4 mai 2018
Alain Breuleux,Stephanie J. Beck
Université McGill

Nous explorons l’idée que la conférence ou le colloque comme forme de communication scientifique peut évoluer vers une plus grande interactivité suite, entre autres, aux transformations de nos infrastructures sociotechniques de communication.

4 mai 2018
Stéphane Allaire et Johanne Lebel
Rédacteur invité, UQAC, et rédactrice en chef du magazine de l'ACFAS

La recherche est une activité hautement collective. Elle se construit à travers l’écrit. Par le partage de textes coconstruits, commentés, révisés, réécrits, publiés, cités. Elle se réalise aussi par la parole. Par les échanges « en personne ». Par la rencontre. La voix, le regard, la poignée de main. Le plaisir, l’excitation, la fatigue, l’ennui, puis, tout à coup, l'inspiration.

16 mai 2018
Brigitte Schroeder-Gudehus
Université de Montréal

À quoi servent les congrès scientifiques, et les congrès scientifiques internationaux en particulier? Comment s’explique l’accroissement spectaculaire de ce nouveau mode de communication aux dernières décennies du 19e siècle? Aussitôt que l’Europe retrouva la paix en 1871, leur nombre – plus de 400 jusqu’à la guerre de 1914 – passa d’une quarantaine entre 1870 et 1880, à près de 200, entre 1904 et 1914. Cette courbe de croissance exponentielle, qui correspond à celle des congrès dans tous les domaines confondus de l’activité humaine, tendait à peine s’aplanir, quelque peu avant de s’effondrer, lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale.

10 mai 2018
Stéphane Allaire et collaborateurs
Université du Québec à Chicoutimi

Une planification adéquate est incontestablement la principale clé du succès d’un colloque. La grande majorité des éléments identifiés la concerne. Deux d’entre eux se démarquent principalement, soit l’identification d’une thématique pertinente et attrayante ainsi que la compétence et la complémentarité des conférenciers retenus, incluant un conférencier de renom. En ce qui a trait à la thématique, sa pertinence doit bien sûr être scientifique. Il importe aussi d’y trouver un ancrage plus vaste afin de contribuer au lien science-société ainsi qu’à la mobilisation des connaissances auprès d’une diversité de publics cibles.

4 mai 2018
Irina Perlitch
Université McGill

À mon arrivée à ma première conférence, l’an passé à Gatineau, je ressentais un peu de tout, sauf de l’excitation. J’avais les nerfs en boule. J’étais entourée de scientifiques bardés de doctorats et cumulant des années d’expérience. Et soudainement, je me sentais comme la petite nouvelle à l’école. Mes compétences sociales étaient vite tomber à l’eau, je ne voulais approcher personne, voulant éviter le péril de « la » question à laquelle je ne saurais répondre.

4 mai 2018
Etienne Hébert
Université du Québec à Chicoutimi

Que peut-on dire des aspects psychologiques de la participation à un colloque? Comment envisager et affronter les composantes affectives inhérentes? La participation à des colloques peut être visualisée comme l’ouverture et l’entretien d’un chemin en forêt. La première fois qu’on le parcoure, on débroussaille, et on s’assure de le baliser correctement. C’est plus long, plus difficile, plus périlleux. Toutefois, plus le chemin est déblayé, plus il est possible d’y être à l’aise.

4 mai 2018
Tina Gruosso
Université McGill

Première question : les congrès comme occasions uniques d’accéder en un instant à une quantité massive de nouvelles données, sont-ils alors encore nécessaires à l’heure du tout numérique et des visioconférences? Deuxième question : que comprendre au fait que j’assiste encore à des congrès en 2018 alors que je peux avoir accès à tout moment aux toutes dernières données depuis le banc de mon laboratoire?

