Virginie Proulx
Consultante en développement & marketing territorial

Les compétences acquises au doctorat et mises à profit dans ma profession? Organisation, objectifs réalistes, autonomie et proactivité.

Michèle Leduc-Lapierre
Commission des Grands Lacs

Le premier conseil est de toujours garder l’esprit ouvert. Plusieurs imaginent que l’emploi de rêve les attend à la fin de la maîtrise, mais ce ne sera malheureusement pas le cas pour tous. Si la maîtrise demande d’être un travailleur acharné, il en est de même pour le monde du travail. Il faut foncer, frapper aux portes, et surtout ne pas se décourager.

Eric Aubin
Brasserie Le Louénok

J’étais plutôt attiré par le contexte de recherche scientifique dans le milieu de l’entreprise. Mes études de doctorat m’avaient d’ailleurs très bien servi à ce sujet ralliant enjeux économiques, optimisation de produits et valeurs ajoutées.

Louis-Charles Rainville
Merinov

Mon expérience récente me rend fier des apprentissages effectués lors de mon doctorat. L’accueil fréquent d’étudiants au laboratoire m’a appris à planifier les étapes d’un projet réalisé par d’autres et le suivi de celui-ci.

Stéfanie Van-Wierts
Microdrones Canada Inc

En 2013, je débute une thèse de doctorat en sciences de l’environnement où j’utilise, entre autres, la technologie LiDAR pour effectuer des suivis temporels de la zone littorale. Par contre, bien que l’aspect géomorphologique m’intéressait, j’ai dû me rendre à l’évidence que ce qui me passionnait était de travailler au développement du système LiDAR. En 2016, j’ai pris la décision de mettre un terme à ma thèse pour me concentrer sur la recherche d’un emploi qui répondrait à mes intérêts de recherche.

Simon Gélinas
Axon Vibe

Je dois avouer que ma transition s’est résumée à « pourquoi pas, au pire je reviens ». Par la suite, j’ai réalisé assez rapidement que je n’avais pas envie de revenir, mais si je l’avais fait, les nouvelles compétences acquises à New York m’auraient été extrêmement utiles.

Guillaume Gélinas
5N Plus

Mon parcours apparait avec de la distance beaucoup plus beau qu'il a pu l'être pendant que je le réalisais! Je dois avouer que je suis même allé pleurer ma vie à l'Oratoire lorsque mon doctorat semblait impossible à finir après plusieurs échecs…

David Gonçalves
Parkinson Québec

Mes études et la recherche étaient plus associées à un hobby qu’à une stratégie ayant pour objectif d’augmenter mes chances d’employabilité. Toutefois, le temps s'écoulant, les années succédant aux années, après avoir plus de dix années universitaires, du jour au lendemain, sans planification, je me suis retrouvé face à l'inévitable recherche d'un boulot. Inquiétude…

Carole-Anne Gillis
Conseil de gestion du Bassin versant de la Rivière Restigouche

[...] j’ai eu une mentore en or, qui m’a inculqué un solide code de pratique : « par le milieu, pour le milieu ». Un projet visant à résoudre une problématique locale identifiée par le milieu est d’une valeur inestimable. C’était un privilège pour moi de consacrer mes efforts à ma communauté et d’évaluer l’impact de cette algue sur la ressource la plus importante de la région : le saumon atlantique.

Mélanie Julien
Conseil supérieur de l’éducation

Il ne faut pas hésiter à communiquer avec des personnes qui œuvrent dans des milieux que l’on convoite, ne serait-ce que pour consolider sa compréhension des fonctions qui y sont exercées.

Vincent Larivière et Cassidy R. Sugimoto
Université de Montréal et Université de l’Indiana à Bloomington

La valeur d’un travail de recherche peut parfois prendre quelques années avant d’être observée, et l’évaluation de l’impact de la recherche à court terme ne peut qu’être à courte vue…

Johanne Lebel
Rédactrice en chef

Notre huitième dossier est dédié à l'histoire de la recherche au Québec et au Canada francophone. Ce dossier, financé en partie par le gouvernement du Canada, vise à souligner le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Nous y ajouterons de nouveaux contenus tout au long de l’année.

Sébastien Mussi
Collège de Maisonneuve

Ces quelques maîtres m’ont bien montré ce que penser et enseigner pouvaient vouloir dire, que penser et enseigner vont de pair, que cela peut se faire dans la joie – et que la joie est la seule justification possible à ce que nous faisons.

Franck Waille
Laboratoire de Recherche Historique en Rhône-Alpes (LARHA, Fance), Université du Québec à Montréal (Canada) et Universidade Federal do Rio Grande do Sul (Brésil) (boursier PNPD/CAPES – PPGEDU)

François Delsarte fut le premier à mener une recherche approfondie sur les mouvements, les gestes et les expressions du corps humain. Mais un doute s’est rapidement installé en Amérique du Nord : et si une grande partie de son enseignement... n’était pas de lui mais de pédagogues américains?

Tina Gruosso
Université McGill

La diplomatie pour la science regroupe les différentes initiatives de relations internationales qui permettent ou facilitent des collaborations scientifiques. La science pour la diplomatie regroupe les différentes actions par lesquelles la science soutiennent l’établissement de bonnes relations internationales.

Propos recueillis par Jean-Marc Gagnon, 1985

Pionnière de la recherche et de l'enseignement de la psychologie du développement au Québec, Thérèse Gouin Décarie s'est intéressée sa vie durant aux problèmes de l'intelligence et de l'affectivité chez le jeune enfant. Première femme francophone à devenir membre du Conseil national de recherches du Canada, elle s'est vu, par ailleurs, confier, en 1962, l'évaluation du potentiel intellectuel et affectif de jeunes enfants atteints de malformations congénitales dues à la thalidomide. Ses travaux ont retenu l'attention de Jean Piaget qui a rédigé la préface de son premier volume.

