue
    Florence Piron (Université Laval)
  • Où en est le libre accès aux publications savantes en 2013 ?
  • L'accès libre : comment s'y rendre
    Stevan Harnad (UQAM - Université du Québec à Montréal)

    L'accès libre (l'accès gratuit en ligne aux articles publiés dans les revues savantes référées) maximise l'impact des recherches subventionnées par les fonds publics. La manière de fournir l'accès libre serait que les chercheurs auto-archivent leurs propres articles dans leurs archives institutionnelles lorsqu'ils sont acceptés à la publication. Malgré les avantages, les chercheurs n'auto-archivent pas sans un fort appui officiel de la part de leurs institutions et/ou de leurs bailleurs de fonds de recherche. Il y a un mouvement mondial pour l'adoption des politiques d'auto-archivage obligatoire par les universités et les bailleurs de fonds. Il faut que le Québec et le Canada fassent partie de ce mouvement mondial. Je vais présenter un aperçu de la stratégie optimale pour atteindre le libre accès global.

  • L'archive ouverte HAL : mise en œuvre d'une politique pour l'accès ouvert aux publications scientifiques
    Christine Berthaud (CNRS - Centre national de la recherche scientifique)

    L'archive ouverte HAL créée en 2001 par le Centre pour la Communication Scientifique Directe (CCSD) à l'initiative de physiciens du CNRS sur le modèle d'ArXiv a toujours su évoluer au cours de ces 12 années.

    HAL est une archive ouverte inter établissements et multidisciplinaire : elle recueille des dépôts émanant de l'ensemble des établissements de l'enseignement supérieur et de la recherche et dans toutes les disciplines scientifiques. En 2006, un protocole d'accord a été signé entre les universités et de nombreux organismes afin que la plateforme HAL devienne effectivement une plateforme commune à forte visibilité internationale. Ce protocole est renouvelé en 2012, dans le cadre de la Très Grande Infrastructure Recherche : la Bibliothèque Scientifique Numérique. Cette politique d'ouverture a induit des évolutions de la plateforme et des procédures la régissant. Cette communication propose de présenter comment une archive commune peut être partagée par tous en prenant en compte les spécificités de chacun.

  • Pause
  • L'accès libre et le droit d'auteur
    Marc Couture (TÉLUQ - Université du Québec)

    Le droit d'auteur, qui confère à son titulaire le droit exclusif de décider ce que les autres peuvent faire – ou plutôt ne peuvent pas faire – d'une œuvre, semble a priori incarner l'antithèse des valeurs qui sous-tendent l'accès libre. Et il est vrai que, traditionnellement, la première étape du processus de publication des articles scientifiques ou savants, une fois ceux-ci évalués et acceptés, était le transfert – sans aucune forme de compensation – de ce droit à l'éditeur. Dès lors, toute autre utilisation de l'œuvre – ce terme pouvant inclure jusqu'à la simple réalisation d'une copie unique – devenait subordonnée au bon vouloir, donc aux intérêts commerciaux de l'éditeur, qu'on devine peu compatibles avec l'accès libre, du moins dès que celui-ci risque de se généraliser.

    Si ce renoncement pouvait paraître inévitable, et même légitime dans le contexte de l'imprimé, avec toutes les contraintes liées à sa mise en marché et à sa distribution, il est plus difficile à justifier à l'heure où tout document peut être rendu accessible à la planète entière d'un simple clic.

    À l'heure où les technologies de l'Internet, pas seulement dans le domaine de la publication scientifique, mais aussi dans celui de la musique et du cinéma, mettent durement à l'épreuve l'application du droit d'auteur, plusieurs réclament des modifications majeures aux législations qui l'encadrent, voire en prônent l'abolition pure et simple...

