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Informations générales

Événement : 86e Congrès de l'Acfas

Type : Colloque

Section : Section 400 - Sciences sociales

Description :

Ce colloque s’articule autour de la dimension territoriale et de ses effets sur les vécus et les trajectoires de vie des jeunes.

Bien qu’elles puissent être conceptualisées de diverses manières, les notions d’espace et de territoire s’avèrent être des éléments fondamentaux influençant les expériences et les trajectoires individuelles et collectives des jeunes. Par conséquent, tant la recherche que les politiques publiques et l’intervention sociale doivent tenir compte de la perspective territoriale. Celle-ci nous informe de manière précise sur les populations, ainsi que sur les dynamiques territoriales dans lesquelles elles sont engagées.

Or, mis à part certaines études très spécialisées telles que les neighbourhood effects studies ou, dans le cas du Québec, l’enquête menée par le Groupe de recherche sur la migration des jeunes dans les années 1990, l’enjeu territorial n’est pas toujours problématisé et analysé en profondeur. Par conséquent, ce colloque vise à faire le point sur les rapports entre le territoire et les vécus et trajectoires des jeunes.

Ce colloque sera donc l’occasion de rassembler des contributions d’ordre divers : théorique, épistémologique, méthodologique, études de cas, etc., en lien avec la notion de territoire et ses relations avec les vécus et les parcours des jeunes. Ces contributions aborderont des éléments liés à l’analyse des mécanismes sociospatiaux par lesquels les territoires peuvent façonner les expériences et les parcours des jeunes (et réciproquement) dans différentes sphères de la vie (éducation et trajectoires scolaires, emploi et carrière, milieux de vie et trajectoire résidentielle, etc.) et de manière plus générale avoir une influence sur le parcours des jeunes dans une perspective de développement humain global.

Les travaux empiriques présentés concerneront différents types de territoires : urbains, ruraux, périurbains, etc.

Remerciements :

Un remerciement particulier à Stéphanie Atkin, assistante à la direction de l’Observatoire Jeunes et Société, pour son excellent travail de coordination et logistique.

Date :
Responsables :

Programme


Communications orales

Conférence d’ouverture

Salle : P1-4115 — Bâtiment : UQAC
  • Communication orale
    La dyade jeunes et territoires: un fait social incontournable
    Madeleine Gauthier (INRS - Institut national de la recherche scientifique)

    La jeunesse est probablement la période du cycle de vie où s’exprime avec le plus d’intensité le rapport au territoire. Chacune des grandes transitions qui marquent le passage à l’âge adulte y fait référence. Ainsi, il est possible de postuler que le territoire contribue à la formation de l’identité par la place déterminante qu’occupent le lieu de naissance et les lieux d’habitation dans la représentation de l’espace, dans la socialisation à travers le paysage, la culture et les institutions et dans le développement du sentiment d’appartenance. Inversement, les choix effectués au moment des transitions – décohabitation, migrations, insertion professionnelle, formation du couple et de la famille – participent à la reconfiguration des lieux et de leurs institutions. Giddens faisait ainsi remarquer que dans la société contemporaine, « [l]e site n’est plus seulement structuré par ce qui est présent sur scène; la "forme visible" de la scène dissimule les relations à distance qui déterminent sa nature » (La constitution de la société, 1994 : 27). Des théories, une foule de concepts et de données rendent ainsi compte de cette dialectique et de ses effets. L’enquête du Groupe de recherche sur la migration des jeunes en a permis l’exploration. Il s’agit là d’un patrimoine scientifique qui peut encore être inspirant et qui servira d’illustration à la thèse sous-jacente à cette communication.


