Robert Lamontagne
Université de Montréal

J’exerce le métier d’astronome et d’astrophysicien depuis plus de 30 ans (oui, je commence à être vieux!). Outre mes activités de recherche, j’ai consacré une partie importante de mon temps à la diffusion de ma science auprès du public – ce que l’on appelle, au sens noble du terme, la vulgarisation scientifique. Même à l’aube de ma carrière, j’ai toujours considéré qu’il s’agissait d’un aspect important mais souvent négligé de la tâche d’un scientifique.

Marcel Thouin,Pascal Lapointe
Université de Montréal,Agence Science-Presse

En tant que formateur d’enseignants de sciences qui est également auteur d’ouvrages de médiation scientifique (appelée aussi vulgarisation scientifique), et en tant que lecteur assidu de diverses revues de médiation scientifique, j’ai souvent constaté les grandes similitudes qui existent entre le travail de l’enseignant de sciences et celui du journaliste scientifique.

Pierre Cossette
Université du Québec à Montréal

Dans cet ouvrage, je propose une vision à la fois globale et détaillée des règles à suivre pour celui qui veut être un chercheur convaincant, c’est-à-dire un chercheur qui va persuader le rédacteur en chef d’une revue ainsi que les évaluateurs auxquels il fait appel que son manuscrit mérite d’être publié dans cette revue. Il a donc pour objectif d’aider les chercheurs, en formation ou non, à préparer un projet de recherche et à rédiger un texte destiné à une revue savante.

Jean-Hugues Roy
Université du Québec à Montréal

Quelle est la longueur moyenne d'un mémoire ou d'une thèse? Est-ce que j'en fais suffisamment? Est-ce que j'en fais trop? Les universités québécoises offrent bien peu de réponses aux étudiants des cycles supérieurs qui se posent ces questions. Mais la présente analyse de Jean-Hugues Roy, elle, y répond...

Dossier | Régions
Steve Plante,Pierre-André Tremblay
Université du Québec à Rimouski,Université du Québec à Chicoutimi

Le thème du présent dossier est « la recherche en région ». Il arrive à point nommé, dans un contexte fortement marqué par une tendance accrue à la centralisation tant politique que démographique dans quelques villes, au Québec et ailleurs. Cette conjoncture est dominée par une reconfiguration des services publics en santé, en éducation et en recherche, et, un peu partout, on s’interroge sur le rôle des universités, sur leurs modes de financement, leur représentation au sein de la société et sur les valeurs qui sous-tendent l’orientation et la pertinence des études supérieures. Pourquoi donc s’intéresser à la recherche en région?

Dossier | Régions
Hugo Asselin
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Les recherches d'Hugo Asselin concernent les questions autochtones en lien avec la gouvernance du territoire et des ressources naturelles. Il travaille beaucoup avec les communautés Anicinapek (Algonquines) de l’Abitibi-Témiscamingue, mais aussi plus au nord avec les Cris, et plus à l’est avec les Atikamekw, notamment.

Dossier | Régions
André Gobeil,David Guimont
Cégep de Rivière-du-Loup et Living Lab en innovation ouverte (LLio),Cégep de Rivière-du-Loup et Living Lab en innovation ouverte (LLio)

Le Living Lab en innovation ouverte (LLio) du Cégep de Rivière-du-Loup est un service d’accompagnement, de référencement, de transfert et de recherche en innovation ouverte et en innovation usager, et ce tant pour les organisations et entreprises du Bas-St-Laurent que celles du Québec ou de l’étranger. Dans le cadre de nos mandats, nous avons jusqu’à présent, mis en œuvre et accompagné des projets d’innovation portés par les usagers à l’aide de la méthodologie Living Lab.

Dossier | Régions
Marie-Joëlle Brassard ,Simon Dugré ,Sandrine Ducruc ,Lucie Veillette

L’équipe du CISA répond aux préoccupations des producteurs agricoles, certes, mais aussi à celles des entreprises agroalimentaires, des institutions municipales et des organismes locaux et nationaux. La vision est systémique. C’est ainsi que la Ville de Victoriaville a fait appel au CISA pour soutenir la mise en place d’un système agroalimentaire territorial à toutes les étapes, de la production de semence à la gestion des déchets, en passant par la consommation. L’enseignement au cégep de Victoriaville se trouve de plus enrichi par les contributions du CISA aux différents projets d’innovation sociale. La formation technique en production légumière et fruitière biologique offerte au cégep de Victoriaville, la seule au Québec, profite de cette proximité du Centre.