Propos recueillis par Gilles Provost, 1986

Ensemble, les frères Legendre ont contribué à développer l’écologie numérique, un nouveau concept qui introduit dans les sciences de l’environnement une armature mathématique semblable à celle des autres sciences. Lauréats du Prix Michel-Jurdant 1986, ces deux chercheurs ne sont pas toujours très tendres envers leurs collègues francophones. Cependant, comme ils le disent eux-mêmes : « Il vaut bien mieux que les critiques viennent de l’intérieur des universités que de l’extérieur. »

Pauline Neveu
Université du Québec à Montréal

S’il peut être tentant de percevoir la pratique des membres comme utilitariste [...], on peut aussi y voir une aspiration à un échange ponctuel et contextuel, parfois empreint d’affectivité, mais surtout créant un lien social dans les deux sens.

Propos recueillis par Yanick Villedieu, 1988

Au cœur du droit, de la personne, de ses libertés et de la société qui délimite les dites libertés, les travaux de Bartha Maria Knoppers portent sur les problèmes juridiques posés par l’application des nouvelles technologies en génétique. Qui est le père d’un enfant né par insémination artificielle avec donneur? Quelle est la responsabilité civile des médecins dans le cadre de telles pratiques? Quels sont les droits d’une personne sur l’utilisation du matériel génétique qu’on lui a prélevé? La liste des questions est longue. Celles des réponses l’est moins. Il reste beaucoup à faire, et c’est urgent.

Tout le dossier Culture scientifique bientôt disponible en version imprimée.

Vincent Larivière
Université de Montréal

Nous nous concentrerons ici sur la recherche fondamentale, dont les résultats peuvent être mesurés par les publications savantes écrites par les chercheurs.

Simon Mayer
Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ)

Dans le cadre de ses travaux de numérisation patrimoniale, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) lance en 2016 un grand chantier pour offrir une seconde vie au patrimoine scientifique publié au Québec. Aux ensembles de publications de l’ACFAS qui arrivent en ligne ces jours-ci sur www.banq.qc.ca, viendront s’ajouter de larges corpus de communications de travaux de recherche publiés depuis le XIXe siècle. Rappelons que BAnQ agit comme dépositaire de l’ensemble de la documentation publiée du Québec, et porte la mission de préserver et de diffuser ce précieux héritage.

Karen Messing
Université du Québec à Montréal

Pourquoi une professeure-chercheure, auteure d'une centaine d'articles évalués par ses pairs et de quelques livres académiques, choisirait de produire un livre à l'intention d'un auditoire général? Pourquoi ai-je passé cinq ans à mordre ma plume (virtuelle) pour vulgariser mes expériences de recherche en santé au travail, un sujet qui n'attire pas souvent l'intérêt des médias ni du public.

Sébastien Piché
Cégep régional de Lanaudière - L'Assomption

C’est en 1993 que s’est trouvé confirmé par la loi ce qui existait déjà dans la pratique : les cégeps comme lieu d’enseignement supérieur sont aussi des espaces de recherche. Auparavant, la loi stipulait que les cégeps avaient pour mission de « dispenser l’enseignement général et professionnel de niveau [sic] collégial ». Avec le projet de loi 44, les cégeps devaient dorénavant être considérés comme des établissements d'enseignement supérieur.

Mélissa Thériault
Université du Québec à Trois-Rivières

En cette période de l’année où la communauté scientifique s’éparpille aux quatre vents pour disséminer ses résultats de recherche avant de prendre (peut-être) des vacances bien méritées, il est bon de se rappeler que la science est produite par des humains, mais surtout pour eux et avec eux.

Simon-Pierre Hemle Djob Sotong
Université Laval

Aucune loi ne parle d’elle. Le juge n’en dit mot, il se limite à prononcer les paroles de la loi. Pourtant elle est bien là! Omniprésente ici et ailleurs, un véritable don d’ubiquité. Au Sud, elle maintient au pouvoir des élites qui accaparent les richesses de leurs jeunes nations : bonjour la pauvreté permanente, l’immigration économique et ses flots de morts en Méditerranée.

Propos recueillis par Jean-Marc Gagnon, 1984
Université du Québec à Chicoutimi

[Archive du magazine, 1984] « Le métier de chercheur universitaire est un des derniers beaux métiers qui restent, une des dernières places fortes qui ne soient pas encore tout à fait prises par les bureaucraties et les égoïsmes collectifs, quelle qu’en soit la forme », de dire Gérard Bouchard

Marie-Claire Dumas, Jean-François Gosselin et Francis Sabourin
Concertation Montréal

Si l'on ajoute aux institutions d'enseignement supérieur, les 800 chaires et centres de recherche, les acteurs d’intermédiation et les organisations de soutien à la recherche et à l’innovation, Montréal compte plus de 1 000 acteurs dans son écosystème du savoir.

Nous avons ici une occasion exceptionnelle de mettre de l’avant ce qui distingue Montréal [...] comme une ville d’avant-garde qui intègrera concrètement la culture scientifique dans sa politique de développement culturel, comme cela se fait ailleurs dans le monde.

L'ACFAS en partenariat la Commission canadienne pour l’UNESCO

Tous les acteurs de la culture scientifique et les gouvernements sont invités à agir en coopération afin d’encourager et de promouvoir le développement de la culture scientifique dans le but de favoriser la diffusion des savoirs, de faciliter le dialogue sciences-société et d’améliorer la qualité de vie dans nos sociétés respectives.