  • Publications scientifiques et tyrannie de la diffusion : le cas de la bibliothèque numérique «Les Classiques des sciences sociales»
    , Jean-Marie TREMBLAY

    Dans l'optique de la « science ouverte », nombreuses sont les initiatives issues de différentes régions du monde qui donnent en partie ou en totalité un libre accès à des publications scientifiques en sciences sociales telles que Érudit, Cairn, Revues.org, Persée, DOAJ, REDALYC, AJOL, AsiaJOL, Academia.edu, etc. La bibliothèque numérique francophone « Les Classiques des sciences sociales », qui diffuse gratuitement plus de 5000 œuvres – contemporaines et classiques –, participe de cette tendance. On peut y télécharger des publications récentes encore en circulation, d'autres tombées dans le domaine public au Canada et même des œuvres inédites de chercheurs souhaitant qu'elles soient plus accessibles. Une telle initiative bouleverse les règles traditionnelles du monde de l'édition. Cette communication proposera une réflexion sur les motifs liés à la publication et les logiques de diffusion scientifique. Ceci, dans le contexte où publier dans des revues scientifiques « reconnues » est un des impératifs pour les étudiants au doctorat, qui aspirent à une carrière universitaire, tout comme pour les chercheurs débutants, et une porte d'entrée nécessaire pour les bourses et subventions de recherche. Il sera donc question de réfléchir au libre accès aux publications scientifiques en relation avec les indicateurs de performance dans les milieux universitaires, qui influencent le choix des revues et, plus généralement du média où publier.?

  • Les revues sénégalaises en lignes : quelques expériences concrètes
    Diéyi Diouf (UCAD - Université Cheikh Anta Diop de Dakar)

    Les multiples rapports sur la société de l'information attribuent à l'Internet le statut de réseau mondial de communication électronique. Avec les énormes avancées technologiques dont il bénéficie, l'Internet a donné de nouvelles dimensions aux revues électroniques. En effet, tout auteur connecté peut aujourd'hui envisager de diffuser ses textes de façon professionnelle sur le réseau mondial, levant ainsi la barrière économique, temporelle et autres pesanteurs de l'édition papier, ce qui fait que les modes de production, de traitement, de stockage, de diffusion et d'accès à l'information scientifique sont en pleine mutation, entraînant la remise en cause de l'entité « revue » au profit de banques d'articles édités électroniquement. Conscients de ce phénomène sans précédent, des éditeurs scientifiques et chercheurs sénégalais ont entrepris la mise en ligne de leurs productions scientifiques sous forme de revues électroniques. Cependant, ces expériences butent encore à une timide acceptation, eu égard à des réticences qui s'expliquent par le fait que de nombreux chercheurs ignorent que la plupart des revues électroniques suivent la même ligne éditoriale que celles en format papier.

    L'Internet a donné de nouvelles dimensions aux revues électroniques... Les modes de production, de traitement, de stockage, de diffusion et d'accès à l'information scientifique sont en pleine mutation.

  • Synthèse
  • Dîner

Panel / Atelier

Les dépôts institutionnels en libre accès dans les universités québécoises : où en sommes-nous?

Participant·e·s : Denis Boisvert (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Amy Buckland (Université McGill), Loubna Ghaouti (Université Laval), Jeanette Hatherill (Université d’Ottawa), Isabelle Lorrain (UdeS - Université de Sherbrooke), Annie Murray (Université Concordia), Bernard Rentier, Pierre Roberge (UQAM - Université du Québec à Montréal), Brent Roe (Association des bibliothèques de recherche du Canada), Diane Sauvé (UdeM - Université de Montréal)

Communications orales

La science citoyenne et collaborative

  • Science collaborative : quelles bases et quels schémas d'action?
    Gloria Awad (Université d'Artois)

    Cette communication porte sur la façon dont les associations qui se réclament de la notion de « développement durable » font état dans leur discours des apports de la recherche scientifique qu'elles utililisent dans leurs actions. En d'autres termes, il s'agit de se demander quelles traces du discours scientifique sur la « durabilité » se retrouve dans le discours revendicatif des acteurs. Procédant d'un recueil des propos des intéressés, cette analyse consiste en un examen des retours réflexifs des acteurs sur leurs propres pratiques et leurs propres savoirs.

