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432 - Quels enjeux éthiques sur les terrains de la recherche en communication internationale et interculturelle?

Du mercredi 9 au jeudi 10 mai 2018

Ce colloque, conjointement organisé par le Groupe d’études et de recherches axées sur la communication internationale et interculturelle (GERACII) et par la Chaire UNESCO en communication et technologies pour le développement de l’UQAM, portera sur les multiples formes de questionnements éthiques qui marquent spécifiquement la recherche en communication internationale et interculturelle (CII) et il constituera un lieu de rencontre entre chercheurs, étudiants et praticiens qui souhaitent participer à la mise en œuvre et au partage de réflexions autour des enjeux éthiques qui concernent la CII. Les participants présenteront des communications s’inscrivant dans un des trois axes suivants :

Axe 1  Le chercheur et sa recherche : parcours, sujets et choix. Les participants sont conviés à partager leurs réflexions, démarches ou expériences concernant la place du chercheur dans les choix de sa recherche. Les enjeux épistémologiques et méthodologiques seront abordés. Quelles sont les incidences des histoires et parcours personnels des chercheurs sur leurs choix de sujets de recherche, et quels enjeux éthiques cette articulation appelle-t-elle? Comment peut-on définir et conceptualiser une recherche éthique dans la recherche en CII? Existe-t-il des enjeux spécifiques au niveau micro (chercheurs, praticiens)?

Axe 2  La diversité des terrains : populations, objets, méthodes et obstacles. Les participants sont invités à partager leurs démarches et expériences de recherche et à réfléchir aux outils utilisés auprès des individus, des groupes et des communautés. Considérant la pluralité et la complexité des identités ainsi que les appartenances personnelles et sociales des individus, quels sont les défis, les enjeux et les facteurs à prendre en compte dans l’étude et l’intervention auprès de groupes ethnoculturels? Quelles méthodologies « éthiques » peuvent être déployées sur les terrains de l’international et de l’interculturel par les chercheurs en CII? Existe-t-il des obstacles relevant de l’éthique propres aux recherches en CII? Quels enjeux éthiques caractérisent l’étude des groupes et des personnes issus de diverses régions du monde? Quels sont les aspects éthiques de la recherche sur les médias transnationaux?
Axe 3  Les contextes de la recherche : société, gouvernements, coopération et organismes. Les participants à cet axe partageront leurs réflexions, démarches et expériences concernant la recherche en CII en relation avec la société, les gouvernements, la coopération internationale ou les organismes subventionnaires et communautaires. Existe-t-il des enjeux spécifiques au niveau macrosocial (pour la société, les gouvernements, la coopération internationale) ou méso (les organismes subventionnaires, communautaires) dans la recherche en CII? Quels rapports et relations de pouvoir caractérisent les études en CII?

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Colloque
Section 400 - Sciences sociales
Responsables
Farrah Bérubé
UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
UQAM - Université du Québec à Montréal
UQAM - Université du Québec à Montréal
UQAM - Université du Québec à Montréal
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Avant-midi
08 h 30 à 09 h 30
Panel
Jeunes chercheurs en CII : terrains, sujets, méthodes…
Présidence/Animation : Farrah Bérubé (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
Discutant : Christian Agbobli (UQAM - Université du Québec à Montréal), Sklaerenn LE GALLO (UQAM - Université du Québec à Montréal), Caterine Bourassa-Dansereau (UQAM - Université du Québec à Montréal), Farrah Bérubé (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
Participants : Elisabeth Mottard (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Farrah Bérubé (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Vicky Girard (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
Batiment : UQAC
Local : V1-1020
08 h 30
Mot de bienvenue
09 h 45 à 11 h 45
Communications orales
Axe 1 — Le chercheur et sa recherche : parcours, sujets et choix
Présidence/Animation : Farrah Bérubé (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
Batiment : UQAC
Local : V1-1020
09 h 45
Comprendre les légitimités des chercheures à la maîtrise de choisir d’aborder des enjeux de communication internationale et interculturelle de populations marginalisées
Chloé Tremblay-Goyette (UQAM - Université du Québec à Montréal), Lauréanne Rivard (UQAM), Saphia Arhzaf (UQAM)

Les enjeux éthiques en recherche sont vastes et multiples et peuvent paraître intimidants pour des étudiantes de première année de deuxième cycle. Qu’il s’agisse des terrains ou des contextes de recherche, la chercheure est constamment amenée à se repositionner quant aux enjeux de sa recherche et à mettre en doute sa propre légitimité à aborder un sujet particulier.  Ces questions persistent tout au long de leur recherche et peuvent influencer grandement le choix de son sujet. Nous orienterons notre communication sur ce premier axe, la recherche et le choix du sujet par la chercheure afin d’explorer de quelles manières les étudiantes de deuxième cycle, comme chercheures amorçant leurs premières recherches d’envergure, sont emmenées à se positionner sur leurs intérêts de recherche. Nous désirons questionner les démarches éthiques et les outils de communication que les chercheures peuvent mettre en place afin de pallier, du moins en partie, au syndrome de l’imposteur. En effet, ce syndrome  peut particulièrement affecter les femmes dans le monde de la recherche lorsque vient le moment de choisir un sujet, et plus encore lorsqu’il s’agit d’un objet de recherche rejoignant des populations marginalisées.  Si le parcours scolaire au deuxième cycle promeut la conscientisation quant à nos biais de chercheures, il serait intéressant de pousser la réflexion quant aux possibles retombées postérieures à la recherche qui peuvent affecter le choix que fait une chercheure de son objet de recherche. Puisque savoir est pouvoir, le partage de connaissance devient un impératif éthique en recherche.