3 mai 2018

"Les scientifiques sont des gens normaux.Bon. Énoncé comme ça, c’est un peu bizarre, mais cela a été mon sentiment initial quand j’ai assisté à mon premier congrès lors de ma première année de thèse. J’étais tétanisée, je devais présenter des travaux sur lesquels j’avais contribué, mais que je n’avais ni initiés ni même trop développés à cette époque. Le syndrome de l’imposteur était au plus haut point, mon anglais dans l’approximatif, et la tâche ressentie comme surhumaine."

3 mai 2018
Morgane Urli
Université du Québec à Montréal

Je suis introvertie. Ne vous méprenez pas, je suis sociable et je ne pense pas être timide. Face à une assemblée, je peux effectivement avoir le trac et craindre le regard des autres. Mais cela n’est pas assez fort pour m’empêcher de dire ce que j’ai à dire. Introversion n’est pas timidité. En tant qu’introvertie, je n’ai aucun problème à échanger et à engager des discussions animées qui peuvent durer des heures… avec une ou deux personnes.

2 mai 2018
Denise Pérusse
Fonds de recherche du Québec

L’intersectorialité que nous voulons aussi promouvoir, c’est celle qui consiste à dépasser la simple réunion ou juxtaposition de plusieurs disciplines et secteurs (voire l’instrumentalisation d’une discipline ou d’un secteur par un autre) pour se saisir d’un objet de recherche.

2 mai 2018
Laurie-Anne Alarie
Collège Montmorency

Si des scientifiques tels que Florin Amzica et Adrian Owen ont réussi à démontrer des signes de conscience que l’on n’aurait jamais cru pouvoir déceler chez certains patients, il est possible d’émettre l’hypothèse que les comateux soient bien plus conscients que ce que nous croyions. Tout indique que, au cours des prochaines années, les études et les découvertes à ce sujet se multiplieront. Faisons confiance à la science!

16 avril 2018
Catherine Ouellet-Courtois
Université de Montréal

Force est de constater que même la thérapie jugée comme étant la plus efficace pour les troubles alimentaires fait fi de la composante socioculturelle de cette pathologie. On cherche à traiter les femmes atteintes en essayant de leur faire comprendre qu’elles accordent trop d’importance à la minceur, pour ensuite les réinsérer dans un contexte où on les incite à reproduire les comportements spécifiques à leur trouble.

16 avril 2018
Laureline Lefèvre Raynaud
ACFAS

Cathon illustre ce portrait de Marcelle Gauvreau (1907-1968), scientifique, enseignante, élève de toujours et communicatrice québécoise, qui influença plusieurs générations d'enfants en leur enseignant la botanique, la biologie et les sciences dès leur plus jeune âge.

15 avril 2018
Emy Tremblay
Université du Québec à Chicoutimi

Les sédiments au fond des lacs sont des témoins précieux du passé de nos écosystèmes boréaux. Comme un disque dur, ils enregistrent les évènements survenus dans la forêt tels que les feux ou les changements dans la composition des communautés végétales. Les diverses épidémies d’insectes depuis la dernière glaciation y ont aussi laissé des traces. À cet égard, les écailles du papillon de la tordeuse des bourgeons de l’épinette se sont révélées comme d'excellents indicateurs. Une découverte sur le point de révolutionner la façon d’étudier les enjeux autour de la tordeuse.

15 avril 2018
Stéphanie Thibault
Association des communicateurs scientifiques du Québec

Entre les réseaux de neurones artificiels, les données massives et les enjeux éthiques, l’intelligence artificielle (IA) suscite autant d’engouement que d’inquiétude. Et bien souvent, les discussions sont teintées d’idées reçues, d’amalgames et d’hésitations, tant le concept d’IA est encore mal compris. À quoi a-t-on vraiment affaire?

25 mars 2018
Johanne Lebel
Rédactrice en chef

Notre huitième dossier est dédié à l'histoire de la recherche au Québec et au Canada francophone. Ce dossier, financé en partie par le gouvernement du Canada, vise à souligner le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Nous y ajouterons de nouveaux contenus tout au long de l’année.