Communications orales

La dimension territoriale des parcours des jeunes

Salle : P1-4115 — Bâtiment : UQAC
  • Communication orale
    Influence du rapport au territoire sur les expériences de vie des jeunes
    Serge Côté (UQAR - Université du Québec à Rimouski)

    Le Groupe de recherche sur la migration des jeunes (GRMJ), dont je suis membre, a mené deux grands sondages panquébécois dans lesquels plusieurs aspects de la mobilité des jeunes ont été documentés. Les deux portraits dressés en 1999 et 2004 ont perdu, avec le passage du temps, de leur capacité à décrire adéquatement la situation actuelle. Néanmoins, certains résultats peuvent encore servir à illustrer comment l’ancrage territorial des jeunes peut moduler leur expérience de vie et façonner leurs représentations et leurs comportements. En examinant certains contrastes mis en évidence dans ces deux sondages et dans d’autres travaux auxquels j’ai été associé, il sera possible de dégager quelques enjeux de nature territoriale inhérents aux déplacements des jeunes. Ces contrastes ressortent de comparaisons diverses fondées sur les territoires d’origine (périnordiques / intermédiaires / métropolitains), sur une typologie de la mobilité (immobiles / migrants sortants / migrants de retour), sur l’installation en région périnordique (natifs de retour / entrants d’une autre région) ou sur l’installation de jeunes périphériques en région métropolitaine (Brésil / Québec).

  • Communication orale
    Les facteurs territoriaux de persévérance et de réussite scolaires au Québec
    Michaël Gaudreault (ÉCOBES - Groupe d’Étude des Conditions de vie et des Besoins de la population), Jean-Guillaume Simard (ÉCOBES - Cégep de Jonquière)

    La prégnance des disparités spatiales de persévérance et de réussite scolaires laisse présager l’influence de réels facteurs territoriaux sur les parcours scolaires des jeunes. Pour appréhender de tels facteurs, des analyses multivariées ont été menées sur 101 municipalités régionales de comté (MRC) du Québec. En tout, 172 variables associées à cinq composantes du territoire (démographie et familles, diversité ethnoculturelle, marché de l’emploi, conditions de vie et occupation du territoire) ont été mises en relation avec le taux de diplomation et de qualification après sept ans au secondaire, pour un regroupement des cohortes de 2006 et 2007, qui se situe entre 47 % et 87 % (en excluant le Nord-du-Québec). Les résultats montrent que certains facteurs individuels et familiaux habituellement associés à la persévérance scolaire y sont également liés lorsque analysés à l’échelle des territoires. Ils révèlent également l’influence de facteurs territoriaux encore peu explorés sur la persévérance scolaire. Une synthèse des caractéristiques territoriales associées à la réussite scolaire a par la suite été réalisée afin de mieux caractériser les milieux et de permettre l’identification des territoires pour lesquels la diplomation est plus élevée que ce que peuvent laisser présager leurs caractéristiques (valeur ajoutée positive) et à l’inverse, ceux présentant une diplomation moindre que les prédictions des modèles statistiques.

  • Communication orale
    Étude des migrations des jeunes diplômés dans la MRC de Rimouski-Neigette : profils et trajectoires
    Martin Poirier (Carrefour Jeunesse-emploi Rimouski-Neigette)

    Le projet Place aux Jeunes en Région, créé en 1990 par le gouvernement du Québec, était orienté afin de promouvoir les régions et d’accompagner les jeunes diplômés désireux d’y revenir. Toutefois, les évolutions ont amené le programme à réorienter son action, ciblant désormais tous les jeunes diplômés aspirant à vivre en région. Aujourd'hui, environ 100 000 d’entre eux, âgés de 15 à 34 ans, se déplacent d'une région à une autre chaque année. Le Groupe de recherche sur la migration des jeunes avait mis en avant le fait qu’ils migraient principalement pour « vivre leur vie » et pour « avoir une bonne qualité de vie », ce qui pourrait expliquer le regain d'énergie que connaissent certaines régions. Face à ces différents constats ainsi qu'au dynamisme démographique de la Ville de Rimouski, dans la MRC Rimouski-Neigette, il s'agissait de se pencher sur ces jeunes migrants : pourquoi viennent-ils et pourquoi restent-ils ? Pour répondre à ces questions, l’approche qualitative de recherche a été privilégiée. Pour ce faire, un total de 29 entrevues semi-dirigées ont été réalisées auprès de jeunes diplômés de 18 à 35 ans ayant spécifiquement migré par l'entremise de Place aux Jeunes pendant la période 2011-2014. S'intéresser à leurs profils, leurs trajectoires et leur intégration pouvait ainsi donner des pistes pour comprendre les facteurs d'attractivité pour le cas de Rimouski et quels sont les enjeux sous-jacents des migrations de ces jeunes diplômés.