  • Durabilité et défis légaux : comment créons-nous le véritable scientifique citoyen?
    Primavera DI FILIPPI, Rayna Stamboliyska (Université Descartes (Paris 5))

    Un véritable changement de paradigme s'opère depuis un certain temps depuis que de nouvelles façons de faire de la science apparaissent. Ainsi, non seulement la production mais aussi la dissémination de la connaissance ont subi un profond changement. Un changement crucial de ces façons de faire est la science citoyenne, qui développe le processus de faire de la recherche avec des non-scientifiques, et le laboratoire – situé dans l'espace extérieur. Ce concept puissant a eu un véritable succès et permet d'obtenir la participation du public à travers des centaines de projets à travers le monde. Mais la science citoyenne est également confrontée à de nombreux défis étant donné que nombre de ces initiatives proviennent de citoyens et n'ont pas de structure formelle. Le cas de la DIYbio (biologie do-it-yourself ou « faites- le vous-même », connue encore comme « biologie de garage ») est assez révélateur car il illustre bien les difficultés économique et juridique auxquelles la science citoyenne fait face.?

  • Innover avec les citoyens
    Eunika Mercier-Laurent (Université Jean Moulin Lyon 3)

    La communication efficace = transmission des passions peut déclencher des vocations. Plusieurs façons de communiquer : cafés de l'innovation, écrits illustrés, vidéo ou jeux. Les ordinateurs connectés sous toutes les formes (y compris les robots) peuvent non seulement participer mais contribuer à l'émergence de l'intelligence collective et de la co-créativité, voire même l'amplifier.

    La synergie entre chercheurs et citoyens peut déclencher des projets de recherche appliquée pouvant rendre des services aux citoyens. Ces derniers sont une source de connaissances et peuvent contribuer à la création d'une intelligence collective. Cette synergie ne peut être créée sans un effort au niveau de la communication.

  • Le comité citoyen de l'ARUC, santé mentale et citoyenneté : une expérience de participation et de regards partagés
    Thais Mikie De Carvalho Otanari (UdeM - Université de Montréal)

    Cette communication présente un paradigme alternatif de construction de la connaissance scientifique en santé mentale qui met en valeur l'expérience de celui qui participe. Il s'agit de mettre l'être humain au centre du choix de recherche et de rapprocher le discours des chercheurs de celui des personnes atteintes d'une maladie mentale. Nous tentons d'appliquer ce paradigme dans une Alliance internationale de Recherche Université/Communautés (ARUC) contre l'exclusion des personnes diagnostiquées avec des problèmes de santé mentale réunissant des partenaires brésiliens et québécois du milieu universitaire, communautaire et du réseau de services publics de santé mentale. L'ARUCI?Santé mentale et citoyenneté vise à étudier les conditions et pratiques favorisant ou entravant la qualité de vie, le rétablissement des personnes atteintes de maladie mentale. Au centre de cette alliance un Comité citoyen qui a « pour mandat d'assurer la prise en compte et la participation active des personnes vivant ou ayant vécu avec des problèmes de santé mentale dans les différentes instances et activités, et de leur permettre plus largement de participer aux orientations de l'ARUCI-SMC. ». À partir de l'analyse du Comité, je propose une réflexion sur la participation citoyenne dans les productions des savoirs en santé mentale. Une telle participation est-elle capable de promouvoir une science qui ait une éthique politique du bien commun ?

  • Pause
  • Plate-forme ouverte de cartographie de réseaux sociaux : pour une recherche plus citoyenne et collaborative
    Pascal Jollivet-Courtois (UTC - Université de technologie de Compiègne)

    Le programme de recherche/innovation/développement auquel cette présentation se rattache a commencé il y a six ans par un travail visant à cartographier les réseaux sociaux en ligne de diaspora, et à construire leurs cartes de réseaux de contributions et de collaboration (Frank Ghitalla, eDiaspora Atlas, avec WebAtlas & l'EHESS). Ce programme s'est enrichi au fil des ans, en donnant naissant à un logiciel de la cartographie des réseaux (sociaux sémantiques) entièrement diffusé en source ouverte, selon une économie de la contribution (logiciel Gephi). Il a notamment permis des usages de « data-journalisme » sur des réseaux de conflits d'intérêts remarquables.