21 mars 2018
Vincent Larivière,Diane Marie Plante,Philippe Mongeon
Université de Montréal,Université de Montréal,Université de Leiden

Cette chronique vise à explorer de manière empirique l’interdisciplinarité de la recherche en sciences sociales et humaines à travers ses objets d’étude, définis à partir des mots présents dans les titres des articles publiés. Plus spécifiquement, nous analysons ici la relation entre les objets d’études et les disciplines des sciences sociales et humaines, ce qui nous permet d’identifier quels sont les objets d’étude communs aux différentes disciplines (les indisciplinés), et ceux qui sont les plus fortement reliés à une ou quelques disciplines spécifiques (les disciplinés). Dans l’ensemble, ces données permettent de cartographier ce qui regroupe les disciplines de ce qui les distingue.

20 mars 2018
Julie Goulet-Kennedy
Université Laval et École Saint-François (Québec)

Les enseignants, intervenants et professionnels des écoles ont-ils facilement accès à des connaissances éprouvées qui leur permettraient de s'adapter aux défis innombrables de la scolarisation des enfants?

19 mars 2018
Mathieu Bujold et coll.
Université McGill

L'ACFAS publie ici le 117e Cahier scientifique, mais aussi le premier en version numérique d'une collection regroupant depuis 1979 des actes de colloques présentés dans le cadre de son congrès annuel.

19 mars 2018
Rencontre avec Yves Gingras, UQAM
Entretien réalisé par Johanne Lebel, ACFAS

Dans cet entretien, Yves Gingras relate les événements qui depuis plus de quatre siècles ont marqué le domaine des sciences au Québec. Des débuts de la Nouvelle-France, où médecins et militaires font un inventaire des ressources naturelles utiles, plantes et animaux, à aujourd’hui où il conclut sur l’autonomie des chercheurs et leur devoir d’intervenir socialement.

18 mars 2018
Mickaël Gardoni ,Alexandre Navarre
École de technologie supérieure

Ce livre est né d’une volonté commune des enseignants du programme de maitrise en gestion de l’innovation de concevoir un ouvrage vulgarisé qui résumerait les aspects fondamentaux des cours enseignés dans ce programme, mais aussi de rejoindre tous les praticiens qui oeuvrent dans le domaine de l’innovation, que ce soit dans le secteur public ou privé. Cette volonté avait aussi comme dénominateur commun de diffuser et donc de démocratiser, ou de démystifier, les nombreux aspects et spécialités qui caractérisent le spectre de la chaine de l’innovation. Ce dernier vocable, imparfait en soi mais souvent utilisé, permet de visualiser des étapes, lesquelles s’imbriquent de manière linéaire ou en parallèle afin d’amener une idée créative vers son (ou ses) marché(s).

18 mars 2018
Anne-Frédérique Turcotte
Université Laval

L’obésité est un problème connaissant une inquiétante croissance, sa prévalence ayant presque triplé depuis 1975 et ce, mondialement. Mais est-ce réellement une maladie? Cette question est importante puisque de considérer l’obésité comme telle permettrait d’améliorer les connaissances sur le sujet, de favoriser le développement de traitements, mais surtout d’agir en prévention. Ainsi, je tenterai de clarifier les enjeux, qui sont au cœur de plusieurs débats et controverses depuis maintenant quelques décennies.

18 mars 2018
Isabelle Laforest-Lapointe
Université de Calgary

Plusieurs avancées récentes ont démontré que les communautés de microbes influencent la santé humaine. Et il en serait de même quant à leur rôle sur le bien-être des plantes et des écosystèmes. C’est du moins ce que les travaux auxquels j’ai contribué laissent présager. En effet, notre article paru dans la revue Nature en 2017 démontre pour la première fois que la diversité du microbiome des feuilles pourrait jouer un rôle crucial dans la productivité des écosystèmes terrestres.