Résumé
10 h 00
Recherche d’une toubab au sein d’un terrain médiatique sénégalais : entre immersion et nécessaire réflexivité
Aude JIMENEZ (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Les radios communautaires représentent des milieux particulièrement propices aux études qualitatives et herméneutiques, de par leur structure propre, leurs acteurs particuliers et les liens qui se tissent entre eux (Damome, 2006; Howley, 2009). Or peu de recherche concernant ce type de radios nous donnent accès à la parole des acteurs qui y participent, que ce soit ceux qui la produisent ou ceux qui l’écoutent. C’est donc la méthode de recherche qui a été choisie lors de notre terrain de doctorat, durant l’hiver 2016 : des entrevues compréhensives et des observations ont  été effectuées au cœur d’une radio communautaire de Dakar, Manoore FM.

Cette communication porte sur les défis rencontrés lors de ce terrain en tant que chercheure blanche – toubab - francophone dans un pays d’Afrique de l’Ouest. Dans un premier temps, nous allons revenir sur l’approche qualitative choisie et sur le détail des méthodes de collecte de données utilisées. Ensuite nous parlerons des étapes nécessaires à notre ancrage au sein de la radio Manoore FM et finalement, nous présenterons les types de participation que nous avons dû mettre en place pour être acceptée autant du côté des membres que de celui de plusieurs auditeurs de cet « ex-joyau » des radios sénégalaises.

Résumé
10 h 15
Parler pour, parler de. Se positionner en tant que chercheure.
Sklaerenn LE GALLO (UQAM - Université du Québec à Montréal)

La nécessité pour les chercheur.es de s’interroger sur leur positionnement est un enjeu éthique central notamment dans le cadre de recherches impliquant des individus en situation de vulnérabilité (personnes LGBTQ pour cette recherche). La présente proposition s’insère dans le cadre de l’axe 1 du présent colloque : le chercheur.e et sa recherche : parcours, sujet et choix et vise à interroger les pratiques de prise de parole pour et au nom de certaines catégories de personnes. En repartant des réflexions de Linda Alcoff (1991) sur le problème de parler pour et de Sara Ahmed (Ahmed, 2013b, 2013a, 2017) sur les épistémologies queer, nous voulons réfléchir aux rapports de pouvoir opérant dans le discours lors d’une prise de parole d’une personne hétérosexuelle et/ou cisgenre « au nom » des personnes LGBTQ. En ce sens, cette proposition d’ordre épistémologique vise à interroger la théorie du positionnement – standpoint theory (Harding, 2004) – pensée au sein des approches féministes et des études de genre. Cette perspective propose l’idée selon laquelle « les groupes socialement avantagés feraient preuve d’un déficit de réflexivité inhérent à leur position, qui se traduirait par une incapacité à interroger de manière systématique les effets de cette position sur la connaissance qu’ils produisent (Harding, 1992 : 56) » (Cervulle et al., 2016, p. 13).

Résumé
10 h 30
Faire parler ou laisser parler le différent : Ventriloquisation, dialogue et métalogue dans l’éthique de la recherche en communication interculturelle et internationale.
Jo Katambwe (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

L’éthique de la recherche en communication interculturelle et en communication internationale mobilise parmi d’autres préoccupations la question de l’Autre ou de la différence. Plus précisément, cela implique de savoir comment engager cet Autre dans la recherche de façon à respecter et à permettre l’expression et la prise en compte de cette différence. Interagir de manière éthique avec l’Autre culturellement ou nationalement différent implique de nombreuses normes (protection des sujets, respect culturel, évitement de la domination/exploitation pour ne nommer que celles-là) et écueils éthiques que la recherche a tenté de gérer de manière compartimentée. Cette manière implique que les critères éthiques d’engagement avec l’Autre peuvent différer d’une approche ou d’un cadre théorique à un autre. Mais ceci sous-entend également, et cette fois de manière rédhibitoire, que l’Autre peut se contenter ou se satisfaire de se voir appliquer, au choix, une norme en faisant son deuil du respect des autres normes toutes aussi importantes. Notre contribution voudrait suggérer ici une approche différente plus globale qui ne sacrifie pas une norme du vivre-ensemble au détriment de l’autre. Cette approche globale implique une démarche de recherche appropriée qui consiste à faire parler et laisser se parler des personnes et des textes dans une attitude éthique.