    Le projet actuel consiste à développer une plate-forme contributive en ligne de cartographie de réseaux permettant d'ouvrir au plus grand public ces techniques sophistiquées de spatialisation de l'information basées sur la théorie des graphes et de réseaux formels, et d'expérimenter avec des partenaires entrepreneurs sociaux et associatifs l'appropriation de ces techniques et la capacités de ces acteurs à développer un savoir « profane » original, en open source et en mode contributif « hybride ».

  • Justice environnementale et recherche à visée participative : la croisée des chemins
    , Germaine BLAIS (Le groupe de recherche participatif l'Étoile (Québec-Nord)), Alexandre DROLET (Le groupe de recherche participatif Photovert (Québec-centre)), Marilyne DROLET (Le groupe de recherche participatif l'Étoile (Québec-Nord)), Robert FOISY (Le groupe de recherche participatif Photovert (Québec-centre)), Silvia-Elisa GALARDEAU-DOMPIERRE (Le groupe de recherche participatif l'Étoile (Québec-Nord)), Corine GILBERT-PAQUET (Le groupe de recherche participatif Photovert (Québec-centre)), Louis GUILLEMETTE (Le groupe de recherche participatif Photovert (Québec-centre)), Mario LABERGE (Le groupe de recherche participatif l'Étoile (Québec-Nord)), Ronald LACHAPELLE (Le groupe de recherche participatif Photovert (Québec-centre)), John NEIDERREITER (Le groupe de recherche participatif l'Étoile (Québec-Nord)), Geneviève OLIVIER D'AVIGNON (Conseil régional de l'environnement - Capitale nationale), Shantala POISSON (Le groupe de recherche participatif Photovert (Québec-centre)), Monique TOUTAN (Le groupe de recherche participatif Photovert (Québec-centre)), Nancy TRUDEL (Le groupe de recherche participatif Photovert (Québec-centre))

    En 2012, deux groupes de recherche constitués de citoyens experts de leur vécu ont entamé une recherche visant à documenter, à partir de photographies, les liens entre la santé, l'environnement et la pauvreté afin de développer leur pouvoir d'agir. La recherche a mis en exergue plusieurs enjeux sociaux et économiques associés aux inégalités de santé liés à l'environnement physique. Ce projet de science citoyenne démontre que la connaissance peut être construite en parallèle avec l'action conscientisante. Les résultats ont été produits sous forme d'exposition en trois-dimensions (arbres géants) et d'une vidéo de sensibilisation. Cette communication montrera aussi qu'une démarche à visée participative peut se réaliser malgré des délais et des moyens financiers limités.

  • Science ouverte et WEB 2.0
    Benjamin Grassineau (LABOMALI. Laboratoire de science ouverte et conviviale sur les échanges non marchands.)

    Les techniques et les pratiques du web 2.0 ont-elles un impact sur la science professionnelle ? Conduisent-elles à l'essor d'une science plus ouverte et horizontale ? Cet article soumet ces questions à une analyse conceptuelle, empirique et historique. Il montre notamment que le courant de la science ouverte se scinde historiquement en deux courants. L'un, auquel on peut rattacher la pensée de Norbert Wiener, a conduit à l'émergence des techniques proprement dites du logiciel libre et du web 2.0 ; l'autre, auquel peuvent être rattachés les travaux d'Ivan Illich, a précédé l'essor des « idéologies » propres au web 2.0. Notre étude montre par ailleurs que ces techniques ont eu pour l'instant un impact très limité sur l'ouverture et l'horizontalité de la science professionnelle. Malgré leur essor, la science ouverte s'est peu développée. Nous en concluons qu'une approche en termes de déterminisme technique est inadaptée pour expliquer l'évolution récente de la science ouverte.

