Aller au contenu principal
Il y a présentement des items dans votre panier d'achat.

Informations générales

Événement : 81e Congrès de l'Acfas

Type : Colloque

Section : Section 400 - Sciences sociales

Description :

L’appartenance à un groupe linguistique minoritaire est reconnue comme un déterminant dans les domaines de la santé et des services sociaux du fait que la communication verbale est à la base de l’intervention. Il est aussi établi que les nouveaux professionnels de ces domaines, même ceux formés en français, ne sont pas adéquatement outillés pour œuvrer auprès des communautés francophones en situation linguistique minoritaire, et ce, tant pour reconnaître les enjeux liés à l’offre active de services en français que pour poser des gestes concrets afin d’améliorer l’accès à ces services (Bouchard et Vézina, 2009). Le colloque portera donc sur les thèmes de l'accès aux services sociaux et de santé en français, l'offre active de services en français ainsi que la formation des professionnels dans ces champs de pratique en Francophonie minoritaire canadienne.

En matière d’accès, quel est le quotidien des professionnels francophones ou bilingues de la santé et des services sociaux qui travaillent en contexte francophone minoritaire? Comment réussissent-ils à dépasser les obstacles auxquels ils font face? En termes d’offre active, quels sont les comportements qu’adoptent les professionnels de ces domaines pour favoriser l’accès aux services en français? Qu’est-ce qui les motive à mettre de l’avant de tels comportements? Par rapport à la formation, quels sont les approches pédagogiques et les contenus de formation qui servent à mieux préparer les futurs professionnels à œuvrer auprès des communautés francophones minoritaires? Quelles sont les lacunes dans les contenus de formation dans le champ de la santé et des services sociaux en francophonie minoritaire? Quelles sont les façons de les combler? Bref, ce colloque permettra de réfléchir sur des répercussions de la recherche sur l'accès, l'offre active et la formation dans le but d’améliorer les soins, les interventions et les politiques de santé et de services sociaux auprès des communautés francophones minoritaires.

Date :
Responsables :

Programme

Communications orales

Mot de bienvenue


Communications orales

Conférences d'ouverture

  • La langue, les services de santé et la formation en Israël
    Navah Ratzon (Tel Aviv University)

    En 2010, Israël comptait 1,57 millions de citoyens arabo-israéliens, ce qui représente 20% de la population du pays. Les mesures de la santé (p.ex., espérance de vie, taux d'invalidité, comportements de santé) parmi les Arabes se sont améliorées, mais ne sont pas encore à la hauteur des taux parmi les Juifs israéliens. Les efforts visant à améliorer l'utilisation des services de santé ont été faites par une nouvelle législation, l'établissement de nouvelles cliniques, l'amélioration de l'accessibilité des soins de santé, et la promotion de la santé. La formation des étudiants dans les domaines de la santé fait partie de cet effort. Entre 20-25% des étudiants des domaines de la santé en Israël proviennent du secteur israélo-arabe. Les différences linguistiques et culturelles constituent des obstacles à la réussite. En réponse à ces défis, le Service d'ergothérapie de l'Université de Tel-Aviv a élaboré un programme de soutien, a embauché un conseiller en langue arabe, a augmenté la recherche pour développer des outils culturellement adaptés et des programmes d'intervention pour l'utilisation dans le secteur arabe et a augmenté le nombre de formateurs cliniques pour la population arabophones. Par ailleurs, cette approche vise à fournir aux étudiants les compétences culturelles pour promouvoir les services d'ergothérapie dans les villes et villages israélo-arabes. Nous avons vu des progrès constants mais il reste un long chemin à parcourir avant que la pleine égalité soit atteinte.