Résumé
10 h 45
Période de questions
Dîner
11 h 45 à 13 h 15
Dîner
Repas libre
Batiment : UQAC
Local : Dîner libre
Après-midi
13 h 15 à 15 h 15
Communications orales
Axe 2 — La diversité des terrains : populations, objets, méthodes et obstacles
Présidence/Animation : Caterine Bourassa-Dansereau (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : UQAC
Local : V1-1020
13 h 15
Medlang – MOOC construit dans un projet européen et ses défis d’éthique professionnelle
Claudia Elena Dinu (Universite de Médecine et Pharmacie Iasi), Cristina Colibaba Anca (Université de Médecine et Pharmacie de Iasi, Roumanie)

Notre communication présente le projet MedLang (2015-2017) qui a créé des ressources éducationnelles digitales dans le domaine de la médecine palliative, couplées avec des cours de langue médicale. L’approche a eu en vue un apprentissage par compétences, autant pour la partie médicale que pour celle linguistique, apprentissage soutenu par des supports (écrits et vidéo) publiés et accessibles en ligne. Le côté interdisciplinaire est multiplié par la dimension internationale de l’équipe du projet (partenaires de la Roumanie - coordonnateur, de l’Italie, de la Belgique et de l’Espagne). Les plus importants objectifs ont été la création d’un Guide opérationnel avec vingt protocoles en médecine palliative  et de vingt Unités de communication médicale, niveau B1-B2. La réalisation de ces produits a supposé le déroulement de quatre recherches nationales quant aux procédures et aux pratiques dans les domaines respectifs. Cela a eu comme résultat une mise en commun de plusieurs données interculturelles et des défis éthiques y impliqués. Les cours de langue ont dû assumer ces défis de façon implicite dans les fiches d’exercices, de vocabulaire et de grammaire et de façon explicite dans les fiches interculturelles.

Résumé
13 h 30
Impact du style de communication des femmes africaines dans une communication supérieure – subordonnée : une analyse par la méthode des incidents critiques.
Salem Marie Marthe Bahoya (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

Notre travail de recherche s’intéressé à la communication interculturelle dans les organisations publiques/privées, commerciales et même communautaires dans la ville de Trois-Rivières. Plus précisément, nous avons porté notre attention à la population immigrante africaine dont nous faisons partie. Son intégration et son épanouissement dans ce nouvel environnement passent par un contact interactionnel public ou privé avec les membres de la culture d’accueil. Dans notre approche, nous avons choisi comme objet les rencontres interpersonnelles. Nous nous sommes attelés à éclairer et à comprendre les processus à l’œuvre dans la rencontre interculturelle : ce qui se passe dans les faits. Étant donné que notre problématique porte sur la communication en entreprise et que notre projet de recherche soit axé sur l’interaction co-culturelle, nous nous sommes centrés sur le style de communication des femmes de culture africaine dans la communication des organisations, et ce en fonction du poste qu’elles occupent (leader versus subalterne). Par la suite, nous avons cherché à savoir comment la différence dans le style de communication influence le dynamisme de ces femmes. Pour y parvenir, nous avons privilégié l’approche méthodologique des incidents critiques de Flanagan (1954) en conformité avec laquelle nous avons effectué des entrevues semi-dirigées avec huit femmes africaines.

Résumé
13 h 45
La réflexivité en communication : Entre une légitimité théorique et une légitimité intellectuelle
Houda Bachisse (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Au lendemain de certains événements comme le « printemps arabe » en 2010, « Occupy Wall Street » aux États-Unis en 2011, « le Printemps érable » au Québec en 2012, « Nuit debout en France » en 2016, se sont succédé plusieurs de recherches en communication au sein de la communauté scientifique au niveau national et international mettant en avant le rôle propulseur qu’ont pu jouer les médias sociaux dans les dynamiques de contestation citoyenne et de mobilisation populaire.
Cet « emballement scientifique » des chercheurs, parfois sous la pression de l’immédiat, pour théoriser ces événements, commentés usuellement par les journalistes, interroge à juste titre certaines balises éthiques, notamment dans la recherche en communication internationale et pose la question du positionnement et du rôle du chercheur dans l’espace social et dans l’espace académique.
Sachant que l’espace social devient non seulement le lieu de leur observation et d’action, mais également celui de leur réflexion sur l’action, il demeure important de s’arrêter sur cette double identité des chercheurs à la fois scientifiques et observateurs de la société. Face à la nécessité de concilier ces deux natures, certaines questions nous interpellent : Sous quelles aptitudes les chercheurs en communication doivent-ils envisager leur propre activité ? Sous quelle légitimité peuvent-ils intervenir quand ils doivent commenter un événement d’actualité ? 

Résumé
14 h 00
L’étude des métropolitains dans les outremers français : quels enjeux ?
OLIVIER PULVAR (Université des Antilles)

Au sein d’un programme de recherche développé par notre laboratoire (2010-2014), nous avons pris part à un travail d’identification de logiques sociales de mobilité des métropolitains[1] dans les outremers français. L’étude était centrée sur cette population prise dans son processus de circulation, depuis le projet migratoire en passant par les médiations de proximités et de distances, jusqu’au retour en métropole et/ou à un ancrage territorial outremer. L’analyse se fonde sur les données empiriques d’une enquête par entretien (une centaine) menée essentiellement à la Martinique.

Ce terrain des outremers français ne cesse de questionner l’observation des populations, la construction des objets, ou encore la mise en œuvre de méthodes, tant du point de vue des limites des approches originales qu’il propose que de celui des obstacles auxquels se heurtent les démarches académiques classiques.