Dossier | Régions

« Pascal Bernatchez dirige le laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières. Ses projets de recherche portent sur la quantification saisonnière des processus d'érosion, l'étude des géorisques côtiers, l'évaluation des impacts des changements climatiques et de la hausse du niveau marin sur les zones côtières du Saint-Laurent, la télédétection appliquée à l'étude des écosystèmes côtiers et sur le développement de modèles de gestion intégrée des milieux côtiers. Il fait partie d'un comité interministériel sur l'érosion des berges et a co-rédigé pour le gouvernement du Québec un plan de zonage préliminaire du risque d'érosion littorale pour la région de la Côte-Nord. » (source : site du chercheur)

Dossier | Régions
Stéphane Chouinard,Isabelle Deslauriers,Sébastien Piché
Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption,Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption,Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption

La rencontre entre les praticiens, les étudiants, les enseignants, les chercheurs et les bénéficiaires des résultats de la recherche génère une énergie créatrice qui ne pourrait exister sans l’apport spécifique de chacun. Dans une région comme Lanaudière, le Centre d’expertise et d’accompagnement en innovation sociale (CERESO) du Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption peuvent donc être des acteurs-clés. « Plus nous sommes sur le terrain, plus nous constatons qu’il y a une multitude d’expertises non utilisées et non valorisées, même si elles ne proviennent pas des gens qui ont réalisé de longues études. De notre point de vue, la coconstruction bénéficie à tous ».

Dossier | Régions
Fadia Naim
Cintech agroalimentaire

Cintech est un CCTT spécialisé en développement de produits et de procédés alimentaires ainsi qu’en évaluation sensorielle. Notre mission est québécoise, mais nous avons aussi des clients provenant d’autres provinces, de l’Europe et des États-Unis. Notre équipe est hautement qualifiée, elle se démarque par son caractère multidisciplinaire et son expérience dans tous les secteurs de l’industrie. Ce qui nous distingue aussi, c’est notre offre intégrée.

Dossier | Régions
Julie Guillemot,Elise Mayrand
Université de Moncton, campus de Shippagan,Université de Moncton, campus de Shippagan

L’objectif de notre processus d’accompagnement est d’amener les communautés à concevoir des démarches d’adaptation reflétant la situation propre à leur village. Pour ce, nous avons d’abord réalisé des collectes de données qui pourraient être utilisées localement. Quels sont les impacts majeurs du changement climatique et qui les subit? Quels sont les besoins des membres de la communauté et vers quelles ressources ces derniers se tournent-ils pour trouver de l’aide? Comment les populations se représentent-elles les risques associés aux effets du changement climatique?

Dossier | Régions
Nadine Arbour,Josée Thivierge
Centre d’Étude des COnditions de vie et des BESoins de la population - ÉCOBES,Centre d’Étude des COnditions de vie et des BESoins de la population - ÉCOBES

ÉCOBES bénéficie d’une expertise et d’un positionnement exceptionnels pour travailler avec les acteurs de l’éducation et de la santé. Si le Centre déploie ses activités partout au Québec de même qu’à l’international, les liens privilégiés développés avec les organisations et les acteurs au Saguenay–Lac-Saint-Jean sont particulièrement importants pour nous. La qualité de ces liens avec les milieux de pratique nous permet de répondre efficacement à leurs besoins, de mettre en œuvre des projets de grande qualité et de favoriser l’innovation, processus nécessaire pour faire face aux enjeux actuels en éducation et en santé. Vue de la région, la recherche pose de nombreux défis stimulants.

Dossier | Régions
Guy Chiasson,Marie-José Fortin
Université du Québec en Outaouais,Université du Québec à Rimouski

La création du Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT) en 2003 répondait à cette volonté de construire une capacité de produire de la connaissance à l’extérieur des territoires métropolitains. Ce qui distingue le CRDT des autres dispositifs déjà en place, c’est la conviction qu’il est important de faire de la recherche non seulement en région non métropolitaine, mais également sur les régions et territoires non métropolitains, de façon à mieux comprendre en particulier les propres trajectoires de développement de ces territoires. Ces deux tendances (faire de la recherche en et sur les territoires non métropolitains) sont des conditions essentielles pour une occupation dynamique du territoire québécois.

Lors du Gala de l'Acfas 2016, Yanick Villedieu, animateur de la soirée, s'est entretenu avec les lauréats des prix Acfas destinés aux chercheuses et chercheurs.

