Carole-Anne Gillis
Conseil de gestion du Bassin versant de la Rivière Restigouche

[...] j’ai eu une mentore en or, qui m’a inculqué un solide code de pratique : « par le milieu, pour le milieu ». Un projet visant à résoudre une problématique locale identifiée par le milieu est d’une valeur inestimable. C’était un privilège pour moi de consacrer mes efforts à ma communauté et d’évaluer l’impact de cette algue sur la ressource la plus importante de la région : le saumon atlantique.

Mélanie Julien
Conseil supérieur de l’éducation

Il ne faut pas hésiter à communiquer avec des personnes qui œuvrent dans des milieux que l’on convoite, ne serait-ce que pour consolider sa compréhension des fonctions qui y sont exercées.

Vincent Larivière et Cassidy R. Sugimoto
Université de Montréal et Université de l’Indiana à Bloomington

La valeur d’un travail de recherche peut parfois prendre quelques années avant d’être observée, et l’évaluation de l’impact de la recherche à court terme ne peut qu’être à courte vue…

Johanne Lebel
Rédactrice en chef

Notre huitième dossier est dédié à l'histoire de la recherche au Québec et au Canada francophone. Ce dossier, financé en partie par le gouvernement du Canada, vise à souligner le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Nous y ajouterons de nouveaux contenus tout au long de l’année.

Sébastien Mussi
Collège de Maisonneuve

Ces quelques maîtres m’ont bien montré ce que penser et enseigner pouvaient vouloir dire, que penser et enseigner vont de pair, que cela peut se faire dans la joie – et que la joie est la seule justification possible à ce que nous faisons.

Franck Waille
Laboratoire de Recherche Historique en Rhône-Alpes (LARHA, Fance), Université du Québec à Montréal (Canada) et Universidade Federal do Rio Grande do Sul (Brésil) (boursier PNPD/CAPES – PPGEDU)

François Delsarte fut le premier à mener une recherche approfondie sur les mouvements, les gestes et les expressions du corps humain. Mais un doute s’est rapidement installé en Amérique du Nord : et si une grande partie de son enseignement... n’était pas de lui mais de pédagogues américains?

Tina Gruosso
Université McGill

La diplomatie pour la science regroupe les différentes initiatives de relations internationales qui permettent ou facilitent des collaborations scientifiques. La science pour la diplomatie regroupe les différentes actions par lesquelles la science soutiennent l’établissement de bonnes relations internationales.

Propos recueillis par Jean-Marc Gagnon, 1985

Pionnière de la recherche et de l'enseignement de la psychologie du développement au Québec, Thérèse Gouin Décarie s'est intéressée sa vie durant aux problèmes de l'intelligence et de l'affectivité chez le jeune enfant. Première femme francophone à devenir membre du Conseil national de recherches du Canada, elle s'est vu, par ailleurs, confier, en 1962, l'évaluation du potentiel intellectuel et affectif de jeunes enfants atteints de malformations congénitales dues à la thalidomide. Ses travaux ont retenu l'attention de Jean Piaget qui a rédigé la préface de son premier volume.

Propos recueillis par Gilles Provost, 1986

Ensemble, les frères Legendre ont contribué à développer l’écologie numérique, un nouveau concept qui introduit dans les sciences de l’environnement une armature mathématique semblable à celle des autres sciences. Lauréats du Prix Michel-Jurdant 1986, ces deux chercheurs ne sont pas toujours très tendres envers leurs collègues francophones. Cependant, comme ils le disent eux-mêmes : « Il vaut bien mieux que les critiques viennent de l’intérieur des universités que de l’extérieur. »

Pauline Neveu
Université du Québec à Montréal

S’il peut être tentant de percevoir la pratique des membres comme utilitariste [...], on peut aussi y voir une aspiration à un échange ponctuel et contextuel, parfois empreint d’affectivité, mais surtout créant un lien social dans les deux sens.

Propos recueillis par Yanick Villedieu, 1988

Au cœur du droit, de la personne, de ses libertés et de la société qui délimite les dites libertés, les travaux de Bartha Maria Knoppers portent sur les problèmes juridiques posés par l’application des nouvelles technologies en génétique. Qui est le père d’un enfant né par insémination artificielle avec donneur? Quelle est la responsabilité civile des médecins dans le cadre de telles pratiques? Quels sont les droits d’une personne sur l’utilisation du matériel génétique qu’on lui a prélevé? La liste des questions est longue. Celles des réponses l’est moins. Il reste beaucoup à faire, et c’est urgent.

Tout le dossier Culture scientifique bientôt disponible en version imprimée.

Vincent Larivière
Université de Montréal

Nous nous concentrerons ici sur la recherche fondamentale, dont les résultats peuvent être mesurés par les publications savantes écrites par les chercheurs.

Simon Mayer
Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ)

Dans le cadre de ses travaux de numérisation patrimoniale, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) lance en 2016 un grand chantier pour offrir une seconde vie au patrimoine scientifique publié au Québec. Aux ensembles de publications de l’ACFAS qui arrivent en ligne ces jours-ci sur www.banq.qc.ca, viendront s’ajouter de larges corpus de communications de travaux de recherche publiés depuis le XIXe siècle. Rappelons que BAnQ agit comme dépositaire de l’ensemble de la documentation publiée du Québec, et porte la mission de préserver et de diffuser ce précieux héritage.

Karen Messing
Université du Québec à Montréal

Pourquoi une professeure-chercheure, auteure d'une centaine d'articles évalués par ses pairs et de quelques livres académiques, choisirait de produire un livre à l'intention d'un auditoire général? Pourquoi ai-je passé cinq ans à mordre ma plume (virtuelle) pour vulgariser mes expériences de recherche en santé au travail, un sujet qui n'attire pas souvent l'intérêt des médias ni du public.

Sébastien Piché
Cégep régional de Lanaudière - L'Assomption

C’est en 1993 que s’est trouvé confirmé par la loi ce qui existait déjà dans la pratique : les cégeps comme lieu d’enseignement supérieur sont aussi des espaces de recherche. Auparavant, la loi stipulait que les cégeps avaient pour mission de « dispenser l’enseignement général et professionnel de niveau [sic] collégial ». Avec le projet de loi 44, les cégeps devaient dorénavant être considérés comme des établissements d'enseignement supérieur.

Mélissa Thériault
Université du Québec à Trois-Rivières

En cette période de l’année où la communauté scientifique s’éparpille aux quatre vents pour disséminer ses résultats de recherche avant de prendre (peut-être) des vacances bien méritées, il est bon de se rappeler que la science est produite par des humains, mais surtout pour eux et avec eux.

Simon-Pierre Hemle Djob Sotong
Université Laval

Aucune loi ne parle d’elle. Le juge n’en dit mot, il se limite à prononcer les paroles de la loi. Pourtant elle est bien là! Omniprésente ici et ailleurs, un véritable don d’ubiquité. Au Sud, elle maintient au pouvoir des élites qui accaparent les richesses de leurs jeunes nations : bonjour la pauvreté permanente, l’immigration économique et ses flots de morts en Méditerranée.

Propos recueillis par Jean-Marc Gagnon, 1984
Université du Québec à Chicoutimi

[Archive du magazine, 1984] « Le métier de chercheur universitaire est un des derniers beaux métiers qui restent, une des dernières places fortes qui ne soient pas encore tout à fait prises par les bureaucraties et les égoïsmes collectifs, quelle qu’en soit la forme », de dire Gérard Bouchard

Marie-Claire Dumas, Jean-François Gosselin et Francis Sabourin
Concertation Montréal

Si l'on ajoute aux institutions d'enseignement supérieur, les 800 chaires et centres de recherche, les acteurs d’intermédiation et les organisations de soutien à la recherche et à l’innovation, Montréal compte plus de 1 000 acteurs dans son écosystème du savoir.

Nous avons ici une occasion exceptionnelle de mettre de l’avant ce qui distingue Montréal [...] comme une ville d’avant-garde qui intègrera concrètement la culture scientifique dans sa politique de développement culturel, comme cela se fait ailleurs dans le monde.

L'ACFAS en partenariat la Commission canadienne pour l’UNESCO

Tous les acteurs de la culture scientifique et les gouvernements sont invités à agir en coopération afin d’encourager et de promouvoir le développement de la culture scientifique dans le but de favoriser la diffusion des savoirs, de faciliter le dialogue sciences-société et d’améliorer la qualité de vie dans nos sociétés respectives.

Joëlle Le Marec,Bernard Schiele
Université Paris-Sorbonne,Université du Québec à Montréal

Le présent dossier a pour but de donner un aperçu des questions de culture scientifique, telles qu’elles se posent dans une dizaine de pays, ainsi que les actions lancées pour répondre aux problèmes distincts auxquels ils doivent faire face. Il présente aussi quelques expériences qui y sont menées.

Joëlle Le Marec
Paris-Sorbonne, France

Longtemps, la culture scientifique a été pensée pour le domaine limité des sciences physiques et biologiques, soit des sciences mathématisées et très instrumentées. Les sciences humaines et sociales, quant à elles, ont été implicitement considérées comme faisant déjà partie de la culture et ne nécessitant pas d’efforts de traduction, de vulgarisation ni de communication.

Michelle Riedlinger
Université of the Fraser Valley, Canada

Les plateformes de médias sociaux permettent l’éclosion de nouveaux espaces de communication sociopolitique engagée, et les citoyens s’investissent dans des discussions sur les enjeux scientifiques lorsqu’ils disposent d’espaces légitimes pour le faire.

Gauhar Raza,Surjit Singh
Conseil de la recherche scientifique et industrielle, Inde

En Inde, les enquêtes sur la compréhension de la science par le public émergent d’un mouvement scientifique largement conduit par la société civile; les préoccupations de cette dernière influant même sur les grands objectifs de recherche. Le People’s science movement, par exemple, un conglomérat de plusieurs associations comptant des milliers de bénévoles, visait l’atteinte des publics profanes.

Per Hetland
Université d’Oslo, Norvège

La recherche en communication scientifique dans les pays nordiques est fortement influencée par la tradition anglo-américaine. Toutefois, il existe un modèle nordique spécifique souvent ignoré par la recherche dans le domaine. Ce modèle repose sur quatre piliers.

Susanne Hecker,Anett Richter,Aletta Bonn
Centre Helmholtz de recherche environnementale, Allemagne

Nous croyons fermement que la science participative offre un formidable potentiel pour affronter les défis sociaux et scientifiques d’aujourd’hui. Pour les citoyens, la science participative accroît la littératie scientifique; pour les scientifiques, s’engager avec la communauté fournit une occasion irremplaçable d’apprentissage et d’innovation.

Germana Barata
Université d'État de Campinas, Brésil

L’état de la communication scientifique, dans tout pays, va de pair avec le développement de sa science et de sa technologie. Au Brésil, c’est à la fin des années 1990 que ces dernières atteignent leur maturité et leur reconnaissance internationale. Dans cette lancée, on assistera à une hausse des investissements et au développement des politiques en matière de communication scientifique. Aujourd’hui, il est temps d’aller plus loin et de renforcer, entre autres, les collaborations nationales et internationales.

Bernard Schiele
Université du Québec à Montréal

Cette courte note explore les formes contemporaines de participation et d'engagement qui donnent voix au chapitre à ceux qui jusqu'à présent avaient été exclus des débats sur les enjeux qui les concernaient parce que leur savoir et leur expérience, acquis au cours de leur existence, dévalorisés et jugés inopérants, ne correspondaient pas aux critères d'une compétence reconnue, et les privaient ainsi d'un droit de prise de parole, réservé à ceux, seuls, qui pouvaient s'en réclamer, particulièrement dans les domaines qui convoquaient l'expertise en science et en technologie.