Au plan des concepts et des théories, la réflexion se penche sur le rôle d’une politique migratoire de la France dans les parcours et expériences migratoires des métropolitains vers les territoires français d’outre-mer. Au plan épistémologique, elle met en lumière l’absence de données officielles accessibles aux chercheurs pour étudier scientifiquement ce groupe ethnoculturel. Au plan de la méthodologie, elle invite à réfléchir aux méthodes et outils d’investigation utilisés auprès de ce groupe.

Résumé
14 h 15
Période de questions
15 h 30 à 17 h 00
Communications orales
Axe 3 — Les contextes de la recherche : société, gouvernements, coopération et organismes
Présidence/Animation : Sklaerenn LE GALLO (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : UQAC
Local : V1-1020
15 h 30
Les enjeux éthiques de l’intégration à l’emploi : la vision des professionnels de la santé et des services sociaux immigrants.
Catherine Montgomery (UQAM - Université du Québec à Montréal), Émilie Tremblay (UQAM), Valérie Navert (UQAM), Alexia Pilon (UQAM)

Parmi les nouvelles formes de mobilité à l’échelle internationale, on note un nombre élevé
de professionnels de la santé et des services sociaux qui migrent pour améliorer leurs
perspectives en emploi. Cette mobilité est possible en raison d’une pénurie de maind’oeuvre
dans le secteur de la santé à travers le monde, laquelle est estimée à un manque
d’effectifs de 4,3 millions (OCDE, 2010). À cet égard, le Québec ne fait pas bande à part,
puisque selon le Ministère de la Santé et des Services sociaux, il faudrait assurer la relève
dans ce secteur (Beaugrand-Martin, 2014). Les professionnels de la santé immigrants sont
pour la plupart hautement scolarisés, possèdent généralement une expérience de travail
pertinente et visent un secteur en demande. Bien que ces éléments soient reconnus comme
favorables, l’insertion des professionnels migrants dans leur domaine de travail ne se fait
pas aisément. Au Canada, seulement 24% des professionnels migrants visant l’insertion
dans une profession règlementée, tous domaines confondus, ont réussi à travailler dans leur
domaine respectif, phénomène caractérisé de ‘brain waste’. Cette situation pose des
questions éthiques importantes, telles les obstacles rencontrés par ces professionnels dans
le processus d’insertion, les barrières systémiques existantes dans les établissements de
santé et les enjeux d’une société qui limite les chances. 

Résumé
15 h 45
Acteurs non étatiques en diplomatie publique : enjeux éthiques de la recherche.
Madeleine Goubau (UQAM - Université du Québec à Montréal)

En plus de son pouvoir militaire et économique, le statut d’un pays sur l’échiquier
mondial dépend de son soft power (Nye, 2011), en d’autres mots : de sa capacité
à conquérir les coeurs et les esprits. Plutôt que les relations diplomatiques
traditionnelles, de diplomate à diplomate, c’est la diplomatie publique, de
gouvernement à populations étrangères, qui apparaît comme l’outil principal de
ce soft power (Melissen, 2005 ; Cull, 2009). Le terme diplomatie publique peut être
défini comme « the transparent means by which a sovereign country
communicates with publics in other countries aimed at informing and influencing
audiences overseas for the purpose of promoting the national interest and
advancing its foreign policy goals. » (USC Center on Public Diplomacy, s.d.)
Alors que cette diplomatie publique était autrefois considérée comme une
initiative exclusivement gouvernementale, de plus en plus d’auteurs soulignent le
rôle grandissant d’acteurs non étatiques dans la pratique, notamment des ONG
et des entreprises privées (Gilboa, 2008 ; Hocking, 2005 ; La porte, 2012 ; Melissen,
2011, White, 2015). Celles-ci peuvent collaborer aux opérations de diplomatie
publique de l’État, ou encore mener leur propre diplomatie publique afin de
défendre leurs intérêts sur la scène internationale. 
 

Résumé
16 h 00
Attentats terroristes: de la médiations au PIB variable
Akoissy clarisse Léocadie THOAT (Université Félix Houphouët Boigny)

Depuis le 11 septembre 2001, Les attentats terroristes sont devenus des éléments majeurs de la politique nationale et internationale. Les médias et les hommes politiques sont attendus par les citoyens d’être informer convenablement sur la situation aussi du témoignage de la solidarité envers les victimes. L’on a encore à l’esprit,  l’image de certains hommes politiques africains qui se sont empressé d’exprimer  leur compassion soit en présentant leur condoléances soit  en participant à des marches lors de l'attentat contre Charlie Hebdo, en France en janvier 2015. Alors que c'est un silence assourdissant qui règne quand les attentats sont perpétrés en Afrique ou au moyen orient.  En journalisme, on explique ce « deux poids deux mesures », par la distance géographique et «affective» à un évènement : plus un attentat est loin, moins il est couvert. Mais le contrôle des grands médias internationaux par l'Occident, la France avec France 24, et les Etats-Unis avec CNN qui couvrent ces événements, au point de l’internationaliser. Ces médias sont le fait de pays riches qui déploient des moyens colossaux pour répandre les informations partout dans le monde. Un facteur décisif expliquant la médiatisation et la compassion sélective des attentats terroristes perpétrés dans les pays en voie de développement est le PIB de ces pays. Dans ce cas de figure, les pays pauvres intéressent moins que les pays riches.

Résumé
16 h 15
Période de questions
Afficher tous les résumés
Avant-midi
08 h 30 à 10 h 00
Communications orales
Axe 1 — Le chercheur et sa recherche : parcours, sujets et choix
Présidence/Animation : Catherine Montgomery (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : UQAC
Local : V1-1020
08 h 30
Quand le parcours personnel module la recherche : enjeux éthiques et défis méthodologiques.
Alhassania Khouiyi (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

Dans l’étude du cadrage, nous nous penchons sur la manière dont les sujets sont amenés, le choix des mots, des expressions, des images ou métaphores afin d’induire une compréhension particulière d’un événement ou sujet. À quelque pas de cette vision, il en va ainsi pour le choix des sujets de recherche où le chercheur se réfère à ses schémas cognitifs individuels dans la détermination et le choix du sujet de recherche.
Si le cadre constitue la délimitation sociologique ou psychologique à l’intérieur de laquelle l’interprétation d’un événement est possible, les expériences du chercheur constituent le cadre à l’intérieur duquel il est possible d’entrevoir une problématique communicationnelle susceptible de faire un objet de recherche. Cette sensibilité au vécu n’est pas sans danger, car elle peut entrainer le chercheur dans une perspective purement subjective pouvant biaiser la recherche. C’est dans ce contexte que les principes d’éthiques représentent les béquilles qui permettent au chercheur de garder une objectivité du regard sans perdre son authenticité.
Dans la présente communication qui s’inscrit dans l’axe le chercheur.e et sa recherche: parcours, sujets et choix, nous faisons part de notre recherche dans laquelle l’expérience professionnelle en santé, les constats en milieux hospitaliers et le bagage en biologie ont modelé notre vision de la communication en période d’épidémie et on ainsi orienté notre choix de sujet. 

Résumé
08 h 45
La place du.de la chercheur.e dans le cadre des enjeux écologiques en contexte international : Attentes et Réalité en recherche
Arnaud Francioni (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Lorsque le.la chercheur.e s’engage dans la recherche, c’est bien souvent avec une certaine ambition. Remplie de bonnes intentions, il.elle se lance dans un travail de réflexion complexe sur un sujet qui le.la passionne. L’intérêt de recherche s’accompagne bien souvent d’une volonté d’apporter un point de vue qui viendra enrichir la réflexion sur le sujet choisi. Dans ce cadre, les aspects entourant les enjeux environnementaux sont nombreux et les opinions qui forgent ce thème sont empreintes d’un positionnement souvent très fort. L’internationalisation du débat vient également démultiplier les sources de dissentions possibles qui s’expriment autour d’une problématique venant mobiliser un grand nombre d’acteurs tel que les gouvernements, les associations ou les entreprises. Le défi du.de la chercheur.e en communication internationale et interculturelle est de prendre une certaine distance par rapport à ses propres présupposés, notamment en ce qui concerne la problématique environnementale. Il.Elle doit se questionner sur la place des diverses opinions en rapport avec son parcours personnel et les opinions qu’il.elle s’est forgé.e avant la recherche et celles qui viennent remettre en question celle-ci. 

Résumé
09 h 00
Être chercheure féministe blanche en communication interculturelle : positionnement, enjeux éthiques et démarche épistémologique
Mylene de Repentigny-Corbeil (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Dans le cadre d’une recherche en communication interculturelle, la lutte contre les inégalités de genre et l’inclusion des autres formes d’oppressions (origine ethnoculturelle, statut économique, statut migratoire…) peut s’avérer sous-jacente à la réflexion et l’écriture, et permet d’analyser, d’étudier et de rendre visibles les réalités et vécus de personnes qui, trop souvent, sont laissées pour compte ostracisées et mises sous silence. Cependant, plusieurs questionnements transversaux se dessinent lors d’une recherche concernant des communautés auxquelles le ou la chercheur.e n’appartient pas : comment articuler sa recherche sans s’approprier des discours et renforcer les positions de privilège ? Est-ce que des intentions honorables, une ouverture aux différences et une reconnaissance intrinsèque des parcours et vécus divers sont suffisantes ? Est-ce que l’utilisation d’une démarche « bottom-up », basée sur des entrevues semi-dirigées, est suffisante ? Est-il nécessaire d’expérimenter ces inégalités pour pouvoir les étudier, les critiquer ? Est-ce que l’homoethnicité dans la recherche est nécessaire ? Cette communication portera sur la position du ou de la chercheur.e « blanc.he » en communication interculturelle et des incidences sur sa démarche épistémologique et méthodologique, notamment dans le cadre d’une recherche terrain et d’entrevues semi-dirigées. 

Résumé
09 h 15
Période de questions
10 h 15 à 11 h 45
Communications orales
Axe 2 — La diversité des terrains : populations, objets, méthodes et obstacles
Présidence/Animation : Caterine Bourassa-Dansereau (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : UQAC
Local : V1-1020
10 h 15
Récit de vie et méthodologie féministe : penser le rôle de la jeune chercheure en interaction avec des femmes immigrantes aux divers parcours et origines
Émie Valiquette (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Quels sont les enjeux de la recherche lorsque l’on est une jeune femme blanche née au Québec, étudiante à la maitrise et que l’on veut explorer les expériences de femmes qui ont vécu l’immigration, dont les histoires sont parfois bouleversantes, impressionnantes, et surtout complètement différentes de la sienne? Quelles sont les conséquences de la proximité de genre, de l’hétéroethnicité et des différences de statut qu’entretiennent la chercheure et les participantes à sa recherche sur la collecte de données?

 

Lors de cette communication, nous souhaitons partager notre réflexion sur le choix de notre
méthode de collecte de données, sur sa mise en pratique et sur ses effets relatifs à la production scientifique de savoir. La présentation a pour fondement l’expérience de recherche de mémoire portant sur les perceptions de femmes immigrantes sur leur  intégration sociale dans une région éloignée du Québec. Nous exposerons les stratégies de recherche empruntées aux approches biographiques et féministes et les mettrons en liens avec les principes de la recherche qualitative interculturelle, qui ne peut se déployer « qu'en surmontant certains obstacles tels que la domination du chercheur sur les acteurs de la recherche par la langue utilisée, par les statuts inégaux, par les savoirs inégalement reconnus, etc. » (Vatz-Laaroussi, 2007, p.2). 

Résumé
10 h 30
Entretiens de recherches auprès des nouveaux arrivants : questionnements éthiques et obstacles liées au langage.
Stacey CACEUS (UQAM - Université du Québec à Montréal), Marianne Théberge-Guyon (UQAM)

Le langage est à la fois formé de dimensions argumentative, rhétorique, dialectique, et
herméneutique, interreliées et interdépendantes1. Dans le cadre de cette communication,
c’est toutefois à la question du sens que nous nous intéresserons, à travers la dimension
herméneutique du langage. Dans le cadre de recherches en communication interculturelle,
et plus précisément dans le contexte spécifique de l’entretien de recherche auprès de
nouveaux arrivants, plusieurs barrières se dressent entre le sens institué par le locuteur, et
la signification qu’en forge le destinataire. Qui plus est, à partir du moment où la question
appelle réponse, une double exigence se crée puisqu’il revient à l’émetteur de la question,
ici le chercheur, de faire sienne la réponse de l’interviewé2. En ce qui concerne l’entretien
auprès d’immigrants, s’il revient au chercheur de s’assurer, aux fins de sa recherche, de la
compréhension de l’interviewé, tant de l’objectif de la recherche, de la grille d’entretien
que des notions liées à l’éthique de l’étude (risques encourus par le participant, retombées
potentielles du projet, etc.) et de sa propre compréhension des propos tenus par le
répondant, celui-ci doit prendre acte du contexte d’interculturalité particulier au sein
duquel se situe l’entretien. 

Résumé
10 h 45
Rôle et influence du travailleur social dans un groupe de familles réfugiées : enjeux, défis et nouvelles perspectives.
Annik La Salle (UQAM - Université du Québec à Montréal)

La prise en compte de la culture de l’autre dans l’accompagnement des personnes réfugiées représente un défi pour les travailleurs sociaux. Différents obstacles dont la langue et la complexité de l’expérience migratoire limitent l’accès à la réalité de l’autre. Au Québec, la politique culturelle (1992) mentionne que la culture s’exprime dans l’art. Cette idée fut le point de départ pour la mise en œuvre d’un projet de stage qui souhaitait offrir un espace de soutien et d’insertion à des personnes réfugiées allophones. Le projet s’est déroulé au CISSS de Laval sur une période de huit mois durant lesquels onze rencontres de groupe ont été réalisées avec des familles originaires du Moyen-Orient. Durant les rencontres, l’usage des arts plastiques et de la métaphore fut privilégié. Dans une posture d’observateur participant et avec l’aide d’informateurs clefs,  différentes données furent recueillies.  

Un des objectifs de ce projet de stage visait à améliorer la sensibilité culturelle de l’intervenant (Green, 1998). À partir de cette expérience, il est possible de réfléchir à l’influence des caractéristiques personnelles du travailleur social ou du chercheur dans ses interactions avec un groupe ethnoculturel. Afin d’éviter certains biais, le recours aux informateurs clefs peut s’avérer essentiel mais peut néanmoins rendre l’expérience déstabilisante. 

Résumé
11 h 00
Période de questions
Dîner
11 h 45 à 12 h 45
Dîner
Repas libre
Batiment : UQAC
Local : Dîner libre
Après-midi
12 h 45 à 14 h 45
Communications orales
Axe 2 — La diversité des terrains : populations, objets, méthodes et obstacles
Présidence/Animation : Farrah Bérubé (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
Batiment : UQAC
Local : V1-1020
12 h 45
Enjeux éthiques et méthodologiques de la recherche en communication interculturelle: étude de cas sur les pratiques et représentations de la sexualité
Caterine Bourassa-Dansereau (UQAM - Université du Québec à Montréal), Mylène de Repentigny-Corbeil (UQAM)