  • Communication orale
    Déterminants du statut migratoire à 24 ans chez une cohorte de jeunes saguenéens et jeannois
    Julie Auclair (ÉCOBES - Cégep de Jonquière), Marie-Ève Blackburn (ÉCOBES / UQAC), Marco Gaudreault (ÉCOBES - Cégep de Jonquière), Suzie Tardif (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Josée Thivierge (ÉCOBES / UQAC)

    La migration des jeunes hors des régions périphériques est un enjeu majeur pour plusieurs de ces régions. Certaines d’entre-elles, telles que le Saguenay–Lac-Saint-Jean (SLSJ), présentent des taux de migration plus élevés qui ont pour conséquence une perte démographique importante. Jusqu’à maintenant, peu de recherches ont tenté d’identifier s’il est possible de prévoir, dès l’adolescence, qui sont les jeunes qui partiront et ceux qui resteront dans leur région d’origine. Dans cet ordre d’idées, à partir de données longitudinales recueillies auprès d’une cohorte de 615 jeunes âgés de 14 ans en 2002, il fut possible d’identifier une série de déterminants du statut migratoire des jeunes du SLSJ à 24 ans (migrants définitifs, migrants non définitifs, migrants de retour ou non-migrants). En effet, une analyse de régression multinomiale a permis de dégager les principaux facteurs associés au statut migratoire, tout en maintenant fixes les autres variables intégrées aux différents modèles (produits à 14, 16, 18 et 24 ans). Les résultats démontrent, entre autres, que les jeunes qui décident de migrer sont généralement plus performants à l’école et présentent des valeurs moins traditionnelles. En connaissant davantage les caractéristiques des jeunes qui quittent le SLSJ, il sera possible de mettre en place des initiatives pour les inciter à y rester, considérant que cette région périphérique gagnerait à profiter de leurs talents et de leurs compétences.


Dîner

Dîner servi sur place pour les conférenciers

Salle : P1-4115 — Bâtiment : UQAC

Communications orales

Rapports symboliques aux territoires

Salle : P1-4115 — Bâtiment : UQAC
  • Communication orale
    «Otenaw Opitciwan, e ici wapatakik ka ocki matisitcik» - «Le village d’Opitciwan vu par les adolescents» comme une île urbaine au centre de l’immensité de la forêt
    Anne Ardouin (UdeM - Université de Montréal), Noella Chachai (NA), Gérald Domon (Chaire en paysage et environnement de l'Université de Montréal), Jacinthe Petiquay (Conseil des Atikamekw d'Opitciwan)

    La communication présente les liens d’adolescents atikamekw à leur village d’Opitciwan situé en plein cœur de la forêt boréale et à quelques heures de route d’un centre urbain. À travers une série d’ateliers participatifs et d’entretiens, conduits à l’école secondaire, des espaces d’intérêt pour aujourd’hui et pour le futur, ont été représentés et identifiés par des cartographies imaginaires et sur des cartes à grandes échelles. Des dessins d’observation ont été effectués sur des sites valorisés par les jeunes aux alentours du village. L’analyse des résultats de ces ateliers laissent entrevoir cette idée d’un microcosme du «grand territoire ancestral» dans lequel marchent au fil des jours les adolescents, comme s’ils étaient sur une île urbaine où ils rêvent leurs trajectoires de vie. Ce travail s’inscrit dans le cadre du projet «E itaskweak – Révéler la mémoire – Redécouvrir le territoire d’Opitciwan» visant à mettre à jour une base de données et de connaissances sur les paysages et l’histoire territoriale afin d’en perpétuer la mémoire pour les nouvelles générations qui n’ont pas, notamment, vécu le nomadisme. «Otenaw Opitciwan, e ici wapatakik ka ocki matisitcik» - «Le village d’Opitciwan vu par les adolescents » est l’une des premières phases de cette recherche initiée par le Conseil des Atikamekw d’Opitciwan et la Chaire en paysage et environnement de l’Université de Montréal.

  • Communication orale
    En quête de lieux d’expression : le cas des jeunes femmes issues des minorités à Montréal
    Célia Bensiali-Hadaud (INRS - Institut national de la recherche scientifique)

    Au Québec, le manque de représentativité des femmes issues des minorités, ainsi
    que la question de leur visibilité dans l’espace public, reste un sujet récurrent des débats
    publics québécois et montréalais. Cependant, encore peu de recherches se sont intéressées
    aux pratiques d’engagement, et plus particulièrement les pratiques urbaines, de ces
    femmes en contexte montréalais. La présente recherche propose donc d’enrichir nos
    connaissances sur le sujet, en offrant une analyse des pratiques et des territorialités
    d’engagement de jeunes femmes issues des minorités racialisées à Montréal. Ce projet
    s’appuie sur l’étude de trois groupes créés par des jeunes Montréalaises racisées, dont les
    pratiques ont été analysées à l’aide d’une méthodologie qualitative, combinant des
    observations ethnographiques des espaces (virtuels et physiques) mobilisés par ces jeunes
    femmes ainsi que des entretiens conduits avec les administratrices et membres de ces
    groupes. On montrera la complexité des pratiques de groupes aux réalités sociales
    semblables, en présentant dans un premier temps la diversité des stratégies et des espaces
    mobilisés par ces groupes dans le cadre de leurs pratiques. Pour analyser, dans un second
    temps, comment cette diversité au sein des groupes traduit des volontés et des objectifs
    différents pour ces derniers.

  • Communication orale
    Le cosmopolitisme culturel chez les jeunes : les territoires de l’imaginaire
    Marie-Claude Lapointe (Université du Québec à Trois-Rivières), Gilles Pronovost (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Anne-Sophie Prévost (Université du Québec à Trois-Rivières)

    Dans un contexte de globalisation et d’essor numérique, nous assistons à une internationalisation des consommations culturelles, ce qui influence les jeunes générations dans leurs choix de voyages, de musique, de lecture, de visionnement de séries télévisées. Nous avons voulu voir si ces consommations culturelles diversifiées, sur le plan de l’origine culturelle et des contenus, témoignent d’une attention portée à l’altérité culturelle et d’une « ouverture au monde » ou si elles révèlent une consommation banalisée, un repli sur soi ou sur de petits groupes.

    Le cosmopolitisme culturel renvoie à une multitude de possibilités d’investissement personnel et social. Nous menons une cinquantaine d’entretiens auprès de jeunes de 15 à 29 ans. Les analyses préliminaires indiquent plusieurs degrés d’engagement cosmopolite. Certains affichent un cosmopolitisme à portée limitée : l’ouverture prend sa racine dans une passion qui devient le pivot des pratiques et des consommations. Pour d’autres, l’ouverture semble découler d’un effet de mode et que d’un imaginaire du voyage du moment. Chez d’autres, on observe une véritable « conscience internationale ». Le rapport au territoire et à l’identité est aussi variable : connaissances limitées ou étendues du lieu d’appartenance auquel est souvent associé une forte identification ou une recherche de distanciation, précisions confuses ou aigues des lieux de voyage. Nous voulons aussi être attentifs à la temporalité inhérente à un tel processus.

  • Communication orale
    Migration des jeunes en Gaspésie: représentations sociales de l’expérience migratoire, de l’intégration au milieu d’accueil et des perspectives de développement de la région
    Roy Nicolas (Université Laval)

    Depuis plusieurs décennies, les régions de l’Est-du-Québec connaissent un vieillissement démographique et un dépeuplement accélérés par les migrations des jeunes vers les principaux centres métropolitains de la province de Québec (Mathews 1996 ; Morin, 2013). Or, depuis 2002, les MRC gaspésiennes d’Avignon et de Bonaventure ont connu une diminution de leur déficit démographique annuel, culminant pour la période 2008-2012 par des gains migratoires et une croissance de population (ISQ, 2016). Dans la foulée des travaux sur le développement des régions du Québec (Jean, 1997 ; Polèse, 2009 ; Proulx, 2011), ce mémoire jette un regard original sur de nouvelles tendances dans l’occupation d’un territoire « rural », « périphérique » et « ressource ».