8 mars 2018
Laureline Lefèvre Raynaud
ACFAS

Mélodie Vachon Boucher illustre de son trait délicat la présence des femmes aux premiers temps du Congrès de l'ACFAS. Dès le premier congrès, deux femmes présentent des communications : Marcelle Gauvreau* et Sœur Marie-Jean-Eude, deux botanistes proches du frère Marie-Victorin. La première étudie les algues du Saint-Laurent (Titre de sa communication : Notes sur quelques Algues marines du bas Saint-Laurent, et sur leur distribution géographique), sujet qui la passionne et qui sera son sujet de maîtrise; la seconde offre une communication intitulée Notes sur la flore de la région de Rawdon, s’attardant sur certaines plantes des collines laurentiennes.

8 mars 2018
Laureline Lefèvre Raynaud
ACFAS

Iris Boudreau illustre l'ancêtre des "activités grand public" du congrès annuel de l'ACFAS : le Programme des Dames. C'est au cours de la planification du deuxième Congrès de l'ACFAS, qui se tient du 7 au 9 octobre 1934 à l’Université Laval, qu'une idée émerge : créer un programme annexe, lié à ce rassemblement majeur de scientifiques, pour permettre aux participants qui le désirent de se retrouver pour discuter ou explorer les lieux culturels entourant l’université où se tient le congrès. Le public étant composé de scientifiques qui viennent écouter et échanger, de passionné.e.s des sciences et des épouses des congressistes, parfois présentes dans le monde de la recherche et parfois non, il est important que cette nouvelle création puisse plaire à toutes et tous. Se constitue alors le premier comité des dames, présidé en 1934 par Mme Adrien Pouliot, épouse d'un des plus anciens membres de l'ACFAS. De ce comité naît le premier Programme des Dames.

14 février 2018
Lynn Hughes,Samuelle Ducrocq-Henry
Université Concordia,Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Pour introduire le dossier, Découvrir a rencontré les deux corédactrices qui se sont entretenues sur le pourquoi et le comment. Une définition de la recherche-création ressort de leurs échanges : une recherche où la création est centrale, et où la réflexion théorique est traversée de concepts puisés à toutes les disciplines...

14 février 2018
Louis-Claude Paquin,Cynthia Noury
Université du Québec à Montréal,Université du Québec à Montréal

Apparue dans la foulée de l’entrée de la pratique artistique aux études supérieures, la recherche-création s’est constituée et taillée une place aux côtés de la recherche qualitative ou postpositiviste pratiquée en sciences humaines et sociales. Cela n’a pas été, bien sûr, sans soulever des questions de légitimité et de valeur. Mais, la recherche-création a graduellement obtenu une certaine reconnaissance de la communauté universitaire et des grands organismes subventionnaires.

13 février 2018
Catherine Courtet
Agence nationale de la recherche, France

Le thème de la création permet de fédérer des travaux sur les périodes anciennes et contemporaines, d’appréhender les cultures occidentales comme celles des autres continents, les invariances comme les singularités ou les innovations. Il permet aussi de renouveler l’approche du patrimoine, envisagé comme création contemporaine d’une autre époque.

12 février 2018
Jason Lewis
Université Concordia

AbTeC développe de nouvelles manières de raconter des histoires pour peupler l'imaginaire de la culture coloniale nord-américaine du 21e siècle avec des Indiens de notre propre création, au service des récits déterminés par nous.

12 février 2018
Joanna Berzowska
Université Concordia

Il y a dix ans, j’ai mis sur pieds XS Labs, un laboratoire de recherche-création spécialisé en innovation dans les textiles électroniques et les vêtements réactifs. Un composant essentiel de mes travaux est l’élaboration de méthodes, de matériaux et de technologies qui favorisent la nouveauté en matière de fibres fonctionnelles composites, d’électronique souple et de fabrication additive.