Les identités des jeunes, notamment ceux et celles issu.e.s de l’immigration, sont largement définies par leurs relations interpersonnelles qui tissent la trame de leur quotidien et déterminées selon les interactions avec les membres de leurs différents groupes d’appartenance. Nous abordons ces identités plurielles et intersectionnelles dans le cadre d’un projet de recherche portant sur l’identité sexuelle des jeunes de deuxième génération d’immigration à Montréal agé.e.s entre 18 et 25 ans. Cette recherche comporte plusieurs défis et enjeux – liés, notamment, aux composantes sociales, religieuses et sexuelles de leurs identités – nécessitant une démarche épistémologique et méthodologique ancrée et située. À cette fin, une méthodologie en trois temps a été établie : la mise sur pied de groupes de discussion non-mixtes, la création d’un blogue privé et la tenue d’entretiens individuels. Ces méthodes complémentaires visent à favoriser les mouvements itératifs afin d’aborder la complexité des notions étudiées. En effet, notre étude portant sur les pratiques et représentations des jeunes en matière de sexualité au sein de leurs appartenances sociales et religieuses, aborde divers processus de négociation identitaire. Ainsi, plusieurs défis, enjeux et facteurs ont été pris en compte, tant au niveau éthique que méthodologique, afin d’aborder des sujets sensibles et parfois tabous. 

Résumé
13 h 00
La participation-observante: réflexion méthodologique et éthique en contexte interculturel
Cheolki Yoon (UQAM - Université du Québec à Montréal), Mylène Fauvel (UQAM)

Dans les recherches abordant la question des communications interculturelles et internationales, l’approche qualitative est souvent privilégiée, notamment puisqu’elle permet d’explorer en profondeur l’altérité et les dynamiques qui y sont associées (Rico de Sotelo et Serpereau, 2011). Or, malgré l’intérêt des approches qualitatives participatives telles que la recherche-action, la recherche partenariale ou encore la participation-observante, encore peu d’étudiants-es y ont recours (Ibid.). C’est face à ce constat que nous proposons d’interroger les avantages et défis que posent les approches participatives dans le cadre de terrain de recherche en contexte interculturel. Pour ce faire, nous présenterons les réflexions issues de nos deux recherches doctorales qui mettent de l’avant la participation-observante, soit l’une effectuée au sein du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants de Montréal et l’autre auprès des acteurs et actrices impliquées dans les campagnes pour la hausse du salaire minimum à 15$ l’heure au Québec.

Dans un premier temps, nous exposerons les raisons qui nous ont motivés à centrer notre méthodologie sur une approche participative, démontrant ainsi les avantages de la participation-observante et les contraintes des réalités terrain qui ont contribué à ce choix.

Résumé
13 h 15
Enquêter à l’air du numérique : entre difficultés et contraintes
Myriem NARJIS (Unviersité Hassan II de Casablanca-Maroc)

Le terrain virtuel reste un espace social avec toutes les composantes du tissu social ordinaire. Sauf que les représentations liées à cet espace se trouvent différentes de celui du réel, les attentes des usagers aussi. De ce fait, l’expérience de l’enquêteur lorsqu’il enquête dans un monde virtuel se trouvera différente comparée à une recherche opérée dans le monde réel.

Ce nouveau terrain d’enquête qu’est le numérique apporte plusieurs facilités à l’enquêteur étant donné que ce dernier n’est pas contraint à se déplacer pour accéder à son terrain ni à prendre rendez-vous à l’avance de ses enquêtés une fois il dispose de leur approbation sauf qu’il fait face à plusieurs autres contraintes comme la réticence des enquêtés à vouloir coopérer, l’inaccessibilité ou la difficulté d’accès à certains « groupes fermés » ou « groupes secrets », le problème éthique des données privées/publiques des utilisateurs ou encore la contrainte d’être essentiellement présent lors d’une période ou d’une heure précise dans laquelle se fructifie l’échange entre les usagers enquêtés. L’ensemble de ces éléments doit pousser le chercheur à bien penser la faisabilité de son étude avant de commencer son terrain et une fois au terrain, le chercheur est amené à développer des stratégies pour surmonter ces contraintes.

 

Résumé
13 h 30
Utilisation d'internet par les immigrants au Canada : quelques considérations éthiques et méthodologiques
Christian Agbobli (UQAM - Université du Québec à Montréal)

En 2016-2017, nous avons mené une recherche sur l’utilisation d’Internet par les immigrants au Canada. Cette recherche a voulu combler une lacune dans la littérature scientifique portant sur ce sujet. Financée par l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI), cette recherche a permis de dresser le portrait de l’usage d’Internet que faisaient certains immigrants de quatre provinces canadiennes (Alberta, Colombie-Britannique, Ontario et Québec). Outre les résultats quantitatifs et qualitatifs qui seront présentés, nous nous pencherons sur les défis éthiques et méthodologiques inhérents à une telle recherche.

En effet, comme cette recherche est pancanadienne, il a fallu entrer en contact avec des organisations d’autres provinces du pays et effectuer les entrevues et administrer les questionnaires aux répondants, le tout dans les deux langues officielles du Canada. Nous avons donc fait face à plusieurs défis que nous souhaitons partager.

Résumé
13 h 45
Période de questions
15 h 00 à 17 h 00
Communications orales
Axe 3 — Les contextes de la recherche : société, gouvernements, coopération et organismes
Présidence/Animation : Christian Agbobli (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : UQAC
Local : V1-1020
15 h 00
Analyse communicationnelle des politiques de développement en Équateur : le cas de l'initiative Yasuni-ITT
Valérie Paquet (UQAM - Université du Québec à Montréal)

L’initiative Yasuni-ITT a été présentée en 2007 aux Nations Unies par l’ancien président
équatorien Rafael Correa. Cette initiative propose un projet de coresponsabilité entre l’Équateur
et la communauté internationale. Elle s’inscrit comme un acte de solidarité dans la lutte aux
changements climatiques en permettant au gouvernement équatorien de recevoir une
compensation financière afin de ne pas exploiter le pétrole qui se trouve dans trois zones
possibles de forage (Ishpingo, Tambococha et Tiputini) du parc naturel Yasuni. Malgré le
caractère innovant de cette initiative, Correa a annoncé le 15 août 2013 la fin du projet.
Intéressée par les initiatives participant à une économie post-pétrolière ainsi qu’aux pratiques et
aux discours s’inscrivant dans les logiques d’alternatives au développement, le cas de l’Équateur
permet de s’interroger sur les stratégies qui s’articulent autour des enjeux économiques,
politiques et environnementaux dans les dispositifs communicationnels. La proposition de
l’initiative Yasuni-ITT se voulant tout à fait novatrice puisqu’elle prônait une position passive, en
contradiction avec le concept de croissance infinie, permettait de croire à une possibilité de
transformation sociale. Comment pouvons-nous comprendre l’échec de cette proposition ?
Comment les pratiques actuelles du gouvernement poursuivent les objectifs proposés par
l’initiative Yasuni-ITT dans les politiques de développement du pays ?

Résumé
15 h 15
Une image fait un mémoire
Halima Bouhtala (UQAM - Université du Québec à Montréal)

L’invention du satellite dans les années 60 a déclenché la diffusion internationale des
images. Cette diffusion même si elle a crée des tensions entre les pays d’Est et de l’Ouest (T.
Mattelart, 1997), elle a pu se développer avec l’évolution des chaînes de télévision dans les
années 80 et 90. Aujourd’hui, l’image est une composante indispensable pour la production
médiatique en particulier avec le développement du numérique. Cependant, nous constatons que
certaines images créent plus de succès par rapport aux autres. Elles sont diffusées par plusieurs
médias partout dans le monde. Tel est le cas de la photo d’Aylan Kudi, l’enfant syrien qui a perdu
la vie sur une plage turque. Á partir de cet exemple, cette présentation orale vise à identifier les
facteurs qui encouragent la diffusion internationale de ces images toute en tenant en compte les
rapports de force qui existent entre les acteurs médiatiques. Pour réaliser ce travail, nous avons
combiné deux méthodes de recherche : l’analyse sémiotique et l’analyse du discours. Nous
estimons que ce sujet permettra d’enrichir le débat autour du thème : chercheurs, parcours, sujet
et choix dans le domaine de la communication internationale.

Résumé
15 h 30
L’interculturel et le monde communautaire : quelques spécificités de la recherche en relations interculturelles dans le monde communautaire
Jorge Frozzini (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

Nous savons que la recherche doit s’adapter selon les contextes particuliers. De plus, la
recherche en relations interculturelles et dans une optique interculturelle doit prendre
en considération plusieurs échelles d’analyse afin d’avoir une vision plus fine des
situations et plus particulièrement avoir accès au terrain choisi pour l’étude. Dans cette
présentation, nous allons réfléchir sur certaines expériences (étalée sur plusieurs
années) et réalités vécues pendant la recherche auprès des organismes
communautaires dans la région de Montréal et dans la région du Saguenay-Lac-Saint-
Jean (SLSJ). Quelles sont les particularités du monde communautaires en ce qui
concerna la recherche universitaire ? Quelles sont les différences et les similitudes entre
les organismes communautaires basés à Montréal et ceux au SLSJ ? La place des
relations de pouvoir entre les chercheurs et les intervenants communautaires ? La
culture au sein de divers groupes communautaires ? Quelles sont les difficultés afin
d’avoir accès au terrain/individus ? Ces quelques questions permettront de soulever
plusieurs éléments éthiques et structurels liés à la recherche auprès de ce type
d’organismes, dont le positionnement du chercheur dans sa démarche auprès des
organismes communautaires qui ont leurs propres contextes de diversité culturelle.

Résumé
15 h 45
Imaginer l'étude de la communication au niveau international au delà des séquelles impérialistes!
René-Jean Ravault (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Quelle conception de l'être humain communiquant peut on développer au delà des cultures, des religions, des genres, des
communautés ethniques, des langues nationales, etc. Peut-on promouvoir une vision de l'être humain et de ses façons de communiquer au delà des langues et de leurs grammaires, au delà des religions et de toutes les 'narrations ou histoires' que les être humains se racontent et imposent à leurs semblables depuis que leurs propos sont enregistrés et répétés?

Résumé
16 h 00
Période de questions
Soir
17 h 00 à 19 h 00
Cocktail
Clôture et réseautage
Batiment : UQAC
Local : À l'extérieur
17 h 00
Mot de clôture