    À partir d’un échantillon de migrants et de migrantes, une étude des représentations sociales (Abric, 2001) a été réalisée dans l’intention de rendre intelligible le discours des jeunes concernant leur propre parcours migratoire, leur intégration au milieu d’accueil et leur vision du développement de la région. L’analyse amène à penser que l’expérience métropolitaine et le partage de la mémoire sociale (Halbwachs, 1970) du lieu sont déterminants dans la construction des représentations. Leur discours exprime l’idée d’un milieu enrichi d’une urbanité distincte de celle des villes, d’une intégration confrontée à l’interconnaissance de la communauté d’accueil et d’un développement du secteur primaire qui détériore leur projet migratoire.


Communications orales

Le rôle des institutions dans les parcours et l’intégration des jeunes dans les territoires

Salle : P1-4115 — Bâtiment : UQAC
  • Communication orale
    Le rôle des institutions dans le processus d’intégration et de rétention des diplômés de La Réunion à Gaspé et à Rimouski
    Marco Alberio (Université du Québec à Rimouski), Catherine St-Vincent Villeneuve (UQAR - Université du Québec à Rimouski)

    Cette recherche porte sur le rôle des institutions dans le processus d’intégration et de rétention des diplômés de La Réunion à Gaspé et à Rimouski. Nous avons exploré les trajectoires et les transitions dans les parcours de 16 jeunes adultes immigrants, venus de l’île de La Réunion, qui se sont installés à Gaspé et à Rimouski, deux villes moyennes éloignées des centres urbains, après avoir obtenu leur diplôme d’études collégiales dans ces deux villes. Cette étude s’inscrit dans un contexte régional de déclin de la population et de manque de main-d’œuvre qualifiée. Les élus et dirigeants locaux misent sur la régionalisation de l’immigration comme solution partielle à ces enjeux démographiques et économiques. Toutefois, la rétention des nouveaux arrivants en région demeure fragile et comporte de nombreux défis, comme l’accès au marché du travail, la présence d’un réseau social, l’accès au logement, l’ouverture de la société d’accueil ainsi que la personnalité de l’immigrant et les choix qu’il fait. Dans l’analyse de nos données, il en ressort que les institutions, principalement le cégep et le territoire, occupent les rôles les plus importants dans l’attraction, l’intégration et la rétention des étudiants internationaux, avant l’arrivée au Québec, pendant les études et après l’obtention du diplôme. L’administration municipale se fait plus discrète auprès de ces nouveaux arrivants même si la régionalisation de l’immigration est présente dans les discours des élus.

  • Communication orale
    Les aspects territoriaux liés à l’offre de services aux jeunes adultes et aux familles lors d’un premier épisode psychotique (PEP) : état des lieux et enjeux pour l’intervention
    Marie-Hélène Morin (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Maryse Proulx (Université du Québec à Rimouski)

    Au Québec, les jeunes adultes et les familles qui composent avec un premier épisode psychotique (PEP) peuvent compter aussi bien sur des services généraux et de proximité, que des services plus spécialisés voire surspécialisés en santé mentale (MSSS, 2005). Ces services sont offerts par les 39 associations de familles du Réseau avant de Craquer et par une vingtaine de Cliniques PEP de l’Association québécoise des programmes pour premiers épisodes psychotiques (AQPPEP). Ces ressources communautaires et institutionnelles étant disséminées à travers la province, la réalité du territoire dans lequel elles s’inscrivent vient inévitablement teinter la prestation des services et plus encore, le vécu et les trajectoires des jeunes et de leurs familles. Une cartographie des pratiques en intervention familiale a été réalisée en 2017 à titre de phase préparatoire à une recherche qui porte sur les trajectoires de services des jeunes, des familles et des intervenants lors d’un PEP (FRQ-SC 2017-2021). Au total, 35 milieux de pratique ont complété un questionnaire en ligne. Les analyses permettent de dresser un portrait des pratiques en tenant compte des réalités territoriales inhérentes à chacun des deux types de milieux de pratique, alors que les analyses transversales amèneront à dégager ce qui est commun et divergeant sur le plan des besoins. Cette communication visera à présenter la cartographie réalisée et à discuter des enjeux pour l’intervention sociale et familiale au Québec.


Communications orales

Synthèse

Salle : P1-4115 — Bâtiment : UQAC


Assemblée générale

Assemblée générale annuelle de l’OJS

Salle : P1-4115 — Bâtiment : UQAC