  • Synthèse
  • Dîner

Communications orales

La science 2.0

Présidence : Thais Mikie De Carvalho Otanari (UdeM - Université de Montréal)
  • Le blogue du doctorant
    Olivier Charbonneau (Université Concordia)

    Souvent associé à l'éparpillement et au grégarisme, le blogue peut sembler un outil improbable pour le doctorant, qui rime mieux avec persévérant et isolement. Au-delà des apparences, le blogue s'offre comme un outil rédactionnel normalisé mais aussi un moyen d'interaction avec une communauté. Donc, comme tout outil, l'usage dicte l'utilité. Cette présentation se veut une réflexion sur l'utilisation d'un blogue dans le cadre des études doctorales de l'auteur (accessible à www.culturelibre.ca).
    De par sa nature, le blogue représente un vecteur nouveau pour transmettre les savoirs universitaires au profit des citoyens branchés. De plus, les résultats et réflexions peuvent y être livrés en amont du processus scientifique et obtenir des rétroactions immédiates, ce qui décloisonne le chercheur et ses savoirs. L'accès et la préservation de son contenu sont aussi automatisés. Sans oublier, enfin, l'impact éventuel sur la notoriété du blogueur.
    Ainsi, cette communication vise répondre à tous les thèmes du colloque, mais elle s'insère particulièrement sous le thème « Science 2.0 ».

  • Les blogs de sciences en SHS : le cas de la plateforme «Hypothèse»
    Zineddine Aboubekeur (Université Paris-Nord (Paris 13))

    L'essor d'Internet a conduit à la diffusion parmi les chercheurs d'un nouveau moyen de communication de l'information et de la recherche : les blogs scientifiques. Ces chercheurs publient régulièrement des billets à l'intention d'autres spécialistes pour l'échange scientifique, ou destinés à un public de profanes pour la vulgarisation. Ces lecteurs, parfois d'horizons très différents, peuvent interagir avec le contenu d'un billet en laissant des commentaires, qui constituent un véritable endroit d'échange et de discussion, ou bien sur les différents réseaux sociaux (Twitter, facebook...).

    L'écriture dans un blog permet l'insertion d'un lien hypertexte renvoyant à une autre page web, un contenu multimédia (photo, son, vidéo). Il est donc intéressant d'étudier les changements qu'apportent ces nouveaux éléments à la lecture, à l'écriture et à la façon d'analyser ces nouveaux discours dans leur écosystème, qui est le Web 2.0. Les nouvelles technologies qui permettent l'écriture sur Internet favorisent de nouveaux modes d'interaction ainsi que de nouvelles stratégies discursives. Ces blogs scientifiques renouvellent donc la pratique de recherche par leurs différentes caractéristiques.

    Mot-clés : Blogging scientifique, commentaire, réseaux sociaux, web 2.0.?

  • Pause
  • Bloguer en sciences de l'environnement
    Jérémy Bouchez (UQAM - Université du Québec à Montréal)
  • Discussions toxiques? L'incivilité en ligne et ses effets sur les perceptions des sciences
    Dominique Brossard (University of Wisconsin–Madison)

    Bien que la majorité du public nord-américain suive les développements scientifiques sur l'Internet, les travaux de recherche analysant ce contexte de communication scientifique sont encore balbutiants. Les environnements d'information en ligne diffèrent des environnements traditionnels sur un certain nombre de dimensions. Tout d'abord, l'article d'information autonome appartient de plus en plus au passé. Les nouvelles en ligne sont maintenant de plus en plus contextualisées par des informations provenant des lecteurs eux mêmes. Cela inclut les commentaires répondant à des blogs, ou sur Facebook la possibilité d'« aimer » un article, ainsi que les divers systèmes de notation accompagnant les articles d'information en ligne. Parallèlement, le discours discourtois, une préoccupation croissante dans la rhétorique américaine, se manifeste de plus en plus dans les commentaires du public, ce qui conduit parfois les journalistes scientifiques et leurs institutions à éliminer les commentaires et donc à limiter des échanges qui pourrait être constructifs. D'autre part, laisser des commentaires discourtois sans savoir quelles en sont les conséquences n'est bien sûr pas optimal.

    Nous présentons une étude examinant l'effet des discours discourtois dans les commentaires d'un blog scientifique sur les attitudes publiques envers les sciences. Notre expérience repose sur un échantillon de la population américaine (N=2.000) et utilise les nanotechnologies comme contexte d'information.