Le ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, M. Luc Fortin, et la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Mme Dominique Anglade, ont dévoilé le 4 novembre dernier les récipiendaires des Prix du Québec dans les domaines de la culture et de la science, le 4 novembre 2016.

Em mai 2016, dans le cadre du 84e Congrès de l'Acfas tenu à l'UQAM, dix chercheuses et chercheurs sont venus échanger avec Charles Tisseyre, animateur bien connu de l'émission Découverte de Radio-Canada. Leur travail a élé sélectionné par un jury pour faire partie des 20 images de l'édition 2016 du concours La Preuve par l'image.

Dossier | Régions
Julie Ruiz
Université du Québec à Trois-Rivières

« Je m’intéresse aux territoires fortement agricoles dans une perspective d’aménagement durable. Je cherche à leur redonner leurs qualités environnementales pour qu’ils soient capables, entre autres, d’attirer de nouvelles populations. Et bien sûr, je vise à les rendre plus robustes face aux changements climatiques. Dans la notion d’écologie, il y a cette idée de système, et cette perspective nous amène à travailler sur le territoire et sur les populations ».

Vincent Larivière,Rodrigo Costas
Université de Montréal,Université de Leiden

Au cours des deux dernières décennies, les évaluations quantitatives de la recherche se sont massifiées. Elles sont facilitées par l’arrivée d’outils tels que Google Scholar et la création d’indicateurs, tels l’indice H, qui visent spécifiquement l’évaluation des individus plutôt que celles des institutions et des pays. Bien que dans certains pays – tels la Belgique et la Grande-Bretagne –, ces évaluations quantitatives soient utilisées en complément avec l’évaluation par les pairs, dans d’autres, comme l’Autriche, la Norvège, le Danemark, la Suède et la Finlande, ils représentent le principal mode d’octroi de la permanence, de la gestion de rémunération et du financement des travaux des chercheurs. Ces modes d’évaluations sont donc susceptibles de modifier les pratiques de publications des chercheurs.

Mélissa Thériault
Université du Québec à Trois-Rivières

Agir comme directrice de collection est à la fois ingrat et stimulant : évaluer les manuscrits me permet de développer mes connaissances dans des domaines connexes à mon champ d’expertise (au contact de projets qui portent sur des sujets que je n’ai pas eu à travailler moi-même), mais me permet aussi d’avoir un impact direct (bien que modeste) sur la façon dont on diffuse la recherche au Québec et dans la francophonie. Cela me permettra aussi de mettre en valeur les travaux de chercheurs émergents qui ne bénéficient pas encore de la visibilité des chercheurs établis.

Jean-Claude Simard
Université du Québec à Rimouski

On oppose souvent littérature et science, à juste titre d’ailleurs. La première produit des œuvres de fiction et mobilise l’imagination pour inventer librement personnages et situations, tandis que la seconde exploite plutôt la raison, s’appuyant sur des faits qu’elle analyse à l’aide d’une méthode rigoureuse.

Diane Marcotte, Ph.D.,Aude Villatte, Ph.D.,Marie-Laurence Paré et Cynthia Lamarre
Université du Québec à Montréal,Université du Québec en Outaouais,Université du Québec à Montréal

Un grand nombre d’étudiants vivent des symptômes d’anxiété et de dépression qui interfèrent avec leur réussite scolaire. On estime qu’entre 33 et 41 % des étudiants en première année universitaire ressentent des symptômes d’anxiété d’une intensité modérée à sévère, alors que 12 % des étudiants collégiaux remplissent les critères d’un trouble anxieux sur une période de 12 mois. De même, 32,6 % des collégiens disent s’être sentis si déprimés qu’il leur était difficile de fonctionner et 24 % des étudiants universitaires présentent une symptomatologie dépressive. La dépression figure d’ailleurs parmi les facteurs prédictifs puissants de l’abandon scolaire lors de la transition secondaire-collégial.

Frédéric Dejean
Collège de Maisonneuve

En janvier 2015, les médias rapportaient que sept adolescents et jeunes adultes avaient quitté le Québec pour rejoindre la Syrie. Quelques mois plus tard, une dizaine d'autres étaient interceptés in extremis à l'aéroport Trudeau. Dès lors, le mot « radicalisation » envahit le discours public : il sera mentionné à 340 reprises par les médias écrits canadiens francophones pour la période 2010-2011, et plus de 5 000 fois en 2014-2015. Le Collège de Maisonneuve, directement affecté par ces événements, sera amené à conduire une recherche-action où, une fois nommées, les zones de fragilité permettront de proposer des interventions sensibles et adaptées.

Catherine Beaudry,Vincent Larivière,Laurence Solar-Pelletier
Polytechnique Montréal,Université de Montréal,Polytechnique Montréal

Les femmes sont à la traîne de leurs collègues masculins en termes de taux de citation et de production scientifique. Néanmoins, une étude menée au Québec dans le domaine des sciences naturelles et du génie (SNE) démontre que si l'on traite différemment certaines variables, on voit que les femmes produisent autant que les hommes et sont citées autant qu'eux.

Virginie Goyer
Université de Montréal

L’année 2015 s’est démarquée par de nombreux événements tragiques : les attentats du Charlie Hebdo et du Bataclan à Paris, puis les naufrages d’embarcations clandestines qui tentant désespérément d’atteindre les côtes européennes. Entre autres. Toutes les victimes et tous les témoins de ces événements partagent un risque commun : la possibilité de développer un trouble réactionnel qualifié de choc post-traumatique. Un film d’horreur diffusé en boucle, dont le producteur est le cerveau. Mais tous aussi ont accès à des voies de sortie. Un film à rescénariser directement dans ce même cerveau, grâce, par exemple, à la manipulation de la mémoire, ou encore, à la thérapie cognitivo-comportementale.

Alexandre Guertin-Pasquier,Marie-Paule Primeau
Université de Montréal,Université de Montréal

Encore aujourd’hui, la formation universitaire ne prépare pas ou prépare très peu les étudiants au partage de leurs connaissances auprès des divers publics, renforçant notamment l’image de la tour d’ivoire associée à l'université… Les occasions sont encore rares pour les jeunes chercheurs de parler de leurs travaux, ne serait-ce qu’auprès de leurs collègues d’autres disciplines. Pourtant, bien vulgariser est essentiel, voire incontournable, que ce soit pour rédiger des demandes de subventions, se trouver un emploi, travailler en équipe, ou encore, présenter à ses proches, lors d’un souper de Noël, cette petite molécule au nom étrange qui nous passionne tant!

Julie Reinling
Université du Québec à Montréal

Flushgate. Le terme s’est rapidement imposé à l’automne 2015 pour qualifier la décision de la Ville de Montréal de déverser 8 milliards de litres d’eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent en raison d’importants travaux de réfection du réseau d’égouts. À cause de son ampleur exceptionnelle, ce déversement a suscité une vive controverse durant plusieurs semaines. Et pourtant… chaque jour, la station d’épuration de Montréal rejette 2,5 millions de m3 d’eau dans le fleuve, soit l’équivalent de 1000 piscines olympiques. Et contrairement à ce qu’on serait tenté de penser, cette eau n’est pas si pure que cela.
Le fleuve arbore son panache

Marie-Claire Picard
Collège Montmorency

Vous avez tous quelqu'un de différent dans votre entourage, qui se sert d’une main pour écrire, d’un pied pour botter un ballon, mais ni de la même main ni du même pied que la grande majorité d’entre nous. Ces individus affirment être gauchers. La définition simple des gens affichant cette « gaucherie » se résume à : « […] ceux qui écrivent de la main gauche et qui utilisent généralement cette même main pour la plupart de leurs activités manuelles1 ». Par contre, être gaucher concerne aussi la vision (l'œil utilisé pour regarder dans une longue-vue), le langage (la moitié du cerveau utilisée pour parler) et la motricité (la main utilisée pour tenir sa fourchette).

Jean-Christophe Bérubé
Université Laval

C’est devant ses ordinateurs que le bio-informaticien de formation commence sa journée. Il est maintenant dans un parcours doctoral où il étudie comment notre bagage génétique joue sur nos risques de développer l’asthme. Ce matin, il travaille à l’analyse de données génétiques de centaines d’individus dans le but de mettre en lumière les mécanismes pulmonaires fondamentaux impliqués dans la maladie. Actuellement, les traitements offerts aux patients asthmatiques réduisent uniquement leurs symptômes. Et les médicaments existants n’arrivent toujours pas à guérir la maladie. Ce jeune chercheur, c’est moi-même, et je suis aux prises avec l’asthme...

Isabelle Mayer-Jouanjean
Université du Québec à Montréal et Ouranos

L'Histoire au service de l'adaptation aux changements climatiques. Découvrez la production vidéo de la lauréate.