  • Le régime linguistique canadien : repères et perspectives d'avenir
    Rémi Léger (SFU - Simon Fraser University)

    Le Canada comprend deux langues officielles, le français et l'anglais. Depuis les 40 dernières années, le gouvernement fédéral et les provinces se sont dotés de cadres législatifs et réglementaires en vue de renforcer la dualité linguistique et le bilinguisme. Cette action gouvernementale en matière de langue officielle a pour objectif principal de faire du français une langue de culture, de travail et de vie, notamment au Québec, mais aussi dans le reste du Canada. Cette communication se propose, dans un premier temps, de présenter les grands repères du régime linguistique canadien, c'est-à-dire les principales interventions étatiques en matière de langues officielles depuis l'adoption de la Loi sur les langues officielles en 1969. Dans un second temps, une fois la table mise, la communication développe deux perspectives d'avenir, une première en lien avec les défis liés à la mise en application du régime linguistique canadien et la seconde relative à l'accès à des services en français.

  • Discussion

Communications orales

Panel 1 : L'interrelation entre la recherche et la planification des services

  • Le Réseau, entité de planification des services de santé en français dans l'Est de l'Ontario
    Isabelle Morin (Réseau des services de santé en français de l'Est de l'Ontario)

    La présentation portera sur le contexte de création des entités de planification des services de santé en français en Ontario, de la Loi de 2006 sur l'intégration du système de santé local jusqu'au Règlement 515/09 de l'Ontario sur l'engagement de la collectivité francophone.

    Des précisions quant au rôle des entités de planification dans l'organisation et la planification des services de santé en français seront apportées. De plus, l'exemple concret du Réseau sera détaillé pour présenter son double mandat, sa gouvernance, son approche et ses grands objectifs.

    Une attention particulière sera portée au défi que pose l'obtention de données de meilleure qualité sur la population francophone à des fins de planification, c'est-à-dire les données sociodémographiques et sanitaires, sur l'accès aux services de santé et sur l'utilisation de ces services par les francophones. Il sera aussi question des initiatives en cours pour relever ce défi, dont l'identification des besoins de connaissance communs aux six (6) entités de planification des services de santé en français de l'Ontario.

    L'auditoire sera invité à participer et à interagir tout au long de la présentation afin de favoriser sa compréhension et de maximiser son intérêt.

  • État de connaissances sur la santé d'une minorité linguistique
    .... ..... (Indépendance), Loubna STITOU (Université d’Ottawa)

    Cette présentation dressera un portrait synthétique des rares connaissances disponibles à ce jour sur l'état de santé, sur l'utilisation des services de soins et sur les besoins de la communauté francophone des régions géographiques du Centre, du Centre-Est et de Simcoe-Nord-Muskoka de l'Ontario afin de soutenir la planification aux niveaux régional et provincial. La population francophone représente une minorité en Ontario et se répartit inégalement à travers cette province soit 1,3%, 1,5% et 3% pour chacune des régions visées par cette étude. Pour repérer des données sur la santé des francophones de ces régions, les sites web du Ministère de la santé du Canada, du Ministère de la santé et des soins de longue durée de l'Ontario, des RLISS, du Consortium pour la promotion des communautés en santé, du Réseau de recherche appliquée sur la santé des francophones de l'Ontario, de l'Office des affaires francophones ainsi que les bases de données en ligne de Statistique Canada, de l'Institut canadien d'information sur la santé ont été consultés. Pour la littérature indexée, les bases de références Medline, Pubmed, Erudit et Eric ont été consultées. De plus, des contacts téléphoniques et des correspondances par courriel ont été établis avec les établissements ciblés. Les résultats de ce portrait synthétique ont permis d'émettre des recommandations dont pourraient se servir les entités régionales de planification des soins de santé et les administrateurs des programmes de la santé.

  • Discussion
  • Pause

Communications orales

Présentations orales : Accès et services (partie 1)

  • Grandes réalisations de la santé en français au cours des dix dernières années et les défis des cinq prochaines
    Dr. Aurel Schofield (Université de Moncton)

    Après 10 années de fonctionnement, la Société Santé en français et les réseaux sont devenus un modèle de collaboration et une base d'action qui agissent avec grande efficacité et en complémentarité avec les autorités provinciales, territoriales et régionales de la santé afin que les soins et services soient de plus en plus accessibles et répondent de façon concrète aux besoins des francophones. Le réseautage constitue un puissant outil de mobilisation des cinq grands partenaires du Mouvement de la santé en français, soient les communautés, les décideurs, les institutions de formation, les gestionnaires et les professionnels de la santé, et favorise la synergie nécessaire à la mise en place des services aux francophones.

    La Société et les réseaux ont mis en place les conditions gagnantes pour aller plus loin au cours des prochaines années : Destination santé 2018 : qualité, sécurité et mieux-être en français. Quatre grands champs d'action prioritaires sont ciblés pour y arriver : l'organisation et l'adaptation des services, la concertation, valorisation et l'outillage des ressources humaines, l'action sur les déterminants de la santé et le transfert des connaissances basés sur la recherche et l'évaluation. Les prochaines années permettront de mettre en place plus d'initiatives et de programmes intégrés dans les systèmes de santé et de rejoindre davantage de communautés.

  • La trajectoire de services sociaux et de santé en français en milieu minoritaire : quand une personne pivot fait toute la différence!
    Isabelle ARCAND (Université d’Ottawa), Josée BENOÎT (Université d’Ottawa), Marie Drolet (Université d’Ottawa), Josée LAGACÉ (Université d’Ottawa), Sylvie LAUZON (Université d’Ottawa), Jacinthe SAVARD (Université d’Ottawa), Sébastien SAVARD (Université d’Ottawa)

    Communiquer dans une langue qui n'est pas sa langue première peut être difficile dans la mesure où l'expression d'émotions et d'idées ne se fait pas aussi aisément (Irvine et al, 2006). Cette situation peut amplifier les sentiments de stress et d'inconfort (Madoc-Jones, 2004) et brouiller la relation entre le professionnel et son client.

    Cette présentation vise à cerner la trajectoire de services sociaux et de santé en français en milieux minoritaires francophones pour des clients présentant des difficultés de communication. L'accès à des services en français ne se résume pas au recours à des professionnels parlant français; il concerne la continuité des services, et la disponibilité d'outils d'évaluation et d'intervention adaptés à leur contexte sociolinguistique.

    Des entrevues semi-dirigées ont été réalisées en 2012 auprès de 16 parents d'enfants et 8 proches aidants d'aînés recevant des services de 6 organismes d'Ottawa. Les résultats des analyses horizontales effectuées à partir du verbatim révèlent une discontinuité dans leurs trajectoires de services. Si un professionnel prend la situation en mains et pousse d'autres intervenants à faire de l'offre active, ou quand un membre de la famille négocie et coordonne de tels services pour eux, leur accès aux services en français est grandement facilité, lorsqu'ils sont disponibles. C'est une personne pivot qui assure une meilleure continuité de services dans la langue du client et l'accessibilité aux droits linguistiques.

  • Le partenariat entre les professionnels de la santé et des services sociaux offrant des services aux francophones minoritaires : une analyse à partir du modèle du capital social
    Isabelle ARCAND (Université d’Ottawa), Josée BENOÎT (Université d’Ottawa), Marie DROLET (Université d’Ottawa), Josée LAGACÉ (Université d’Ottawa), Sylvie LAUZON (Université d’Ottawa), Jacinthe SAVARD (Université d’Ottawa), Sébastien Savard (Université d’Ottawa)

    Une des barrières souvent mentionnées dans les recherches s'intéressant à l'offre de services de santé et de services sociaux aux francophones minoritaires concerne la pénurie de professionnels pouvant offrir ces services. Les professionnels identifient aussi un manque de connaissance des ressources humaines disponibles en français et une mise en réseau officielle déficiente. Pour contrer ces déficiences, les professionnels mettent en place des partenariats informels de collaboration avec des collègues de leur établissement ou d'autres organismes afin de bénéficier de réseaux de soutien. Nous avons donc voulu mieux comprendre, à partir du modèle du capital social, quels sont les liens de collaborations entre les professionnels de la santé et des services sociaux qui offrent des services aux enfants et aux ainés francophones dans l'est de l'Ontario et la place qu'occupent ces partenariats dans la pratique de ces intervenants.

    Huit groupes d'entretien ont été menés auprès de 43 intervenants qui offrent des services en français dans 21 organismes de services sociaux et de santé de l'Est ontarien. L'analyse des résultats fait ressortir que la qualité des relations de partenariat est identifiée comme un des facteurs de réussite les plus importants dans l'intervention auprès des francophones minoritaires. La recherche a également permis d'identifier des pistes d'action intéressante pour améliorer le capital social des professionnels de la santé et des services sociaux.

  • Dîner

Communications par affiches

Séance d'affiches

  • Exploration des trajectoires et usages de services en santé mentale d'adolescents francophones minoritaires dans la région d'Ottawa
    Marie-Pier Audet (Université d’Ottawa)

    La problématique de santé mentale (SM) vécue par les adolescents de communautés francophones en situation minoritaire (CFSM) est sous-documentée. Les recherches sur l'Est ontarien montrent un manque de services en SM adaptés aux adolescents (CEPSM, 2010), et un nombre de recherches documente un manque d'accès aux services sociaux et de santé adaptés aux CFSM (Santé Canada, 2007). Par contre, aucune recherche n'a approfondi la situation spécifique des adolescents de CFSM vivant des problèmes de SM dans la région d'Ottawa, alors que ces derniers représentent 45,8% de la population totale des jeunes francophones de l'Ontario (Cardinal et al, 2006). Cette recherche vise à comprendre quels sont les obstacles et facteurs facilitants rencontrés par des adolescents issus des CFSM dans leurs trajectoires et usages de services en SM. Quelle est leur perception de leur propre situation? Est-ce que leur francophonie influence leur accès ou utilisation de services en SM? Cette étude est en cours. Le recrutement se fait auprès du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario, cherchant des adolescents francophones âgés de 12 à 15 ans présentant un problème de SM. Quatre études de cas seront faites, dans lesquelles seront conduites deux entrevues semi-dirigées, auprès de l'adolescent et du parent participant le plus au processus d'aide de son jeune. L'analyse de données se fera à partir d'une analyse de contenu dans laquelle seront décelées des catégories (Paillé et Mucchielli, 2008).

  • La place du français dans les institutions bilingues de santé au Manitoba : mythe ou réalité?
    Moses Nyongwa (Collège universitaire de Saint-Boniface)

    Cette communication fait suite à un projet de recherche du même nom que nous avons démarré au CUSB (aujourd'hui USB) en 2008. La problématique de la langue officielle minoritaire est porteuse et la place du français en contexte minoritaire est devenue un axe de recherche très dynamique au cours des dernières décennies. L'objectif de la recherche était de cerner la place qu'occupe le français dans les échanges à l'intérieur des institutions de santé qui s'affichent officiellement bilingues. L'hypothèse de notre recherche est la suivante : Étant donné la présence d'une minorité francophone importante à Winnipeg, les institutions de santé dites bilingues accordent une place prépondérante au français. Nous avons procédé à la cueillette de données par un questionnaire à remplir par les administrateurs des institutions qui ont accepté de participer à l'enquête. Nous avons contacté les institutions officiellement bilingues du Manitoba, à travers leur directeur général ou le directeur des ressources humaines. La cueillette des données s'est faite entre 2008 et 2010. Nous avons orienté notre recherche dans un premier temps vers l'administration des institutions de services de santé. Ainsi, nous avons contacté les directeurs généraux. Le questionnaire leur a été envoyé et une entrevue semi-dirigée a été organisée. Les résultats sont mitigés. La place du français est appréciable, dépendamment de la définition que l'on donne au vocable «services en français».

  • La prise en compte de la langue dans les foyers de soins pour les aînés francophones en milieu minoritaire
    Eric Forgues (Université de Moncton)

    La problématique de l'accès à des services de santé en français se formule généralement dans le cadre du système public; or de nombreux services de santé ne sont pas régis par lui, comme la plupart des services offerts en foyers de soins pour les personnes âgées. Cet enjeu commence à faire l'objet d'une attention au sein des associations d'aînés francophones. C'est pour combler un vide à ce niveau que se motive le présent projet de recherche. Ce projet vise à mieux comprendre la prise en compte de la langue dans l'organisation des services dans les foyers de soins majoritairement anglophones, à l'aide d'études de cas réalisées au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et en Ontario. La collecte de données comprend la recherche documentaire, l'analyse géographique des foyers de soins en fonction de la population des aînés francophones, le sondage et les entrevues auprès des employés des foyers de soins, des aînés et de leurs proches aidants. Les entrevues nous ont permis de comprendre les attentes des aînés à l'égard de la langue de services et la façon que les gestionnaires des foyers de soins prennent en compte cette composante dans leur travail. Des entrevues ont été menées dans cinq foyers de soins. Nous avons également mené un sondage pour faire un état des lieux de la composante langagière dans ces milieux. Les résultats montrent que dans les foyers majoritairement anglophones, la langue est peu prise en compte dans l'organisation des services et des activités.

  • L'épanouissement des communautés et la dualité linguistique canadienne dans le secteur de la santé
    Anna AU (SFU - Simon Fraser University), Lauren Dobie (SFU - Simon Fraser University), Amy HOU (SFU - Simon Fraser University), Dale MUSHINSKI (SFU - Simon Fraser University)

    L'objectif de cette recherche est d'évaluer l'action du gouvernementcanadien en ce qui concerne Le Plan d'Action de Santé Canada 2009-2013 àl'appui de la partie VII de la Loi sur les langues officielles qui vise à renforcerl'épanouissement des communautés de langue officielle en situation minoritaire.Celle-ci améliore l'accès aux services de santé et renforce l'égalité dans l'usagedes langues officielles. Selon la théorie de la complétude institutionnelle deRaymond Breton, les groupes minoritaires prospèrent lorsque les institutionspubliques régionales peuvent satisfaire à leurs besoins fondamentaux. Notreméthodologie allie des analyses documentaires, des entrevues conduites avec descoordonnateurs du plan d'action de Santé Canada et un questionnaire que nousavons distribué parmi les francophones de la région de Vancouver. Grâce à nos résultats, nous avons déduit que Santé Canada a l'intention de continuer àaméliorer le plan d'action pour que les CLOSMs puissent bénéficier des servicesde santé offert dans leur langue de choix. Selon notre questionnaire, nous noussommes rendu compte que la majorité des francophones avec qui nous avonsparlées aimeront une amélioration de la disponibilité et accessibilité des services.Après avoir analysé notre corpus en entier, notre conclusion est qu'une meilleureemphase sur l'accessibilité et la connaissance de la disponibilité des servicesofferts aux communautés de langue officielle en situation minoritaire estnécessaire.

  • Aînés francophones et intervenants multiethniques en santé : un projet d'entraînement (training) interculturel au niveau collégial francophone
    Roger Parent (University of Alberta)

    Le projet AFIMES a piloté une démarche de formation interculturelle de dix-huit heures à La Cité collégiale en juin 2012. L'objectif consistait à adapter ce training interculturel à la spécificité des besoins d'étudiants francophones et francophiles au niveau collégial dans la région de l'Outaouais. L'étude portait sur l'évaluation des retombées pédagogiques à court et à moyen terme de la démarche pédagogique utilisée. L'analyse des données quantitatives et qualitatives ressorties de cette évaluation démontre l'apport des modèles de formation interculturelle axés sur l'autonomie de l'apprenant ainsi que sur un apprentissage multidimensionnel (métacognitif, cognitif, affectif et comportemental). Ces données préliminaires mettent en évidence la nature essentiellement sémiotique des compétences interculturelles acquises. Ces compétences se manifestent particulièrement sous forme d'une capacité accrue à effectuer l'analyse ou le décodage d'un milieu culturel et à déployer des stratégies communicatives propices à la résolution de problèmes. La méthodologie de l'évaluation conceptuelle permet également de rendre compte des retombées à court et à moyen terme de l'initiative AFIMES du point de vue des participants en juxtaposant les objectifs d'apprentissage visés à l'inventaire des concepts par lesquels ces futurs intervenants en santé établissent leurs propres critères pour définir et développer des soins de santé linguistiquement et culturellement appropriés à leurs patients.


Communications orales

Présentations orales : Accès et services (partie 2)

  • Disponibilité et accessibilité des services de santé en français au Manitoba
    Gratien ALLAIRE, Nathalie AUBIN, Marc CHARRON, Janelle DE ROCQUIGNY (Collège universitaire de Saint-Boniface), Danielle De Moissac (Collège universitaire de Saint-Boniface), Florette Giasson (Université de Saint-Boniface), Cindy-Lynne TREMBLAY

    Le but de cette étude est d'identifier les pratiques et les obstacles se rapportant à l'offre active de services en français par les professionnels et professionnelles de la santé et des services sociaux au Manitoba.

    Cinq groupes de discussion, 3 en milieu urbain, 2 en milieu rural regroupant 29 professionnels de la santé et des services sociaux ont eu lieu à l'automne 2010. Des questions relatives à la disponibilité et à l'accessibilité des services en français, en ce qui concerne leur profession respective ont été discutées.

    Quatre thèmes majeurs sont ressortis soient 1) l'identification des professionnels de la santé pouvant offrir leurs services en français qui s'avère difficile, 2) l'identification des clients parlant français qui est difficile, 3) la perception d'une pénurie de professionnels de la santé pouvant offrir leurs services en français et 4) un manque de formation continue et de ressources éducatives en français.

    En conclusion, les participants aux groupes de discussion ont confirmé qu'il est nécessaire d'être en mesure d'identifier les professionnels de la santé et des services sociaux pouvant offrir leurs services en français, de mieux connaitre ces professionnels et d'accroître la formation en français pour ces derniers. Depuis le projet, il y a eu la création d'un répertoire de professionnel de la santé pouvant offrir un service en français et d'une liste des employés bilingues dans le ministère des Services à la famille et du Travail au Manitoba.

  • Une initiative innovatrice d'accès à des services de santé en français : le Centre de santé de la municipalité de Clare
    Yalla Sangaré (Université Sainte-Anne)

    L'accès à des services de santé en français a souvent été un défi pour les francophones de la municipalité de Clare. A l'initiative du Conseil municipal, un nouveau Centre de santé a été bâti. Ce centre multiservices est une expérience originale. L'initiative a été jumelée à un programme innovateur de recrutement et de rétention de médecins francophones et de personnel de la santé. Depuis l'ouverture du Centre, la pénurie de médecins se résorbe. L'accès à des services de santé en français s'améliore. L'expérience de la municipalité de Clare est intéressante. Elle a certes été initiée par le Conseil municipal. Dans les phases subséquentes du projet, des représentants de la société civile et certains organismes francophones ont été impliqués.

    L'objet de la présentation est de faire la genèse et la description de cette expérience. Qu'est ce qui explique le succès de cette initiative d'accès à des services de santé en français? En quoi le Centre est-il innovateur? Cette expérience initiée dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse est-elle « transférable » dans d'autres régions rurales francophones en situation minoritaire?

  • L'accès aux services de santé en français et leur utilisation en contexte francophone minoritaire
    Eric Forgues (Université de Moncton)

    La Société Santé en français s'est associée avec l'Institut canadien de la recherche sur les minorités linguistiques (ICRML) pour réaliser une enquête populationnelle multiprovinciale afin de mieux cerner la perception des francophones en situation minoritaire en matière d'accès aux services de santé en français. Notre présentation montrera les résultats principaux de l'enquête portant sur l'accès, l'utilisation et la satisfaction des francophones vivant en situation minoritaire envers les services de santé. L'enquête a été réalisée auprès d'un échantillon de plus de 6 500 répondants répartis dans 8 provinces canadiennes. Cette enquête nous a permis d'obtenir un portrait de la perception des francophones en matière d'accès et d'utilisation des services de santé en français. Les résultats montrent des variations d'une région à l'autre. Les analyses révèlent notamment que des efforts doivent être faits pour faciliter l'accès à des services en français. Ces résultats permettront à la Société Santé en français et ses réseaux membres de mieux cibler leurs efforts afin d'améliorer l'accès aux services de santé en français. Les résultats viendront également appuyer la Société et ses réseaux pour la mobilisation des grands partenaires de la santé en vue d'améliorer l'offre de services de santé en français. Une récurrence de l'enquête serait souhaitable afin de dresser une image dynamique de la situation.

  • Intégration et consolidation des services en français – L'Union fait la force!
    Jeanne-Hélène Tardivel (Montfort Renaissance)

    Montfort Renaissance Inc. (MRI) et Horizons Renaissance Inc. (HRI) se sont intégrés le 1er avril 2012 afin de répondre plus adéquatement, agilement et complètement aux besoins de cette population vulnérable dans la région de Champlain : Adultes francophones (à haut risque d'être sans abri ou à risque de le devenir) de 16 ans et plus présentant des problèmes de santé mentale, de toxicomanie, d'alcoolisme et/ou de troubles concomitants; Aîné(e)s francophones de 65 ans et plus, à haut risque; Adultes francophones et anglophones de 16 ans et plus qui souffrent de toxicomanie et/ou de pertes de contrôle de leur consommation de drogues ou d'alcool. L'objectif principal de cette intégration était la mise en œuvre d'un continuum coordonné de services communautaires qui est organisé autour des besoins de la clientèle cible pour l'ensemble du territoire Champlain. Cette réalisation est une première dans le Réseau local d'intégration des services de santé (RLISS) de Champlain au niveau du secteur de la santé mentale et de la toxicomanie en français.

  • Pause

Communications orales

Panel 2 : Préparer la relève à l'offre active de services

  • Le Consortium national de formation en santé (CNFS) et sa contribution à un meilleur accès aux services de santé
    Lynn Brouillette (CNFS - Consortium national de formation en santé)

    Le Consortium national de formation en santé (CNFS) est un regroupement pancanadien de 11 institutions d'enseignement universitaire et collégial, de six partenaires régionaux et d'un Secrétariat national. Sa mission est d'améliorer l'offre de services de santé en français dans les communautés francophones en situation minoritaire (CFSM) par la formation postsecondaire de professionnels francophones de la santé, et par la recherche dans le domaine de la santé.

    Le CNFS s'est doté d'un modèle de gouvernance unique, qui permet à tous ses membres de travailler à la fois en autonomie et en concertation, le tout sous la coordination de son Secrétariat national. Il a mis en place une stratégie importante pour améliorer l'accès à la formation par la création de divers partenariats permettant d'offrir une plus grande panoplie de programmes de santé en français à proximité des communautés. Cette pratique gagnante a fait ses preuves, car les diplômés ont tendance à faire leur stage dans leur communauté d'origine ou dans une communauté francophone, et d'y pratiquer une fois diplômé.

    Le CNFS travaille activement sur le dossier de la formation à l'offre active des services de santé en français. Ce dossier stratégique pour la réalisation de la mission du CNFS a mené à la publication d'un cadre de référence et prévoit la création d'une boîte à outils multimédia destinée à sensibiliser les futurs professionnels francophones de la santé ainsi que les professionnels en poste.

  • L'approche centrée sur les acteurs : un moyen à privilégier pour progresser en matière d'offre active des services de santé en français en contexte minoritaire
    Pier Bouchard (Université de Moncton), Manon CORMIER (Université de Moncton), Sylvain VÉZINA (Université de Moncton)

    Devant les lacunes constatées dans la formation des professionnels de la santé relativement aux enjeux et défis de l'offre active des services de santé en français (P. LeBlanc 2008), notre équipe s'est employée à compiler les savoirs et produire des outils novateurs de formation et de sensibilisation. Or, nous avons choisi, dans la conception de ces outils, de mettre en valeur la position des acteurs. Pourquoi cette orientation plutôt que de produire un recueil renfermant des processus, pratiques et structures favorables à l'offre active? C'est ce que nous proposons d'aborder dans cette communication.

    Notre démarche a nécessité le recours à une variété d'instruments de collecte de données : recensions de ressources documentaires; sondage auprès de nouveaux professionnels; dialogue national; deux tables rondes d'étudiants; entrevues avec des chercheurs, professionnels de la santé, gestionnaires et patients.