  • Synthèse

Communications orales

Ouvrir les pratiques scientifiques

  • Sciences ouvertes et reconnaissance : le cas de la contribution scientifique aux wikis publics
    , Robert DUPUIS, Louise LAFOREST, Tho-Hau NGUYEN, Normand SEGUIN, Sylvie TRUDEL

    La notion de science ouverte renvoie généralement à une plus grande transparence concernant les démarches de recherche. Celles-ci sont conduites dans un esprit collaboratif et non concurrentiel : les projets, les données, les expériences, les résultats et les publications sont accessibles, utilisables et discutables par la communauté scientifique ainsi que le grand public. Au-delà des motifs éthiques, l'efficacité du modèle a fait ses preuves autant en matière de processus de recherche, de vérification des résultats que de circulation des connaissances produites.
    Plusieurs chercheurs se situent pourtant dans ce paradigme d'une science ouverte, en dépit de la frilosité ambiante. Ils contribuent à des logiciels libres, à des wikis publics et luttent pour publier leurs articles sur des plate-formes d'accès libre.
    Si ces pratiques sont publiquement valorisées, les modes habituels de légitimation académique ne reconnaissent pas véritablement la contribution scientifique à des projets ouverts, libres de droits ou rendus publics. Nous proposons dans cette conférence de nous attacher plus particulièrement au cas de la contribution d'acteurs du milieu scientifique à des wikis publics.
    Nous formulons l'hypothèse que le manque de reconnaissance (financière, créditée, ...) des instances académiques et scientifiques vis-à-vis de ces contributions est l'un des facteurs de difficulté. Nous esquissons également quelques pistes d'action pour favoriser cette reconnaissance.

  • Hack your Phd : une communauté forte regroupée autour de la science ouverte
    Célya Gruson-Daniel (MyScienceWork)

    Je souhaiterais présenter lors du congrès le projet Hack your Phd que j'ai lancé en octobre 2012. Il regroupe une communauté variée de doctorants, chercheurs, designers et entrepreneurs sociaux autour des questions de la Science ouverte. Le but ici est de mettre en place des ateliers (ou « hackatons ») permettant d'expérimenter différentes initiatives de Science ouverte tout en sensibilisant le publique à cette problématique. L'idée centrale est d'utiliser l'intelligence collective de cette communauté issue de différents horizons à l'aide des nouveaux outils issus de la Science et de l'éducation ouverte.

  • Quelques exemples de contrôle par les pairs ouvert : F1000, ACP et ETAI
    Samir Hachani (Université Alger 2)

    Nous nous proposons de présenter dans cette communication des exemples d'expériences de contrôle par les pairs ouvert. Alors que le contrôle par les pairs a engendré une abondante littérature, dans la plupart des cas, critique quant à son déroulement (surtout en ce qui concerne l'anonymat), l'Internet, de par sa propension à être un forum ouvert, présente une ouverture et une démocratisation des pratiques de certification de l'information. Les cas pris en exemple (F1000, ACP et ETAI) sont parmi les plus novateurs et semblent donner des résultats quant à une meilleure prise en charge des doléances des chercheurs, frustrés par le caractère quelquefois inique de certaines décisions éditoriales.

  • Synthèse
  • Pause

Panel / Atelier

Naissance d'une revue en ligne : sciences, éthique et sociétés, parrainée par l'Association science et bien commun

Participant·e·s : Jean Bernatchez (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Olivier Charbonneau (Université Concordia), Benjamin Grassineau (LABOMALI. Laboratoire de science ouverte et conviviale sur les échanges non marchands.), André Lemelin (Sans affiliation), Mélissa Lieutenant-Gosselin (Université Laval)

Panel / Atelier

Assemblée générale de l'Association science et bien commun

Participant·e·s : Jean Bernatchez (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Olivier Charbonneau (Université Concordia), Gabriel Clairet (Association de professionnelles et professionnels retraités du Québec), André Lemelin (Sans affiliation), Mélissa Lieutenant-Gosselin (Université Laval)

Panel / Atelier

Les dispositifs de transferts de connaissances entre étudiants et société civile dans les universités québécoises : une forme novatrice de science ouverte

Participant·e·s : Simon Bolduc (UdeS - Université de Sherbrooke), Nathalie Bouchard (Université Laval), Jennifer Centeno (Université Laval), Luc Dancause (UQAM - Université du Québec à Montréal), Florence Piron (Université Laval), Jean-Francois St-Cyr (CTREQ - Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec)