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Recherche et rencontres : présentation du dossier

La recherche est une activité hautement collective. Elle se construit à travers l’écrit. Par le partage de textes coconstruits, commentés, révisés, réécrits, publiés, cités. Elle se réalise aussi par la parole. Par les échanges « en personne ». Par la rencontre. La voix, le regard, la poignée de main. Le plaisir, l’excitation, la fatigue, l’ennui, puis, tout à coup, l'inspiration.

DC - Lebel + Dallaire

Ces rencontres se font dans des formes prescrites et formelles. Les communications scientifiques, les tables rondes, les ateliers. On prononce, on écoute, on discute. Et le « meilleur de l’information, on ne l’attend pas [toujours] des rapports ni des communications, longuement préparés, dûment annoncés, largement déflorés par les programmes et les polycopiés : c’est dans les interventions improvisées, dans les débats, dans les discussions que résident l’intérêt et le savoir d’un colloque », écrivait l’archéologue Jean-Marie Pesez, en 19751.

Et il y a l'informel. Distinguable, mais indissociable de tout colloque réussi. L’avant-entre-après-colloque. Les alentours. Le hasard organisé. La puissance émotive d’un repas partagé. La rencontre impromptue dans l’escalier. La celle-à-qui-on-veut-parler derrière laquelle on a réussi à se ranger à la ligne du café. Le mini-symposium d’après 17 heures dont nous parle Pesez, rappelant que ce terme, au pied de la lettre, signifie « boire ensemble ». 

Le présent dossier, allant de conseils en réflexions, s’intéresse donc à ces réunions des corps, ces cognitions incarnées.

Corédaction
Stéphane Allaire
Johanne Lebel

Auteur(e)

Stéphane Allaire et Johanne Lebel
Rédacteur invité, UQAC, et rédactrice en chef du magazine de l'ACFAS