    Tout en présentant les principales composantes de la boîte à outils, l'équipe de recherche vise à mieux situer le rôle des acteurs et du système dans une stratégie qui permettrait de progresser en matière d'offre active des services de santé en français. Nous comptons contribuer non seulement à la formation des professionnels de la santé et améliorer, en conséquence, les soins de santé offerts aux francophones en situation minoritaire, mais également ajouter à la connaissance sur les enjeux et défis de l'offre active comme de l'engagement des acteurs à son endroit.

  • La mesure de l'offre active de services sociaux et de santé en français et de ses déterminants
    Josée BENOÎT (Université d’Ottawa), Pier BOUCHARD (Université de Moncton), Lynn CASIMIRO (Hôpital Montfort), Jacinthe Savard (Université d’Ottawa)

    Problème: Pour augmenter l'accès à des services sociaux et de santé en français dans les communautés francophones en situation minoritaire (CFSM), il est nécessaire de développer chez les étudiants et les nouveaux professionnels, des connaissances liées à la santé des CFSM et à l'offre active de services en français. Or, comment évaluer les effets de ces activités de formation?

    Méthode : À l'aide d'une recension d'écrits et de consultations d'experts, deux questionnaires ont été créés : une mesure des comportements observables d'offre active et une mesure de ses déterminants probables incluant le soutien organisationnel, la construction identitaire, l'insécurité linguistique, la compétence culturelle et l'autodétermination. Les questionnaires ont été envoyés aux finissants des programmes en santé et en services sociaux des cinq dernières années des Universités d'Ottawa et de Moncton.

    Résultats : L'équipe de recherche présentera les questionnaires ainsi que les résultats des études de validation en cours : cohérence interne des questionnaires, corrélation entre les déterminants pressentis et les comportements d'offre active.

    Discussion : Une meilleure connaissance des déterminants de l'offre active permettra de bonifier les programmes de formation visant à préparer à l'offre active de services en français et la nouvelle mesure de l'offre active permettra de mesurer les effets de ces efforts.

    .

  • Lignes directrices pour l'enseignement exemplaire à l'offre de services linguistiquement et culturellement adaptés aux communautés francophones en situation minoritaire au Canada
    Josée Benoît (Université d’Ottawa), Lucie Brosseau (Université d’Ottawa), Marie DROLET (Université d’Ottawa), Claire-Jehanne Dubouloz (Université d’Ottawa), Paulette GUITARD (Université d’Ottawa), Lucy-Ann KUBINA (Université d’Ottawa)

    En milieu minoritaire francophone, l'accès à des services sociaux et de santé en français n'est pas assuré et les soins reçus ne répondent pas toujours aux besoins des clients francophones (Beaulieu, 2010; Bowen, 2001). Les professionnels des services sociaux et de santé bilingues rencontrent de nombreux défis dans leur travail, tant au niveau des enjeux linguistiques qu'organisationnels (Drolet et al., soumis). Ces professionnels disent être peu outillés pour reconnaître les enjeux liés à l'offre de services en français et pour poser des gestes concrets afin d'améliorer la situation (Bouchard et Vézina, 2009).

    Le but de cette communication est de présenter des lignes directrices qui serviront à informer et guider les programmes et les formateurs afin de mieux préparer les futurs professionnels à offrir des services sociaux et de santé de qualité en français pour répondre aux besoins des communautés francophones en situation minoritaire (CFSM).

    Ces lignes directrices sont rédigées à partir d'une recension des écrits sur les approches pédagogiques et contenus de formation en service social et en santé en milieu linguistique minoritaire, d'un questionnaire auprès de formateurs des programmes francophones en service social et en santé au Canada et d'un groupe d'experts pancanadiens. Les réponses au questionnaire indiquent que les contenus de formation liés aux enjeux des CFSM sont peu intégrés dans ces programmes et que les formateurs sont eux-mêmes peu formés pour l'accomplir.

  • Discussion

Communications orales

Synthèse et mot de clôture